Gordrash · 14 août 2019 à 12:01 · 316 photos 49 messages · 7 participants · 7 215 affichages | | | | Bonjour tout le monde. Me revoici, les vacances étant terminés, voici le temps de vous les narrer. Cette année, nous sommes partis vers le Nord. Allemagne, Danemark, Suède, Norvège. Un périple en voiture, où nous avons emportés nos vélos pour quelques balades sportives.
L' Allemagne, nous connaissons déjà un peu. Pas de surprises. Mais en ce qui concerne les autres pays, c'est pour nous la découverte. La nature est très présente et respecté. Les gens sont accueillants et le stationnement rigoureux. Attention ! Au Danemark, les infrastructures cyclables sont d'une qualité exemplaire et présente partout.
En cette période de l'année, les jours ne finissent plus. Les soirées s'étirent délicieusement et les matins nous prennent toujours de vitesse.
Nous avons essayé de faire une petite boucle dans le temps imparti, et je vais vous raconter ça. Regardez. | | | Bonjour,
J'attends la suite de ce beau periple avec intérêt. | | | J'espère que vous le trouverez beau  Je ne suis pas un rapide, mais ça viens. | | | Bonsoir
j attend le suite de ce beau voyage Cordialement bernard | | | Je m'abonne à votre récit car votre parcours me plait. Nous avons fait 2 fois la Norvége (été et hiver) et coupler ce magnifique pays au danemark et suède me tente bien. | | | Bonjour, en habitués et amoureux des pays scandinaves, j'attends le récit également. Merci pour le partage | | | Impatient de lire vos aventures  Vivien | | | Merci à vous tous, la suite arrive :) | | | Samedi 29.06.19
Ça y est, départ de la maison vers 8h. La voiture est déjà chargée, il ne nous reste que quelques affaires à mettre. Le GPS est paramétré, il fait chaud sur la route, mais la circulation est fluide. Nous partons vers le nord de l’ Allemagne, direction Brême. Nous faisons rapidement une halte sur une petite aire d’autoroute, pour mettre un livre audio, qui va nous accompagner en chemin.
Vers 13h, nous faisons un arrêt à Horten-Hardenberg pour manger dans un McDo, puis poursuivons. Sur l’autoroute, nous avons plusieurs ralentissements, à cause des travaux.
Nous arrivons à destination, soit Oyten, à 16h30. Nous quittons la route pour un chemin, sur environ 300m, et nous trouvons la maison sur notre gauche. Avec Romane, nous allons reconnaître les lieux et trouver notre hôte qui est sensé être là. Nous frappons à la porte sans obtenir de réponses, puis nous sonnons. Finalement, une dame arrive, toute souriante et nous accueille. Elle s’était endormie. Elle nous montre la cuisine où nous avons une place dans le frigo et le congélateur, puis nous montons un escalier qui mène à notre chambre et à la salle de bain qui nous est dédiée. Dans la chambre mansardée, se trouvent deux lits, une armoire, un guéridon avec une bouilloire, du thé et du café soluble, une table et des chaises et nous avons aussi accès à un grand balcon qui donne sur le jardin arboré, à l’arrière de la maison.
Nous sortons les affaires de la voiture et je prends une bonne douche pour me remettre de la route. Puis, avec Magali, nous sortons les vélos, pour aller faire un tour à Brême, d’où nous sommes séparés d’une quinzaine de kilomètres, soit environ à 1h de pédales.
Pour quitter Oyten, nous roulons sur de charmantes petites route de campagne. Puis nous atteignons un grand axe routier, et à partir de là, il y a une piste cyclable qui nous conduit jusque au bout. Avant d’arriver au centre-ville, nous longeons la rivière (ou le fleuve, je ne sais pas) Weser, qui semble être un lieu de promenades privilégié des habitants. Un festival semble être en train de se monter, avec tout un tas de bricks et de brocs, de bout de palettes et de stands en construction.
Nous tournons à droite sur l’ancien mur d’enceinte pour atteindre la ligne de tram, que nous suivons sur la droite, pour passer devant la cathédrale St Pierre, puis l’hôtel de ville, en poussant nos vélos. Une jeune mariée se fait prendre en photo avec ses demoiselles d’honneur devant ces beaux bâtiments. Puis nous allons traverser le quartier en face, tout de briques rouges, où se trouve également l’office du tourisme. En sortant de ce quartier, nous prenons la décision de rentrer, satisfait de cette première prise de contact avec la ville.
Le retour se fait de la même manière que l’aller, avec un chemin peu où prou identique. Ce soir, après la douche bienfaitrice, en guise de repas, nous faisons des pâtes instantanées. Nous avons pris un petit stock de nourriture avec nous pour limiter nos dépenses. Nous mangeons tranquillement sur la terrasse, où se trouve une table ronde et des chaises et profitons du soir qui s’étire agréablement. | | | Sympa cette première étape 😀, vivement la suite ! | | | Dimanche 30.06.19
Quand je me réveille, à 7h, le jour est déjà lumineux, mais j’ai encore sommeil. Je me lève malgré tout avec Magali et nous prenons notre petit-déjeuner sur la terrasse, au calme. Puis alors que Magali se prépare pour aller courir dans le quartier, je sombre sur le lit, pour n’émerger qu’à 10h. Magali est déjà rentrée de son sport matinal et Romane sort des bras de Morphée.
Ensuite, nous prenons la voiture tous les trois pour aller visiter Brême plus longuement. On trouve une place en bordure de l’hyper centre pour laisser la voiture et nous allons montrer à Romane le joli centre ville que nous avons repérer hier soir. La petite statue des animaux de Brême a beaucoup de succès et il est difficile de s’en approcher. Ce n’est pas grave, nous en trouverons une plus coloré un peu plus loin.
Nous faisons un tour succinct dans cette belle ville, puis passons faire un tour à l’office du tourisme avant de reprendre la voiture, pour nous rendre dans le quartier du Schnoor. Ce n’est pas très loin et nous aurions même pu y aller à pied. C’est un quartier charmant, avec de petites maisons, anciennement des maisons de pêcheurs, et des ruelles sinueuses. Des boutiques, des galeries, des restaurants, le soir, ce doit être animé. Avec Romane, nous mangeons une grosse glace. Le soleil tape fort, et ça fait du bien.
Puis, nous poussons plus loin, dans le quartier Das Viertel, réputé bohème et décontractée. Plusieurs grapheurs se sont essayés contre les murs. À l’entrée du quartier, on peu trouver une œuvre intéressante. Une vision contemporaine de l’artiste, des animaux musiciens de Brême. Quel artiste ? Je n’en ai aucune idée. Nous marchons dans les petites rues, parmi les maisons colorés et leurs jardins.
En milieux d’après-midi, la chaleur est écrasante. Nous rentrons nous poser un peu. Une bonne douche et je m’écroule quelques heures, avant de manger le repas du soir. Dis-donc, je suis bien fatigué, moi ! | | | Lundi 01.07.19
Mince. Les nuits qui précèdent les grands trajets, ne sont pour moi, généralement pas très synonyme de repos. Une bonne partie de la soirée et tôt le matin, je me suis battu contre ces énervants petits insectes, qui, si l’on n’y prend garde, provoqueront notre extinction de multiple manière. Le son de leur vol, nous indique leur présence, mais leur petite taille nous la dissimule. Sournois et tenaces, ils ne lâchent l’affaire, qu’une fois repus de votre sang, laissant en paiement, une petite protubérance cutanée, qui démange furieusement. J’ai nommé, le moustique.
Magali me réveille donc à 7h30, pour prendre le petit-déjeuner sur le balcon au soleil. Puis nous chargeons la voiture et prenons la route vers 8h30. Nous avons prévenu notre hôte, hier soir, de notre départ matinal.
Peu après la frontière du Danemark, nous nous arrêtons à Brunde, afin de manger dans un McDo. En Allemagne, les bouchons dus aux travaux nous ont bien ralentis. Le soleil aussi nous a fait souffrir. Mais heureusement, le ciel s’est couvert et la température est devenue acceptable. Puis nous traversons le grand pont, à la sortie duquel se trouve le péage. La route se poursuit, et nous finissons par arriver dans l’après-midi.
Grace aux messages échangés avec notre hôte avant le départ, nous trouvons tout de suite la maison et la clé pour y entrer. Nous avons pour nous, le logement entier et tout son équipement. Nous nous trouvons dans un quartier résidentiel, qui semble calme et cosmopolite, proche d’un parc de verdure.
Nous déchargeons la voiture et avec Magali, nous allons faire un tour dans le parc. Un complexe sportif occupe un petit morceau, puis les chemins nous conduisent entre les arbres, aux pieds de petites collines artificielles et autour d’un petit lac. L’herbe est tondue juste au bord du chemin. Au-delà, elle est laissée haute, favorisant les abris pour les insectes et les petites créatures. Quelques tables à picnic sont disséminés de-ci, de-là. Magali repère les lieux, pour venir courir demain matin.
Puis on rentre manger et nous nous installons pour la nuit. | | | Mardi 02.07.19
Ce matin, nous laissons Romane dormir et avec Magali, après notre petit-déjeuner, nous sortons les vélos de la voiture et allons affronter le vent, qui est bien fort aujourd’hui, pour aller découvrir Copenhague. Le GPS nous indique environ 1h de trajet.
Nous prenons donc la piste cyclable qui passe devant la maison et partons vers la droite. Rapidement, nous sortons de l’agglomération et roulons dans la campagne, en compagnie des moutons. Nous quittons la piste, pour un chemin, où nous devons, par deux reprises, faire du portage sur un petit pont en bois qui enjambe un ruisseau. L’eau n’est jamais très loin et alors que nous avons rejoint la piste, nous passons près d’un joli petit port de plaisance. Plus loin, en bordure d’un village, dans les jardins, flotte le drapeau danois au sommet de mâts.
La partie campagne du trajet se termine. Nous rejoignons une grosse route qui va nous conduire jusqu’en ville. Mais pas de panique pour notre sécurité, de chaque côté de la route, une grosse piste cyclable en parfait état, nous garantis de ne pas entrer en contact avec les véhicules motorisés. Aux croisements et carrefours, qui sont quelques-uns, un dispositif est installé, pour ne pas avoir à poser le pied au sol, en attendant le feu vert.
On entre doucement en ville. La quantité de cyclistes augmente en conséquence. Certains, ou certaines, "envoient du bois", comme on dit dans certains milieux. Nous passons devant un café de l’âge de pierre, qui nous prouve, s’il en est, des bienfaits de la conservation, qu’offre le froid nordique. Puis nous passons devant la gare centrale et le parc Tivoli, l’un des plus anciens parcs d’attractions du monde, et pour finir, la Rådhuspladsen, ou City Hall Square.
Nous voilà donc au cœur de la ville. De là, nous allons suivre un itinéraire touristique dans la ville. Par de petites rues, nous passons devant le Vor Frue Kirke (Cathédrale Notre-Dame de Copenhague). Puis d’autre petites rues, pour arriver devant Rundetårn (tour ronde du 17iem siècle, avec observatoire). Ensuite, nous atteignons le Kongens Have que nous traversons vélo à la main. Le château de Rosenborg est beau et les touristes se pressent à l’entrée.
Nous ressortons par l’autre côté, en face du National Gallery of Danmark, prenons d’autre petites rues, passons devant l’église Jerusalem, et entrons dans l’enceinte du Kastellet. C’est un ancien fort militaire, avec caserne, église, moulin, place et tout.
| | | (Suite de mardi 02.07.19)
À l’autre bout, nous sortons, tournons à droite, et arrivons à la petite sirène sur son rocher. C’est un emblème de la ville, connu mondialement. Bien sûr, il y a de nombreux touristes. Un hydravion s’est posé il y a peu et traverse la baie pour se garer à Nordic Seaplanes.
On continue en longeant l’eau, nous passons devant Amalienborg Palace (la résidence d’hiver de la reine), et traversons le pont Inderhavnsbroen et allons rouler sur les pavés de la rue Overgaden Oven Vandet. Puis on tourne à gauche pour aller voir l’Église de Notre Sauveur, dont le clocher, très original, monte en spirale.
Après, nous allons dans le surprenant quartier Freetown Christiana. Un quartier d’artistes en tout genre, mais pas que. Nous sommes accueillis par un grand troll de bois. On y trouve aussi des bars, de la restauration et pas trop caché, des articles bien plus underground, qui font sûrement partie du folklore, mais qui met une tension là où voudrais se détendre. C’est dommage, les photos ne sont pas les bienvenues, à cause de ces trafiques. Les vélos à la main, nous faisons un tour de curieux, avant de repartir.
Au bout de la Langebrogade, nous empruntons le pont pour cyclistes, aller et retour, car ce n’est pas le pont que nous voulons voir, mais qu’il est beau quand même. Nous devons continuer sur la rue Islands Brygge vers le Sud, jusqu’au Gemini Residence, où nous tronvons le Bryggebroen, le pont serpent que nous cherchions. Nous le traversons et arrivons dans le quartier de Vesterbro, par lequel nous sommes arrivés en ville.
Nous montons ensuite vers le Nord, en direction du parc Hans Tavsens, où est installé un petit mur d’escalade près des jeux pour enfants. Nous traversons le cimetière Assistens et allons dans le quartier suivant, Norrebro, en flânant devant les boutiques de la rue Jaegersborggade. On passe voir le parc Norresbroparken, dont les jeux pour enfants sont bien pensés, puis nous poursuivons vers Superkilen et Midgardsgade, joliment refait de motifs au sol, petites collines et chemin sinueux.
Puis nous empruntons la rue Nannasgade, faisons un petit tour dans le parc BaNanna, où se trouve un super mur d'escalade. Je ne l'essaie pas, car je n'ai pas mes chaussons. Ensuite, nous commençons à redescendre vers le Sud, Mimersgade, Odinsgade, Guldbergsgade, bref, pleins de rues plus ou moins grandes, puis on travers un genre de coure intérieur jardin, le Gron Gard, et nous prenons le chemin du retour, avec cette fois-ci, le vent de face. Il doit être environ 15h.
En arrivant, nous mangeons enfin, puis je fais une petite sieste. Après quoi, nous allons faire quelques courses au supermarché du coin, puis nous prenons notre repas du soir et nous préparons notre chasse aux Trolls de demain avec Romane. Voilà une journée bien remplie.
| | | Très belle description de cette journée avec une découverte de Copenhague sous en autre angle bien sympathique. Merci | | | Merci, voici la suite | | | Mercredi 03.07.19
C’est un matin spécial. La tension est montée d’un cran. À la table du petit-déjeuner, nous sommes trois, déterminés, le regard dur, prêts à en découdre. Nous partons à la chasse aux Trolls. Nous avons appris que la région en était infestée. Après une rapide investigation, nous avons pris connaissance de leur position, et nous pouvons lancer la battue.
Notre première proie se fait appeler Louis par les habitants. Louis qui dort. Nous prenons la voiture afin de nous rapprocher de son habitat. Parking d’Absalon, nous laissons là notre véhicule, et prenons le chemin vers la gauche. Rapidement, il tourne à droite, entre les arbres, pour rejoindre des terrains de sports. Une intuition, ou peut être un ronflement, nous pousse à quitter le chemin, et nous enfoncer dans le bois sur notre gauche. Un petit sentier discret serpente entre les buissons et monte sur une butte. Là, allongé au sol, dors paisiblement notre cible. À force de fanfaronnade, Romane se fait aspirer par le souffle du dormeur, et Magali doit courageusement lui prêter main forte, pour sortir de sa bouche, avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle ne finisse engloutie par ce géant indolent.
Après ces émotions, manifestement, nous n’étions pas bien préparés, nous partons trouver sa sœur Trine, qui parait il, ne se trouve pas trop loin. Direction, le parking du Quark Nature Center. C’est un centre pour l’éducation des enfants sur la nature et les sciences. Il faut passer devant les poulaillers et on aperçoit la colline. Aux pieds de celle-ci, on peut trouver un coin de bivouac pour les voyageurs. Plusieurs abris en bois, permettent d’étendre les sacs de couchages, et une place à feu se trouve au centre. Derrière la colline, plusieurs personnes sont déjà aux prises avec Trin. Elle semble ne pas les remarquer, affectée par rien d’autre que ses pensées. Absente de toutes contingences matériel, elle attend, les mains en offrande perpétuelle. La partie se déroule sous l’œil distrait des moutons et de chèvres. Trine sur la colline, attends.
Face au temps, nous autres humains, somme démunis. Nous partons donc d’ici et allons garer la voiture sur le parking du ARKEN Museum for Modern Kunst. Un cavalier de bronze, fantastique sur sa monture, nous indique la voie pour trouver Oscar, notre prochaine cible. Pour qu’une si noble monture soit nécessaire à notre guide, le chemin doit être long. Un petit sentier s’enfonce dans la verdure, entre les arbres et les fleurs des champs, et longe l’eau. Au loin dans le pré, des vaches se reposent, inconscientes du danger qu’elles courent. Au bout d’un certain temps, nous l’apercevons. Oscar sous le pont, semble être en mauvaise posture. Il a dû glissé en s’approchant de l’eau, et semble se retenir au pont. Nous pouvons sortir de sentier et traverser le pont sans danger, et voir ce qui se passe. Dans sa détresse de la chute, il est inoffensif. Le combat est trop facile et sans gloire, nous le laissons donc en paie.
Avons-nous bien fait ? Je crois. Une fratrie de Trolls, tel est notre prochaine étape. Tilda et Thomas, vivent proches l’un de l’autre. Nous laissons la voiture au parking Spisetedet Mosen et partons sur le chemin. Une fois le petit pont traversé, nous ne tardons pas à quitter notre chemin vers la droite, et à nous enfoncer dans la forêt par un sentier qui tourne et retourne. Nous sommes attentifs, ne voulant pas nous faire surprendre, quand soudain, nous apercevons la petite Tilda qui nous tourne le dos. Elle s’appuie sur un arbre et regarde au-delà du lac, sûrement en direction de son frère Thomas. Mais c’est une enfant ! Il nous est formellement impossible de combattre une enfant. Surtout qu’elle est inoffensive, une famille d’humain est d’ailleurs là, autour d’elle, et ne semble pas en difficulté. En étant attentif, on peut même voir que Tilda aime et protège les petites bêtes de la forêt.
Nous repartons donc en direction présumée de son frère Thomas sur la montagne. Nous revenons sur le chemin pour contourner le lac, et tâchons de trouver un chemin en face, qui nous fasse prendre de la hauteur. Le chemin serpente entre les arbres, jusqu’au sommet. Mais de Troll, point n’est présent. Nous avons beau fouiller la zone, Thomas est bel et bien parti. Ce qui explique peut-être le regard inquiet de Tilda. Il nous faut partir bredouille et accepter la défaite.
| | | (Suite du 03.07.19)
Notre prochain adversaire est "l’ami Teddy", à Hakkemosen. En sortant de la voiture, nous prenons un petit sentier qui mène à un lac et en fait le tour. Enfin, je crois. Nous tournons vers la droite, et au bout d’environ 100m, il est là. Il nous fait face avec sa barbe et son regard bienveillant. D’une main, il nous invite à le rejoindre en passant par-dessus un ruisseau. Il nous prend à défaut et nous ne songeons même pas à engager le combat, impatients d’écouter ses histoires incroyables. Finalement, l’ami Teddy porte bien son nom.
Depuis un moment déjà, la faim nous tire par le bras. Depuis Thomas sur la montagne, au moins. Alors, nous allons à Copenhague, où nous avons repéré une street food qui nous semble parfaitement convenir à la situation. La rue se trouve à Refshaleon, tout à fait de l’autre côté de la ville. Nous passons devant le quartier hippie et je me demande si le Troll que nous y avions vu hier ici, ne serait pas Thomas qui serait descendu de sa montagne. Bref. Nous traversons une zone industrielle, portuaire, et la rue en mauvais état sur laquelle nous progressons ne semble pas mener à une street food, mais à des entrepôts. Je poursuis néanmoins les indications du GPS et je fais bien.
Soudain, apparaît l’animation parmi les grands bâtiments qui semblent réaffectés. Des voitures sont garées en épis le long d’un mur tagué, et le GPS me dit que nous sommes arrivés. Une voiture libère une place que nous prenons, et malgré que nous ne voyons pas de nourriture, nous sortons pour aller voir. Nous suivons des gens qui se dirigent dans une rue barrée aux voitures, des bateau dans un hangar, puis, ce qui semblerait être une enseigne, nous semble de bonne augure. Une grande salle d’escalade dans un autre grand entrepôt, avec un petit mur en extérieur, et nous arrivons enfin.
Nous pénétrons dans une sorte de parc d’attractions, dédié à la nourriture de tous les continents. Des conteneurs aménagés, mis bout à bout, forment un petit quartier. Pleins de gens déambulent d’un stand à l’autre en quête de satisfaire leur ventre et leurs papilles. Nous faisons tout le tour avant de choisir. Mais pour commander, il nous faut prendre une carte que nous devons charger d’argent, qui nous permettra de payer nos consommations. Bref, nous restons environs 1h avant de repartir.
En arrivant à la voiture, nous avons un long papier jaune sur le pare-brise. Façon ticket de caisse. Eh oui, en arrivant à l’hébergement, nous constatons qu’il s’agit bien d’une amande de stationnement, car nous n'avions pas mis le disque du même nom. Conversion faite, c’est l’amande de stationnement la plus chère qu’il m’ait été donné de voir. J’en ai eu deux (que je me souvienne), et pour la même raison. En Italie et en Malaisie. Mais là ! Kaboum ! 110 euros ! Bigre, ça fait réfléchir à notre façon d’aborder les pays nordiques en voiture. Dans la perplexité, nous avons besoin d’assimiler la situation. La journée n’est pas gâchée pour autant et la nuit porte conseil. | | | Jeudi 04.07.19
Heureusement que nous avons profité du beau temps hier, car aujourd’hui est un jour de pluie. En conséquence, après le petit-déjeuner, nous prenons la voiture pour aller voir les environs de Copenhague.
Première étape, Roskilde, où nous trouvons un parking pour aller visiter. Il ne pleut pas, mais le ciel est couvert. Beaucoup d’édifices sont en briques rouge. La cathédrale aussi (c’est un temple luthérien). Nous en faisons le tour après être passés à l’office du tourisme. Nous rejoignons la place centrale alors que la pluie tombe doucement. Nous faisons un petit tour dans la rue Algade pendant que la pluie s’en va, et en revenant, nous mangeons un hot-dog que nous achetons dans un food-truck présent sur la place.
Puis nous repartons en direction de Rageleje, en bord de mer. Le vent souffle bien et comme nous roulons sur la route qui longe la côte, nous ne résistons pas à l’envi de nous arrêter profiter du paysage. Nous sommes quasiment seuls. Plus loin sur la droite, trois personnes s’échinent à sortir une voiture échouée sur la plage de galets. Derrière nous, des maisons éparses dans la végétation.
On reprend notre route vers Hornbaek, où nous allons marcher dans son charmant petit port. Tout est petit. Le restaurant, les cabanes, les bateaux, donnant une ambiance sympathique, presque enfantins. À échelle humaine, quoi. En repartant, on aperçoit le clocher de l’église, attirant au point que nous faisons un détour pour la voir de plus près. Le quartier et l’église, sont à l’exemple du port.
| | | (Suite du 04.07.19)
Prochaine étape, Elseneur, dont la forteresse est le théâtre de l’histoire de Hamlet. Nous trouvons un parking non loin de là. Nous allons visiter la bibliothèque et y prenons un goûté. On trouve pleins de qualités à cet établissement. De multiples activités et ambiance pour les enfants sont proposés. Sur le quai devant, quelques statues sont exposés. Puis nous allons faire un tour dans la cour de la forteresse. En retournant à la voiture, nous passons voir l’église Sainte-Maria de l’extérieur.
Puis nous prenons le chemin du retour. Nous déposons Romane et allons faire quelques courses en mettant le disque de stationnement. Comme tous les stationnements aujourd’hui. Voilà une nouvelle journée bien remplie qui se termine. | Carnets similaires sur l'Europe de l'Ouest: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 612 visiteurs en ligne depuis une heure! |