Personnellement quand je me promène dans un lieu que je visite pour la première fois, je pense son histoire.
Sans être obsédé par les épisodes tragiques du passé, à
Varsovie, j'ai pensé aux insurrections du ghetto et de la ville contre les nazis; ; à
Budapest, à l'insurrection anti-communiste de 56; en certains points de la frontière franco-espagnole, à l'exode des Républicains espagnols; à
Prague, à la Guerre de Trente Ans, à l'occupation nazie, à l'occupation soviétique, au sacrifice de Jan Palach, et aussi à la pacifique Révolution de Velours...
Je pense à la Commune au Père Lachaise, devant le Mur des Fédérés. Je pense au Vel d'Hiv dans la rue des Rosiers.
Je pense à la
St Barthélémy en me promenant dans les cours du Louvre.
Eh oui, il y a eu des horreurs à toutes les époques, certains lieux y sont intimement liés, et il est bon de s'en souvenir au moment opportun.
Cela ne m'empêche pas d'aprécier les bonnes choses, ni de jouir du présent, au contraire.
Enfants d'un pays qui a longtemps été
Protecteur des Chrétiens d'Orient, selon la formule consacrée par l'Empire Ottoman, il est nous est difficile, selon moi, d'être indifférents aux drames qui les ont touchés, à Damas ou ailleurs. Cela ne nous empêche en rien d'être conscients des horreurs commises par des chrétiens sur des musulmans en d'autres temps et autres lieux.