Notre trek vers la Ciudd perdida date de quelques années déjà. A cette époque, nous nous étions adressés à un guide local après nous être renseignés dans des magasins et là où nous logionsà Sana Marta. Le chemin est superbe, mais difficile (dénivellations, passage de rivières, surtout quand la pluie se mettait à tomber en fin d'après-midi). Compter trois jours pour aller, deux pour revenir et une journée sur place. Pas de contacts avec les populations (les Indiens Yogi refusent tout contact, ils ne sont pas des bêtes à touristes) : interdiction de les photographier,... brefs, farouches, fiers mais pas inhospitaliers; chacun chez soi en sorte et c'est bien ainsi. Nous aurions voulu visiter leur village principal, mais cela nous a été refusé. Par contre, beaucoup de conversations avec le guide et les habitants chez qui on trouve à se loger (ils sont rares, et un peu "guaqueros") mais le guide connaît. Les choses ont peut-être changé aujourd'hui. Sur place, ce n'est pas la
Macchu picchu bien sûr, mais, d'après notre expérience, peu de choses ont été aménagées pour des visites de touristes d'ailleurs très rares à cause du trajet à pied. Mais impressionnant quand même surtout en raison du cadre, de l'ambiance : le calme troublé seulement par le cri des singes, par le passage d'un indigène,... Pas besoin de s'encombrer de bagages. La température est douce, on dort à la belle étoile dans de hamacs. Seuls inconvénients prévisibles : les piqûres d'insectes (surtout si on profite du passage de rivières pour s'y baigner) et les fortes pluies de fin de journée qui rendent le sol très glissant au moment où la fatigue se fait sentir.
Bien se renseigner avant de partir car, selon les pesonnes, c'est impraticable, dangereux, sans intérêt; d'autres disent, souvent sans y avoir mis les pieds, que c'est fabuleux. La guerrilla n'est pas loin. A certaines dates, le site est interdit car, pour les indigènes, il reste un lieu sacré, voire de culte. C'est du moins ce que notre guide nous a expliqué alors que nous pensions qu'il s'aégissait de raisons politiques because la présence de la guerrilla. En ce qui nous concerne, nous sommes rentrés fourbus, pleins de piqûres, mais sans aucun regret et la tête pleine de bons souvenirs. La
Colombie est d'ailleurs un pays fabuleux et accueilant quoiqu'en disent les rumeurs. Si vous avez le temps, ne manquer pas
San Agustin et sa région.