Bonjour,
J'étais à
Rio pour la première fois fin Février et je n'ai pas ressenti d'insécurité particulière après on connait les risques qui sont plus élevés qu'ailleurs donc on fait attention, pas de montre ou de petit bijou sur soi, pas de smartphone, pas de vêtements qui peuvent nous faire passer pour des touristes qui ont de l'argent. Bref, on se prépare un peu mais sur place en dehors d'une crainte un peu plus prononcée qu'ailleurs pour l'appareil photo, que je sortais tout de même n'importe où (un hybride avec 4 objectifs sur moi tout le temps), rien de spécial à signaler.
Rio reste une ville avec une classe moyenne qui a des moyens et une classe aisée assez développée. Après on s'entend que l'on reste dans les quartiers sud de la ville, centro et tout ce qui se situe au sud. Au nord c'est une autre histoire lorsque l'on doit aller dans le coin de la Rodoviaria on se rend compte qu'il y a plusieurs facettes de
Rio et que la beauté des morros et autres plages est bien loin de la réalité de ces quartiers là. Pareil à côté du sambodrome c'est assez dégueulasse et on se sent bien moins en sécurité que dans les quartiers riches mais encore une fois rien à déclarer.
Il y aura toujours deux sons de cloches ceux qui n'ont pas eu de problème et qui vont dire "rien à craindre" et ceux qui en ont eu ou sont peut être un peu trop parano pour avoir bien profité de la ville et qui vont raconter leur misère. Comme cette catégorie est plus développée que pour d'autres destinations on en fini par croire que l'on se fera forcément agressé mais ce n'est pas le cas, bien heureusement.
"La plupart des sites touristiques sont à fréquenter avec précaution, en particulier le parc naturel de Tijuca et dans le centre, les quartiers de Santa Teresa, Lapa et Cinelândia. La plus grande vigilance est conseillée aux abords de la "Rodoviaria", gare routière de
Rio, où sévissent des bandes non armées, mais très habiles."
J'ai pu me balader dans ces quartiers tranquillement, Lapa, beaucoup de temps à Santa Teresa, redescendre par Catete, voir le coucher de soleil sur la plage de Flamengo (j'ai appris après que c'est censé être très dangereux) et rentrer à Botafogo. On nous parle de ne pas traîner la nuit n'importe où mais comme la nuit vient bien vite on est bien obligé de se retrouver dans la rue le soir. Pas plus de problème à Urca (normal me direz vous), Pain de
Sucre, Corcovado, Cosmo Velho, Jardim Botanico, Ipanema ou Copacabana. Je suis monté à Dona Marta, première favela pacifié par la police de pacification et encore une fois rien à noter, de jolies rencontres, quelques personnes qui précisaient qu'elles ne voulaient pas qu'on les prenne en photo sur un ton peut être un peu agressif (quand on ne comprend pas la langue hein) mais rien de spécial à craindre.
Le plus gros problème personnellement c'était la langue, c'est pas évident lorsque l'on ne parle pas portugais et pas espagnol, mais au fur et à mesure on apprend un peu et on arrive à comprendre. Mais c'est dommage de ne pas pouvoir partager plus à cause de la barrière de la langue.
En définitive il faut avoir du respect pour les dangers qui sont annoncés avant le départ par tout le monde mais ne pas se balader dans la ville avec la crainte au ventre.
Bon séjour.