Criminalité et délinquance
La Bolivie est une destination relativement sûre où criminalité et délinquance sont moindres que dans bien d'autres pays latinos, même si toute la zone frontalière avec le Brésil est connue pour ses trafics et qu'il vaut mieux l'éviter.
Malgré tout, il conviendra de faire attention, notamment aux pickpockets, dans les terminaux de bus, certains marchés, ou encore dans les endroits un peu déserts. Mais, comme toujours, en prenant les précautions de base habituelles à tout voyage, comme ne pas étaler ses richesses, se promener seul de nuit dans des endroits isolés, opter pour les taxis officiels, faire attention dans les transports, etc, les risques sont plus que limités. En cas d'agression, il convient cependant de ne pas résister et d'avoir toujours avec soi "quelque chose" à donner à ses agresseurs. Si on possède un véhicule, il est largement recommandé d'utiliser les parkings gardés, de ne rien laisser à l'intérieur.
Dans un autre domaine, même si la drogue circule pas mal dans le pays et ses voisins, la possession et encore plus le trafic sont sévèrement réprimés par la loi avec des peines pouvant aller jusqu'à 3 ans de prison pour usage et 15 ans pour trafic. À savoir aussi que l'exportation du patrimoine archéologique et des antiquités est strictement interdite et réprimée elle aussi par la loi avec jusqu'à 6 ans d'emprisonnement.
Les tensions sociopolitiques, quelles qu'en soient les raisons, sont des phénomènes assez récurrents en Bolivie. Ceux‑ci peuvent en outre durer et se présenter parfois sous des formes assez violentes avec blocage de routes, de villes ou même de régions entières. Dans tous les cas, autant rester bien informé et se tenir éloigné des manifestations et mouvements de foules à ces occasions‑là.
D'une certaine façon, bien plus que les risques sanitaires ou d'insécurité, la
"soroche" demeure le principal désagrément que rencontrera le voyageur lors d'un périple en Bolivie.
Comme dans le reste du massif andin, le
mal des montagnes est un problème qui touche une majorité de visiteurs. Ne serait‑ce déjà pour certains qu'au
Lac Titicaca et ses 3 812 mètres d'altitude ou encore pire lorsqu'ils arrivent à l'aéroport de
La Paz situé à 4 000 mètres.
Maux de tête, insomnies, nausées, perte de l'appétit, difficultés pour respirer sont autant de symptômes qui, pour la plupart des gens ayant une santé correcte, disparaîtront ou s'atténueront avec l'acclimatation, le fait de ne pas grimper en altitude trop vite ou au‑delà d'une certaine altitude (5 000 mètres et plus). Bref, il sera donc toujours indispensable d'adapter son rythme et de doser ses efforts dès qu'on est dans la partie andine de la Bolivie.
En saison des pluies (octobre à mai), il n'est pas rare que dans les Andes ou ailleurs une route soit coupée pour cause d'inondation ou de glissement de terrain. Et puis bien sûr attention lorsque vous vous baladez dans la nature, en montagne, en Amazonie, dans le Salar d'Uyuni et sud Lipez, évitez de partir seul pour, entre autres, ne pas vous perdre et accessoirement aussi ne pas vous faire agresser.
La Bolivie possède une biodiversité exceptionnelle avec une faune variée et pas toujours amicale comme en Amazonie. Cela dit, les risques sont faibles et résultent toujours de rencontres accidentelles, qu'il s'agisse de serpents, caïmans, araignées, scorpions ou de ces différentes bestioles porteuses de maladies comme les moustiques. En fait, c'est plutôt des chiens errants parfois agressifs qu'il faudra se méfier.