Bonjour
je rentre d'
Inde et j'ai assisté à 2 reprises à des scènes de violence policière
Lors de mes précédents voyages j'avais déjà été témoin de ce type de violence mais celles ci m'ont particulièrement frappée.
Ca s'est passé à Maduraï.
Devant le temple j'ai vu de loin un flic qui venait de casser une badine (?) de bambou sur un vieil homme. Celui ci avait visiblement mendié auprès d'un groupe de touristes qu'il croisait.
Le vieil homme s'est écrié contre le flic qui nonchalamment faisait demi tour.
J'ai d'ailleurs été étonnée qu'il le proteste car les autres fois les Indiens que j'avais vus maltraités par la police s'écrasaient.
Il agitait ses bras vers le ciel, bien sûr je ne comprenais rien à ce qu'il disait mais il est resté ainsi longtemps à crier de façon désespérée dans le dos du flic même une fois celui ci ayant tourné au coin de la rue. Un homme, âgé lui aussi, s'est approché de lui avec un air compatissant et l'a lentement calmé.
Un autre soir, toujours à Maduraï, dans la rue de mon hotel j'entends des éclats de voix portée par un mégaphone et des bruits de galopade. Je pense à une manif et sors dans la rue pour voir ce qui se passe.
Une bonne dizaine de policiers avancaient de façon méthodique pour détruire boutique après boutique tous les toits qui débordaient sur le trottoir, détruisant au passage les étals et confisquant tables et chaises situés à l'extérieur des échoppes.
Le ratissage a été rapide, brutal, sauvage. En quelques instant le trottoir s'est vidé, les avancées de toit arrachées
Un enfant aidait dans la précipitation un vieil homme à rentrer livres et journaux à l'intérieur de leur échoppe, l'encombrant totalement, ils n'avaient plus la place d'y tenir.
J'ai vu un commercant récupérer sa table déjà embarquée dans une remorque moyennant bakshish.
Le manager de l'hotel m'a expliqué que le big Boss (équivalent de notre maire?)était présent et que les policiers faisaient du zèle pour faire respecter l'interdiction pour des commerçants de déborder sur la voie publique, que le lendemain il repasseraient toucher leur pots de vins. Ils ponctionnent par mois et par commercant environ 200 roupies pour fermer les yeux.
enrick