bonjour Mile,
tout ce que tu dis est si vrai, si bien exprimé aussi
les mots que tu emploies, que je relève : abnégation capacité de travail (énergie produite) contraste entre jeunes femmes citadines (hum hum...) (cousines de nos beurettes les plus branchées) et femmes de tous âges, mais issues des campagnes, fixées aux champs... et tous ces saris, amples parfois et collés à la peau dans les mouvements..., ces hommes aussi bosseurs, avec une serviette éponge roulée sur le crâne et un dhoti noué (mal attaché toujours, qui glisse et qu'on réajuste toutes les deux minutes, geste symbolique des indiens mâles) sur les reins. contrastes...
toutes ces couleurs contrastées...
eh oui tout cela existe dans d'autres pays (je considère l'Afrique et ses femmes commes réellement admirables... les excès des croyances et superstitions, gri-gris, en moins... mais ces mêmes excès sont aussi présents dans la belle amérique des "reborn", partout en fait)
mais en
Inde existe une magie, une beauté particulière, une philosophie générale (et ces trois mots sont des grossièretés, face à l'analyse fine, démystificatrice de Pavan Varma -le défi indien-) qui ne se compare à rien d'autre. un "melting-pot non-américain".
je dirais prudemment que les indiens (dans leur immense majorité) observent des codes (et les codes définissent, régissent une société, soumettent les individualités et les particularismes) et sont également capables de libertés individuelles, de démarquages personnels (ces audaces dont tu parles) ils viennent "au contact" de l'étranger-voyageur (ces intrusions furent chaque fois comme un accueil pour moi) : est-ce la synthèse de la capacité démocratique de l'
Inde ? c'est en tous cas un équilibre vivant.
et ces enfants enfin qui ont tant de choses dans les yeux, hilares autant que graves, si imprégnés de sens dans leur immobilité ou dans leurs gestes, si dignes en somme, si grands déjà.
bon, j'arrète là, on va croire que je suis amoureux ! et présenter l'
Inde comme une femme que j'aurais rencontrée, c'est pas un petit boulot !... soyons discrets, surtout quand le coeur s'en mêle...