A qui demander l’asile un dimanche soir quand il s’agit de fuir le petit écran et les crises d’hooliganite aigue ? Au grand écran pardi (sans toutefois jeter complétement la pierre au petit frère qui diffuse des séries danoises kiffantes)
Claus Pedersen (joué par Pilou Asbaek, un des acteurs de Borgen, à croire qu’il n’y a que dix acteurs au
Danemark), un militaire gradé, emmène en territoire (présupposé) afghan un commando de gaillards bâtis comme des armoires. Ils côtoient le néant, se cognent l’insoutenable... et tournent de l’œil face à la mort.
La famille de Pedersen, elle, est restée au
Danemark. Elle se délite lentement en l’absence du père, un des trois stroumpfs en fait voir de toutes les couleurs à sa mum.
A la mi-temps du film, l’officier rentre à
Copenhague. Pas pour une
perm’ amplement méritée, mais pour comparaitre devant une cour martiale, après avoir mené une opération durant laquelle des civils ont trouvé la mort.
Aussi blindé soit-il, voilà le héros, père de famille et soldat, rongé par les souvenirs et le doute, confronté à une détonante introspection morale, qui constitue la deuxième partie du film.
A war est un film sur la guerre et ses ravages, puissant, qui cogite et fait cogiter, sans asséner de vérités.
A lire, dans la lignée... de mire : Sans blessures apparentes (Jean-Paul Mari)
« Le silence, c’est ce qui enferme le traumatisé » (Jean-Paul Mari)
Et au rayon photos :
www.jamesnachtwey.com/
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