La liaison par ferry
Bakou-
Turkmenbashi fonctionne toujours, je l'ai vérifié à la mi-juillet.
Il y a normalement un ferry par jour, à de rares exceptions près (dans la semaine qui avait précédé ma visite, il y avait eu un seul jour sans ferry).
Ce qu'il faut savoir, c'est que le transport de passagers est secondaire : ce qui compte, c'est qu'il y ait du fret à transporter.
Le terminal des ferries pour le
Turkménistan se trouve à l'est de
Bakou : au-delà de la gare maritime (deniz vagzal), continuer sur l'avenue Nefttchilar prospekti, puis Nobel prospekti,
traverser une voie ferrée puis prendre une allée sur la droite. Au bout, sur la droite, se trouvent deux petits bâtiments blancs, dont l'un indique "kassa" (caisse).
Il se peut que la fenêtre et les portes soient fermées, ne pas hésiter à frapper.
L'accueil n'est pas très chaleureux, on a plutôt l'impression de déranger. Mais avec de la motivation et un peu d'humour, on y arrive. Je parle russe, ça aide pas mal.
Je suis arrivé vers midi, la caissière m'a dit que le ferry venait de partir.
Elle m'a demandé de revenir le lendemain à 10 heures, et effectivement à l'heure dite elle m'a vendu un billet (71 manats, soit 90 dollars) pour le ferry qui allait partir.
Après, les choses se sont malheureusement corsées, mais ce n'est pas la faute au ferry...
Le consulat du
Turkménistan m'avait en effet garanti la délivrance d'un visa de transit de 5 jours à dates "flottantes", qui devait donc démarrer lors de mon entrée sur le territoire turkmène
(et m'éviter justement l'aléa de voir filer cinq jours fixes alors qu'aucun ferry ne partait de
Bakou). J'avais entre les mains un mail du consulat, avec un "numéro d'enregistrement" qui devait
me permettre d'"obtenir le visa à l'arrivée au
Turkménistan ou à l'ambassade du
Turkménistan à
Bakou".
Je pensais donc naïvement que j'allais prendre le ferry et obtenir le visa à mon arrivée à
Turkmenbashi (pour 55 dollars, m'avait-on dit).
Mais les choses se sont passées autrement : je me suis fait refouler par les gardes-frontières à l'embarquement.
Quand j'ai montré le mail, on m'a répondu qu'il me fallait impérativement un visa en bonne et due forme sur mon passeport.
Je me suis donc rendu au consulat du
Turkménistan à
Bakou (nouvelle adresse : Calil Mammad Guluzade 85 Mahalla 66/266a, je vous conseille vivement de prendre un taxi car c'est introuvable.
Tél. : 012 596 35 27. Ouvert lundi et vendredi de 9h30 à 12h30), qui, par chance, était ouvert le lendemain.
Et là, on m'a aimablement répondu que ma demande de visa (une simple demande de visa de transit de 5 jours, déposée 5 semaines plus tôt à
Paris)
était bien enregistrée, mais qu'elle était toujours "en cours d'examen" au Service des migrations du
Turkménistan. Et le mail du consulat à
Paris, et le numéro
d'enregistrement ? Il fallait que je téléphone au consulat à
Paris, ce qui avec les 3 heures de décalage et les 2 jours d'ouverture à
Paris (lundi et jeudi) s'avérait légèrement problématique...
N'ayant reçu aucune assurance du consulat du
Turkménistan à
Bakou, j'ai décidé d'annuler ma traversée de la Caspienne et de prendre l'avion pour
Tachkent.
Moralité :
Il y a bien des ferries réguliers
Bakou-
Turkmenbashi, qui embarquent des passagers.
Je vous déconseille vivement "l'arnaque" du visa turkmène à dates flottantes.
Je vous conseille de prendre à
Paris un visa de 5 jours à dates fixes (attention, ils demandent les visas des pays précédent et suivant, donc vous ne pouvez pas non plus vous y prendre des mois à l'avance),
qui sera bel et bien collé dans votre passeport... S'il y a des ratés avec le ferry, vous perdrez au plus un jour ou deux et il vous restera toujours au moins trois jours pour traverser le
Turkménistan en train
ou en bus et être dans les temps avant l'expiration du visa).
Pour ce qui est des demandes de visa turkmène ailleurs qu'à
Paris (
Bakou,
Istanbul...), je n'ai aucune info mais j'ai pas mal de doutes...
Vous l'aurez compris, le
Turkménistan n'encourage pas vraiment le tourisme individuel