Bonjour,
Voiçi un "vieux" carnet de voyage illustrant notre séjour en
Islande du 13 aout au 4 septembre 2010.
Compte tenu de la météo aléatoire du pays, nous n'étions pas très chauds pour planter/démonter la tente sous la flotte,
et un parcours rigide avec nuits en dur réservées par avance ne me tentait pas plus.
La location de pick-up avec cellule n'étant pas dans nos moyens financiers, on a opté pour un 4x4 "long",
un Jeep Grand Cherokee, qui nous servira de lit !
J'écris ces lignes deux ans après le voyage, je vais tacher d'éviter au possible les inexactitudes concernant les noms de lieux/pistes empruntées...
Vendredi 13 août :
Vol
Paris-
Reykjavik (
Keflavik) sur Icelandair.
Location de 4x4 chez Reykjavikrentacar.is, dont l'un des deux gérants vient nous attendre à l'aéroport et nous emmène à leur bureau situé juste à côté.
Paperasse, on récupère notre roulotte et c'est parti, vers 10-11 heures du matin je dirais.
On zappe la péninsule de Reykjanes en filant directement sur la route n°1 puis la côte sud.
Arrêt ravitaillement à la grosse bourgade de Hella puis poursuite de la route n°1, jusqu'à la chute de Seljalandsfoss, sous la grisaille.
Seljalandsfoss
Peu après,
Skogafoss.
Skogafoss
Un petit peu plus loin, une courte bifurcation permet de s'approcher d'un premier glacier.
glacier tout gris et tristounet
L'heure avance, on aménage notre "roulotte" en décidant de mettre à plat tous nos habits, que l'on recouvre par une couverture,
nous avons notre couette d'hiver qui nous recouvrira et nous tiendra au chaud.
Ca vous parait un peu folklo comme aménagement ? moi aussi !
préparation du lit
Voilà ce que ca donne avec deux photos prises plus tard lors du voyage :
On poursuit quelques kilomètres vers le cap Dyhrolaey
On se trouve un petit coin tranquille en bord de plage, un peu avant
Vik.
Je ne me souviens plus de l'endroit exact, c'est une petite route qui se termine en cul de sac,
avec une petite "cabane" en bois agrémentée de quelques tables + bancs en bois qui doit faire style snack en pleine saison.
Réchaud, bouffe, premières boites de conserves, encore un voyage hautement gastronomique en perspective !
Première nuit, notre installation s'avère suffisament confortable, mes 1m82 peuvent s'étendre sans adopter la position du chien de fusil !
Samedi 14 août :
Petit dèj puis ballade sur la plage, toujours sous la grisaille.
A l'extrémité de la plage, les premiers orgues basaltiques d'une longue série...
Direction l'église de
Vik, entourée d'un petit jardin agrémenté de quelques tombes
les trolls de pierre au second plan
En descendant vers la plage, la brume se lève rapidement, enfin un peu de bleu !
l'église de
Vik
On reprend la route n°1 en sens inverse, car j'ai prévu de tenter de rallier
Thorsmork et d'y passer une nuit, si les gués le permettent.
On s'arrête au village de Skogar pour y visiter le petit musée, fourre tout de vieux objets en tout genre et petites habitations anciennes toutes mignonnes.
La grisaille a repris le dessus.
dehors
dedans
C'est parti pour la F249 direction
Thorsmork, notre première piste et nos premiers gués.
La piste longe la célèbre calotte glaciaire d'Eyjafjallajökull, tout en haut dans la brouillasse, avec quelques langues glaciaires qui descendent :
Quelques mini-gués, même pas peur, puis un autre nettement moins rassurant pour les néophytes que nous sommes...
On décide d'attendre un petit peu voir si d'autres voitures arrivent, on est rapidement rejoints par 4 jeunes espagnols
ensemble dans un 4x4 grosso modo du même calibre que le nôtre.
Une des deux nanas enfile ses bottes et va sonder la profondeur, qui se révèle en fait anodine.
On va se suivre et se passer les appareils photos pendant les quelques gués qui s'enchainent pour immortaliser nos exploits !
lavage du Cherokee
La vallée de
Thorsmork s'avère splendide sous le soleil intermittent
On finit par rejoindre un mini bouchon de voitures au dernier gué problématique, 3 kilomètres avant le refuge que l'on peut voir au fond de la vallée.
Personne n'ose passer, à part le bus qui ne se pose pas de question.
la photo ne reflète pas la difficulté du gué
Un couple d'islandais décidés, avec un 4x4 de série arrive, la nana se met en maillot de bain, traverse à pied,
le mec enclenche la première et se lance comme un bourrin, mais il se retrouve bloqué au milieu, visiblement les roues buttent contre des rochers,
l'eau qui arrive en travers du 4x4 grimpe, grimpe, grimpe sur le capot, ca fume, le mec passe la marche arrière et recule en trombe,
en arrachant une espèce de baguette en plastique du pare chocs avant.
La nana engueule son mec comme du poisson pourri, tout le monde est calmé, personne ne tentera de passer, on fait tous demi tour tant bien que mal !
Je savais que l'arrivée à
Thorsmork pouvait s'avérer problématique, un peu décu mais pas trop.
Retour sur la route n°1, on décide de continuer vers ce qui était prévu pour le lendemain, route n°1 vers l'ouest puis route 26 vers le nord,
puis on bifurque sur le F225 plein est direction le
Landmannalaugar.
Ca commence par un champ de pierres ponces :
On bifurque au sud vers le volcan
Hekla, où nous prenons deux randonneurs allemands en stop dans notre roulotte, qui veulent grimper au sommet de l'
Hekla.
La piste continue, passe à côté d'une mini aire de pique nique, nous commencons l'ascencion du volcan
Hekla en voiture en suivant les traces de plus en plus vagues, les passages de plus en plus problématiques.
On commence à s'interroger avec notre couple d'allemands, et on comprend qu'on est en fait en train de gravir l'
Hekla en voiture, que l'aire de pique nique marquait le début de la rando...
On n'est plus très loin du sommet, on fait demi tour comme on peut et on trouve un dégagement à peu pret plat pour se poser, on se met d'accord avec les allemands,
ils se trouvent un coin vaguement abrité du vent, et demain matin si le temps est plus clément on finit la grimpette à pieds avec eux et on les redescend.
vue depuis notre bivouac
Réchauffage de conserves comme on peut puis au dodo !
Dimanche 15 août :
Temps toujours aussi pourri, café, l'allemand ne tarde pas à arriver (il a peur qu'on soit partis sans les attendre !), ouf, on est encore là !
Ils ne sont pas chauds pour la grimpette à pied, ca nous enchante pas plus que cela non plus, il remonte plier sa tente et nous rejoignent tous les deux.
On redescend jusqu'à la F225 oû on les dépose, ils reviennet du Land' et nous on y va, bye bye.
Sur la route du
Landmannalaugar, un peu moins de blabla sinon j'y suis encore dans trois mois...
La piste en images :
le lac Ljotipolur, niché dans son cratère
On arrive au camping, on paye pour une seule nuit, si le temps vire au beau on prolongera, sinon on avisera demain selon nos envies.
On déjeune puis on part pour une ballade de 3-4 heures à pied, grisaille + bruine.
Malgré le temps de merde on est subjugué par les paysages, ca doit être merveilleux sous le soleil...
Les paysages en vrac au cours de notre ballade :
Retour au camping en fin d'après midi, baignade obligée, le pied !
Deux ou trois beaux engins, celui là me tenterait bien !
Popotte du soir, douche, dodo.
Lundi 16 août :
La grisaille est toujours là, un peu plus clair qu'hier, pas de bruine, mais rien de folichon.
On décide d'aller se refaire une petite ballade à pied, puis on pliera les gaules.
en surplomb du camping
en contemplation devant le paysage ?
On reprend la roulotte, retour vers la route n°1 par la F208 vers l'est puis sud est,
superbe piste aux multiples mini gués à travers de magnifiques paysages.
les ravines d'Illagil
la F208 passe à côté de la faille d'Eldgja, dans laquelle un petit chemin permet de s'enfoncer jusqu'à la chute d'Ofaerufoss.
Le coin de ciel bleu au fond à droite va nous offrir une belle éclaircie, suivie dans la demie heure d'une brusque averse
Ofaerufoss au fond de la faille d'Eldgja
une image insolite peu avant de rejoindre la route n°1, enfin sous un franc soleil !
On décide de revenir en arrière vers l'ouest, jusqu'à
Vik, pour profiter du cap Dyrholaey sous le soleil.
je ne me souviens plus du nom de ce petit site le long de la route n°1
on retourne pique niquer au même lieu où on avait passé notre premiere nuit
puis direction le cap Dyrholaey non loin
arche ensoleillée
le phare dans la douce lumière du soir
depuis la falaise où se situe le phare
un essai de ma part qui m'a assez plu !
On redescend se mettre sur notre petite plage tranquille pour passer la nuit, en espérant que le temps se maintiendra,
car demain, si tout va bien, c'est le
Lakagigar qui nous attend, un grand moment en perspective !
Mardi 17 août :
Le beau temps est toujours au rendez vous malgré quelques nuages épars, un petit bout de bitume sur la n°1,
à travers le champ de lave déversé par l'éruption du Laki en 1783.
On bifurque sur la F206 qui fait une boucle dans le
Lakagigar au nord de la route n°1
photo souvenir
petit arrêt à la chute de Fagrifoss
On arrive au petit parking au pied du Laki, le volcan principal de la faille éruptive, c'est parti pour une petite grimpette.
Le jeu en valait bien sur la chandelle, la vue est somptueuse quel que soit le côté vers lequel on se tourne.
un surplomb un peu avant le sommet
au sommet, l'autre côté de la fissure éruptive qui se termine au pied d'un glacier, le Laki servant de pivôt dans cette fissure qui fait un coude.
Quelques images en vrac :
On redescent, petite ballade dans les mini cratères éventrés
Mini boucle en voiture puis redescente vers la route n°1
Retour sur la route n°1, cette fois çi fini les retours arrières, direction kirkjubaerjarklaustur non loin
où on repère un petit chemin de terre tranquille à la sortie du village pour la nuit.
Un coup de piscine municipale, différentes hot pools bien agréables, avant d'aller s'enfiler une bière et pizza au resto du village !
Mercredi 18 août :
On suit la route n°1 direction l'est.
une cascade en route
la ferme de Nuppstadur, où la vieille jeep colorée a malheureusement disparu
la petite église adjacente
en prenant un peu de recul
peu avant le parc de Skaftafell, dans lequel nous partons pour une ballade à pied, direction...
...la traditionnelle chute de Svartifoss
puis les bergeries non loin, côté recto
côté verso
on poursuit le route n°1, une église en route
Arrivée à
Jokulsarlon, ballade côté lac
la nuit tombe sous la grisaille, on va se poser sur la plage
Jeudi 19 août :
Reveil par hasard (envie de pisser...), oh surprise, grand bleu et lever de soleil !
Petit dèj' puis on repasse côté lac
des phoques dans le chenal
bonne peche !
On reprend la route, direction Hoffn
encore une église...
...avec son traditionnel petit cimetière
sur le port de Hoffn
On s'offre un petit extra au resto spécialisé en langoustines de Hoffn, excellent mais pas très bon marché !
Puis on poursuit vers les fjords de l'est.
Pas mal de route, on enfile assez rapidement les différents villages, assez tristounets tout de même.
On se fait une pîscine municipale, à noter cette petite église originale, qui a été transformée en gite à louer !
Je ne cite pas les noms des villages, la flemme de chercher...
On s'enfonce en soirée dans un fjord isolé très encaissé, où seul un petit hameau subsiste, tout au fond au bord de l'eau.
Descente assez spectaculaire, la brume tombe, donnant un petit côté mystique à l'atmosphère.
On se pose en vrac en bord de piste au fond du fjord.
l'église transformée en gite
en collant l'objectif sur une vitre, ca a l'air douillet !
Vendredi 20 août :
Temps désespérement gris, on remonte de notre fjord direction Egillstadir puis Borgarfjordur.
petit port
maison sympa
paysage
petite ballade en remontant un ruisseau
sur la route de retour vers Egillstadir, on voit ce monstre, je me gare à côté pour une comparaison, on fait pas le poids !
le long de la piste qui traverse un grand no man's land, cette cahute étonnante...
...à l'intérieur, un distributeur à bouffe et une corbeille pour subvenir à l'entretien
On va se poser au bord du lac au sud d'Egillstadir pour la nuit, journée bien triste sous la grisaille permanente.
Samedi 21 août :
Aujourd'hui on repart vers l'intérieur des terres, direction le volcan
Askja par la F910.
Avant de s'engager sur la F910, on commence de bon matin par une ballade à pied vers Hengifoss, sur la rive nord du lac.
Une grosse demie heure de montée plus ou moins le long du canyon, pour s'approcher de la chute.
Hengifoss
stratifications
la petite soeur, située un petit peu en aval
le "canyon"
On s'engage sur la F910 qui débute non loin.
paysage assez vert au début
après un gué assez large, la dernière station service, bien paumée
ca devient de plus en plus minéral
un petit peu de couleurs
un passage d'une 15aine de km de pierres ponces, avec des rochers qui affleurent, ambiance assez chouette
une touche de vert
On arrive au refuge, on paye les droits (on dort dans notre carosse mais on se servira tout de même des douches).
Quelques véhicules "aventure", pas grand monde. On décide de pousser les 8 km de piste qui montent jusqu'au bord de la caldeira,
mais le temps est de plus en plus gris et la neige commence à tomber.
En bout de piste, même temps en pire, neige, vent, on décide de repousser la ballade dans la caldeira au lendemain et on redescend au refuge.
Dimanche 22 août :
Reveil sous un fin tapis blanc, et il se remet à neigoter doucement.
sur le parking du refuge
On décide tout de même de remonter à la caldeira, le temps peut changer tellement vite, on ne sait jamais ?
mais plus on monte, plus il y a de neige...
Arrivée en bout de piste, que fait on, on y va, on y va pas ?
Le mini-cratère Viti est à une petite heure de marche, on décide tout de même d'aller tenter de le voir,
on s'habille chaudement et on enfile nos ponchos antipluie, c'est parti pour une ballade vivifiante !
Le chemin est balisé par des piquets colorés à intervalles réguliers, qu'on ne perd pas des yeux car c'est une bonne tempête,
neige drue, vent cinglant, visibilité vraiment limitée.
Quand on s'écarte du chemin de randonnée, on le sent de suite, on s'enfonce brusquement à mi-mollets dans la neige !
Pas facile de progresser mais on finit par arriver au bord du Viti, on n'ose pas trop s'approcher du bord car ca glisse et le terrain est en pente...
Par beau temps, certains vont se baigner dans ce mini lac, aux eaux tièdes réchauffées par des résurgences souterraines.
Pas aujourd'hui !
On ne voit pas le grand lac situé plus bas dans la caldeira, ni les bords de ce grand cratère d'une 20aine de km de diamètre.
Bref, on ne voit pas grand chose, mais notre souvenir de l'
Askja restera tout de même mémorable !
Retour à la voiture, on défait nos couches et on se réchauffe doucement.
On reprend la route, direction le nord vers
Dettifoss/Asbyrgi.
Au croisement avec la F88, que nous avions prévu de remonter, un panneau indique que le gué sur la Jokulsa un peu plus au nord est fortement déconseillé en raison des pluies de ces derniers jours.
Dommage, on ne verra pas l'Herdubreid, massif volcan bouclier, et on remonte par la F905, légèrement à l'est de la F88 mais qui ne franchit pas la rivière Jokulsa.
Peu avant la jonction avec la route n°1, une petite station service et ses cahutes gazonneuses
F862 ? vers
Dettifoss, temps de merde, on longe le fer à cheval d'Asbyrgi et on pousse jusqu'à
Husavik.
Ballade en ville, c'est vraiment triste sous cette grisaille...un coup de piscine municipale, un resto en ville, et on se pose dans un petit chemin en bord de ville pour la nuit.
Dettifoss vu par un reflex qui a pris de la poussière !
en aval de
Dettifoss
le port de
Husavik
Lundi 23 août :
Husavik est la "capitale" de l'observation des baleines, que nous n'avons pas prévu pour avoir déjà vu
deux douzaines de baleines à bosse lors de plusieurs voyages à
Mayotte, sous un climat nettement plus agréable !
On prend la route direction le lac
Myvatn, toujours sous la grisaille...
une moitié du cratère de Hverfjall, que l'on ira voir de plus prêt dans la journée
sur les rives du lac
Myvatn
petits cratères herbeux sur la rive sud - sud-est il me semble
ballade dans le champs de lave de Dimmuborgir
puis grimpette du Hverfjall
le cratère
à proximité, dernière curiosité, la faille de Grjotagja, parsemée de grottes remplies d'eau chaude
(assez chaude voir très chaude, à la limite du supportable pour une baignade)
On va s'assurer qu'il y a de la place dans un camping (lac
Myvatn = parc national, on ne sait pas trop si il est autorisé de camper dans la nature...)
On se fait notre bouffe du soir et on repart aux
Myvatn Nature Baths non loin, le pendant du
Blue Lagoon.
La piscine est moins "fun" que celle du
Blue Lagoon mais la vue dégagée sur les alentours est plus agréable.
Retour au camping, au lit, je suis réveillé par du bruit sur les coups de 23 heures, j'ouvre un oeil, une aurore boréale !
Je saute dans mon futal et je sors le pied photo pour tenter de capturer ce cadeau divin !
Qui l'eut crû avec le ciel désespérement gris qu'on a eu toute la journée...
Malheureusement le ciel s'éteindra assez vite, dans les dix minutes qui suivent mon réveil.
Je décide qd même de mettre le réveil à 2 heures du matin, on ne sait jamais, mais il n'y aura pas de rappel.
A partir de ce jour, chaque soir où le ciel sera clément, je mettrais le réveil à sonner au milieu de la nuit, mais ce sera systématiquement chou blanc.
On en a eu une, on va pas se plaindre !
Mardi 24 août :
Suite des nombreuses curiosités de la région, direction le site géothermique de Namarskand de bon matin, sous un ciel mi figue mi raisin.
Quelques marmites de boue, des fumerolles de çi de là, rien d'exceptionnel mais le tout dans un beau décor minéral coloré.
Puis direction le coin du volcan Krafla, en traversant le site de l'usine géothermique.
On commence par une ballade vers le mont Leirhnjukur et les coulées de lave environnantes
en noir les coulées de laves de 1984, en vert les coulées plus anciennes
solfatares
on déambule sur les coulées de lave, ça fumaille de çi de là
le paysage alentours est assez chouette
Puis direction le cratère Viti non loin (oui encore Viti, le même nom que le petit cratère de l'
Askja, "viti" signifiant "enfer")
On en a fini avec la région du lac
Myvatn, on reprend la route n°1 vers l'ouest, jusqu'à
Godafoss, "la chute des dieux", assez impressionnante et assez chouette
Peu après, on quitte la route n°1 pour la route 842 plein sud, qui rejoint la piste F26 après une quarantaine de km goudronnés
Au bout de la 842, avant d'attaquer la piste, la chute d'Aldeyarfoss dans un chouette décor d'orgues colorés
On attaque la F26, la Sprengisandur ("sandur" = désert), et les paysages se transforment rapidement en désert minéral.
La piste est assez roulante, tant mieux car on aimerait atteindre le refuge de Laugafell.
Ca se détériore un peu une quinzaine de km avant le refuge
refuge en vue !
On va direct profiter de ce qui fait tout l'attrait de cet endroit : la piscine naturelle !
sous les derniers rayons de soleil, elle est pas belle la vie ? !
Bouffe, vaisselle en discutant avec les uniques touristes du lieu, un couple de suisses avec leur vieux camping car qui nous avouent
qu'ils viennent de se faire une fondue savoyarde avec du fromage qu'ils avaient emmené de
Suisse, on en bave d'envie !
Mercredi 25 août :
On quitte Laugafell pour poursuivre la F26 vers le sud.
Peu après le refuge, un gué matinal, allez hop, la copilote en culotte !
Des paysages assez arides au début
Puis un peu plus d'eau
Quasiment au bout de la F26, on bifurque vers l'est sur la F228 qui mène au petit coin de Veidivotn non loin.
Veidivotn, bizarrement, on n'en entend pas beaucoup parler, c'est un petit coin de verdure où de multiples petits lacs
sont posés dans des mini cratères.
Les islandais eux ne s'y trompent pas et les cabanes de pécheurs fleurissent.
Sous le soleil c'est splendide, sans conteste l'un de mes coups de coeur !
On traverse un champ minéral avant de passer un gué qui marque l'entrée dans cette oasis de verdure
On se tate sur la suite du voyage : on doit poursuivre par Gulfoss et
Geysir puis remonter par la F35.
Un coup d'oeil à la carte et je me dis qu'on peut être à Gulfoss pour le coucher de soleil, que du bitume au programme, c'est décidé, on y va ce soir.
Après coup je regretterais notre choix, on aurait mieux fait de rester tranquilles içi pour la nuit...
ON trainasse un peu en route, on arrive à Gulfoss qui plonge doucement dans l'obscurité.
On sent bien qu'on est revenu sur le "circuit touristique", encore pas mal de monde et de véhicules sur le parking, même si ca se vide doucmeent.
Assez déçus par Gulfoss, pas forcément par la chute en elle même mais par son environnement général, on n'a pas trop l'impression d'être dans la nature sauvage.
La F35 débute très vite après Gulfoss, on l'emprunte sur quelques kilomètres et se trouve une petite piste adjacente pour se poser au calme pour la nuit.
Jeudi 26 août :
On débute par
Geysir, qui est le nom d'un geyser, qui a donné son nom à tous les geysers du monde.
Geysir en lui même est aujourd'hui plus ou moins en sommeil, c'est Strokkur la star locale.
Son cycle débute par une bulle d'eau qui gonfle, enfle, et explose jusqu'à 5-6 mètres de haut, et cela se reproduit toutes les 6-7 minutes environ.
Le site de
Geysir est assez décevant au final, pas grand chose à se mettre sous la dent.
On retourne à Gulfoss situé à 5 minutes, après le côté falaise hier soir, par le bas cette fois çi.
On reprend la route, F35 (dénommée la piste de Kjolur) vers le nord direction
Kerlingarfjoll, la montagne aux sorcières.
Cette piste a beau être autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4 (il n'y a plus de gués dessus depuis la construction de mini ponts),
la qualité se dégrade dès les premiers kilomètres, caillasse à gogo, vraiment pas agréable.
On arrive au refuge, on paye le "droit de camper", puis on poursuit sur 2-3 km la piste qui monte derrière le refuge.
On va se ballader dans ce dédale de petits monts fumants ou enneigés, aux couleurs féeriques sous le soleil.
On va finir dans une piscine chaude assez boueuse dans le fond, avec un couple de retraités allemands avec qui l'on discute.
Ils sont venus par la route + ferry avec leur Defender aménagé, ils restent deux mois en
Islande, on échange sur nos expériences,
je leur conseille vivement Veidivotn sous le soleil, qu'ils ne connaissent pas.
Ils m'enverront un mail quelques semaines plus tard pour me remercier du conseil, ils ont eux aussi été enchantés par le coin.
On remonte aux voitures en compagnie des allemands qui nous montrent leur Defender, plus de sièges arrières,
une grande banquette légerement surelevée qui sert de lit, diverses caisses de rangement glissées en dessous,
tout ce dont je rêve pour mes vieux jours pour voyager au long cours !
Il me semble avoir lu sur le site de Marie, SiBelleLaTerre, qu'elle et sa famille n'ont pas trop apprécié
Kerlingarfjoll,
nous c'est tout le contraire, encore un gros coup de coeur, paysages enchanteurs, sublimes couleurs, loin de la foule, que du bonheur.
Retour au camping, ca se couvre un peu, un grain non loin.
Douche, repas du soir, petite averse, dodo.
Vendredi 27 août :
On poursuit la F35 vers le nord, désertique, jusqu'à l'oasis de verdure de Hveravellir, à une quinzaine de kilomètres.
Hveravellir c'est un petit site géothermique varié, fumerolles, sources chaudes, ruisseaux dans la verdure, et sa piscine chaude,
qu'exceptionnellement, nous ne testerons pas, pas envie en ce début de matinée !
Un petit camping rudimentaire, quelques tentes plantées et des gens qui déjeunent.
A quelques centaines de mètres, une vieille cabane qui a été restaurée,
qui fut le refuge du brigand Eyvindur des montagnes à la fin du 18eme siècle.
Petit copier coller culturel :
L'histoire de Fjalla Eyvindur
L'histoire tragique d'Eyvindur (1714-1783) est très connue en
Islande. Dans les années 1760, Eyvindur est condamné à s'engager dans l'armée danoise
pour avoir volé dit-on une motte de beurre. Préférant s'enfuir, il mène une vie de reclus, considéré comme un hors-la-loi.
Alors qu'il trouve refuge dans une ferme, il s'éprend de la riche fermière Halla, mais le beau-frère de celle-ci s'oppose complètement à leur union.
Eyvindur et Halla décident de fuir ensemble pour vivre leur amour et se cachent un temps dans les fjords du Nord-Ouest de l'île.
Dénoncés par les habitants des environs, le couple doit s'enfuir à nouveau pour échapper à la justice. Eyvindur et Halla s'installent alors à Hveravellir,
et ils y survivent pendant deux ans dans une grotte en chassant des oiseaux et en volant des moutons aux fermiers de la région.
Les sources chaudes leur permettent notamment de faire cuire leur nourriture et de prendre des bains.
Halla mettra au monde plusieurs enfants durant cette période, mais voulant leur épargner une vie misérable de bannis, Eyvindur dépose à chaque fois
les nouveaux-nés devant la porte d'une ferme. Une autre version plus tragique évoque l'infanticide des nourrissons par noyade dans l'eau glacée.
La berceuse " Sofðu unga ástin mín " - Dors mon cher amour - est directement rattachée à cette tragique histoire et a été associée au chant d'amour
désespéré de cette mère contrainte par la justice des hommes de devoir abandonner ses bébés.
Au bout de vingt années de vie d'errance et de fuite, le couple finit par se séparer. Un pasteur recueille Halla qui restera muette jusqu'au jour de
sa mort où elle s'écrie : " Mon Dieu, que la montagne est belle !".
L'histoire d'Eyvindur est bientôt connue dans l'île toute entière. En l'apprenant, le gouverneur danois décide de gracier Eyvindur mais celui-ci n'en
saura probablement rien. Ignorant également la mort de sa femme, il continuera d'errer plusieurs années dans les hautes terres.
Alors surnommé Fjalla Eyvindur " Eyvindur des Monts ", ce proscrit allait devenir un héros national en
Islande.
Actuellement près de la grotte où survécurent Eyvindur et Halla à Hveravellir, une sculpture en pierre avec deux cœurs enlacés
a été érigée en mémoire de ces deux amants.
De nouveau, on se tâte, l'endroit est paisible en cette belle matinée, on s'y sent bien, on se voit bien rester içi pour la journée si le soleil perdure...
Mais il est encore tôt, l'
Islande a encore beaucoup à nous offrir, on décide finalement de poursuivre.
La piste se transforme en bitume quelques kilomètres plus au nord, et finit par déboucher sur la route n°1.
On fait un petit crochet par la route n°74 vers la petite ville de Skagastrond, puis des coulées basaltiques décrites dans nos guides quelques kilomètres plus ua nord.
Ca vire au gris, ca devient tristounet.
Mouais, sympa mais on en devient blasés de ces orgues !
On redescend sur la n°1 que l'on suit un peu, avant de rebifurquer au nord par la route 711 qui s'enfonce dans la péninsule de Vatnsnes.
Au village de Hvammstangi on va se faire un coup de piscine municipale, toujours des hot pools à différentes températures, toujours aussi agréable.
Les bains chauds ca déshydrate, on trouve un bar-resto ouvert pour se jeter une bière, vide, triste, ils font des pizzas à emporter, on en commande une
et on va la déguster sur le port, sous quelques rayons de soleil de fin de journée.
On décide de pousser jusqu'à l'arche de Hvitserkur, on fait la quarantaine de kilomètres qui nous en sépare en longeant la côte de la péninsule, sous le soleil rasant.
On s'installe sur le petit parking à proximité de l'arche à la nuit tombante.
Samedi 28 août :
Un petit sentier à travers le champs qui surplombe la falaise permet d'atteindre l'arche, et de descendre sur la plage.
On rejoint la route n°1, direction le sud ouest, puis on s'engage vers les fjords de l'ouest sur la route n°61.
Longue route vers l'ouest et
Isafjordur, c'est chouette mais assez monotone, les fjords se succèdent, les petits villages aussi.
Beaucoup de kilomètres et peu de curiosités, c'est nettement moins dense en émerveillement que ce que l'on avait connu jusqu'içi.
Après coup je regretterais à moitié d'avoir inclus cette partie de l'
Islande dans notre périple, cela allonge considérablement le
nombre de kilomètres. D'un autre côté on ne sera pas trop gâtés par la météo dans les jours à venir, cela aurait certainement laissé un meilleur souvenir sous le soleil.
On se fait un coup de piscine municipale à Bolungarvik, puis après s'être fait jeté du resto de
Isafjordur qui a une petite renommée (on est samedi, c'est complet),
on prend le tunnel qui mène à Sudureyri, village perdu du bout du monde, et on se trouve un coin d'herbes folles en vrac en bord de route, avec vue imprenable sur le coucher de soleil !
Dimanche 29 août :
On poursuit la route des fjords vers le sud.
Le village de Flateyri, triste à mourir sous la grisaille, en lente voie de désertification :
Le plafond est bas, la brume omniprésente :
De l'autre côté du fjord, les chutes de Dynjandi :
Ces chutes sont vraiment chouettes, tout en haut, la cascade principale, et de multiples petites cascades en contrebas :
Poursuite vers le sud ouest dans un dédale de fjords
A l'extreme sud ouest, la longue plage de Breidavik, où l'on campera, à proximité des falaises de
Latrabjarg.
On pousse aux falaises en cette fin de journée, mais vent + pluie, on ne s'attarde pas, on y retournera le lendemain matin.
Lundi 30 août :
Retour aux falaises de
Latrabjarg, haut lieu ornithologique, en cette matinée toujours grise, petite ballade à pied le long des falaises.
On en termine de ces fjords de l'ouest, par la côte sud, sous la grisaille, assez triste.
Plein sud sur la route n°60 puis on s'embranche sur la route n°54 qui fait le tour de la péninsule de Snaefellsness.
Le paysage reprend ses tonalités volcaniques.
Le volcan Snaefell, qui donne son nom à cette longue presqu'ile, est le point de départ du Voyage au centre de la Terre de Jules Verne.
Ce n'est pas lui sur la photo ci dessus, on est au début de la péninsule, ce volcan se situe tout au bout.
D'ailleurs le temps sera tellement gris demain qu'on ne le verra pas, pas plus que le glacier qui le recouvre...
Le soir, on se fait un resto au village de Stykkisholmur, et on se pose à proximité pour la nuit.
Mardi 31 août :
On poursuit le tour de la presqu'ile, sous un temps de merde...
Encore un de ces bateaux "en cale sèche" aux entrées de cerains villages, puis la pointe de la presqu'ile avec son petit phare orange caractérisitique,
ses falaises où je m'essaye aux poses longues.
On poursuit par la côte sud de la presqu'ile, un petit hameau de vieilles batisses en bois.
Un peu démotivés par la météo, on en finit rapidement avec cette péninsule, on rejoint la petite ville de Borganes,
piscine municipale de fin d'après midi (ouais on aime ça, surtout quand le temps est gris !), on se dégote un petit bar/resto sans prétention.
On remonte légerement vers le nord par la route n°1, puis on s'engage sur la route 50 vers l'est, dans un coin de campagne où on se pose dans un champ via un petit chemin de terre.
Mercredi 1er septembre :
Le but de ce petit crochet nord-est, c'était d'aller vers les chutes de Hraunfossar puis de redescendre vers
Thingvellir via la F550,
piste au doux nom de Kaldidalur.
Direction donc ces chutes de Hraunfossar, sous un temps un petit pêu plus clément, quelques rayons de soleil de plus en plus présents.
Sympa ces petites chutes qui s'étalent sur une assez longue portion, en tombant dans une rivière.
On remonte le cours d'eau via un petit chemin puis un peu "d'escalade", quelques petits bassins.
On rejoint la F550 non loin, changement de décor, on retrouve un paysage minéral, ponctué par un cours d'eau sur quelques kilomètres.
Comme la piste de Kjolur (F35), cette Kaldidalur ne traverse pas de gués et est autorisée par les loueurs de véhicules non 4x4.
Mais c'est de la sale caillasse, on croise d'ailleurs un véhicule de tourisme qui roule sur des oeufs.
On débouche sur le bitume et
Thingvellir, ballade dans la faille, église et son cimetière, mastodonte sur parking, chute d'eau non loin.
On descend vers le sud et la ville de Arborg, sur la route n°1.
Devinez ce qu'on fait en fin d'après midi...et oui ! piscine municipale !
Puis on rejoint la côte non loin et on se pose dans les herbes folles face à la mer pour la nuit.
Jeudi 2 septembre :
Un petit tour sur la péninsule de Reykjanes, église, un petit site géothermique sans prétention,
dont bizarrement je n'ai plus aucune photos sur mon disque dur, on tombe sur des séchoirs à poissons qui dégagent une odeur pestilentielle.
Fin d'après midi dans la ville de Hafnarfjodur, piscine municipale...
On se pose en campagne dans la périphérie de la ville, en bordure de petite route.
Le matin, quelques voitures passent, qui ralentissent à notre hauteur, et quelques minutes plus tard,
arrivée de la police qui a dû être alertée par l'une de ces voitures.
Ils nous demandent si c'est notre voiture, ce que l'on fait là, dans combien de temps on "bouge".
Je leur dit qu'on dormait, les vitres embuées devaient leur laisser penser autre chose...qu'on s'habille, déjeune et qu'on sera partis d'ici une grosse demie heure.
OK, pas de soucis de leur part.
Direction
Reykjavik, on trouve un camping en ville, à côté...d'une piscine municipale (c'est le hasard !).
On prend le bus non loin pour le centre ville, journée en centre ville, j'ai la flemme de me trimballer le sac photo, pas de photos !
Vendredi 3 septembre :
Route vers
Keflavik, on trouve une station service pour un grand nettoyage de voiture, y'a du boulot !
Direction le
Blue Lagoon pour notre dernière baignade.
On finit dans la ville de
Keflavik, grosse fête tout le week end, les habitants fêtent la fin de l'été.
Grosse animation en ville, podium et groupes de musique.
Resto final sur le front de mer de
Keflavik, on se pose en zone résidentielle pour la nuit.
Samedi 4 septembre :
Reveil matinal vers 5 heures du matin, direction l'aéroport, on pose la voiture au parking de l'aéroport,
on la laisse ouverte avec les clés dans la boite à gants, comme convenu avec le loueur la veille...pas de stress en
Islande !
Vol de retour, the end !
Au final, magnifique pays aux paysages variés et étonnants, facilité déconcertante pour le camping sauvage,
un pays où il ne fait aucun doute que nous retournerons !
Seule ombre au tableau, le climat aléatoire, mais on le savait, et on n'y peut rien changer, il faudra toujous faire avec...