Le départ se fait donc samedi le 6 septembre. J'ai l'idée "géniale" d'économiser sur le stationnement à l'aéroport en faisant le chemin en transport en commun. Je le regretterai au retour. J'habite à une vingtaine de minutes à pieds de la gare intermodale de St-Jérôme. Le trajet se fait très bien à pieds. Ensuite, un autobus passe régulièrement (un exploit au
Québec) et me mène directement à la station de métro Montmorency à Laval en une heure. Ensuite direction Berri-UQAM où je fais un arrêt bouffe à la Place Dupuis. Tiki Ming. Bon choix puisque le chinois remplit bien avant un long vol. Ensuite Bus 747 jusqu'à l'aéroport. Bref, ça se fait bien (pour un trajet de plus de 50 km) mais c'est un peu long. L'avantage est de ne pas avoir à tourner en rond à Dorval en cherchant un stationnement.
Mon vol est prévu à 20h00 avec Air Canada vers
Toronto, puis à 22h40 vers
Santiago. Arrivée dans la capitale chilienne vers 10h20 le lendemain matin. En quittant à 20h00, la connexion de 1h20 à
Toronto me stresse un peu, surtout en considérant la piètre ponctualité d'Air Canada. Par chance, à 18h45, on appelle les gens du vol de 20h00 pour leur offrir une place sur le vol de 19h00. Je cours au comptoir et je quitterai finalement à 19h00. En arrivant à
Toronto, on fait le plein de bouffe. Première badluck, la poignée de ma valise est bloquée et ne sort plus. Assez encombrant à trimbaler. On embarque dans le vieux Boeing 767 qui nous transportera en
Amérique du Sud en 11h00 à l'heure. Mais fidèle à sa réputation... le vol partira avec une demi-heure de retard sans explication. Et se stationnera entre deux Boeing 787 flambant neuf de LAN à
Santiago.
À l'arrivée à
Santiago, le stress me gagne. je dois payer les frais de réciprocité avant de passer l'immigration. J'ai peur de manquer l'endroit. Mais mes craintes sont tout sauf justifiées. Tout est clairement affiché et comme nous sommes le seul vol international qui vient d'arriver. Non seulement c'est clairement indiqué, mais du personnel nous envoie dans les bonnes files. Rassurant et efficace. Très efficace. Les formalités prendront en tout une quinzaine de minutes entre la sortie de l'avion et la sortie de l'aéroport (je n'avais pas de valise en soute, je voyage léger). Le transport vers le centre-ville se fait soit en taxi, soit en autobus. Je choisis les autobus de Centropuerto, de vieux autobus
Mercedes conduites par des chauffeurs d'une humeur débordante mais ne parlant pas un mot d'anglais. Sur le chemin vers l'autoroute, je vois les montagnes. À une quinzaine de kilomètres de la ville. Majestueuses. On les voit de partout à
Santiago. Un arrière plan de rêve.
J'arrive à l'hôtel, Apart Center
Santiago. Un appartement dans un immeuble en plein centre-ville. Mais le dimanche, personne au bureau... je réussis finalement à trouver les clés à la réception grâce à un gentil samaritain qui a joué aux traducteurs. L'appartement est petit, mais bien. Parfait pour un séjour de quelques jours. Le hic, on est au printemps chilien, les nuits sont froides... et le chauffage de l'appartement ne fonctionne pas. Il n'y a qu'une petite unité d'appoint portative. La dernière nuit fut un peu pénible, surtout le lever alors que la température frôlait le point de congélation.
Santiago est la ville qui a la meilleure qualité de vie en
Amérique du Sud. Et ça parait. Les gens ont l'air heureux et sont terriblement serviables. Il n'est pas rare que 4-5 personnes tentent de m'aider à ma faire comprendre pour une simple commande au McDo. Un peu dépaysant, mais rassurant. Les gens tentent de nous comprendre. Le transport en commun est efficace et propre. Quoi voir à
Santiago ? En fait, il y a peu d'attractions touristiques. Peu de monuments grandioses, si ce n'est l'énorme drapeau en face du palais de la Moneda. Le drapeau est plus grand qu'un autobus. Par contre, marcher dans
Santiago permet de se familiariser un peu avec l'
Amérique du Sud et son histoire un peu difficile. Le
Chili a été un des derniers pays à sortir de la dictature en 1991. Ça ne fait que 13 ans. Plusieurs voitures de police ont des grillages sur les vitres et les phares. La police est présente partout. À la fois rassurant et inquiétant.
Un des points majeur à visiter est un parc aménagé sur une colline juste en face de la station de métro Santa Lucia. La vue d'en haut est hallucinante et les différents bâtiments sont d'une beauté incroyable. Incontestablement le point fort de ce voyage. Une ballade dans les rues piétonnes de
Santiago est aussi très agréable. Pas d'attrape touriste. Un point fort. Le centre économique de
Santiago détonne avec le reste de la ville. Il est moderne et dans la lignée des centres modernes comme
New York ou
Francfort.
Santiago est en pleine transformation et en pleine modernisation. Ce qui est notables en voyant encore des paysans tirer des charrettes près des marchés. Le tout dans une ville de près de 5 millions d'habitants. On ne voit pas ça en occident.
Bref, mon court séjour à
Santiago fut plutôt agréable. Une belle découverte. Une ville dynamique et chaleureuse.