Les relations entre Asmara et Addis sont exécrables. Ils sont toujours en guerre bien qu’il n’y a pas de réels combats. Frontières fermées et pas de liaisons aériennes.
Depuis que les troupes d’Afewerki ont envahi un tout petit bout du territoire djiboutien, l’état de guerre est déclaré entre l’Erythrée et
Djibouti. Ici aussi, pas de passages terrestres possibles et plus de liaisons aériennes non plus entre les deux pays.
Les relations entre Asmara et Khartoum ne sont guère meilleurs qu’avec ses deux autres voisins. La frontière entre le Soudan et l’Erythrée est par contre la seule qui est potentiellement ouverte. Potentiellement dans le sens qu’elle l’est occasionnellement et surtout qu’elle ne se passe que dans un seul sens : du Soudan vers l’Erythrée !
Autre souci de taille une fois en Erythrée, vous vous retrouverez, sans permis, dans des zones interdites. Vous serez arrêté et emmené au poste !
Il est impossible de quitter l’Erythrée par voie terrestre. Pas possible non plus en bateau. Il ne reste que l’avion.
Les déplacements en Erythrée nécessitent des permis (+ certaines spécifiques pour les lieux religieux et les sites archéologiques) et la durée de votre séjour est restreinte dans certaines zones (Massawa)
Pour aller (et revenir) d’
Ethiopie en Erythrée, dans le cadre d’un voyage unique (= en une fois), il faut du temps (même beaucoup), il faut passer par un pays tiers et avoir fait la demande dans votre pays de résidence du visa érythréen. De plus, vous aurez à demander à l’avance les éventuels visas soudanais (si passage par Soudan, attention pas d’ambassade soudanaise à Asmara) et/ou yéménite.
Au cas où, impossible d’avoir le visa érythréen à Sana’a lorsque l’on n’est pas résident yéménite.
Si vous montrez le visa érythréen dans l’ambassade éthiopienne dont vous dépendez, il est loin d’être garanti que vous obtiendrez le multiple entrée !
Autant le savoir...
Michel