Bonjour,
Tout simplement, ce club n'est pas ouvert toute l'année et il ferme fin septembre. C'est un peu comme la "dernière" d'un spectacle, d'une pièce de thêatre.
Séjour à
Djerba la Fidèle du dimanche 14 septembre au dimanche 28 septembre.
Avant de faire le récit de notre séjour, je tiens à préciser que nous avons fait 6 séjours en 3 ans au Club Med, dont une semaine à Kemer en
Turquie en juin 2006, 2 semaines aux Almadies au
Sénégal en octobre 2006, 2 semaines à Otranto en
Italie en juin 2007 et que nous restons des inconditionnels du Club. Pour La Fidèle, soit on adore, soit on est déçu. J’avoue que pour nous, cela a été une grosse déception, partagée par beaucoup de gens avec qui nous avons discuté. Le reproche principal qu’on peut faire, et je suis surpris de ne l’avoir vu sur aucun des sites consacrés au Club, c’est l’absence totale d’isolation sonore des cases. Même si on aime faire la fête, on peut souhaiter se coucher à 1 heure, 2 heures du matin pour être en forme le lendemain. A la Fidèle, impossible. Il faut savoir que les parois des cases sont à claire-voie et qu’on entend absolument tout d’une case à l’autre. C’est encore moins intime qu’une toile de tente ! Alors, bien sur, comme il n’y a pas de night fermé et que la piste de danse est en pleine air, à côté de la piscine, avec une sono à fond jusqu’à 4 heures du matin qu’on entend dans toutes les cases du village, en fonction du vent, difficile de fermer un œil. Surtout que très souvent, ceux qui ont fait la fermeture, continuent la fête dans des « after » improvisés ou discutent devant leurs cases jusqu’à 5 ou 6 heures du matin. Dans ces cas là, 2 solutions : on serre les dents en priant pour qu’ils se taisent enfin ou alors on se relève pour leur demander un peu de calme. Cela peut très bien se passer et nous avons eu des jeunes voisins charmants qui se sont excusés, mais cela peut aussi se terminer en pugilat avec intervention de la sécurité (n’est ce pas, Gaëlle et Cyril, pourtant la trentaine et très sympa ?). Alors, si vous voulez passer une semaine à la Fidèle, soyez près à faire la fête jusqu’à l’aube tous les jours et ne pas dormir beaucoup. Sinon, n’y venez pas car vous serez forcément déçus. Le bruit n’est pas le seul problème de la Fidèle par rapport à d’autres villages, type Kemer (plébiscité par tous les habitués). En plus de laisser passer le bruit, les cases ont aussi l’inconvénient d’être sombres et mal éclairées. Et comme il n’y a pas de porte pour les toilettes et la salle de bain, mais des battants, type saloon, bonjour l’intimité si vous partagez votre case avec un inconnu. Bien entendu, pas de télévision, pas de téléphone pour l’accueil, pas de climatisation (en septembre, le ventilateur suffisait, mais en juillet/ août ?). Et enfin, pas de balcon ou de terrasse comme dans toutes les chambres que nous avons eu : pas de repos au soleil et si vous faites une petite lessive, compter 2 jours pour que cela sèche.
Le cadre ne fait pas non plus rêver, par rapport aux sites que nous avons connus. La plage, très propre au contraire de celles des hôtels voisins, est le seul argument en faveur de la Fidèle. L’unique piscine est quelconque et trop profonde pour accueillir l’aquafitness qui, du coup, se fait dans la mer, ce qui n’est pas l’idéal. Le sable, omniprésent, devient vite envahissant et pénible. Dans la longue liste des petits détails qui finissent par être irritant à la fin, il faut citer la pagaille à l’aéroport pour récupérer les clefs des cases, le disfonctionnement de la bagagerie, les serviettes de bains changées très irrégulièrement et souvent pas très nettes, la vaisselle jamais vraiment propre, les colonies de cafards ou de fourmis dans certaines cases, l’absence d’alcools variés et de qualité. La nourriture était correcte, mais pas exceptionnelle et il y a eu de nombreux cas de problèmes intestinaux. Côté activités sportives, les 8 courts de tennis en terre battue mériteraient le terme d’abattus tellement il y a de faux rebonds. Rien à redire sur la salle de musculation, bien équipée, ni sur les catamarans ou les planches à voile, en nombre suffisant. Par contre, impossible de bénéficier d’un transat, que ce soit autour de la piscine ou sur la plage : ils sont tous retenus, par une serviette ou par un livre. L’un des grands sujets de discussion fut aussi les nombreux vols commis, y compris dans les coffres mis à disposition dans chaque case. Le chef du village, Arnaud, a été quasi invisible la première semaine (à sa décharge, il est revenu le mardi du mariage de sa sœur en
France), et à peine plus présent la 2 ème semaine, contrairement à tous les autres CDV que nous avons connu. Par contre, il est clair que c’est un showman et qu’il adore faire la fête. Il serait plus à sa place en responsable d’activité qu’en CDV. Par contre, l’équipe des GO sports était très bien, comme partout. Que ce soit Vincent et Olivier au tennis, Xavier et Astrid au fitness, Guillaume, Simon, Caïs à la planche et au catamaran, Ibrahima aux sports terrestres, Ruggério, le CDS, et j’en oublie pleins, ils sont tous compétents, disponibles, de bonne humeur et ont tous une santé de fer pour tenir le rythme de ce village.
Concernant les activités extérieures, nous en avons testées plusieurs, et là aussi déception. Pour la sortie quad, par exemple, cela a commencé par le GO responsable des excursions qui a voulu nous rouler. Le prix de la sortie était de 50 dinars par personne, mais au moment de signer la fiche, il avait discrètement porté 200 dinars pour nous deux. Comme je lui pose la question, il me répond que 50 dinars, c’est pour les 125cc, mais qu’il ne les propose jamais car tout le monde préfère les 250cc. Nous lui faisons rectifier le montant et nous constaterons plus tard que nous avons bien raison. Le jour convenu, nous sommes transférés à la base, située à 10 mn en voiture, alors qu’il existe une multitude de loueurs à proximité. Naïfs, nous pensons qu’ils ont été sélectionnés par le Club pour leur professionnalisme. Grosse déception ! Les machines sont vétustes, avec des pneus complètement lisses, les démarreurs ne fonctionnent pas et il faut à chaque halte enlever le siège et contacter les fils électriques directement sur la batterie, et à l’usage, les freins se révèlent inopérants. Pas de consigne de sécurité, aucune information sur le fonctionnement des engins. Bien pire, tous les moteurs sont déjà en marche, lorsque notre « guide » constate qu’il manque de l’essence dans le buggy qui nous accompagne. Qu’à cela ne tienne, il apporte un bidon qu’il verse dans le réservoir, alors que les 2 GM sont déjà assis ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Après une heure de balade sur un chemin sablonneux à 15 km/h (où est l’intérêt de conduire des 250cc ?), nous arrivons sur une plage de sable dur où nous pouvons enfin poussé nos machines. A peine avons-nous accéléré que devant moi, un casque s’envole. J’ai pensé que le conducteur ne l’avait pas attaché, mais pas du tout : c’est la coque de protection qui s’est détachée et il est resté avec la mentonnière comme seule protection !
Pour le stage de kytesurf (195 € les 6 H), là aussi, grosse déception. Nous avions dû payer dès la réservation, en indiquant les jours que nous souhaitions pour pratiquer cette activité. Preuve d’une belle organisation ? Pas vraiment. Sur place, tout le monde s’inscrivait au fur et à mesure, pour n’importe quel jour. Le lundi matin, transfert sur le site, mais pas assez de vent (pourquoi avoir fait le trajet ?). Rendez vous est pris pour 14 H. Toujours pas assez de vent : revenez à 15 H. Puis le mardi matin à 10 H. Toujours pas de vent. Revenez à 14 H : nous ferons 2 fois 3 H. La séance durera finalement à peine 2 H 30. Mais, bon, le vent est un impondérable. Par contre, les moniteurs, des locaux, parlaient à peine le français et pas du tout l’anglais. Mais ce n’était pas grave puisqu’il n’y a eu presque aucune consigne sur la sécurité et que l’enseignement été des plus rudimentaires. Mais le jeune qui nous faisait la démonstration a failli arrêter parce que 2 ailes ont été abîmées, ce qui paraît normal pour des débutants. Ils ont retardé au maximum le moment de commencer sur la planche, mais nous ont proposé des la fin du cours un complément...avec supplément bien sur !
Nous n’avons pas tenté les excursions, mais ceux qui s’y sont risqués ne nous ont rapporté que des échos défavorables : beaucoup de trajet en 4 X 4, visites peu intéressantes, pas beaucoup de commentaires. On nous a même signalé que durant la sortie de 2 jours, un GM qui avait voulu dormir dans les dunes à quelque distance des tentes a été oublié le lendemain matin : les guides sont venus le récupérer au bout d’une heure, complètement paniqué.
Nous avons fait plusieurs incursions à
Djerba la Douce, située à un quart d’heure à pied : aucune comparaison, le paradis et l’enfer. D’ailleurs, nous avons essayé d’y obtenir un transfert pour la 2ème semaine, mais c’était complet. En conclusion, je dirai que
Djerba la Fidèle n’est pas en rapport avec la qualité habituelle du Club. J’ai fréquenté pendant des années l’UCPA et j’ai eu l’impression de m’y retrouver. Même s’il a fait plutôt beau temps, que nous avons rencontré des gens sympathiques et passons de bon moment, dans l’ensemble, nous sommes très déçus de notre séjour, surtout lorsqu’on a connu d’autres villages. Nous ne remettrons plus les pieds à Derba la Fidèle et je vous la déconseille, sauf si vous souhaitez faire la fête toutes les nuits jusqu’au matin et rien d’autre.