Salut Cheechako,
Toujours un plaisir aussi de vous lire quand on s’intéresse à la Great Land, au Pacific Northwest dans son ensemble et aux ours qui l’habitent
Alaska Joke....
elle est bien bonne et traduit bien un certain état d’esprit semble-t-il mais j’ai honte de l’avouer

... je ne la connaissais pas... peut – être parce ce je n’ai jamais travaillé en
Alaska et que je n’y ai fait que de courtes incursions non professionnelles....Dans les Montagnes Stikine, en face de
Juneau je n’en étais évidemment pas loin et il m’arrivait de converser par radio avec des collègues américains de l’autre côté de la frontière....
Échange de bons procédés en voici une autre sur un vieux prospecteur et sa mule... un personnage que j’affectionne particulièrement
Un
Old timer à la barbe blanche, au chapeau cabossé, aux bottes éculées et au gosier sec arrive du désert, attache sa fidèle mule à la rambarde devant le saloon, y entre et se dirige derechef vers le bar oû il s’accoude pour étancher sa soif
Un jeune
gunslinger éméché,
steton de travers, gilet garni de boutons d’argent, une bouteille de whisky dans une main, un six-coups dans l’autre, à la Liberty Valance (si vous avez vu le film avec Lee Marvin et John Wayne) pousse bientôt d’un coup de botte les portes battantes du saloon et jette un coup d’oeil circulaire, histoire de voir à qui il pourrait chercher noise
Il avise le Old timer..
- Hey ! le Vieux... sais tu danser la guigue
- Euh ! Non... j’en ai jamais eu envie
- Je vais t’apprendre...
Sur quoi le jeune se met à tirer entre les pieds du vieil homme qui bien sûr est contraint de sautiller dans tous les sens.... Fier de lui, le revolver vide mais le sourire aux lèvres il ressort du saloon
Mais bientôt, dans son dos, deux petits clics successifs, qu’on ne pouvait confondre avec rien d’autre en ces temps là, le font piler. Son sourire s’efface.... Les chasseurs qui, de nos jours, n’ont connu rien d’autre que le Hammerless n’ont bien sûr jamais entendu ce petit bruit si caractéristique... Lentement, très lentement, le fier à bras se retourne et fait face au double regard noir du
shotgun à canon scié que le Old timer vient d’armer après l’avoir pris sur sa mule.. entre le pic et la pioche
- Hey ! jeune homme as-tu déjà embrassé le trou du c.. d’une mule ?
- Non Monsieur mais j’en ai toujours eu envie
Sur quoi le fanfaron, qui ne l’est plus, se dirige sans attendre d’avantage vers le derrière de la mule
ceci dit...
À propos des 5 à 6 mètres de portée effective du bear spray...
j’espère que c’était en situation de test et pas en situation réelle, parce que si c’était le cas on peut probablement dire vous avez eu de la chance
Amusons nous à faire un petit calcul comme on a rien d’autre à faire (il pleut à verse derrière la fenêtre de mon bureau!)
Données du problème :
- soit un grizzly mâle de bonne taille, pas trop gros, pas un
Kodiak, disons un de 220 kg
- soit un randonneur ou un pêcheur, autre que
Usain Bolt
, que surprend ou qui surprend le grizzly ce qui déclenche la charge de ce dernier
- on ignore l’accélération du grizzly mais on pose qu’il n’est donc pas encore à pleine vitesse comme s’il coursait une proie depuis... depuis... depuis un certain temps
- posons qu’il atteint 20 km/h
- en vertu de la célèbre formule E = 1/2m v2 l’énergie cinétique de l’animal arrivé à quelques mètres du randonneur sera de 3300 joules
Question :
- en supposant que le spray soit
absolument insupportable au grizzly aspergé à 5 mètres du randonneur.. son dispositif de freinage (et la résistance de l’air

) vont-t-ils lui permettre de dissiper 3300 joules en moins de 5 mètres c’est à dire avant qu’il ne percute ledit randonneur

?
Considérons maintenant, autre manière de voir les choses, l’ énergie cinétique à la bouche de nos deux armes en concurrence. On pose qu’à 5 mètres elle sera peu différente. Rappelons que nous avons besoin de 3300 joules pour stopper l’élan du fauve !
- la munition bien choisie de la Winchester 30x30 va délivrer, selon les tests des professionnels, autour de 2500 joules
- la munition bien choisie de la MARLIN 444 va délivrer, selon les tests de professionnels, autour de 4000 joules
Voilà pourquoi la MARLIN 444 fait partie des
bear stopper.. d’autant qu’en une fraction de seconde on peut envoyer un autre 4000 joules... ce qui n’est pas le cas avec un spray qui lui est un
single shot.
À propos de
surdough.....
Si je peux me permettre...il me semble qu’après 20 ans de présence même épisodique Cheechako mériterait bien de se voir attribuer la qualification supérieure de Surdough
mais parler de
surdough me ramène à un autre sujet professionnellement proche celui de l’histoire de la mine dans l’Ouest auquel je m'intéresse
Je ne sais pas si beaucoup d’Alaskans ‘’de souche’’ ou de longue date savent que le surnom qu’ils se donnent peut -être retracé jusqu’à la famille Boudin de Bourgogne qui introduisit le
surdough bread en
Californie lors de la ruée vers l’or de 1849. Bientôt les chercheurs d’or français furent (entre autres vocables) surnommés les
surdough puis rapidement l’ensemble des chercheurs d’or et mineurs. Le surnom leur colla aux basques quand ils migrèrent en
Colombie Britannique puis au
Yukon et en
Alaska. En
Alaska il finit par concerner non seulement les mineurs mais tout les autres établis là... Si mes souvenirs de lectures sont bons !
À propos d’avion et d’arme....
Dans ma toute jeunesse, je venais d’acquérir ma Winchester 30x30 (bien avant la MARLIN).... je me souviens avoir fait un voyage AIR CANADA
Montreal-
Vancouver avec l’arme dans son étui, à côté de moi dans la cabine en classe Eco. La seule formalité avait été à l’enregistrement de manoeuvrer la culasse deux fois et de la présenter ouverte à l’agent... pour se prémunir d’un accident bien sûr !
j’aurais pu avoir les munitions dans mon attaché-case !
c’était en... 1971... définitivement un autre temps pour les voyages
À propos de clochettes.....hum! j’aime bien cette version!