| Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Audentes · 17 mars 2014 à 18:09 · 68 photos 105 messages · 16 participants · 16 934 affichages | | | | À: Chnoupi · 26 mars 2014 à 22:13 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 41 de 105 · Page 3 de 6 · 1 581 affichages · Partager c'est un reglement de compte à la corse? | | | À: Jakatite · 27 mars 2014 à 0:48 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 42 de 105 · Page 3 de 6 · 1 542 affichages · Partager J'ai mordu ? Quand je mords, c'est du bout des lèvres. Et si un jour je mords vraiment, les "modés" de VF me gommeront bien vite ! | | | À: Chnoupi · 28 mars 2014 à 1:35 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 43 de 105 · Page 3 de 6 · 1 488 affichages · Partager salut Pat ! le livre que j'ai préféré Tesson et Poussin : La marche dans le ciel (5000 km à pied à travers l'Himalaya) fêlé, tu crois ? | | | À: Smartdogs · 28 mars 2014 à 1:51 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 44 de 105 · Page 3 de 6 · 1 479 affichages · Partager Tu pourrais peut-être nous raconter la fin de son GR 20 à la place d'Audentes, aussi ?
 heu ! snif ! je reconnais que tout de suite j'ai eu envie de broder, moi aussi, mais de fort moins belle manière !!!!! je me suis sentie encouragée par Benji, lui-même !!
Je trouve géniale l'idée de royal evasion de poster ses photos du trail : je retrouve les lieux par lesquels je suis passé. En plus, ça cadre bien avec mon idée de départ : vous raconter mon histoire et qu'on puisse échanger, que chacun y aille de son anecdote... | | | À: RoyalEvasion · 28 mars 2014 à 9:28 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 45 de 105 · Page 3 de 6 · 1 460 affichages · Partager salut Pat ! le livre que j'ai préféré Tesson et Poussin : La marche dans le ciel (5000 km à pied à travers l'Himalaya) fêlé, tu crois ?
Je pense "fêlé" dans un bon sens : combien de fois je dis que les gens fous (ceux qui se lancent dans des petites ou grandes aventures, ceux qui sortent des sentiers battus, ceux qui se plaisent à ne pas faire comme les autres) sont des gens plus heureux, plus "riches" que les nombreux "bofs" ! Je n'ai rien lu de Tesson, pas encore ; je dois avoir une bonne vingtaine de livres en attente et j'en lis 2 ou 3 à la fois, c'est selon mon humeur, comme avec la musique (calme, entraînante, classique, jazz, berbère, chanson engagée...). | | | À: RoyalEvasion · 28 mars 2014 à 11:37 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 46 de 105 · Page 3 de 6 · 1 437 affichages · Partager bonjour, je suis vraiment desolée Benjamin si j' ai ete un peu à l'emporte piece mais à te lire ta derniere phrase etait violente reste à savoir pourquoi dans la suite de ton recit, pour ma part Marie christine je prefere "le poisson scorpion" de Nicolas Bouvier dans le genre petage de plomb en voyage  parceque il reste dans l'humour mon ordi plante donc bonne journée | | | À: Chnoupi · 28 mars 2014 à 13:48 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 47 de 105 · Page 3 de 6 · 1 419 affichages · Partager Bonjour Pat !
Je pense "fêlé" dans un bon sens : combien de fois je dis que les gens fous (ceux qui se lancent dans des petites ou grandes aventures, ceux qui sortent des sentiers battus, ceux qui se plaisent à ne pas faire comme les autres) sont des gens plus heureux, plus "riches" que les nombreux "bofs" !
je pense que tu as raison, pour ma part je me suis affranchie des codes, tardivement. B. MOITESSIER avec le long sillage d'un homme libre... m'a laissé imaginer que je pouvais moi aussi m'affranchir d'une certaine façon, du carcan des habitudes de la famille, etc... j'ai enfin lâché prise ! (enfin je l'espère)... et je rencontre ici, d'autres qui le font bien mieux que moi et sans doute depuis plus longtemps que moi ; c'est ce qui m'attire... | | | À: Audentes · 28 mars 2014 à 13:52 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 48 de 105 · Page 3 de 6 · 1 416 affichages · Partager BON !!! BENJAMIN où es-tu ??  j'ai pas eu ma dose... | | | À: RoyalEvasion · 28 mars 2014 à 14:41 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 49 de 105 · Page 3 de 6 · 1 404 affichages · Partager La Rochefoucauld a écrit "qui vit sans folie n'est pas aussi sage qu'il le dit". Et "la jeunesse est la folie de la raison". J'ai lu aussi "la vieillesse vient trop vite et la sagesse trop tard" (de qui?) : alors soyons fou pour repousser au plus tard la sagesse des vieux ! | | | À: Audentes · 28 mars 2014 à 15:12 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 50 de 105 · Page 3 de 6 · 1 398 affichages · Partager Entre cet intérieur et le paysage qui s’offrira à ma fenêtre, ce sera bien le diable si je ne deviens pas tout à fait cinglé ou écrivain. Les deux, avec de la chance.
Tu es sur le bon chemin, tant mieux et pour toi et pour les lecteurs  !
Benjamin, reviens vite, j'ai plus hâte de te lire que lire les discussions adjacentes et je suis impatiente de partir sur tes chemins...
Dolma | | | À: Pachyderme · 28 mars 2014 à 15:26 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 51 de 105 · Page 3 de 6 · 1 385 affichages · Partager lje supose que devenir cinglé n'est pas tres marant et pas du tout romantique et certainement pas un choix apres qu'on le soit donne l'inspiration mais on parle pas de la meme chose | | | À: Pachyderme · 28 mars 2014 à 15:42 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 52 de 105 · Page 3 de 6 · 1 375 affichages · Partager C'est vrai que la folie porte différentes définitions. Celle qui est la démence doit être terrible quand on est conscient de son état! La folie qui nous touche dan le sujet est synonyme de fantaisie, de coup de tête, voire d'extravagance. | | | À: Chnoupi · 28 mars 2014 à 15:53 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 53 de 105 · Page 3 de 6 · 1 366 affichages · Partager ouf y a des mots qui me touche trop allez Benjamin envoie | | | À: Dolma · 28 mars 2014 à 16:11 · Modifié le 28 mars 2014 à 18:16 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 54 de 105 · Page 3 de 6 · 1 355 affichages · Partager Tesson, Poussin, Moitessier, Bouvier... là on est en bonne compagnie ! Quel bonheur d'échanger avec des voyageurs qui partagent mon admiration pour ces modèles d'écrivains libres comme l'air... Je rajoute à cette liste glorieuse et non-exhaustive Levi-Strauss, Monod, Pierre Loti, Camus ou encore Virgile Charlot plus récemment... voilà pour ceux qui me reviennent sur le vif.
Comme promis, voici une nouvelle journée de marche.
Dimanche 1er juillet, Porteto – l’Onda
Lorsque nous nous apprêtons à quitter cette combe sous le soleil, nous croisons une dernière fois le maître des lieux. Sans se départir de son sourire, il nous souhaite bonne route et s’en va pêcher la truite, son chien sur les talons. Nous revoici progressant en file indienne, accrochés au chemin comme à une ligne de vie, au cordon ombilical qui nous relie à la terre. Sous nos pas, le ruban s’étire, virevolte et s’élance vers des arêtes saillantes qu’il atteint pour mieux les fuir. Le temps est l’espace se fondent en un substrat vital, hypnotique, qui engourdit l’âme et met le corps au pas. Nos carcasses obéissantes, matées par la discipline de la route, s’effacent par politesse en laissant les pensées suivre leur cours. Je marche devant, exalté par cette sensation indescriptible des premières heures de marche. Notre procession s’étire et se resserre au gré de nos discussions. Les montées, qui ne laissent pas assez de souffle pour causer, sont les points de suspension de ces échanges, laissant à chacun le temps de savourer les paroles prononcées au pied du mur.
Dans l’après-midi, l’effort se fait abrasif, décapant. Les machines de chair à cours d’endorphines font entendre leurs premières protestations, qui iront croissantes jusqu’à ce qu’on les mette au repos. Guillaume, imperturbable, prend alors la tête de la marche, nous aspirant Camille et moi dans son sillage. Il est indiscutablement le mieux entrainé de nous trois et je sais qu’il ronge son frein, comme un pur-sang qu’on obligerait à trotter avec des chevaux de trait. La tête dure et le corps sec, il pourrait tout aussi bien doubler chacune des 15 étapes du raid et plier l’affaire en une semaine. Pourtant, il joue le jeu du groupe et réduit son allure pour se laisser rattraper. Sur les crêtes exposées aux vents glacés, nous avançons pesamment, un peu désarçonnés par ces nouveaux paysages lunaires qui tranchent si nettement avec les sentiers boisés du Sud que nous avons laissé derrière nous. Ce nouveau terrain de jeu se décline en pierriers assassins, en chaos de roches granitiques et en de vastes dépressions qui viennent zébrer ces panoramas alpins. Nous nous hissons péniblement sur les replis de ce tapis géologique et, derrière un ultime relief, nous nous retrouvons à deux cents mètres au-dessus du refuge de l’Onda. Le reste n’est plus qu’une longue chute contrôlée en appui sur les bâtons, en prenant exemple sur l’agilité des chèvres qui cabriolent à bonne distance des marcheurs. La chose pourrait être plaisante avec des skis au pied et 1m50 de belle neige dessous. Au lieu de ça, j’avance d’un air absent, comme un échappé du goulag, en insultant mes genoux et en m’étalant dans les fourrés de temps à autre dans un grand bruit de vaisselle.
Une fois en bas et le gardien floué du prix d’un ticket, nous allons nous installer dans l’enclos. Avant d’être un refuge, l’Onda est avant tout une bergerie en pleine activité. Pour éviter toute réclamation concernant une tente à mille euros mâchée par une chèvre, les campeurs sont donc sommés de dormir à l’abri des palissades de bois qui délimitent le ranch. Autour, chevaux et biquettes se pavanent, pas mécontents de cette inversion des rôles. Nous ne sommes pas les seuls bipèdes dans notre pré : une bonne quarantaine de voyageurs l’ont déjà transformé en un champ de tentes multicolores. Des bribes de conversation en anglais, espagnol et allemand nous parviennent dans un brouhaha diffus et achèvent de donner au campement un air de festival. Une chose est certaine, point de solitude ici, si ce n’est celle ressentie par l’individu au milieu de la foule. Epuisé, je me couche à même le sol, recouvert de mon duvet comme d’un drap mortuaire, et sombre dans le sommeil pour le restant de l’après-midi. Le soir, venu, nous avalons une soupe en silence, en regardant les névés scintiller aux sommets des montagnes. Notre aventure, je le comprends à présent, est une affaire de hauts et de bas. En parallèle des variations de l’altitude, notre moral oscille entre exaltation et abattement, entre amour et répulsion, entre euphorie et dégrisement. J’ai l’impression d’être le jouet de ce GR, qui s’échine à nous faire découvrir à sa manière la palette des émotions humaines. Marcher n’est pas qu’un déplacement dans l’espace, c’est un cheminement en soi. Assis dans l’herbe, j’essaie d’imaginer une façon de décrire cette randonnée à quelqu’un qui n’en aurait jamais entendu parler. Après tout, il s’agit peut-être d’une affaire de pieds endoloris et d’une liberté si belle qu’on ne peut la décrire qu'en bafouillant. Images attachées: | | | À: Chnoupi · 28 mars 2014 à 16:35 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 55 de 105 · Page 3 de 6 · 1 346 affichages · Partager La Rochefoucauld a écrit "qui vit sans folie n'est pas aussi sage qu'il le dit". Et "la jeunesse est la folie de la raison". J'ai lu aussi "la vieillesse vient trop vite et la sagesse trop tard" (de qui?) : alors soyons fou pour repousser au plus tard la sagesse des vieux !
*** La Vieillesse Vient Trop Vite Et La Sagesse Trop Tard - 30 Leçons De Vie Pour Être Heureux de Gordon Livingston *** sans doute de là !!
je t'emboîte le pas !!! | | | À: Audentes · 28 mars 2014 à 17:38 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 56 de 105 · Page 3 de 6 · 1 340 affichages · Partager Tesson, Poussin, Moitessier, Bouvier... là on est en bonne compagnie ! Quel bonheur d'échanger avec des voyageurs qui partagent mon admiration pour ces modèles d'écrivains libres comme l'air... Je rajoute à cette liste glorieuse et non-exhaustive Levi-Strauss, Monod, Pierre Loti, Camus ou encore Virgile Charlot plus récemment... voilà pour ceux qui me reviennent sur le vif.
Tu es sur la bonne voie : sportivement et "plumesquement" si je puis dire ! Ne lâche rien !!... l'important est de se faire plaisir 
Tu auras reconnu la cascade des anglais des sommets atteints et à atteindre, quelques crocus et nos amies les chèvres !! Images attachées: | | | À: Audentes · 29 mars 2014 à 15:31 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 57 de 105 · Page 3 de 6 · 1 287 affichages · Partager Malraux, Hemingway, Kessel...
Je viens de prendre le récit en route, étant moi-même entrain de préparer ce fameux "GR" pour le début du mois de Juin, mes recherches m'ont amenées jusqu'ici.
Très beau récit, original et de bonnes références.. J'attends la suite ! | | | À: Audentes · 29 mars 2014 à 18:09 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 58 de 105 · Page 3 de 6 · 1 270 affichages · Partager Je rajoute à cette liste glorieuse et non-exhaustive Levi-Strauss, Monod, Pierre Loti, Camus ou encore Virgile Charlot plus récemment... voilà pour ceux qui me reviennent sur le vif.
Virgile Charlot? tiens donc... Tu me donnes des idées de lecture! | | | À: Djalma · 29 mars 2014 à 18:43 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 59 de 105 · Page 3 de 6 · 1 261 affichages · Partager On dévie du GR20 mais c'est bien... En attendant la suite Pour ne pas spécialement rêver, deux livres me viennent à l'esprit : - "Le tour de France par deux enfants" ( ICI ) : travail, patrie, catho : ça colle avec la période) - De Bétancourt Ingrid, "Même le silence a une fin" (ses années passées à marcher - erreer dans la jungle colombienne avec les FARC) : même si l'on n'aime pas cette femme, c'est à lire. - Et un livre court qui est, pour moi, un très, très beau classique : "Neige" de Maxence Fermine. | | | À: Djalma · 29 mars 2014 à 19:16 Re: Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 Message 60 de 105 · Page 3 de 6 · 1 251 affichages · Partager Ah, mais faut pas me lancer sur la littérature de voyage... sinon vous allez y avoir droit !
Pour répondre à Jean-Michel alias Djalma, Virgile Charlot a écrit Tropique du Bayanda, un livre dans lequel il retrace sa traversée de l' Afrique Nord-Sud à vélo. C'est plutôt très bien écrit, on est vite dedans... Quelques défauts tout de même, mais dont pourra reparler quand tu l'auras lu, si tu veux. Attention cependant de ne pas y voir de parenté ou de lien direct avec les autres saines lectures que j'ai citées... J'ai vu que tu appréciais Levi-Strauss : surtout ne va pas t'imaginer qu'il y ait une filiation entre les deux, tu serais déçu. Aucun rapport si ce n'est qu'ils participent tous deux à ce genre de littérature qui donne envie de jeter ses affaires dans un sac et de prendre la route !
Tropique du Bayanda vaut aussi et surtout pour ce qu'il est : c'est de la littérature de voyage qui essaie de se réinventer.
Si on voulait simplifier les choses jusqu'à l'indécence, on pourrait presque découper le genre en trois périodes, chacune marquée par des caractéristiques précises. Je sens que je ne vais pas me faire que des copains, mais allons-y quand même. Vous me direz si vous partagez mon point de vue.
Dans la première période, des origines du genre jusqu'au milieu du XX° siècle, les écrivains-voyageurs étaient avant tout des explorateurs. Leurs récits, au-delà de leurs qualités stylistiques et de leurs visions du monde, participaient de la découverte, du récit d'expériences inédites. Je pense particulièrement à des écrivains et explorateurs de talent, comme Alexandra David-Néel, Peter Flemming et Ella Maillart, Pierre Loti, Levi-Strauss et Théodore Monod aussi, pourquoi pas. Dans cette catégorie, il était courant de retrouver les carnets d'explorateurs qui n'avaient pas spécialement de talent en tant qu'écrivains, mais qui avaient une expérience, une connaissance et une expertise qui justifiaient à elles seules, ou était supposé justifier la publication de leurs écrits. On pourrait citer Henri Lhote dans ce genre là.
Dans la deuxième période, qui s'étire jusqu'à la fin des années 90- débuts 2000, le monde a été en majeure partie défriché. On ne part plus cartographier des terra incognita. La géographie moderne et la cartographie par satellite ont fait leur œuvre. La littérature du voyage se sépare peu à peu de l'exploration, qui se poursuit quant à elle à travers l'alpinisme, la spéléologie, l'archéologie et l'océanographie, mais souvent par l'intermédiaire d'une littérature pour initiés. L'originalité de l'aventure dans cette deuxième période réside bien souvent dans le record, dans le récit d'une expérience jamais ou rarement tentée auparavant. Tesson et Poussin, il ne faut pas l'oublier, ont fait leurs premières armes dans ce genre-là : tour du monde à vélo, traversée des Himalayas ou de l'Afrique à pieds, etc... On peut citer là aussi des auteurs sans style, mais dont l'expérience autorise la publication, comme Mike Horn. Dans cette période, on voit aussi apparaitre des écrivains qui abordent le voyage sous un angle particulier et qui fait toute l'originalité du récit, comme Kerouac et sa quête de liberté, Bouvier, etc...
Et on arrive à la troisième période, la nôtre. La mondialisation a lissé les reliefs, nivelé les distances. D'un coup d'avion, il est possible d'aller randonner dans le Ladakh, ou partir à la rencontre des minorités des villages du Sud-Est Asiatique, reflex au poing. Faire un tour du monde à vélo a cessé d'être un ticket pour trouver un éditeur. L'aventure, à défaut d'être inédite, doit être au moins originale (ce qui reste difficile), associée à des concepts en lien avec le monde d'aujourd'hui et surtout être racontée avec un nouveau regard et un style à part. Il faut partir avec une démarche singulière (pélerinage, moyen de locomotion qui interpelle, etc...) et faire le lien avec les pensées que nous inspire la société dans laquelle on vit. Tout un programme !
Pour illustrer ça, on peut penser aux derniers Tesson, justement, comme son Eloge de l'Energie Vagabonde (Originalité : suivre les pipelines d' Europe de l'Est à Pied. Concept : faire le parallèle entre l'énergie fossile, physique, et celle de l'être humain, métaphysique...) ou Dans les Forêts de Sibérie (une cabane solitaire sans électricité qui permet une réflexion sur la nature, la place de l'homme dans celle-ci et la solitude). Pour moi, Virgile Charlot s'inscrit aussi dans cette.... J'ai pas envie de parler de nouvelle vague, ça me parait trop connoté négativement.... dans cette nouvelle phase, disons. Enfin, c'est mal dit, mais j'espère que vous voyez le principe... Nouvelle époque, nouveaux enjeux : il faut réinventer le genre et c'est bien stimulant pour ceux qui s'y essaient, ma foi. | Carnets similaires sur la Corse: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 462 visiteurs en ligne depuis une heure! |