En décembre dernier (dec 2009), il n'y avait rien d'anormal a Kinshasa.
Oh, bien sur, un sheggé a tenté de nous voler un telephone portable a l'arrachée, dans la voiture (fenetre ouverte) grace a l'habile diversion d'un complice. Course-poursuite; le shegge a finalement eu peur et a abandonné le telephone.
Chez un ami, cambriolage la nuit, a son domicile, pendant qu'il dormait; la fenetre d'une piece n'avait pas de barreaux.
Un policier du roulage a tenté de m'interpeller. J'arrete le moteur, et reste dans mon véhicule, portieres et vitres toujours verrouillées. Il prétendait que mon clignotant n'aurait pas du fonctionner au carrefour ou nous nous trouvions. Je lui démontre par l'absurde, et avec fermeté, qu'il a tort. Confus, il demande alors a voir les papiers du véhicule, ce que je fais en prenant soin de les présenter derriere les vitres, qui restent fermées. Il comprends que je ne suis pas facile a piéger, et il finit par abandonner; je reprends ma route.
Promenade a pieds le long du fleuve, derriere les résidences d'ambassadeurs. Promenade que je ne ferrai surement pas dans certains autres quartiers moins surs.
Il y a bien un conflit communautaire a propos des droits de peche a Mbandaka (au nord, province de l'
Equateur), et quelques faits d'arme dans le Kivu a 1600 km de Kinshasa, mais je n'ai pas constaté une situation de guerre a Kinshasa, meme si, administrativement, on considere ce pays en guerre (si l'on avait suivi cette logique, l'Europe aurait du etre déclarée en guerre lors du conflit Yougoslave; bref, passons sur les subtilités sémantiques).
Donc pas de quoi adopter des mesures plus draconniennes qu'en Europe. Juste un peu de soin a choisir son quartier, son taxi, ses fréquentations, au restaurant faire déboucher sa boisson devant soi, se protéger du paludisme... S'il y a des expatriés qui ne demandent qu'a y rester, en RDC, c'est que la vie n'y est pas si désagréable que cela.