Bonjour
Tu as écrit : "je souhaite obtenir le visa méditation pour la
Birmanie".
- Tu as donc un centre de méditation qui te sponsorise ou qui accepte d'engager sa responsabilité pour t'accueillir dans le pays afin que tu puisses méditer (et non pas voyager). Le centre de méditation est responsable des "yogis" aux yeux des autorités birmanes – qui soit dit en passant ne font pas de concessions et ne sont pas des anges. Il est arrivé pendant certaines périodes critiques notamment après les événements de septembre 2007 que certains centres (je préfère ne pas les nommer) aient à se présenter à l'immigration avec le petit groupe de yogis occidentaux en personne dont le centre avait la responsabilité.
Quant tu quittes le centre – pour aller dans un autre centre par exemple – tu dois avoir l'accord du Sayadaw (moine responsable du centre), ce qui normalement ne peut se faire qu'après quelques semaines de résidence dans le pays et après que le visa de méditation ait été prolongé (6 mois seulement peuvent être accordé ou bien un an dans le meilleur des cas).
Tu peux dans ce cas saisir ta chance et "voyager", le nombre de jours n'étant pas compté, pendant ton transfert entre les deux centres.
Important: il faut quant même savoir que lorsque tu demandes ton extension de visa par l'intermédiaire du centre qui s'en occupe, tu ne seras plus en possession de ton passeport jusqu'à ce que la prolongation te soit accordée. Depuis les fameux événements de septembre 2007, la tendance des autorités est de garder les passeports sous le coude et les oublier dans les tiroirs et le rendre seulement après de longs mois d'attente.
"L'oiseau" = le méditant ne peut pas bouger ou s'éloigner du centre, complètement isolé du monde (dans le cas de Pa'auk à
Moulmein par exemple). S'il advient une urgence pour des raisons familiales et que vous ayez à sortir rapidement du pays, vous serez soumis aux 3 dollars d'amende par jour dépassé sur votre visa. Je connais une personne qui a dû sortir rapidement de
Birmanie pour des raisons personnelles et a dû payer quelques 600 dollars d'amende pour les jours de dépassement (alors qu'il était en attente d'un visa de séjour longue durée). Bien y réfléchir avant d'agir.
- Tu n'es pas la première à demander ce visa de méditation (valable 8 à 12 semaines selon les pays d'origine où tu le demandes). D'autres l'ont fait. Il en résulte une difficulté croissante – selon les pressions internationales auxquelles le régime est soumis ou les circonstances – des élections sont prévues en 2010 et la junte ne tient pas à ce qu'il y ait des visiteurs occidentaux, observateurs indésirables, à cette période – pour les autres méditants qui veulent réellement aller et rester dans ces centres de méditation.
- "et si ce visa pouvait
me faire avoir des problèmes si
je voyage". Double jeu or le "je" n'existe pas (anatta). Un tel comportement désinvolte – se soucier de "soi" et de ses petits problèmes perso – fait preuve de beaucoup d'égocentrisme. Il faut savoir que ce sont davantage les locaux qui vont se faire "taper sur les doigts" à cause de vos erre (ure)ments. Dois-je le mettre sur le compte de l'insouciance ou de l'inexpérience !
- "L'ambassade – un visa s'obtient au consulat – elle (lui) m a bien précisé que je ne pourrais pas voyager... parce que sur mon visa était écrit que c t un visa méditation". Le consulat ne précisait pas cela il y a quelques années mais s'il le fait aujourd'hui, c'est que peut-être d'autres ont eu la même idée que toi et abusé de ce type de visa.
- "Or il
m a semblé avoir entendu que des personnes avait voyagé aussi avec". N'écoutez pas ce que l'on vous dit ! Faites ce que votre cœur vous souffle (Kalama sutta).
Une réponse que vous n'attendiez peut-être pas mais dont il faut tenir compte pour mieux connaître la réalité birmane.
Avec toute ma bienveillance.
vipassana.