Forme de voyage en vogue,
la chirurgie esthetique, et concernant la
Thaïlande, j'ai trouvé cela dans le journal Agefi.
C'est intéressant sur le point de vue sociologique, et aussi sur ce qui situe dorénavant la
Thaïlande comme étant une destination pour ce type de médecine.
(il y avait pas de rubrique VF "voyager pour la chirurgie esthetique"

).
La
Thailande, nouveau miroir
des Narcisse en mal d'idéal
La chirurgie esthétique rencontre un succès croissant dans
le monde. Le Royaume de Siam en tire largement profit.
FREDERIC THERIN
A
MUNICHMiroir, miroir, dis-rnoi que je suis Ia plus belle... Pour améliorer tel ou tel aspect de leur corps, certames personnes ne reculent devant rien. La <bistouri-mania> est une industrie florissante. Les Britanniques ont ainsi dépensé l'an dernier près de 539 millions de livres (1, 31 milliard de francs) pour se refaire le nez, les lèvres ou la poitrine. Ces revenus ont explosé de 50% en un an et us ont quadruple depuis 2001. Le cap symbolique de I milliard de livres (2, 44 milliards de francs) devrait pour sa part être dépassé des 2009. Une rapide visite en
ThaIlande montre que l'orgueil qui pousse les patients a succomber aux charmes> de la chirurgie esthétique fait plus d'un heureux...
Du Botox a prix cassés Michèle Gray est une australienne qui ne supportait plus de se regarder le matin dans un miroir. Ses premieres pattes d'oie aux coins des yeux ne cessaient de lui casser le moral. Sur les conseils d'une amie, elle s'est décidée a prendre un vol pour
Bangkok. Une injection de Botox lui a permis de retrouver en quelques minutes son regard d'antan (c'est tout du moins son impression). Certains pourraient trouver etrange l'idée d'aller dans le royaume de Siam pour se faire refaire levisage. Mais Michèle ray a économisé dans cette operation mineure une somme rondelette de 1000 dollars australiens (1037 dollars) par rapport a une intervention similairedans une clinique de
Sydney. Pour les opérations plus lourdes, le rapport qualite/prix est encore plus a l'avantage de la
Thailande. Une retouche de la paupiere vous coutera a peine 800 dollars (963 francs) dans ce pays d'Asie contre 3500 dollars (4213 francs) aux
Etats-Unis ou 4600 dollars (5537 francs) dans la capitale anglaise. Une liposuccions elle, <<bradée>> a
Phuket pour environ 2000 dollars (2407francs) contre 4000 dollards defrancs). Lorsque l'on sait qu'auxEtats-Unis, 45 millions de personnes n'ont pas de couverture médicale, on peut comprendre le potentiel de ce marché. L'an dernier, près de 150.000 Américains (certains experts avancent le chiffre de 400.000) seraient allés se faire soigner a l'étranger. Et ce chiffre devrait encore doubler en 2007. Des agences de voyages spécialisées ont été créées. BlueChoice HealthPlan en Caroline du Sud
envoie ainsi ses clients a
Bangkok dans l'hôpital de Bumrungrad. Urn hôpitaL beau comme un paLace Cetimmense complexe medical,
situé en plein cour du quartier des affaires de la capitale thailandaise, devrait accuellir cette année près de 500.000 patients otiginaires
de plus de 150 pays différents. <<Nous offrons un produit digne d'une Mercedes pour le prix d'une Toyota, explique lars Ruben Toral, le bel américain en charge du marketing du groupe. Cet établissement ressemble en effet a unhôtel deluxe. Des halls d'accueil tout en marbre, des concierges dignes d'un palace, des dossiers electroniques qui dvitent toute paperasserie... Ce centreemploie plus de 900 mddecins thaIlandais qui ont été formés pour plus de lamoitlé d'entre eux a l'étranger. L'hopital possède même un guichet de bienvenue au nouvel aéroport de la capitale. Un service de limousine peut ainsi chercher le patient a sa sortie de l'avion pour l'amener directementvers sa chambre médicalisée. Bumrungrad ne manque pas de concurrence dans son pays.
Le
Bangkok International Hospital propose notamment des checkups médicauxcomplets (radiographie de lapoitrine, electrocardiogranime, analyse sanguine et test de depistage pour le diabète) pour la modique somme de 165 dollars (198, 50 francs). Le
Bangkok Phuket Hospital, qui appartient à un réseau de quinze cliniques privees baptisé
Bangkok Hospital Group, effectue pour sa
part surtout des operations de chirurgie esthdtique. Cette spécialisation des hôpitaux date de la fin des anndes 90.
Au debut de cette décennie, de nombreux groupes privés thailandais croyaient en effet faire fortune en ouvrant des hopitaux géants. Mais la crise économique de 1997 et la devaluation du baht ont force plusieurs établissements a fermer leurs portes. Ce pays abrite toutefois encore plus de 400 hopitaux privés. <<1! existe plus de 40.000 lits hospitaliers privés et 90.000 lits publics, calcule Peter Lindner, directeur general adjointdugroupe Samitivej qui possède 13 hôpitaux dans le royaume. Il y a cinq ans, la surcapacité hospitalière approchait 50%.>> Pour survivre, les hôpitaux ont tenté de se différencier de leurs rivaux en proposant notainment une qualite de service unique au monde. La recette semble fonctionner. Et puis tant que l'homme restera orgueilleux et envieux, la chirurgie esthétique
a encore de beaux jours devant elle. A
Bangkok, les operations sont de surcroit peu coflteuses; Une bonne nouvelle pour les avares.
Cette ville est aussi connue pour sa luxure. Quatre péchés assouvis en un seul et même endroit.
Qui dit mieux?
- -
fin de la citation.