Je suis assez d'accord: pour l'
Amazonie, il faut prendre des traitements très lourds (Malarone ou Lariam), dont les effets secondaires sont tels (hallucinations, réactions allergiques...), que je me demande de plus en plus ce qui est le plus risqué (d'autant que
ces traitements n'empêchent pas de choper le palu, ils en rendent seulement les effets moins forts; dans ce cas là, autant avoir sa boîte de Lariam sur soi et l'utiliser en curatif...).
Donc, ne prends le traitement que pour les zones où c'est réellement indispensable, dans les zones impaludées
sur une carte détaillée- par sur ces cartes qui indiquent globalement, par grosse région (c'est ce qu'on fait en
Guyane, où on ne prend évidemment pas le traitement sans cesse, on aurait le foie détruit, on ne le prend que quand on va dans les zones où il y a un pic d'infection). Et encore, une bonne protection anti-moustique me semble plus intelligente.
Mais ça, les médecins de métropole ne pourront pas te le dire, ils sont dans une telle crainte...C'est ce que j'avais dit à une amie, car je ne vis pas dans une zone particulièrement impaludée, elle a préféré en venant suivre les conseils des médecins de l'institut Pasteur (je la comprends, mais bon...). Résultat: oedême de Quincke dans l'avion en réaction au Malarone (elle ne savait heureusement pas que ça pouvait être mortel et a pris sans paniquer de la cortisone) et énorme engueulade de la part des médecins de l'hôpital de
Kourou, qui lui ont dit: "Mais vous ne pouvez pas écouter les locaux au lieu d'écouter des gens qui y connaissent rien!"