Oups !!!
Désolé, mais mon lien a du rester coincé dans ma souris

...
En voici donc le texte:
Dakar-Bamako : l'Express, folklorique
© Patrick de Franqueville
L'Express, c'est ainsi que l'on surnomme le train qui relie
Dakar à Bamako. Mais ne vous fiez surtout pas à son nom,
l'Express est le champion du monde de la lenteur sur rails. Malgré tout, il reste pour beaucoup de Sénégalais et de Maliens le seul moyen de transport entre les capitales de ces deux pays voisins. Le voyage entre les deux villes est donc long (48 heures, au minimum, pour parcourir 1 230 km), laborieux (une dizaine d'arrêts, normalement), voire périlleux. La voie ferrée est en fait un vestige de l'époque coloniale. Elle fut construite au début du XXe siècle pour permettre à l'occupant français de mieux pénétrer les territoires du Mali (alors appelé Soudan).
Ambiance animée à bord. Dans les compartiments, les passagers organisent le rituel du thé (que l'on prépare avec son propre fourneau !) et grignotent des fruits secs sur fond de musique africaine passée en boucle. Certains engagent la conversation, parlent politique, alors que d'autres préfèrent rester devant leur fenêtre pour regarder défiler la savane. Dans les couloirs déambulent les
bana-bana, ces commerçantes-grossistes qui emportent avec elles des valises pleines à craquer : tissu, linge, produits cosmétiques... Même à l'intérieur du train, le négoce continue. À chaque arrêt, des enfants se précipitent sous les fenêtres pour vendre leurs fruits aux passagers. Et à chaque arrêt, les passagers sans billet grimpent sur le toit du train pour échapper aux contrôleurs.
Malgré son extrême vétusté, le
Dakar-Bamako dispose d'un wagon-restaurant où l'on sert des repas chauds et même d'une voiture-couchettes, wagons qui profitent essentiellement aux riches commerçants ainsi qu'aux touristes. À l'intérieur, des sigles SNCF ou une vieille carte du réseau ferré français viennent rappeler aux passagers qu'ils roulent à bord de l'ancien Mistral, qui reliait dans les années 1960
Paris à la
Côte d'Azur.
Depuis les années 1980, le Mistral, ne parcourt donc plus le Midi de la
France, mais fait la navette deux fois par semaine entre le
Sénégal et le Mali, à travers les champs de sorgho et d'arachide. Sa vitesse moyenne a été divisée par dix. Les retards sont fréquents (jusqu'à douze heures), mais du moment qu'il assure la communication entre
Dakar et Bamako, les passagers ne lui reprochent pas grand-chose. Les billets peuvent être achetés directement en gare de
Dakar ou de Bamako.
Merci pour ton MP, et avec toutes mes excuses