Hola los amigos !
Je viens de rentrer en
France seulement hier, avec un sentiment de profonde tristesse de quitter ce pays merveilleux et plein d'images en tête! Je ne pourrai pas faire un récit objectif de ce voyage qui m'a marquée, et qui reste totalement subjectif puisque chacun ressent les choses différemment.
Il est vrai, j'ai un peu couru d'une ville à l'autre, afin de parcourir toute l'île sur une période de 18 jours. Cela ne m'a pas dérangée de passer bcp de temps dans les transports, c'est seulement arrivée à
Baracoa et
Vinales que j'ai vraiment regretté de ne pas y passer plus de temps. Je suis tombée amoureuse de ces 2 régions aux deux extrêmités de l'île, qui sont de vrais paradis !
Je suis tout d'abord arrivée à l'aéroport de
Varadero. De longues plages de sable blanc et fin, une eau turquoise transparente, les plus belles plages de toute l'île! Parfait pour commencer par une baignade et se dire qu'on est bien à
Cuba, sur une île à l'autre bout de la
France et du monde. Par contre la ville est à gerber, je n'ai pas du tout aimé. Et pour dire la vérité, je me suis fait aggressée le soir même de mon arrivée! On dit que
Cuba est un pays sûr, et il est vrai qu'il y a beaucoup de présence policière, il n'empêche qu'il y a des malades qui se baladent, même à
Varadero ! Faites très attention. Pour une ville dédiée au tourisme, il y a bcp de cubains, et pas les meilleurs que j'aie rencontrés.
Bref, c'est assez mal parti avec ce traumatisme, j'ai porté plainte à la police et suis partie direct le lendemain à
la Havane (c'était prévu, et tant mieux).
La Havane, c'est
la Havane capitale de todos los cubanos (cf panneau à l'entrée de la ville), incomparable à aucune autre ville. J'ai logé chez des voisins de la casa Humberto, sur la rue Compostela, à l'angle de la calle Obispo, une des principales artères populaires de la ville, entre le centre et la vieille ville. Habana Vieja est vraiment magnifique, surtout le soir quand il fait un peu plus frais, les lumières et l'ambiance animée sont d'une agréable douceur.
J'y ai rencontré mon ami Sadiel, de l'alliance française, qui fréquente égalemment ce forum. Un gars très gentil qui a tenu à m'offrir 2 verres d'une excellente
pina colada ! Ce qui est rare chez les cubains, qui sont en général chaleureux par intérêt et ne voient que les $$$$$$$$$$ qu'ils peuvent soutirer aux touristes.
Bien sûr, j'ai été prévenue et j'ai joué le jeu, payant un verre à ceux avec qui j'ai passé un bon moment, qui me font visiter ou danser la salsa. A d'autres, il faut savoir dire non, même si j'ai eu le sentiment de m'être fait arnaquer 2 ou 3 fois durant mon séjour, mais on n'y échappe pas vraiment !
J'ai une anecdote amusante à ce sujet, chez mes adorables logeurs il y a un bouquet de fleurs surmonté d'une petite pancarte qui dit :
"El dinero no es todo en la vida, es solo el 99, 9%" (l'argent n'est pas tout dans la vie, c'est seulement 99, 9%), ce qui reflète bien l'esprit des cubains.
Quoi qu'il en soit, plein de choses superbes de ce pays compensent largement ces désagréments, et je ne regrette rien.
Ensuite, j'ai pris le bus Viazul express pour
Santiago de Cuba. J'y suis restée 2 jours seulement du 25 au 27 juillet, le temps du Carnaval et de l'anniversaire de la Révolution.
Santiago est une ville apparemment plus pauvre que
La Havane, où le mixage de la population est plus marquée qu'ailleurs je trouve
. Mon guide du routard prévient que le jineterismo y est très pratiqué ici, mais je ne l'ai que très peu vu. Peut-être la ville a-t-elle été "nettoyée" pour les évènements qui ont lieu à cette période là, ou bien j'ai eu de la chance. J'y ai rencontré José Antonio, un génial conducteur de bici-taxi, avec qui j'ai en qqsorte passé mon séjour à
Santiago. En une demi-journée, il m'a fait faire le grand tour de la ville, en compagnie de son frère qui suivait sur son vélo. Le soir-même, il m'a emmenée voir le Carnaval et le lendemain au
castillo del Morro, éloigné de la ville, tjrs en bici-taxi, mais cette fois poussé par un copain en moto ! c'était dément, le paysage défilait à toute vitesse et je m'accrochais pour ne pas être ejectée du bici, j'ai adoré!

Bon, pour le reste, comme c'était jours férié il n'y avait pas grand chose d'ouvert et le centre semblait vide alors j'ai décidé d'écourter mon séjour à
Santiago pour...
Baracoa.
Dans le bus qui m'emmène à
Baracoa, la nature se fait de plus en plus tropicale, on entre ici dans un micro-climat. Je commence déjà à aimer la région, et dès que je descends du bus pour être emmenée dans ma casa (trouvée sur place en suivant 2 adorables jeunes femmes chez leur grand-mère), je ressens un sentiment de bien-être. L'air est chaud, lourd, mais très calme. Je me promène un peu et je tombe sur la fameuse
Casa de la Trova, où j'ai bu mon premier
mojito, excellent ! Je suis ensuite retournée tous les soirs dans ce petit bar aux groupes de
son et de
salsa, à l'ambiance très conviviale!
Ces 3 jours à
Baracoa, j'y ai passé les meilleurs moments de mon séjour. Un parcours à la
Indiana Jones pour découvrir un petit coin de paradis sauvage à 30 min à pied de la ville:
la playa blanca. Un petit tour en bicyclette jusqu'au Rio Duaba, où j'ai retrouvé les musiciens de la Trova qui se baignaient une bouteille de
ron à la main, et la musique de salsa à fond qui sort de la voiture !

Je suis ensuite partie, mais je ne sais tjrs pas pourquoi je ne suis pas restée plus longtemps, je l'ai amèrement regretté. Suivez les conseils qu'on vous donne, RESTEZ au moins 5 jours à
Baracoa pour profiter vraiment de la région et de ses habitants !
[Pause]
Je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui, je reviendrai continuer sous peu mon récit, qui je l'espère vous plaira