Salut Samuel, Ce que je veux dire est que le marché doit réguler les "affaires" selon mon analyse. Dans un pays où la corruption est le premier, presque seul moteur de l'économie, ce principe devient crucial: l'obligation de recourir à des guides ou porteurs par la loi provoquerait un enrichissement très ciblé et un appauvrissement très généralisé de la population. Les agences pourraient augmenter leurs tarifs pour les rendre "occidentaux" avec les riches trekkeurs continuant à se rendre au
Népal, pendant ce temps, toute l'économie locale (transports, boutiques, restauration, hôtellerie,...) se ruinerait du fait d'un rétrécissement général du marché.
A l'inverse de cette "bhoutanisation" prévisible du
Népal, on peut militer pour que les villages, abandonnés des pouvoirs publics, loin des chemins de randonnées touristiques, puissent développer un ensemble de services (nutrition, santé, éducation) qui leur permettent de se sédentariser. Pour cela, des techniques existent: SRI, biogaz, diversification des cultures agricoles, relais internet puis e learning, parrainage, avec de vraies collaborations "Nord-Sud" avec des ONGs locales, matures et formées mais manquant cruellement de moyens.
La pratique montre, déjà actuellement, que la redistribution de la manne touristique ne profite qu'à peu de monde voire très peu: très belles villas autour de
Pokhara et pauvreté extrême dés 300m à l'écart des chemins principaux, longues files d'esclaves en partance pour la péninsule arabique à l'aéroport de
Kathmandu, porteurs en tongues à plus de 5000m, guides et porteurs décédés sans assurance sur l'
Everest en 2014. C'est criminel. Là, l'un Etat digne de ce nom devrait réguler!!!
Je ne reviens pas sur les questions de sécurité, qui sortent du champs purement économique mais tout aussi confondantes pour moi.
Ceci est mon opinion et je pourrais la modifier avec des arguments, lorsqu'ils seraient loyaux. Je ne pense pas que les instigateurs soient loyaux dans leurs argumentations et je pense qu'au contraire, ils cherchent à enrichir encore plus leurs adhérents, déjà richissimes. Ces derniers, curieusement, ne se précipitent pas pour nous aider dans le Makalu alors qu'ils ont été sollicités par nos amis népalais comme les autres entrepreneurs du pays pas davantage motivés d'ailleurs. Alors, aujourd'hui, je leur fais un appel officiel.

Sorry, un peu long mais tellement colère!