En
Iran, les extrémistes religieux n'arrêtent pas d'invoquer "Al-Qods" (=
Jérusalem) et l'agression de "l'Etat sioniste" (
Israel n'est pas même nommée). C'est dans la docta officielle usuellement diffusée par la télévision gouvernementale.
Mais dans sa grande majorité, cela laisse le peuple indifférent. Beaucoup plus sensible aux augmentations du prix de l'essence ou du gaz. Ou des produits importés.
Sur un total de 9 semaines passées en
Iran (2007, 2010), la situation palestinienne ne m'a été évoquée qu'une unique fois, par une femme âgée en tchador noir dans le minibus de
Shiraz à Marvdasht, en chemin pour
Persépolis. Prudemment, j'ai fait celui qui ne comprenait pas, ne souhaitant pas entrer dans une discussion sensible. D'autant plus facile qu'elle ne parlait qu'en persan : "
na mifaman" (je ne comprends pas). Sa véhémence n'était visiblement pas partagée par les autres passagers qui semblaient gêner qu'elle vienne "importuner" le voyageur étranger que j'étais. A mon troisième "na mifaman", elle a cessé d'insister.
Il y a une communauté juive en
Iran, et elle dispose d'un siège garanti au Majlis (= Parlement). A
Hamadan, il n'y a aucune difficulté à visiter les tombes de Esther & Mardochée.
Je pense que nombre d'iraniens sont beaucoup actuellement plus concernés par la situation en Irak et en Syrie, communauté chiite oblige (même si tous les iraniens ne sont pas chiites, ils sont très largement majoritaires). Voire les vicissitudes de la communauté chiite à
Bahrein.
Fabrice
P.S. : un visa israélien est quand même un interdit pour voyager en
Iran. Çà reste gouvernemental.