Bon deja juillet c'est la saison seche donc les risques sont moindres.
Ceci dit a
Togian y a le palu de sur (je l'ai chope deux fois la-bas), a Tongkoko je sais pas.
Malarone laisse tomber, ca coute une fortune.
Tu peux acheter des medocs sur place pour une poignee de figue.
Tiens, un copier coller d'un topo sur la question tire de mon blog:
La malaria, appelée aussi paludisme...
Pas la peine d'acheter les médocs chez nous, ça va vous coûter un bras comme on dit de nos jours. Sur place vous en trouverez facilement, les locaux vivent avec ce parasite depuis des millénaires, ils connaissent. Pour schématiser on peut dire qu'il y a 4 grands types de malaria:
-falciparum, ou neuro palu, très dangereuse, tue n'importe qui en 3 jours maxi, pas bon de la choper sur une île déserte ou en plein milieu de la jungle.
Pour éviter le cassage de pipe avant l'heure il suffit d'avoir les cachetons avec soi.
Un traitement à base de chloroquine marche souvent mais hélas dans certains coins le parasite est devenue résistant. Dans ces cas là on peut prendre de la sulfadoxine, mais même s'il y a moins de résistance qu'avec la chloroquine il commence malgré tout à y en avoir (bien que peu, du moins en
Indonésie et en
Papouasie).
Le meilleur médoc, car le dernier en date, c'est l'artésunate, dérivé de l'armoise chinoise ou artémésine, très utilisée en Afrique où il sauve de nombreuses vies. Et en plus il est bien moins cher que le l...m, ou la m...ne.
Renseignez-vous quand même avant de partir, ce type de malaria ne se trouve pas partout, loin s'en faut. Elle est très présente en Afrique et en
Indonésie, mais seulement dans certains endroits, à
Java et
Bali par exemple il n'y en a point. On la trouve surtout dans les petites iles reculées au moment de la saison des pluies, et en
Papouasie où là par contre c'en est infesté, attention si vous partez dans la jungle de basse altitude et dormez dans ces villages battis sur des pilotis au dessus de marais, vous me suivez...
Au chapitre bonne nouvelle cette variété de malaria ne revient pas une fois soignée (enfin à moins qu'on se refasse piquer par un moustique infecté bien sûr), et comme dit un pote:
ou tu la tues ou elle te tue.
-vivax:
celle là elle te tue pas, mais une fois soignée elle se planque dans ton foie et se rappelle à ton bon souvenir quand ça lui chante, souvent dans des périodes où on est fatigué, ou si on se fait une petite crise de foie pour cause de trop ou mal mangé.
Elle se soigne relativement facilement, avec de la quinine, ou de la chloroquine, ou de la méfloquine (je ne recommande pas celle ci, elle a beaucoup d'effets secondaires lourds, c'est celle qui entre dans la composition du l...m pour ceux qui connaissent) mais PAS la sulfadoxine (ça j'en suis sûr) ni l'artésunate (à vérifier mais je suis quasi sûr), attention !
La chloroquine est à mon avis la meilleure, elle marche bien, n'est pas chère et n'a pas trop d'effets secondaires.
-les deux autres variétés sont assez bénignes et se soignent la plupart du temps par elles mêmes.
Comment savoir qu'on a chopé la malaria?
Les premiers symptômes sont mal au foie, envie de vomir (voire petit gerbe en passant) mais à ce stade là ça pourrait encore être une indigestion. Vient ensuite la fièvre alternée de tremblements (car on a très froid et on grelotte comme au pôle nord), à ce stade là ça pourrait être aussi la dengue car elle présente les mêmes symptômes, avec toutefois plus de douleurs articulaires. La dengue, soit dit en passant, se soigne toute seule, il faut juste faire gaffe à la variété hémorragique qui est mortelle mais de toute façon quand on en est à ces symptômes on va chez le doc (à part les tronches dures dur(e) s au mal, mais y en a peu), sauf si on connait déjà et qu'on sait quoi faire.
Et en dernier lieu l'eau et tout ce qu'on boit prend un goût bizarre, que je ne saurai comment décrire, les indonésiens utilisent le mot "amer" mais c'est pas tout à fait ça. En tout cas qui l'a eu une fois dans sa bouche s'en souvient et si ça recommence quelques mois plus tard on sait qu'on va vers une crise.
Pas d'affolement mais il faut quand même prendre tout ça au sérieux. Étant de nature dur au mal, et aussi très entêté pour ne pas dire tête de cochon pour ne pas dire pire, j'en ai failli avaler mon acte de naissance à l'aube du millénaire, c'est ce qui est raconté dans le chapitre 4.
Quand on en est au stade des fièvres et du froid le mieux est d'aller faire une prise de sang afin de savoir quelle variété on a attrapé.
Ceux qui sont coutumiers de la chose savent assez vite s'ils ont falciparum ou vivax (car falciparum monte beaucoup plus vite et beaucoup plus fort et surtout beaucoup plus haut), mais quand c'est la première fois mieux vaut ne pas jouer. Et toujours avoir avec soi des médocs au cas où on serait trop loin d'un hôpital car même si ce n'est pas le bon traitement et n’éradique pas la chose ça la ralentira toujours suffisamment pour réussir à atteindre un hôpital.
En résumé, de la chloroquine, de la sulfadoxine et de l'artésunate.
Les savarine et autres nivaquine commencent à dater, de plus en plus de résistance, pas recommandées à mon avis.
Les dosages (pour adultes):
-une tablette de sulphadoxine habituellement c'est sulphadoxine 500 mg+ pyrimethamine 25 mg, vous en prenez 3, d'un coup, et c'est fini, facile, non? (si vos tablettes ont un dosage différent comptez donc 1500 mg de sulfadoxine, et 75 mg de pyrimethamine, à prendre en une fois).
Pour artésunate, normalement une tablette c'est 200 mg, vous en prenez une par jour pendant 3 jours et basta! Mais lisez quand même la notice, surtout si vous utilisez une autre marque qui aurait un dosage en artémésine différent.
Pour chloroquine le premier jour c'est 600 mg, suivis après 6 heures de 300 mg, puis le deuxième jour encore 300, et le troisième une dernière de 300. Mais idem, lisez quand même la notice, je tiens à mes lecteurs:-)))
Et notez que ces dosages sont donnés pour la molécule base, lisez attentivement la notice, des fois un cachet peut avoir par exemple un dosage de 500 mg mais équivalent à seulement 300 mg base de principe actif, vous voyez ce que je veux dire.
Le préventif ?
Je ne pratique pas et ne peux donc guère en parler, désolé.
Sachez toutefois que même que si ça peut être valable quand on ne part que quelque temps dans une zone vraiment infestée, les effets secondaires, si on en prend pendant longtemps, font du dégât au niveau du foie, des reins, de la flore intestinale, parfois aussi au cœur, sans parler d'autres effets secondaires qu'ont certaines personnes comme perte de cheveux, cauchemars, déprime, changement de l'humeur...
Et aussi que la plupart de ces médocs ne peuvent être pris en préventif pendant de périodes longues, en général c'est maximum deux mois.
À bon entendeur...