Pourquoi il est parfois difficile de changer de l’euro en Amérique latine ?Beaucoup de gens s’imaginent que s’il est difficile, voire impossible, de changer des euros dans le premier bureau de change venu, c’est parce que l’euro n’est pas bien coté dans le pays. C’est une vue très courte et totalement erronée du problème. D’abord, et on s’en serait douté, les bureaux de change sont des indépendants qui ne vivent que de ça. De très nombreux locaux s’adressent à eux pour se procurer du dollar en vue d’un voyage aux
USA, ou à
Panama, ou autres pays dans lesquels beaucoup de choses se payent en dollars sans problème comme c’est le cas des pays d’
Amérique centrale.. Ils sont donc tout disposés à acheter du dollar à prix correct (pour le vendeur), car ils ont eux-mêmes une forte demande à la revente. Par contre, sur l’Euro c’est tout le contraire, car très peu de locaux se rendent en Europe, pour des raisons évidentes. Comme ils n’ont pas de revente assurée et que chaque achat fait une immobilisation d’argent jusqu’à ce qu’il soit vendu à nouveau, ils ne vont accepter d’acheter de l’euro que s’ils gagnent beaucoup au passage et vont se montrer particulièrement exigeants sur la qualité du papier des billets. Par exemple un billet qui est fendu au pli sur 3mm ne sera pas accepté, il sera jugé inrevendable, surtout avec la mentalité et les exigences des locaux qui ont les moyens de se payer un voyage en Europe.
Les banques internationales échappent complètement à ce système de « petits commerçants »
Concernant les cartes bancaires :A bien voir avant le départ avec sa banque : Faire relever le plafond glissant sur 7 jours, qui par défaut est toujours sur le minimum. Attention, dans toutes les banques il y a un plafond pour les retraits dans le pays
(pour moi la France) et un plafond complètement différend - et beaucoup plus limité - pour les retraits à l'étranger. Il faut donc bien négocier son
plafond de retrait à l'étranger avec de partir. Il faut insister sur les mots
« retraits à l’étranger » avec son gestionnaire de compte. Il peut se tromper et aussi se tromper volontairement afin de limiter vos dépenses. Il est en effet plus facile de dire à un client que si sa transaction est refusée c'est à cause d'un problème de plafond de carte, que de lui dire qu'on ne veut pas lui donner plus d'argent. Dans ce cas le client pourrait lui reprocher au retour de l'avoir abandonné dans la merde jusqu'au cou, à l'étranger, et avec toute sa famille... J'y ai eu droit il y a une dizaine d'année, et mon attaché de compte m'a dit au retour
« Oh, mon dieu, quel bêta je suis, je me suis trompé ! Au lieu de relever votre plafond à l’étranger j’ai relevé le plafond en France... Excusez-moi, je suis vraiment désolé »
Durant cet incident, j’étais bloqué dans un hotel de
Palenque avec toute ma famille sans pouvoir bouger, alors que mon compte HSBC était parfaitement provisionné...
D'autre part, si la majorité des banques appliquent ce système de 7 jours glissants, certaines banques comme le LCL limitent les retraits à un seul retrait par jour quelque soit son montant. Le problème est que dans les pays d'Amérique latine, chaque retrait est lui-même limité en fonction du niveau de vie du pays, mais aussi par mesure de sécurité si quelqu'un embarque un touriste au distributeur sous la menace d'une arme.
Il faut savoir que pour les banques européennes, toute l’Amérique latine est classée à haut risque, et que toute transaction suspecte est systématiquement refusée, particulièrement à l'AMEX (American Express) qui m'ont téléphoné personnellement lors d'un achat d'un ordinateur. Lorsqu'ils m'ont appelé j'étais encore dans la boutique en train d'attendre l'accord de transaction (concessionnaire Apple d'
Asuncion). Ils voulaient juste s'assurer que c'était bien moi !