Bonjour Solène,
de
White river à
Vilankulo : nous avons pris l'avion Airlink, 1h00 de vol et un point de vue magnifique d'en haut sur le littoral du
Mozambique. Nous n'avons pas tenté l'expérience de prendre la voiture pour aller jusqu'à
Vilankulo, car après 12 jours au park
Kruger, on avait juste prévu de nous reposer 5 jours à
Vilankulo.
Vilankulo, petite ville au bord de l'océan indien, pauvre mais active. Nous avons séjourné à Telvina beach lodge et ce fut un excellent choix : à 30 m de la plage, des chambres impeccables, deux piscines, des serveurs adorables et un patron portugais cool très à l'écoute de ses clients. La bouffe ultra fraiche, les gambas tigre grillées un délice !
Vilankulo est safe contrairement à
Maputo, de l'aveu même des habitants. Cependant, quand on est blancs, çà se voit comme le nez au milieu du visage

, donc ne vous étonnez pas si vous allez au marché d'être sollicité de nombreuses fois ! Le premier jour, nous nous sommes promenés sur la plage et un jeune nous a abordés pour nous proposer des excursions, des shops etc.... gentiment mais avec un peu d'insistance ! il s'agit en fait d'un "apporteur" de clients blancs à ses compatriotes qui tiennent une boutique de souvenirs ou un bateau pour aller à
Bazaruto archipel crystal clean. Ensuite, il touche sa commission et nous l'avons rémunéré pour son accompagnement. Grâce à lui, nous avons pu aller au marché sans être sollicités tout le temps et nous avons acheté du tissu puis fait confectionner quatre taies de coussins. une belle réussite, très beau travail, on était content et le couturier a conclu en disant: "this is a
nice day" ! d'où on a conclu qu'on n'avait pas assez négocié le prix

, mais je trouve normal de payer plus cher qu'un compatriote mozambicain !
Il y avait dans l'hotel des petites tortues de mer en bois mignonnes comme tout ! on a donc demandé à Roméo de nous en trouver à l'identique. Une boutique de souvenirs en bois avait les mêmes mais sans vernis ni couleur, on a donc négocié le prix pour qu'elles soient peintes puis vernies. Pas de problème, on revient chercher nos tortues toute fraichement peintes, du beau travail encore une fois, on était content. Heureusement, on avait négocié un prix dès le début, mais çà n'a pas empêché le patron de la shop de nous réclamer un supplément, parce que c'était un travail spécial, "je travaille dur, j'ai une famille à nourrir etc....." Je suis restée ferme cette fois, un deal est un deal, on ne revient pas dessus ! On a payé les deux tortues environ 20 euros, après, la patronne de l'hotel nous a dit qu'elle s'en était fait faire une vingtaine pour 50 euros !!

Bon, ok c'était le prix pour des touristes blancs fraichement débarqués, donc méfiez vous sur la négo, ils sont très forts. Je veux bien payer plus cher que les mozambicains, mais faut pas pousser non plus ! le salaire mensuel moyen au
Mozambique est de 65 euros, donc je suis d'accord pour améliorer leurs ressources mais il ne faut pas non plus être perçu comme une pompe à fric !

Excursion: nous avons pris la sortie aux îles de
Bazaruto et Benguerra avec déjeuner grillades à l'abri du soleil sur une plage quasi déserte.
Bazaruto a des dunes de sable magnifique, attention si vous les escaladez, le sable vous brûle les pieds instantanément, bien prévoir des chaussures pour protéger des brûlures. Il y a à
Bazaruto un petit lac où vivent des crocodiles, je ne suis pas allée les voir avec mes pieds brûlés

. Le repas fut délicieux, ils savent vraiment bien faire griller le poisson et les crevettes

. Nous avons fait du snorkeling à 2 mile reef, çà secouait pas mal et le bateau nous a bien surveillés. Nous avons vu une tortue remontant à l'air libre et quelques bancs de poissons tropicaux, mais tout de même un peu déçus en comparaison avec la diversité marine en
Indonésie ou
Papouasie.
Benguerra est une petite île plate assez étendue et de belles plages de sable blanc immaculées. On se demande comment ils font pour conserver ces îles dans un si bel état, avec quasiment pas de détritus dans l'eau et sur la plage ? c'est une attraction majeure de
Vilankulo, donc en saison touristique, ce qui n'est pas le cas en septembre, il doit y avoir beaucoup de bateaux de touristes venant accoster ? Il y avait à
Bazaruto deux rangers installés à l'ombre près des plages, sensés assurer la préservation de l'île et de ce que j'ai vu, la mission était plutôt bien remplie. Espérons qu'ils continueront de garder intacts ces petits bijoux de bout du monde.
Voilà pour mes impressions sur le
Mozambique : on est en Afrique, il faut être solidaire mais ne pas se faire avoir non plus

; c'est vrai que la période coloniale a montré que les blancs ont bien su exploiter les noirs et les richesses de leurs pays !
Quant à l'
Afrique du Sud, c'est totalement différent, nous n'avons jamais été sollicités dans la rue, on ne vous calcule même pas ! La plupart des gens ont un travail stable et çà fait toute la différence quant au comportement contrairement aux mozambicains, qui doivent tous les jours se chercher de quoi faire bouillir la marmite.
Bon voyage au
Mozambique