Le 4éme chapitre un peu en retard, le
Kenya !
Introduction :
"Je suis
Kenya là ?". Ce à quoi il répond par la positive. Je ne cros pas en dieu, mais lui envoi un bon merci.
Un mec m'a suivi pour me demander de l'argent jusqu'au dernier métre, jusqu'au panneau. Il reste derrière les grilles, tente de passer mais se faire recaler devant le panneau annoncant la république du
Kenya.
Rapide visa. C'est bon, j'y suis.
Le trajet :
Un poil chaotique comme vous allez le comprendre.
Moyale -
Marsabit -
Nairobi -
Mombassa -
Nairobi -
MarsabitNanyuki -
Nakuru - Kericho -
Kisumu
De la frontière à la capitale :
Alors pour moi c’était un peu particulier car passé la frontière j’ai pris un bus jusque
Marsabit. J’ai expliqué plus haut pourquoi.
Très facile d’obtenir le visa à la frontière. C’est bon je suis au
Kenya.
Déjà il faut rouler à gauche, premier changement. Puis je me sens apaisé. C’est surement plus rapport à ce que je souhaite que ce que j’expérimente puisque ça ne fait que quelques secondes. J’arrive in extremis à prendre un bus. Déjà les prix semblent plus élevés qu’en
Ethiopie, bien que personne ne semble rien prélever au passage. On monte le vélo sur le toit et nous voilà parti.
Alors moi je n’ai donc pas roulé la section jusque
Marsabit. En revanche ce que je peux dire : faites attention à l’eau et la nourriture. Il n’y a vraiment pas grand chose dans le coin. Et c’est peu dire.
Toujours est il que c’est aussi le retour au bivouac sauvage. Quelques zèbres et gazelles aussi. Il y fait très chaud et un sérieux vent latéral à prendre en compte.
A
Marsabit j’avais rendez vous avec mon père et mon ami. Personne lorsque j’arrive le soir. Je monte la tente dans l’euphorie et me couche. Je ne suis plus en
Éthiopie.
Le lendemain je vais chercher du pain et des œufs. Je trouve un peu de wifi au camping auquel je m’intéresse vaguement. Jusqu’à cet appel qui me dit qu’il me faut aller au plus vite à
Nairobi car mon pote perd la boule et a complètement perdu conscience.
Je vous passe les détails de mon esprit tourmenté par ce que je prenais pour du repos et qui en fait s’avère être pire que l’
Éthiopie.
Je laisse mon vélo à Henry qui gère le camping de
Marsabit et je prends un bus de nuit.
Nairobi :
Que dire ? J’y ai passé beaucoup trop de temps, mais il le fallait. Ça résume pas mal l’idée.
Une fois de plus je passe les détails mais concrètement je passe 2 semaines au chevet de mon pote qui se fait finalement rapatrier.
La ville remplit bien son rôle de capitale Africaine. C’est pratique lorsqu’on y travaille ou cherche quelque chose, c’est tout. Je ne lui trouve aucun charme, et niveau activité c’est limité.
quand à ce qui est faisable à
Nairobi, tout coute de l’argent, et pas qu’un peu.
En revanche je suis ébahi par le choix dans les supermarchés. Les bars, les restaurants. Ça faisait si longtemps que je ne n’avais si bien mangé. J’avais pas mal perdu de poids avec l’
Éthiopie.
Lorsque mon pote est rapatrié on prend la route la côte. Plus que deux semaines avant que mon père reparte.
Difficile à décrire
Nairobi. Busy et noisy. Sinon, c’est un bon endroit où arriver avec un peu d’argent pour se faire plaisir. C’est aussi là où reprend la vie nocturne.
Nous allons sur la côte avec la tirant qui relie
Nairobi à
Mombassa. Quelques petites infos.
Le train part chaque jour, une fois par jour de chaque côté. Le paiement se fait par Mpesa, le paiement via téléphone.
Censé être un des plus beaux trajets en train du monde, il se pourrait bien en effet ! Par la fenêtre on voit éléphants, girafes, zèbres, gazelles... Bref, c’est pas le Saint Quentin -
Amiens.
Il coute 10 euros en 2nd classe et 30 euros en 1ére classe. Faire bien attention au période de vacances. Boissons et nourritures disponibles à bord. Propre et efficace, bien mieux que le bus qui roule sur la route qui n’est autre que l’axe le plus dangereux du pays !
La côte :
Sans vélo mais quelques infos. J’ai trainé sur la côte entre
Mombassa, Diani, Kilifi et Watamu.
Alors, c’est plutôt chouette. Il y fait chaud et humide, bien plus que dans le centre du pays et dans la capitale, un peu plus montagneux.
Touristique mais pas trop, d’autant plus que c’était la basse saison. Les hôtels de backpackers de la côte sont pour moine petite bouchée d’air frais. Je retrouve des liens sociaux, des gens de mon âge. Et surtout, on traine au bord de la piscine du matin au soir.
La plage que j’ai trouvé la plus charmante est celle de Watamu. Longer l’océan par les crêtes rocheuses est vraiment agréable. Il faut juste repousser les “beach boys”, qui ont tendance à coller un peu pour vendre de tout et de rien. Pour ma part, je crois que j’avais besoin d’espace.
Les hostels ne sont pas si cher que pour ce qu’ils proposent. Le reste des prix est aussi médian dans ce genre d’endroits. Mais ces petits coins de paradis sont surtout tous entourés de barbelés et de barrière, gardés 24/24. On craint son voisin, on criant l’autre. Et les vacanciers font semblant de ne voir que les palmiers mais ne rentre pas pour autant seul le soir.
Quitte à être dans le coin je conseille d’aller y faire un tour. Mais ce n’est pas les plages de
Malaisie ou du
Brésil..
Retour au vélo :
Un train climatisé et des sièges en première classe nous ramène à
Nairobi. Le temps de bricoler les sacs et j’amène mon père à l’aéroport.
A
Nairobi je suis hébergé par un Français rencontré sur la côte. S’en suivent quelques jours agréables dans un quartier sympa de
Nairobi à faire la fête et trainer dans le canapé. Puis il faut repartir, se décider à reprendre un bus de nuit pour
Marsabit. Quitter le confort pour se retrouver seul à nouveau, à l’autre bout du pays dans un coin pas très hospitalier. Puisqu’il le faut. J’essaie de trouver la force de mentir, de trouver une excuse pour rester, mais je sais que de toute façon il faudra bien bouger un moment ou à un autre. Qu’il en soit ainsi, je prends place dans ce bus surchargé.
Inutile de parler de la nuit.
Je retrouve le vélo, me fait un petit repas dans ce petit havre de paix et décide de reprendre la route le lendemain.
Jusqu’au mont Kenya :
La région est peu hospitalière, je le sais de réputation. Ainsi je démarre fièrement de bon matin. Vent de face et un peu de dénivelé. Je me prends pour un super héros mais ces 50km avant le repas de midi m’ont bien attaqués. Assis à l’ombre, je me rends compte que le vent m’a fait oublier le soleil brulant. J’ai les mains brûlés, le souffle court, les jambes fatigués.
Plus que 40km à faire.
Et même si le décor est répétitif, la section est plutôt sympa à rouler. Mais vite je fatigue. Je n’arrive pas à faire plus de 3km sans faire une pause. Je comprends vite que j’ai cru avoir gardé mes jambes d’antan alors que je viens de passer 1 mois à plus ou moins faire la fête, ou en tout cas à trainer au bord de l’océan ou de la piscine.
Le soleil tape dur, les kilomètres défilent lentement. Je suis incapable de dire si je me sens bien ou non. Ajoutons à ça des gamins qui sortent de nul part, des samburus en tenue traditionnelle qui me court gentiment après avec leur lance pour obtenir un peu d’eau. Dis comme ça c’est plutôt marrant, mais c’était sur le coup fort exaspérant. Un 4x4 arrive derrière moi, je lève le pouce. Tant pis, je ne me sens pas de continuer. Ils chargeront mon vélo car je n’ai plus de force. Je prends une sacré leçon et une petite claque à l’égo. J’ai fais plusieurs erreurs que j’ai compris peu après sur cette journée. Ne vraiment pas sous estimé cette section.
Ils me déposent donc un peu plus. Je plante ma tente dans un camping/restaurant comme il y a beaucoup au
Kenya. On m’accueille chaleureusement et c’est dans un canapé sous mon abri et avec une bière fraiche et une assiette de frite que je souffle.
Le lendemain je repars, conscient de ma petite forme et que cette journée sera surtout et quasi essentiellement de la grimpette.
Pour parvenir au pied du
mont Kenya et pouvoir le contourner jusque Nanyuki, il convient de grimper un col long et fastidieux. J’y vais lentement, m’arrêtant pour boire et manger. Je pousse un peu parfois. Puis à 15km de l’endroit où je comptais m’arrêter, la police me dit que c’est encore plus pendu après. Je m’arrête manger des pâtes sous les regards amusés des locaux puis je porte ma peine sous le soleil.
Mais le paysage est vraiment chouette, d’autant plus à mesure que je monte. Je suis plutôt heureux et compense mes jambes qui ne supportent pas une telle reprise. Au bout de 7 heures de route, j’arrive enfin à cette ferme que l’on m’avais conseillé, là ou je pourrais apparemment planter gratuitement ma tente et profiter de bons produits locaux.
Et c’est le cas. Je suis chaleureusement accueilli et je planterais ma tente dans le jardin. Bon repas et bon café. Puis me baladant autour, je tombe sur un troupeau de gazelles. La lueur des dernières heures vient se frotter au sommet du
mont Kenya. Quelle merveille.
Le lendemain j’arrive à Nanyuki, là où un expat Francais m’attend, Etienne. Il m’hébergera plus longtemps que prévu car nous avons finalement rapidement décider de grimper au 3eme sommet du
mont Kenya le week end qui suivit.
Donc quelques jours bien agréables à Nanyuki pour me remettre de tout ça. Et le vendredi soir on monte au premier refuge pour une première nuit d’acclimatation.
J’ai raconté cette partie du voyage plus en détail et probablement plus poétiquement que je ne le ferais ici, si ça vous intéresse je vous renvoi sur mon site internet, il faut fouiller un peu dans les anciens posts.
Mais globalement, je suis bien heureux d’y être allé. C’était très très chouette et m’a fait toucher de nouveau à la montagne, seule chose qui me ferait revenir en
France pour de bon.
Le cout est assez élevé normalement, mais il faut bien avouer que j’ai triché. J’avais la carte de résident de quelqu’un d’autre, et donc je suis passé à prix raisonnable dans le parc, ajoutant à ça le guide qui était un ami de ce Français qui m’hébergeait.
Donc voilà, plus facile pour moi, mais vraiment très chouette expérience.
Jusqu’à la frontière Ougandaise :
Je repars de Nanyuki par la voie censée m’offrir un peu de vie sauvage. J’ai les jambes meurtris par l’ascension. C’était excitant de le faire en 2 jours, mais là les jambes paient.
Cependant, la route est superbe. 70 kilomètres de hors piste pour rejoindre l’asphalte. Entre les deux, rhino, zèbres, buffles, girafes, gazelles.. Je m’arrête sans cesse pour admirer ces petites merveilles. Bien que commune ici, elles restent pour moi exotique, puis les voir en liberté, pouvoir les approcher raisonnablement. L’un comme l’autre, on ne se quitte pas du regard. Un peu de crainte d’un côté, l’émerveillement de l’autre. Une section que je recommande hautement, qui mène à Rumuruti.
De là, la route va toujours être plus ou moins similaire. Les villages se succèdent et ont a peu prés le même aspect.
Par
Nakuru et Kericho, j’arrive à
Kisumu, au bord du
lac Victoria.
Je me perds entre les deux dans une section de hors piste qui aura temporairement raison de ma motivation. La route qui devait être une route principal s’avère être une piste chaotique qui traverse la montagne pour rejoindre l’asphalte 70km plus loin. Le ciel est menaçant et le vélo vibre sous la caillasse.
Je vais plus vite en montant qu’en descendant, devant faire attention à l’endroit où je mets les roues. J’arrive dans un village, exténué. La police ne m’autorise pas à camper, la nuit vient, et m’envoie dans un hôtel à 2 euros qui fera très bien l’affaire.
Mais vite la pression redescend. C’est improbable d’être ici, dans ce village fait de terres et de baraques branlantes en bois. Le goudron m’aurait mené à la monotonie de ces routes qui font défiler des villages tous similaires.
Je repars ragaillardi le matin. Encore 17km de pierres à traverser. J’y arrive tant bien que mal, secoué de tous bords. Une sacoche rend provisoirement l’âme pour la 3éme fois en 4 jours. Ne jamais sous estimé le pouvoir des vibrations sur les sacoches Ortlieb..
Puis je longe les champs de thé. Un bel endroit fragmenté, une organisation stricte en y regardant de prés dans ce qui pour moi est l’éternel bordel Africain. Bien qu’ici tut soit beaucoup lus que ce que vu par le passé. Ainsi de hauts et de bas, j’arrive au bord du lac.
Juste à temps pour voir le soleil se coucher de l’autre côté, là où je serais d’ici peu, en
Ouganda.
Soirée sympa à bien manger et bien boire dans un endroit cool. La tente au bord du lac, admirant les reflets teintés par les nuages sur un lac au calme occasionnellement perturbé par les barques de pécheurs.
Au réveil, je ne me sens pas de partir, qu’importe, je reste un jour de plus à lire et écrire. Puis le lendemain je décolle, puisqu’il le faut. J’ai aussi la motivation d’atteindre la prochaine frontière.
Le soleil est rude et certaines pentes ne font pas de cadeau. Et le lendemain je me retrouve à la frontière.
Le temps d’un dernier jus de fruits frais, puis je remercie cette femme pour ce jus, puis pour le reste de mon expérience au
Kenya. Un coup de tampon et je passe la frontière qui ressemble à une passoire où les gens vont et viennent d’un côté comme de l’autre.
Quelques infos :
Visa :
Là c’est plutôt simple. Concernant mon cas, venant de l’
Ethiopie, il n’aura fallu que quelques minutes, deux photos et un billet pour avoir le droit de continuer ma route.
Sachant qu’il y a deux possibilités selon votre route :
Visa
Kenya : 50USD mais je ne sais pas réellement combien de temps il dure.
East African visa : 100USD, valable 3 mois avec entrée multiple, ceci pour
Kenya,
Ouganda et
Rwanda. Sachant que l’entrée multiple concerne aussi les pays alentours ne faisant pas partie de ce visa. Vous pouvez donc retourner en
Ethiopie et revenir sur l’east african zone.
Sécurité :
Là aussi, tout dépend de où vous roulez. Mais la constante c’est de toute façon le nord du pays qui peut vite être limite niveau sécurité.
En venant de
Moyale, la zone désertique qui s’étend de la frontière jusqu’à Isiolo est à prendre en compte. Les comportements sont modifiés dû à la zone reculée et à la sécheresse ambiante. On se fait souvent courir après pour de l’eau. Mais aussi un compagnon de route Italien s’est fait braqué au beau milieu de nul part avec une kalashnikov pour quelques dollars.
A l’ouest, le
lac Turkana vit à peu prés la même situation. La frontière est apparement non officielle et la sécheresse tend la population.
Une fois passé cette zone où quelques cailloux continuent de voler
L’argent :
Là aucun problème. Beaucoup d’ATM partout, en tout cas déjà à la frontière là où vous pourriez retirer. La monnaie est stable, pas de particularité à vue d’oeil.
Mais aussi, il est possible d’ouvrir un compte Mpesa. C’est un compte électronique via la carte sim qui permet de payer à peu prés tout et tout le temps, il est très utilisé par les Kenyans.
Je n’en ai jamais trouvé l’utilité mais probablement car n’étant que de passage. Le compte se recharge un peu partout auprès des agents Mpesa.
Le retour au possibilités :
Passer cette zone désertique, brûlante et venteuse du nord, c’est accéder de nouveau aux possibilités.
C’est à partir de là en effet que les supermarchés vont commencer à ressembler à quelque chose, que l’on trouve de la street food sympa, et du choix.
Alors tout est relatif mais c’était très clairement pour moi le moment où j’ai commencer à me dire “Ouah ils ont de la sauce soja et des yaourts !”
Et c’est surtout apparement ce point à passer à partir duquel on en retrouvera plus jamais la disette des temps passés, en tout cas plus sur des durées et distances aussi conséquentes.
Internet :
Là aussi on est sur du changement. Un peu comme débarqué à
Dubai après avoir pris le bateau en
Iran. Connexion rapide et efficace, WIFI qui fonctionne. Carte sim en quelques minutes dans les grandes villes.
Rien à redire là dessus ! Au moins on ne met pas 3 heures à publier un post instagram..
Le cout de la vie :
Alors en revanche, c’est aussi par là l’entrée dans l’Afrique couteuse.
Le cout de la vie est relativement élevé au
Kenya. En tout cas, dés que vous voulez justement profiter du choix qu’il vous est offert et vous sentir un peu à la maison dans un endroit cosy avec un bon café et une bonne part de gâteau, c’est 2 jours de budget au Soudan qui partent en fumée.
L’avantage cependant, c’est qu’un choix est possible. Tu peux choisir de dépenser beaucoup, ou de continuer à vivre avec ce que l’on trouve pour pas cher dans les petits restos locales.
Mon humble avis, une fois de plus. Je me suis retrouvé vite lassé de cette nourriture pas cher et rébarbative et me suis vu donc profiter de chaque incartade dans des villes de tailles moyennes pour me payer quelque chose de plus sophistiqué.
Et puis je relierais le cout de la vie avec la situation du camping sauvage par ailleurs. J’en pare en dessous.
Le Camping :
Le pays est fait de barrières et de barbelés. Les étendues d’herbes où l’on se prélasserait bien sous un arbre avec un livre au pied de la tente, ça fait rêver en passant. Mais tout est gardé, protégé.
De plus, le camping est un concept répandu au
Kenya au vu du tourisme et cela du type de touriste qui y passe. Donc bien souvent, dans les hôtels il est possible aussi de camper. Mais pour des prix allant rarement plus bas que 5USD et qui monte jusqu’à des sommes astronomiques selon l’endroit.
Ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas possible de faire du camping sauvage, loin de là.
Mais plusieurs choses :
- Ca ne plait pas forcément aux locaux, que je trouve vivant dans une espèce de peur du voisin et de paranoïa constante. Méchants, brigands, animaux, serpents, voleurs, tribus d’à côté. Toujours une bonne excuse pour nous pousser à ne pas camper ici.
- Il faut cependant se fier aux locaux rapport aux animaux. Certaines sont magiques, on roule avec éléphants, girafes, buffles, zèbres et j’en passe. En revanche selon l’endroit où l’on campe, il peut y avoir certains soucis de sécurité rapport à ça justement. Les hyènes apparement sont féroces sur certains secteurs.
Sans tomber dans la paranoïa, je pense qu’il ne faut pas jouer au plus fort et finir en première page du journal local.
- On peut toujours camper gratuitement et en toute sécurité dans certains postes de police, écoles, églises.. Ce qui représente je pense une bonne option.
Les hôtels :
En fouillant un peu, on trouve parfois des petits hôtels qui sont aussi chers, voir même moins, que les campings. Bien pratique en saison des pluies.
Mais coup classique, c’est endroits sont aussi bien souvent des endroits de passe. Boule quiés conseillées.
Sachant que : ce que vous voyez écrit Hotel un peu partout désigne des restaurants, et non pas ce que nous nous appelions hôtel.
Tout se paie :
J’ai vraiment eu l’impression de rentrer dans une aplatie du monde où tout se paie. Donc je trouvais ça plus cavalier de demander à dormir dans le jardin des particuliers car souvent on me disait : Mais tu fais quoi pour moi en échange ?
Bine que conscient des conditions de vie des locaux, je pense être suffisamment prés pour le réaliser, j’ai vraiment eu une profonde tristesse d’avoir perdu cette simplicité relationnel d’humain à humain.
Je ne dis pas que les Kenyans ne sont pas accueillants. Simplement il y a ce petite truc en plus qui fait qu’on attend quelque chose de moi..
La couleur de peau :
Et c’est biens sur la couleur de peau. Alors on passe ici du “Faranji” au “Muzungu”. Au moins ça change un peu de vocabulaire et de consonance.
Beaucoup moins présent cependant. Je pense que le
Kenya est un pays qui joue fort sur l’éducation, et ça se voit. Tout le monde parle Anglais, et souvent quelques petits mots de Français.
Ils ont l’habitude des touristes et aussi des expatriés. Je crois que le plus grande base britannique en Afrique est à Nanyuki, donc les blancs sont un peu moins exotiques. Ce qui ne fait pas de mal..
En revanche, j’ai toujours cet espèce de traumatisme lié à l’
Ethiopie qui me fait penser bizarrement. Blanc et noir. C’est bête mais c’est comme ça. Les prix, les regards, les relations. Je vois tout comme ça.
Ainsi donc je pense que cette idée du blanc, qui plus est soit riche touriste en safari soit expatrié qui gagner 50 fois le salaire moyen, nous colle à la peau. Même au cycliste crasseux et transpirant que je suis.
On attend quelque chose en échange de mes demandes. On attend quelque chose de moi tout court. En tout cas c’est l’impression que j’ai eu. Et c’est un peu pesant.
Alors qu’on soit bien clair, je ne me plains pas de ma condition de blanc en vacances permanentes, mais c’est juste que lorsque j’explique mon budget quotidien, ça remet un peu les choses à plat.
Conclusion :
C’était le premier pays du continent où je me suis vraiment relaxé, où les choses commençaient à être simple. Cette frontière entre le nord du continent et le sud. Les pays aux points noirs et ceux où la vie devrait être plus simple.
Rétrospectivement, c’était plutôt simple de voyager là bas. La vie n’est pas donné mais la nourriture et variée, les villes ressemblent à quelque chose d’agréable grâce à la culture Kenyane, le tourisme et les expats.
C’est un pays qui demande du temps tant il y a à voir. Et de l’argent aussi, étant loin d’être bon marché. La communication est icic facile car tout le monde parle Anglais et pour une fois les discussions ressemblent à quelque chose de constructif, à mon humble avis que mes collègues cyclistes partage.
La vie sauvage y est accessible en dehors des parcs nationaux.
C’était chouette. Je comprends pourquoi certains sautent le nord et commencent d’ici, où finissent ici. Mais ça c’est une autre question. Je le comprends mais ce n’est pas ma démarche.
Bien à vous !
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