Forum voyage
 Billets d'avion   Chambres d'hôtel   Séjours   Circuits   Croisières   Thalasso   Weeks ends   Voitures   Annonceurs 
 Forum   Rechercher   Communauté VF   Mon compte 
Forum > Entre deux voyages > Carnets de voyage, textes de voyageurs > Islande: traversée à pied par Sprengisandur
 

Italie
 Voyages en Italie 
sejourVoyages en Europe
chambre hôtelChambres d'hôtel en Europe
billets avionBillets d'avion pour l'Europe
Voitures de locationVoitures de location en Europe

Italie
 Voyages en Italie 

 


Uncle
Paris, France

Photo/image personnelle du membre Uncle.


1 septembre 2006 à 13:30

Message 1 de 12
Consulté 2 116 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Islande: traversée à pied par Sprengisandur Répondre

Islande

01-22 Août 2005

Journal de Voyage

Jour 1

Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.

Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…

A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile…
Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)

En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)

Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.

Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…

Jour 2

Levé tôt ce matin, 6h je crois.

Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours.
Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…

Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).

C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...

M’enfin, impossible de se rendormir.

Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner.
Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue….
Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…

Retour au camp, droppé par une bagnole.
Ptit dèj, départ.

Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole.
Il se met à venter…. Et à pleuvoir.

Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie.
Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.

Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes.
Islande, pays où les hommes font pousser les arbres.
J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti.
Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.

Le stop, ça marche pas à tous les coups….
Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions.
Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ?
Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde.
Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou.
On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !

Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là!
Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit.
Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.


Jour 3


Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres.
Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté.
Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais.
Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)

Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.

Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars.
C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue…
Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.

Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.

Jour 4

Première journée de marche.
De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande).
Environ 25 bornes.
Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi.
J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur.
Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds.
En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.

Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête…
J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…).
Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours…
Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !

Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir.
Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.)
Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).

J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.

Jour 5

2 ème jour.
J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça.
Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé.
Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés)
Pour le moment, je préfère alterner les 2.
Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent...
Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non.
Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux.
Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse !
Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence.
C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel.
PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.

Jour 6

3 ème jour de marche

J’en ai chié…
Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements.
25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout.
Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon.
Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid.
Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher.
Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4.
A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine.
Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus.
Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque…
Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus…
De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.

Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.

Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure.
Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant.
Un autre avant de me coucher et hop !
J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver.
PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…

Jour 7

4 ème jour de marche

Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin.
C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source.
Puis quelques étirements, désormais quotidiens.
C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ».
Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours.
Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26.
Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas.
Dur dur.
Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir.
Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces.
Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec.
Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver.
Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite.
(Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…)
Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche..
Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit.
Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme.
Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !

Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.


Jour 8

Repos au refuge.

Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet.
Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.

Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.

Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.

Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant.
C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p
Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre!
Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;)
Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps.
Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov...
Pour peu, je les mordrais!
Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter!
Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!

Décidément il est temps de reprendre la route.

Jour 9

Levé tard, parti tard...

Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose.
J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir!
Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ.
L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit...
Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain:

- ça va ?
- Ouais, très bien (avec le sourire)
- Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied?
- Ben ouais (en lui montrant mon sac)
- Tout seul?
- Ouais

2 secondes de silence

- et tu viens d'ou comme ça ?

Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar.

- ben, de là. 125 Km au Sud.
- Combien de temps que tu marches?
- 5 jours.
Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!"
Je me marre et lui dit merci.
Il se casse.
Sur c'est un ricain.
Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job"
Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça".
Ca fait plaisir en tt cas.
Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français.
Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses.
Veni Vidi Vici; vive l'Amérique!
J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.

Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge.
Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est.
Là il part vers Askja. Balèze le dude.
On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...

Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile.
Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes!
Yahoo, ça va groover je sens !

Jour 10

Arrivée à Laugafell.
Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid.
Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé.
Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère.
Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça.
Vent Sud Est, nuages.
Le soleil apparaît vers 3-4 heures.
Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources.
C'était une belle tranche d'Islande.
Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos.
C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste.
Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.

Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre!
Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors !
Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur...
La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens.
Bref, que du bon.
Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.

Jour 11

Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer.
Vais glander dans la piscine.
Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise.
Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite).
La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine.
Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :)
Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur.
On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien.
Assez pertinent je trouve comme raisonnement.
L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non?
A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence.
On nous maintient dans LA voie.
Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother?
Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.

Jour 12

Grosse journée.
Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche.
A nous 2 Hofsjökull!
A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe.
Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux.
Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace!
20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque.
D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier.
Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc.
Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier.
Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique.
Ca craque, roule et ruisselle de partout.
Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.

Mais il faut déjà repartir, le retour va être long.
Le temps s'améliore, je bourre comme un âne.
Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude.
Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau.
Je me couche fracassé mais heureux.

Jour 13

Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h.
Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30.
La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi.
Ca fait plaisir les gens comme ça.

Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood.
Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen.
Dur de marcher en tous cas.
Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck.
Pompes trempées.
Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes.
M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur.
Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi.
Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là.
Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien.
Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider.
Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos!
Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!

Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances.
On dîne ensemble, pis je lui paye le thé.
L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter.
Il est déjà 8h et je suis fracassmoute.
Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie.
Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...

Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra.
Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui)
J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu.
En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus.
Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.

La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.

Jour 14

Réveillé à 6h30. (hier couché tôt)
Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café.
(ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…)
Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos !
Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide.
Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.

C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie.
Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé !
Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !

Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.

Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !!
L’image a un côté assez féerique je dois avouer.
Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire.
« I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté.
J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.

M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop.
Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste.
800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres.
Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique…
Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place.
J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir.
Fuck again.
Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure.
Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux).
Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs.
Pis ma ptite bicoque dans le fond !
C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas !
Je me pose ; il est 14h.
J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici.
L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip…
J’ai besoin de décompresser par paliers.
De dormir un bon coup.
De glander au bord de la rivière.
Demain, route, et probablement Akureyi.

Jour 15

Réveil 7h.
Fuck, il pleut.
Préfère me rendormir.
8h30, ça a l’air mieux.
Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place.
J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire…
Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf.
Temps moche, brouillard, bruine, vent.
Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant.
Marche, et marche encore.
Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.


Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.

16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit.
Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée).
Je m’arrête, il s’arrête aussi.
Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;)
C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !)
Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir)
Pose mon cul dans la caisse.
Ca fait bizarre.
Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur.
Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1.
Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche.
Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.

Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures.
Marche 1 kil. Village. Info Touriste !
Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses.
Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.

Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…

Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire.
Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas.
Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit.
Suis bien trop calme, c’est pas normal.
A demain.

Jour 16

Levé tôt.
La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu.
Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser.
Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas)
C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.

J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.

J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...

Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic.
11h45 (!?!) une bagnole me prend.
C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour)
Bref, ça groove !
2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.

Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.

Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel)
Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!

Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts-
Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main.
Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.

Jour 17

Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri.
Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)...
Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac.
Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi.
Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité.
Vent violent; encore cette odeur fétide...
Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps.
Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway.
Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +...
Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here"
Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!

Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...

Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure.
La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première!
Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier.
On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche).
2-3 h de route instructives.
Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande.
Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again.
Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide.
Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.

Jour 18

Me réveille avec le soleil. 8h.
Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway.
Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil.
Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude !
Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout.
Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir.
… Ah… la journée de rafting…
Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries.
Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…)
Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.

Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi…
Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.

Jour 19

14h, aéroport d’Akureyi.
Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui.
Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite.
Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget…
En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane.
Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines…
J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.

Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines.
Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte.
Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ?
Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches.
Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore.
Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.

Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage.
Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité.
Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça !
Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois.
Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.

Prêt à en payer le prix ?
Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ?
Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter.
Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde.
Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.

Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !

Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18.
4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.

Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux.
Avion. Le vol est vraiment court.
L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire…
Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable.
Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est.
Le soleil est encore là et se couche sur la mer.
2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune.
Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique.
Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange.
Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés.
Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte !
Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal.
Je ne suis plus euphorique pour rien !!

Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.

Jour 20

Réveil à 11h : trop chaud.
Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.

Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres.
Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite.
Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.

Jour 21

Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec.
Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik.
En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping.
Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ.
Sieste.
Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup.
Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe.
Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove.
Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité.
Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite !
Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.

C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.

Peu importe la destination, seul compte le chemin.
(Ce message a été modifié par Uncle le 1 septembre 2006 à 13:49.)

Annonceur en lien avec l'Islande:

» Annoncer sur VoyageForum.com
  Tch Voyages (www.tch-voyages.com)
Toute l'Islande à la carte et à petits prix !
   
Répertoire des annonceurs Répertoire des annonceurs


RL
France



22 octobre 2006 à 14:06

Message 2 de 12
Consulté 1 789 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Raaah merci !
Je viens de découvrir ton récit par hasard et il m'a totallement replongé dans l'ambiance. Maintenant faut absolument que j'y retourne !

Ps: j't'avais dit qu'il ne fallait pas "20/25 jours pour environ 400 km" Tire la langue Rire .
Ps2: t'as un bon mental, j'en connais plus d'un qui aurait laché l'affaire rapidement. Clin d'oeil

Randonnez futé, randonnez léger !


Simon
Paris, France

Photo/image personnelle du membre Simon.

Description de la photo/image: L'ombre de mon chapeau sur le salar de Uyuni en Bolivie - www.dubuis.net


22 octobre 2006 à 17:22

Message 3 de 12
Consulté 1 761 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

J'ai les yeux un peu fatigué à cette heure pour lire Fou mais je le lirais avant le 10 décembre, en espérant que tu seras des nôtres. Y a des chances que je fasse mes prochaines balades en Islande Clin d'oeil

Carnet d'aventures à pied, à vélo, à cheval : www.dubuis.net


Uncle
Paris, France

Photo/image personnelle du membre Uncle.


24 octobre 2006 à 10:38

Message 4 de 12
Consulté 1 685 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [RL] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

ravi de te donner à mon tour un peu d'envie de partir en Islande.

faut pas oublier que c'est toi qui m'a prouvé que c'etait possible :)

merci à toi et à bientôt

Peu importe la destination, seul compte le chemin.


Simon
Paris, France

Photo/image personnelle du membre Simon.

Description de la photo/image: L'ombre de mon chapeau sur le salar de Uyuni en Bolivie - www.dubuis.net


24 octobre 2006 à 11:58

Message 5 de 12
Consulté 1 680 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [RL] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Oups, je t'avais pas reconnu Surpris désolé. J'ai également commencé à lire ton récit sur l'Islande. Par contre j'ai pas trouvé la liste de votre matos, t'étais pas encore une MUL à l'époque Rire vu la taille des sacs !! LOL je déconne.

Carnet d'aventures à pied, à vélo, à cheval : www.dubuis.net


RL
France



24 octobre 2006 à 18:22

Message 6 de 12
Consulté 1 664 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Simon] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

RireRireRire

Ca tu peux le dire qu'on n'était pas MUL !
Pas du tout même, on portait entre 25 et 30kg au départ (70+15L sur le dos et un 20L sur le ventre !), 15kg sur la fin.
Certes on n'a eu aucun problème de matos: bonne tente, super veste gore-tex de 1kg, polaire de 1,2kg, réchaud multifuel, etc. Mais à cause de tout ce poids, on s'est détruit les pieds (mon cas) ou les genoux (cas de Nico) et on a galéré sur une bonne partie de la traversée (et de longs mois de traitement par injections pour Nico...).
Bref on aurait préféré être un peu moins protégés et marcher léger, la prochaine fois mon sac fera aux alentours de 13kg sans eau si je décide de faire le même trek (il sera problablement plus engagé: les pistes et les 4*4 c'est vite gavant en fait).

En fait je garde ce récit sur le site pour montrer ce qu'il ne faut pas faire Clin d'oeil !

Randonnez futé, randonnez léger !


Italie
 Voyages en Italie 
sejourVoyages en Europe
chambre hôtelChambres d'hôtel en Europe
billets avionBillets d'avion pour l'Europe
Voitures de locationVoitures de location en Europe

Italie
 Voyages en Italie 


Vasco
Paris, France

Photo/image personnelle du membre Vasco.


25 octobre 2006 à 19:38

Message 7 de 12
Consulté 1 639 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Salut UNCLE,
je viens d'achever la lecture de ton récit Islandais. Je l'avais imprimé pour le lire tranquilou dans les méandres du métro....Et je me suis bien poilé, allant meme jusqu'à de grands rires tout seul sur le strapontin du métropolitain, je devais faire des envieux à me marrer de si bon matin...Le must du récit fut sans conteste celui de la rencontre avec l'hollandais-pas-frileux...mais je laisse le suspens aux lecteurs que j'invite d'urgence à lire ta truculente prose.
Vasco

Après le bouillon Indien et Népalais...en avril 2008 direction l'Indonésie, ses volcans, ses varans pas commodes....


sch
Pérou

27 octobre 2006 à 6:50

Message 8 de 12
Consulté 1 609 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

J'ai beaucoup aimé ton récit également ! Merci Sourire bien sympa, beau deal et, chapeau bas !


Triztana
Caen, France

2 juillet 2008 à 18:54

Message 9 de 12
Consulté 389 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Bonsoir,

Je viens de lire ce fabuleux récit. Merci de ce partage, ta façon de narrer le truc donne envie de partir, et toutes ces petites réflexions que tu partages en plus de toute la partie descriptive, c'est vraiment enrichissant. On voit ton ressenti et à vrai dire tout le texte se passe de photos, et ça ne s'arrête pas à ça. Ca devait être très riche à vivre.

Bravo !


Dolma
Paris & PardelàlOcéan, France

Photo/image personnelle du membre Dolma.

Description de la photo/image: Couleurs en Gaspésie la Belle...


3 juillet 2008 à 9:24

Message 10 de 12
Consulté 367 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Pas vraiment envie de bosser cet aprèm, la tête déjà presque partie vers le chaud soleil d'un lointain sud.. Et puis ce carnet qui montre le bout de son Islande et me voilà entre chaud et froid pour mon plus grand plaisir !

Ton écriture est l'exacte réplique de ta marche : imprévisible et pas toujours facile à suivre pour moi en tous cas à cause de quelques mots barbares qui me sont inconnus -mais c'est pas grave, elle reflète parfaitement toutes tes douleurs, tes craintes, tes joies.. On partage tes émotions aussi bien devant un lac gelé que devant une tartine de fromage ou bien encore devant un mec au slip douteux... Et tout cela dans un éclat de rire quasi permanent !

Merci pour ce vrai grand plaisir de lecture, ils se font si rares ces derniers temps par ici ces plaisirs là...

Dolma

un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...


Mékong
Lyon, France

Photo/image personnelle du membre Mékong.


5 juillet 2008 à 18:59

Message 11 de 12
Consulté 333 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

salut
je me joins aux autres pour te remercier avec un peu de retard certes car ton carnet date de 2006. Ton histoire épique m'a beaucoup amusé et par moment c'est à mourir de rire comme ce moment d'anthologie où tu croises le Hollandais.

Eric

La vertu d'un voyage c'est de purger la vie avant de la garnir
Nicolas Bouvier


Glatch
Lyon, en transit, France

Photo/image personnelle du membre Glatch.


6 juillet 2008 à 11:35

Message 12 de 12
Consulté 317 fois

Signaler ce message
aux modérateurs


Haut de la page
Re: [Uncle] Islande: traversée à pied par Sprengisandur [En réponse à] Répondre

Uncle,

quelle excellente idée en effet que de nous faire profiter en 2008 de tes aventures d´il a deux ans !
Il n´y a pas de date limite de consommation pour les récits de voyage aussi retentissants et hauts en couleurs !
J´avoue sans rougir que je suis aller farfouiller sur ton blog photo, des fois qu´on pourrait y apercevoir le fameux Hollandais déjanté... En compensation, on a droit à de superbes clichés.
Avec ta tartine de sucre en poudre dans ce décor souvent hostile, tu nous attendris certes, mais tu ne nous apitoies même pas tellement on sent que tu es fais pour ce genre de vie baroudeuse.

Agathe

 
 

Italie
 Voyages en Italie 
sejourVoyages en Europe
chambre hôtelChambres d'hôtel en Europe
billets avionBillets d'avion pour l'Europe
Voitures de locationVoitures de location en Europe

Italie
 Voyages en Italie 

Discussions récentes sur l'Islande:
Sujet de la discussion Réponses Auteur RubriqueDate et heure
Islande en novembre 0 sunantilles Europe 6 sep. 2008 à 12:52
Islande la deuxième quinzaine de septembre 0 tonecase Europe 5 sep. 2008 à 18:54
Voyage de cinq jours en Islande avant la Toussaint 4 codifman Europe 4 sep. 2008 à 19:01