412 km, 5 jours, un genou, du plaisir, des rencontres et des galères.
Voila qui résume ce premier voyage à vélo qui se voulait un test pour mon équipement, ma motivation et mes capacités physiques. Je suis donc de retour à
Paris après une semaine extraordinaire.
Contre toute attente, la solitude est loin d’être aussi terrible que l’on a voulu me le faire croire et même complètement illusoire. Durant ces quelques jours, je n’ai pas eu une seconde pour m’ennuyer. Mon temps s’est naturellement divisé entre le pédalage, les pauses chez l’habitant et le sommeille.
Le planning était simple : debout avec le soleil, départ deux heures plus tard, un coup d’eau et des sucreries toutes les heures, une pause plus longue à 10h et à 16h au chaud chez l’habitant, un casse-croute le midi et pâtes/saucisson le soir, tout deux aussi en intérieur, et bien sûr planter la tente dans un jardin quand la nuit approche.
De cette manière j’ai multiplié les contacts, rencontrant des gens extraordinaires, des gens bien, des moins bien, d’autres qui m’ont claqués la porte au nez où tout simplement des gens sympas...
Je garderai toujours d’excellents souvenirs de ce premier voyage et je n’oublierai personne. Je remercie la toute première famille qui m’a accueillie, si tout le monde était aussi sympa
Pékin Express n’aurait rien de difficile, une grosse pensée pour les parents de Chloé et du petit Ulrich qui m’on invités à leur table et reçus comme un membre de la famille, mes remerciements à la sœur de Manon qui du haut de ses six ans m’à tout de suite adopté, j’espère que mon dessin et mon petit mot t’auront plus, un clin d’œil à un ch’ti descendu dans l’
Aube, la Poule d’Eau Unité 10, et à Rheges, une mention spéciale pour Jean-Luc, curé belge d’Arcy, qui a été génial, et pour Christian avec qui j’ai fait le voyage de retour et qui est certainement la personne avec laquelle j’ai le plus rigolé.
Bien sur je n’oublie personne mais ne peux pas citer tout le monde, merci à tout ceux que j’ai rencontré sans connaitre le nom, qu’ils soient camionneurs et m’aient fait signe alors que j’étais moitié mort sur le bord de la route, commerçants, bonne sœur, garagistes et à tous mes hôtes.
Me voilà donc de retour avec le souvenir de paysages splendides, de campagne, de vent à 120 km/h, de températures négatives, de neige, de générosité, de méchanceté, de fatigue, de blessure (oui, mon genou est synthétique maintenant, en titane, pus de soucis donc^^), d’euphorie et de moments de folie.
Certains diront que j’exagère, moi je vous réponds faites le : cinq jours çà semble court et pourtant on en voit des choses en cinq longs jours.
Conclusion : j’ai trouvé ma voie, à bloc pour cet été, à bloc pour l’Europe !