Jemaflor · 10 mars 2019 à 16:07 · 113 photos 20 messages · 7 participants · 4 485 affichages | | | | Le Mpumalanga ne vous évoque probablement rien de bien précis... pourtant c'est le nom d'une des régions les plus visitées de toute l' Afrique du Sud. En effet, c'est sur ce territoire que sont situés le célèbre Parc Kruger ainsi que les principales réserves animalières du pays. Comme de nombreux voyageurs je suis parti là-bas à la découverte de la faune sauvage d' Afrique australe, en quête des fameux « Big Five » ! Mais traverser le vaste Mpumalanga a bien d'autres curiosités à offrir aux visiteurs. On y traverse des paysages grandioses dans le Blyde River Canyon, on y retrouve aussi le souvenir des chercheurs d'or à Pilgrim's Rest ou celui des couleurs de l'ethnie N'debele... Et au-delà du Mpumalanga, à la fin de ce récit, on poursuivra la découverte du pays en évoquant le plus illustre des sud-africains, le grand Nelson Mandela avant de faire un tour dans le triste et célèbre township de Soweto.
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Dans la brousse, en quête de rencontres...
C'est le moment qu'attend avec impatience tout voyageur venu dans cette région d' Afrique du Sud : le départ pour un safari animalier.
En cet fin d'après-midi, nous voilà à bord d'un 4x4 zigzagant sur une piste cabossée, perdue au milieu de nulle part... heureusement notre ranger pilote, lui, connaît bien ce secteur de la réserve de Tshukudu situé dans les environs du célèbre Parc Kruger. Malgré les secousses, nous ne cessons de scruter le paysage alentour à la recherche parmi les broussailles d'une silhouette animale. Quelques longues minutes de trajet et toujours rien en vue. Et notre ranger, coiffé d'un joli chapeau style camouflage, de nous rassurer : pas d'inquiétude à avoir, il y a bien des animaux dans les parages mais pas avec la même densité que dans un zoo ! En effet, dans les très vastes réserves, les animaux vivent en liberté sur des kilomètres à la ronde... Là, sur la gauche, une première silhouette, immanquable, toute en hauteur, elle domine la végétation.
Une girafe, l'espèce la plus grande de la brousse dont certains spécimen atteignent même les 5 mètres de haut. Doucement on s'approche tout en restant à une relative distance afin de ne pas déranger l'animal. Et la girafe de continuer à brouter les feuilles vertes d'un acacia. Une allure gracile et une robe tachetée qui vaut à cette espèce son nom latin de Giraffa cameleopardalis leopardalis pour ce pelage qui évoque celui des léopards, de vrais prédateurs qui s'attaquent aux girafes et cameleo pour une lointaine ressemblance aux camélidés du désert... si l'on veut !
La verdure se fait rare dans cette région où régulièrement la sécheresse sévit. La saison sèche se termine, (nous sommes en novembre) mais pour autant les pluies ne sont pas encore arrivées. D'ailleurs, les dernières saisons dites humides ont été particulièrement courtes. Aussi, il n'est pas étonnant de trouver parmi cette brousse beaucoup d'arbres et de buissons totalement secs, les plus résistants arborent déjà un feuillage vert (pour le bonheur des girafes !) et d'autres attendent les premières gouttes pour reverdir... enfin peut-être ! Devant nous et sur la photo, une mare, elle aussi a soif... totalement asséchée en cette période alors que son niveau d'eau peut atteindre un mètre au plus fort de la saison humide.
Heureusement pour les animaux de la réserve, certains points d'eau sont mieux pourvus. En voilà un avec sur sa berge un jeune crocodile. Immobile, il lézarde au soleil (voilé).
Les crocodiles se doivent d'emmagasiner durant la journée de la chaleur, ce sont des animaux à sang froid. Leur peau fait en quelque sorte office de rudimentaires « panneaux solaires ». Et les grosses boules que l'on voit sur l'image devant le croco ? Ce sont en fait des déjections d'éléphants, elles paraissent monstrueuses. Les intestins des éléphants rejettent une énorme quantité de fibres végétales et quand on nous apprend qu'un éléphant englouti en moyenne 150 kilos de végétaux par 24 h et que de plus il en assimile qu'environ la moitié, on comprend ainsi la raison de la taille des crottes ! Des éléphants sont donc passés par là mais de toute évidence ils sont repartis.
Mais sur la rive opposée de cette mare, c'est un troupeau de buffles qui s'avance. L'heure de la boisson en famille, petits et grands se désaltèrent d'une eau verdâtre bien peu ragoûtante, ils en ont l'habitude.
Le déplacement en troupeau constitue une bonne technique de défense vis à vis des prédateurs, ce sont surtout les petits qui sont vulnérables, aussi les adultes les entourent afin de les protéger. Celui que l'on voit sur la droite semble aux aguets, plutôt méfiant semble-t-il. Sur le dos de ces buffles on aperçoit quelques oiseaux. Des piques bœufs à bec rouge avides des parasites accrochés à leur cuir.
Un peu plus loin, sur une étendue de savane, ce sont trois rhinocéros blancs que l'on distingue. Une mère est accompagnée de son petit... façon de parler, car ce « petit » en impose par son volume. La scène est attendrissante, voici que le gros bébé se met à téter. Les petits suivent ainsi leur mère pendant deux à trois années.
Ce sont là des rhinocéros blancs. Et pourtant, ils ont une peau grise, c'est vrai. Ce nom de rhino blanc vient d'une déformation du mot « large »: « wyd » en Africaans ou « wide » en Anglais puis transformé en « white » (blanc) en anglais. Pourquoi le qualificatif de « large » pour ces rhinocéros ? En raison de leur large bouche d'herbivores qui broutent en opposition aux rhinos noirs qui ont une bouche plus étroite. Eux, les noirs, ils se nourrissent de feuilles et lèvent généralement la tête contrairement aux blancs qui la baissent le plus souvent, vers les herbes du sol. Dernière précision, les rhinocéros noirs sont aussi gris de peau, vous m'avez suivi ? Enfin j'espère !
Les rhinocéros avec leur tête allongée, leurs deux cornes et leurs petits yeux font presque penser à des animaux préhistoriques qui auraient survécu à l'extinction des dinosaures. Les rhinos n'ont paraît-il pas une très bonne vue, cela nous arrange pour l'observation, ils ne font pas attention à nous, observateurs animaliers d'un jour. C'est bien connu, les rhinocéros se doivent d'être protégés de certains prédateurs... je veux parler des braconniers ! La poudre de cornes de rhino s'échange à prix d'or : en Asie, en raison de pseudo vertus aphrodisiaques mais aussi dans certains pays du Moyen-Orient, là, elles sont recherchées comme étui de poignard. Officiellement, ce commerce lucratif est interdit depuis 1977... Alors comme prévention la plus efficace, on « décorne » les pachydermes en coupant régulièrement tous les 2 à 4 ans les cornes des rhinocéros des réserves avant de les brûler... ou de les stocker dans des lieux bien protégés. On ne sait jamais ? certains espèrent toujours une reprise de ce commerce mais par des filières officielles et très encadrées. Autre procédé pour dissuader les braconniers, l'application de produits toxiques sur les cornes, les rendant impropres à la consommation. Quant aux cornes, qu'on se rassure pour ces animaux, elles repoussent lentement mais sûrement : 5 à 10 cm par an. C'est comme nos ongles et nos cheveux, elles se composent de kératine.
On poursuit notre safari sur une autre piste de cette terre d'Afrique aux belles tonalités ocre rouge. Les rayons du soleil de cette fin d'après-midi accentuant ces superbes teintes chaudes.
Nous sommes toujours à l'affût. Voici à présent qu'on aperçoit dans les broussailles des impalas. Une espèce d'antilopes parmi les plus fréquentes de cette région. J'ai bien dit, on aperçoit... car il faut le reconnaître, avec tous ces buissons et toutes ces branches, les animaux en profitent pour rester à distance tout en se protégeant derrière ce rideau de branchages. C'est très souvent le cas dans ce bush, même si cela contrarie les observateurs, c'est ainsi en pleine nature. Pour les amateurs de photos, l'autofocus est un peu perdu dans ces conditions... et parfois (ou souvent), la mise au point se fait sur les branches.
Et une nouvelle prise presque ratée ! Comme celle de ces zèbres... côté netteté des branches, c'est pas mal ! Bon, heureusement on en verra plusieurs autres, impalas et zèbres, au cours de nos safaris. Réussir des photos animalières est un continuel challenge mais avec beaucoup de moments forts et souvent de plaisantes réussites durant cette chasse... seulement photo !
Un moment de chance avec ce phacochère qui m'observe durant quelques instants. Une trouée entre les tiges des buissons, c'est parfait pour lui tirer le portrait. Un spécimen affublé de belles défenses. Ces canines qui ne cessent de pousser peuvent atteindre 60 centimètres chez les vieux mâles. Bien nommées elles servent à leur défense mais également à leur nourriture pour déterrer racines et bulbes. Des phacochères, on en voit pas mal dans cette brousse mais... le plus souvent ces animaux craintifs fuient en courant, la queue en l'air. Et ces puissants et massifs phacochères, j'en témoigne, sont particulièrement vifs et rapides.
Notre chemin nous fait rencontrer une nouvelle fois quelques buffles, décidément ce doit être notre jour des buffles d'Afrique. Eux n'ont pas de défenses mais des cornes plutôt impressionnantes. Dans cette région vivent les buffles noirs, les plus imposants de cette espèce de bovidés sauvages. Même s'ils n'ont pas l'air agressifs, mieux vaut ne pas s'en approcher... sauf avec l'aide du zoom qui m'a permis d'observer un de ces monstrueux spécimen, presque les yeux dans les yeux.
La proximité relative et surtout mon zoom photo m'a permis aussi d'observer en gros plan cette scène. Le dos d'un de ces buffles sur lequel sautillait un pique-bœuf à bec rouge. Un vrai duo de compères entre le gros bovidé et cet oiseau que l'on aurait envie de renommer ici, pique-buffle ! Opération déparasitage, le pique avec son bec débarrasse le buffle de ses parasites nichés entre peau et poils. Une complicité qui parfois agace les buffles, surtout quant l'oiseau s'acharne à piquer les plaies pour se gorger du sang de l'animal. On a beau avoir le cuir épais cela m'empêche pas une certaine sensibilité.
L'après-midi s'achève et le soleil tutoie maintenant l'horizon. L'heure est venue de gagner un point d'eau, là où les animaux de la savane viennent s'abreuver au crépuscule. Notre conducteur-ranger gare notre 4x4 à proximité d'une mare, ce belvédère offre une splendide vue sur le plan d'eau et les animaux présents.
Juste en face, des girafes viennent justement d'arriver. Des pas lents et une belle allure et si un grand cou s'avère pratique pour atteindre les feuilles du faîte des acacias, cela l'est moins pour se baisser jusqu'au niveau de l'eau. Quelles acrobaties et contorsions doivent exécuter ces girafes pour pouvoir s'abreuver. Mais la technique jambes écartées semble d'une parfaite efficacité. A côté, un héron, malgré sa grande taille pour un volatile semble minuscule aux côtés des gigantesques girafes.
A l'opposé, c'est un gnou qui s'approche de la mare. Un gnou bleu ou également appelé gnou à queue noire. Son pelage gris bleu va vite prendre une tonalité bleu nuit avec ce crépuscule qui s'abat si rapidement dans ces contrées. Cette espèce n'est pas des plus intelligentes, dit-on. Et pour moquer encore plus ces pauvres bêtes à la silhouette pas vraiment gracieuses on les classe en Afrique du Sud parmi les les « Ugly Five » en compagnie des hyènes, phacochères, vautours et marabous. Ugly (laid) en opposition aux nobles habitants de la brousse, les « Big Five » que sont les lions, rhinocéros, éléphants, buffles et léopards.
Au milieu de ces eaux stagnantes, on devine par instants quelques mouvements. Des oreilles qui frétillent, un œil observateur et régulièrement une gueule ouverte à 180°, à s'en décrocher la mâchoire... ce sont des hippopotames. Ils passent leurs journées dans l'eau, ne les appelle-t-on d'ailleurs hippopotames amphibies ? Nagent-ils ? Pas vraiment ! non, ils se déplacent le plus souvent en marchant dans la boue. L'hippopotame aime donc avoir pied lorsqu'il se baigne, l'animal apprécie donc les bains de boues... debout ! Ces monstres bien dodus ne possèdent pas de glandes sudoripares au niveau de leur peau le contact de l'eau, plus fraîche que la température de l'air en journée, leur permet ainsi de réguler leur température interne. La nature fait bien les choses : pour se protéger du soleil, des glandes de leur peau sécrètent un mucus qui fait office d'écran solaire. Sa teinte rouge-orangée donne cet aspect coloré que l'on observe surtout autour de leur yeux et de leur oreilles, les parties les plus exposées aux rayons du soleil.
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La teinte rouge orangé tirant aussi vers le rose embrase maintenant le ciel. L'heure de la boisson vespérale pour les animaux de la savane et également l'heure traditionnelle d'un apéritif de fin de safari. Sympa ce lieu pour trinquer dans la bonne humeur tout en évoquant les belles observations de ce premier safari. Des conversations et des boissons accompagnées de « biltong »... la viande séchée (bœuf ou koudou...) préparée à la mode sud africaine.
Une pause qui n'était qu'un entracte lors de ce safari. En effet, les hippopotames assurent la prolongation du spectacle. Les voilà qui a un train de sénateur sortent un à un de leur mare. Une nuit noire s'est installée mais notre ranger possède une puissante lampe torche. Il dirige le faisceau vers nos vedettes du moment : une mère hippo suivie par son petit.
Les hippopotames sortent donc de leur bain en soirée, leur destination ? la terre ferme ou plutôt les étendues végétales, avec leur appétit d'ogre, ils vont engloutir une quarantaine de kilos de végétaux durant la nuit ! La balade culinaire nocturne peut les mener assez loin de l'étang, les hippopotames sont finalement de bons marcheurs ; en effet, ils peuvent parcourir une dizaine de kilomètres pendant leur virée nocturne. Mieux vaut ne pas les rencontrer en chemin, l'animal à l'allure lente et paisible peut s'avérer particulièrement dangereux s'il prend peur !
Sur la piste du retour vers le lodge, Tyron, notre conducteur, veut encore nous monter un autre animal. A l'aide de sa torche, il balaie de lumière les branchages, sur la droite, devant puis à gauche ? Ça y est, le rayon lumineux s'immobilise : Sur une branche on devine un serpent bien accroché.
Il s'agit là d'un boomslang, un des plus venimeux reptiles du secteur, son venin particulièrement toxique peut tuer en seulement quelques heures... mais fort heureusement ce serpent n'attaque que si il est manipulé. Restons donc à distance, l'observation nous suffira. Ces reptiles de couleur verte, luisante sous la lumière, peuvent mesurer jusqu'à deux mètres de long... quant à leurs proies, oiseaux et lézards, ils les capturent dans les arbres, on pouvait s'en douter.
Le safari continue... dans le Parc Kruger
Après un premier safari de fin d'après-midi, ce matin, place à un autre safari mais matinal... très matinal même. Lever avant l'aurore en direction du célèbre Parc Kruger. Une réserve animalière créée dès 1902 devenue Parc Kruger en 1926, ici les superlatifs sont de mise, jugez plutôt : - la plus vaste de toute l' Afrique du Sud, 64 km de large sur 532 km de long. Une superficie de 2 millions d'hectares de nature sauvage, ce qui correspond à celle du territoire d’ Israël ! Impressionnant ! - Près de 150 espèces y vivent en toute liberté mais l'espace est protégé afin de les préserver des braconniers ou des chasseurs amateurs de trophées... Avec environ 14000 éléphants, 7800 rhinocéros, 1600 lions et un milliers de léopards sans oublier quelques 37000 buffles, les fameux « Big Five » sont bien présents dans cet immense Parc National Kruger. - Une nature sauvage diversifiée où l'on compte pas moins de 16 écosystèmes différents: brousse, steppe, savane, plaines et collines... - 2000 km de pistes sillonnant le parc dont 700 de bitumées. Des lodges dispersés dans l'ensemble du parc permettent d'y loger en sécurité entre deux journées de safari. - 9 entrées, du Sud au Nord, permettent d'accéder au Parc...
Quant à nous, c'est à la Numbi Gate, au sud-ouest du Kruger que nous venons d'arriver et comme on peut le constater sur la photo, nous ne sommes pas les seuls à partir en brousse. Mais il suffit de parcourir seulement quelques centaines de mètres sur la piste pour que notre 4x4 se retrouve presque seul mais bien accompagné d'une ranger connaissant bien les lieux. Un large panorama se dévoile à présent sous nos yeux et très vite on comprend qu'il va falloir un peu de chance pour rencontrer des animaux dans un territoire si étendu. Un vrai challenge, presque identique à la recherche d'une aiguille dans une botte de foin !
Et la première espèce aperçue sera... une hyène. L'animal n'est pas le mieux loti de la faune sauvage avec ses formes pas vraiment gracieuses et son pelage terne et sale. De plus les hyènes se débrouillent comme elles peuvent pour se nourrir, les carcasses délaissées par les prédateurs les plus nobles font souvent l'affaire pour ces habituels charognards. Chez les hyènes, ce sont les femelles qui dirigent la troupe et se servent en premier une fois une proie découverte. Les mâles, dont la taille est d'ailleurs plus petite que les femelles, n'ont qu'à suivre et attendre leur tour. Les hyènes, une espèce où les femelles ne seraient donc pas un peu « macho » ?
Plus fréquents dans ce secteur, les impalas sont plus faciles à observer. Une silhouette gracile pour ces antilopes à la robe brun roux. De jolies cornes ornent leur fine tête.
Pour bien les identifier, il faut se faire presque voyeur en observant leur croupe : des bandes blanches et noires sont les marques de l'espèce suggérant à certains de les surnommer les 111. Et l'on retrouve sur le dos de cette antilope son acolyte, un pique-bœuf, qui se charge d'un déparasitage en règle ; et hop d'un coup de bec (rouge), adieu mouches larves et insectes suceurs de sang.
On chemine lentement dans le Kruger, d'arrêt en arrêt, scrutant chaque côté de la piste à l'affût du moindre mouvement. Ici, c'est un zèbre qui va traverser la piste, arrêt de mise, le code de la piste dans le Parc donne la priorité aux animaux, ils sont chez eux. Et le zèbre zébré de nous couper la voie pour notre plaisir, c'est idéal pour bien l'observer (et le photographier).
Et au suivant ou plutôt à la suivante, une girafe est en train de se régaler de feuillages verdoyants. Elle n'est qu'à quelques mètres de nous, c'est idéal pour détailler son pelage réticulé et voir même une tâche sombre sur son cou, sans doute une cicatrice, souvenir d'un combat. Sur la tête, les girafes possèdent des excroissances osseuses, deux ossicônes recouverts de peau et par une touffe de poils, seulement chez les femelles.
Tiens, à droite il y a aussi un zèbre dont on aperçoit la tête camouflée en partie par les arbustes. Il restera très discret.
Quelques kilomètres plus loin, peu à peu le paysage change. Place à un peu plus de relief avec des collines et de gros blocs rocheux entre lesquels la piste de terre serpente.
Soudain un koudou apparaît, furtivement, sautillant agilement parmi les rochers. J'ai juste le temps de le cadrer. Les koudous sont les plus grandes antilopes de la région. Des bandes blanches sur les flancs et de longs poils sous le cou et surtout ils portent, altiers, de superbes cornes spiralées, splendide.
Là-haut ! Sur la branche à droite, un animal avec une proie... bon, ce n'est pas un des plus nobles de la savane comme par exemple un léopard mais un bel oiseau tenant dans son bec un insecte. Un rollier à long brins et au plumage chamarré du plus bel effet. Si la luminosité était meilleure, les couleurs seraient encore plus vives mais là, il a quand même belle allure.
Puis suit un tronçon de piste style tôle ondulée et longue ligne droite et pas un animal en vue. Quelque arbustes aux feuilles vertes mais plusieurs passages de terres brûlées. C'est ainsi qu'est entretenu le Parc, des brûlis par secteur tous les 4 ou 5 ans afin d'obtenir une végétation régénérée... mais une fois le terrain carbonisé, il faut un peu de temps pour que les animaux se réapproprient le secteur, ils attendent que Mère Nature reprennent ses droits.
Dans un Parc naturel aux dimensions si grandes, se perdre est risqué. Heureusement il y a des cartes détaillées et des pistes bien balisées ponctuées de bornes. A présent, on vire vers la droite en direction d'un des camps du Parc, le Pretoriuskop, c'est à seulement deux kilomètres.
Le temps d'une halte tranquille, boissons... et aussi un moment d'observation. Entre quelques cases traditionnelles et une voûte de flamboyants éclatants de fleurs rouge- orangé, quelques singes se baladent. De sympathiques mais un peu chapardeurs vervets. Une mère et son petit me laissent leur tirer le portrait photo, trop mignons !
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Une courte pause, vite on reprend la route, enfin la piste. Quelle sera la prochaine espèce aperçue est la pensée qui trotte dans nos têtes ?
Pour l'instant on admire le paysage entre brousse, collines rocheuses et lac. Ici un beau panorama plongeant sur un point d'eau. Un troupeau de buffles se désaltèrent tranquillement.
Un coup de zoom sur les bovidés et l'on distingue au ras de l'eau des têtes d'hippopotames pataugeant dans leur bains d'eau bien boueuses.
Plus loin, un moment de rencontre face à face avec un buffle noir, un géant de la savane. Avec l'effet zoom on se sent très proche, mais suffisamment loin pour se sentir en sécurité. Une telle paire de cornes a de quoi impressionner. De loin, les buffles donnent une impression de tranquilles bovidés à l'image d'un troupeau de vaches, de plus près, ils inspirent plus de réserve. On les dit pas vraiment agressifs vis à vis des hommes mais ne le taquinons pas trop, son gabarit doit mettre en garde. Habituellement les buffles se regroupent en troupeau, seuls les vieux mâles restent à l'écart, en solitaire.
Un autre solitaire, un cob à croissant. Une autre espèce dans ce royaume des antilopes. Comme les impalas, ils ont le logo de l'espèce tatoué sur la croupe, un anneau de poils blancs. Tous ces branchages gênent quelque peu la vue et l'animal est resté pudique ne dévoilant pas à mon regard son arrière train. En revanche, il laisse bien apercevoir son autre anneau blanc, celui qui entoure son museau.
Les cobs sont de grandes antilopes, 1m30 au garrot et ont des grandes oreilles arrondies. Seuls les mâles portent des cornes, là, c'est donc une femelle.
Un autre des « Big Five » entre maintenant en scène. Au détour d'une piste, voilà une rencontre avec des éléphants. Ils traversent un à un la piste. On leur laisse bien sûr la priorité, a-ton vraiment le choix ?
La vue du 4x4 en arrière plan nous donne une image en miroir du notre. Comme ces visiteurs, nous sommes nous aussi bardés de nos appareils photos, captivés par cette file indienne d'éléphants d'Afrique. Et les appareils de cliqueter...
Parvenu de l'autre côté de la voie, le débroussaillage débute. En passant les éléphants arrachent feuilles et branchages, plient des arbustes, cassent des grosses branches... rien ne semble résister à la puissance de ces pachydermes, de vrais débroussailleurs ! Et si la végétation ne suffit pas, ils s'attaquent aux racines à coups de défenses. Pauvres vieux éléphants qui perdent avec l'âge leurs défenses et leurs dents et par conséquent ne peuvent plus correctement se nourrir, certains paraît-il en meurent !
Des éléphanteaux et des spécimens plus âgés composent ce troupeau que l'on va observer durant plusieurs longues minutes en les détaillant du regard. La peau parcheminée, de petits yeux vifs, de grandes oreilles qui font office d'éventail et qui une fois déployées évoquent la forme de la carte géographique du continent africain. Et puis il y a ces longues trompes agitées en tout sens, elles leur servent un peu à tout, comme une main... attraper la nourriture et l'eau et les porter à la bouche et même elles peuvent être utilisées à se gratter l'oreille comme le fait cet éléphant, juste devant moi.
On continue à les suivre du regard alors qu'ils s'éloignent lentement. Un détail qui peut surprendre durant un safari très matinal au Kruger... la température en brousse, finalement assez fraîche ! Loin de la chaleur étouffante que l'on imagine pour ces terres africaines. Au bout d'une bonne heure de balade assis dans ces 4x4 débâchés, avec une atmosphère autour de 14°C, on frissonne. La polaire et le bonnet sont les bienvenus et dans chaque véhicule de ranger des couvertures sont à disposition. Car l'enthousiasme et l'excitation de l'observation de la faune sauvage ne suffit pas toujours à réchauffer les visiteurs en safari.
Le paysage continue de défiler sous nos yeux. Des arbustes, des troncs calcinés et aucun animal le long de ce tronçon... quelques fleurs colorées égayent ce panorama désolé comme ne passent pas inaperçus quelques monticules de terre ocre : des termitières géantes.
Il y a bien quelques impalas, mais ils sont tellement nombreux dans ce secteur du Kruger que l'aurait tendance à ne même plus les observer avec attention... Serait-on déjà blasé ? Tout de même pas !
Cet impala immobile et très proche est en situation idéale pour lui tirer le portrait. Une fine tête et un œil expressif à l'air presque triste et puis, il y a cette oreille qui attire mon regard, on croirait la voir couverte de plumes plus que de poils, un drôle d'aspect.
Parfois en safari, il faut délaisser la vue au niveau du sol pour lever le regard vers le haut des arbres. Là, sur cette branche c'est un singe vervet qui nous observe avant qu'on lui rende la pareille en le fixant à notre tour.
Ces singes vervets ou singes verts ont une originale particularité : ils possèdent des parties génitales colorées en bleu ! Furtivement, celui-ci saute de branche en branche me laissant juste le temps d'apercevoir ces parties intimes aux reflets bien bleus ; mais sans doute, par pudeur, il ne m'offrira pas le loisir d'en faire une photo. Amusants singes, verts ou plutôt bleus ? Restons-en au nom de vervets !
Toujours le nez en l'air, pour regarder à présent une girafe et son petit girafon. Enfin petit ? Façon de parler. Déjà haut sur pattes, on nous dit qu'il n'a pas plus d'un an. A la naissance le bébé girafe mesure déjà environ deux mètres de hauteur ! Quant à maman girafe, elle ne cesse d'avaler à grands coups de langue les jeunes pousses d'acacia. Des branches d'acacia pourtant parsemées d'épines. Qu'à cela ne tienne ! la girafe est « équipée » d'une langue recouverte d'un cuir épais qui se joue des épines. Et si par hasard un de ces piquants venait à blesser la bouche de l'animal, sa salive aux propriétés antiseptiques est là pour favoriser la cicatrisation.
Dans la brousse, toujours... à la recherche du « Roi » lion
Il n'est pas encore six heures et déjà le soleil est levé. A travers un rideau d'arbustes on le voit illuminer l'horizon, le parant d'un jaune flamboyant. Du côté opposé, au-delà de l'entrée du lodge, une file indienne de buffles se dirigent vers le plus proche plan d'eau, histoire de se désaltérer avant le pic de chaleur de la journée.
Un café vite avalé et nous voilà assis dans le 4x4 prêts pour notre dernier safari. Au programme ? Notre ranger Tyron veut absolument nous faire observer les seigneurs de la brousse, pardon les rois... les lions ! Le secteur de la réserve où ils ont l'habitude de se trouver s'étend sur plusieurs kilomètres mais cela ne semble pas décourager nos accompagnateurs bien décidés à les débusquer.
Les deux heures de ce safari matinal vont être digne d'un palpitant scénario. Avec des rebondissements et des surprises. Une longue traque de piste en piste et des moments de doutes, ne va-t-on pas être déçus ? L'espoir renaît lorsque Tyron notre ranger quitte la piste pour se faufiler à travers la brousse, il semble confiant maintenant... c'est (presque) sûr, l'observation des lions est proche.
Mais pour l'instant, le cheminement s'avère bien plus que du tout terrain ! Notre véhicule se joue des buissons, roule sur des branches et même sur un tronc couché sur le sol. Ça craque et on est ballottés en tout sens, et surtout à chaque instant il faut se pencher afin de se protéger des branches qui pourraient nous fouetter le visage... quelle expédition ! De quoi nous rendre encore plus impatient. Mais oui, il est bien là, le « roi » lion... juste là, derrière ces branchages. Dommage pour nous, la silhouette du puissant félin, un vieux mâle, s'estompe lorsqu'il s'éloigne.
Mais quelques mètres plus loin, super ! une lionne apparaît. Une impression de puissance par la taille et de grâce avec son déplacement tout en lenteur. Une énorme peluche qui furtivement tourne la tête. Clic, clac ! J'en profite pour la cadrer de profil.
Dans la famille lion, ce sont les lionnes qui chassent le plus souvent alors que les mâles passent beaucoup de temps à se reposer ! Des lions, qu'imaginer de mieux pour terminer en beauté nos safaris dans le Mpumalanga ?
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Bon, si l'on fait le bilan de nos safaris, nous aurons observé des dizaines d'animaux dans leur milieu naturel avec une multitude d'espèces sauvages... mais il nous aura manqué l'observation d'un léopard pour totaliser le fameux « Big Five ». On en restera donc au « Big Four » !
Cependant, la vue d'un autre magnifique félin nous aura comblé avec un guépard observé dans une réserve animalière mais dans une région plus au Sud (Hluhluwe, Pays Zoulou). Un guépard au repos à l'heure de la grasse matinée et dire que les guépards peuvent être si rapides en poussant parfois des pointes de vitesse à 100 km/h pour traquer leurs proies.
En regagnant le lodge, on aura le plaisir d'observer encore quelques animaux... dont une grande girafe (grande, un pléonasme pour cet animal tout en hauteur !) au pelage plutôt foncé...
... et également un zèbre à la robe zébrée, comme il se doit. Cette fois, il est idéalement placé dans une zone découverte. C'est un zèbre commun avec des bandes noires sur fond de pelage blanc, ou bien est-ce l'inverse ? A bien l'observer, on s'aperçoit qu'entre les zébrures noires on voit aussi des bandes brunes. Cet aspect est bien visible sur la croupe du zèbre à droite.
Longtemps on croyait que cette robe zébrée était essentiellement un atout pour rester discret vis à vis des prédateurs naturels de l'espèce, comme le ferait une tenue de camouflage. Mais récemment une étude menée par de très sérieux scientifiques est arrivée à une autre conclusion : en fait les zébrures protégeraient surtout les zèbres vis à vis des... insectes, comme les taons. Explications. Les bandes noires et blanches du pelage provoqueraient une illusion d'optique qui ferait fuir les fameux taons. Ces chercheurs sont parvenus à cette hypothèse en faisant l'expérience suivante : en déguisant des chevaux avec une robe zébrée identique à celles des zèbres, ils se sont aperçus que ces équins ne subissaient plus d'attaques de taons piqueurs d’où la conclusion de l'étude.
Sur son perchoir, voici un calao. Avec son bec incurvé mariant le jaune et le noir, on comprend pourquoi ce volatile est souvent surnommé l'oiseau banane. La ressemblance avec le fruit est frappante.
A propos des réserves animalières et des animaux sauvages en liberté protégée...
A l'origine les Parcs et les réserves ont donc été créées pour protéger la faune sauvage africaine des braconniers « prêts à tout » et des chasseurs «à la gâchette sans pitié » ! Les espèces sauvages se sont trouvées ainsi rassemblées dans des réserves, certes immenses, mais encerclées par des clôtures qui sont maintenant électrifiées... avec le risque pour certaines espèces, parmi les plus petites, de s'électrocuter (cela arrive en effet). Des grillages ou fils alimentés par des panneaux solaires sont disposés tout autour des abords des réserves.
Dans les réserves, la régulation des espèces est gérée par les propriétaires et les rangers ; parfois, par des naissances sur place mais aussi par l'apport d'animaux venus de l'extérieur : échanges entre réserves et/ou achats dans des fermes d'élevage (rhinocéros par exemple).
A savoir aussi, certains animaux sont porteurs de puces électroniques afin de mieux les localiser, les soigner voire les nourrir... en période de sécheresse par exemple pour les herbivores.
Les visites accompagnées comme les visites individuelles participent par les droits d'entrée versés à cette protection des espèces. Cela contribue à financer en partie le management de toutes ces aires organisées où les animaux sont donc en liberté... protégée.
Cela dit, il n'en reste pas moins que l'observation de toutes ces espèces sauvages dans ces grands espaces naturels demeure véritablement captivante voire magique, même avec ces conditions de liberté quelque peu aménagée.
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De la brousse à la ville
En passant d'abord sur la belle route au sud du Kruger. Un itinéraire plaisant longeant la verdoyante vallée de la rivière Crocodile et jalonné de jolis points de vue.
Voici maintenant Nelspruit, l'agglomération principale de la province. Des carrefours animés et des centres commerciaux où se pressent la population de la cité, environ 60 000 habitants. Une ville qui doit son développement économique à la création en 1902 d'une ligne de chemin de fer et puis aussi à sa localisation sur l'axe routier reliant Maputo ( Mozambique) à Johannesburg (à 330 km plus à l'Ouest).
Une ville qui n'a pas, à vrai dire, un grand charme... sauf peut-être à sa périphérie, là où est situé un agréable Jardin Botanique. Visite. Et voilà que l'on retrouve au sein de ce Lowveld Botanical Gardens, la Crocodile River dont le cours accidenté est constitué d'une succession de petites cascades.
Un cours d'eau que l'on enjambe en empruntant un pont piétonnier suspendu au-dessus des eaux. Sur l'autre versant, le sentier traverse d'abord un espace de forêt tropicale humide avant de mener à une riche collection de plantes, d'arbres et de fleurs de la région. Parmi quelques curiosités, il y a de nombreux cycas (photo au centre).
L'histoire raconte que ce palmier a causé de nombreux empoisonnements de soldats durant la guerre en Anglais et Boers. En effet, les tiges riches en amidon peuvent être comestibles mais à une condition, être longuement bouillies. Consommées crues, elles sont hautement toxiques, pour le malheur des combattants ! Le tronc à gauche est celui d'un « Arbre à fièvre ». Une appellation probablement due au fait que rester à proximité de ces arbres augmenterait le risque de souffrir de fièvres... dans les zones humides, les moustiques vecteurs de la malaria pullulent tout autour de ces troncs. Quant à la fleur à droite, rien de bien précis à ajouter si ce n'est qu'en novembre, dans l'hémisphère sud, la période printanière d'éclosion des fleurs commence à prendre fin.
Depuis les hauteurs de ce jardin botanique, on bénéficie d'un bon point de vue sur d'imposantes constructions semblant émerger au-dessus de la cime des arbres. Son architecture rappelle sur la partie gauche la forme d'une hutte traditionnelle. Il s'agit là des bâtiments administratifs de la province du Mpumalanga. Une région crée en 1994 dans l'ancien Transvaal Est, elle regroupe quelques 4,3 millions d'habitants de langues Swati, Zoulous, N'debele, et Sotho du Nord.
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Un des plus impressionnants canyons au monde
Le périple se poursuit, nous avons repris la route... Passés les paysages relativement plats des étendues de brousses, le panorama fait maintenant la part belle a de vastes terres cultivées. Principalement des champs dédiés à l' arboriculture. Ici, se sont les agrumes que l'on produit en quantité. Une partie des récoltes est exportée vers l'Europe et terminent durant notre hiver sur nos étalages et dans nos corbeilles de fruits... désormais je ne peux m'empêcher de penser à ces paysages d' Afrique australe lorsque je vois des étals de pomelos... d'origine : Afrique du Sud !
Au bout d'une longue route rectiligne apparaissent des contreforts montagneux, ceux du Highvled, une haute chaîne basaltique du Klein Drakensberg. A partir de là, finies les portions de lignes droites et place à une succession de virages et de tournants... le parcours va progressivement s'élever en suivant le tracé de la R532. Une route panoramique entre gorge et crête, entre parois abruptes et à-pics vertigineux.
Les sommets culminent à plus de 1500 mètres d'altitude pour les plus hauts. En levant le regard on détaille ce relief et ces hautement spectaculaires parois rocheuses. Un empilement de strates les surlignent presque horizontalement et des teintes multicolores les parent. L'aspect rouge vient assurément de la présence dans la roche d'oxyde de fer et le ton jaune ? Non, ce n'est pas du soufre qui traduirait un site volcanique en activité mais plutôt une teinte due aux lichens qui s'étendent sur ces parois, ils sont particulièrement abondant.
Continuer cette route scénique nous fait faire quitter sur quelques kilomètres la région du Mpumalanga pour une courte incursion dans la province du Nord-Est, le Limpopo avant de revenir sur les terres (montagnes!) du Mpumalanga.
Sans conteste, le plus spectaculaire point de vue du secteur est situé en surplomb de ces méandres du Blyde River Canyon. Un escarpement rocheux fait office de belvédère à la vue imprenable sur un canyon se faufilant entre des versants abruptes. La vue plonge sur quelques 800 mètres de hauteur, c'est tout simplement grandiose. Un panorama à (presque) nul autre pareil, en effet, le Blyde River Canyon est le troisième plus imposant canyon au monde, une référence pour un panorama à couper le souffle. De la brume de chaleur estompe, au loin, les contours du relief mais laisse bien admirer le site. On apprécie, surtout lorsque l'on apprend que ces sommets sont souvent perdus dans le brouillard...
Sur le versant opposé se distinguent parfaitement les « Three Rondavels ». Trois imposantes formations rocheuses qui évoquent l'allure de trois huttes traditionnelles zouloues. Original, n'est-ce pas ?
En observant dans son ensemble cette vue on plongeante on constate qu'il y a non pas trois mais quatre, cinq et presque six "Rondavels", bon les trois premiers sont bien les plus imposants.
Un lieu si spectaculaire est bien sûr très fréquenté par les voyageurs... voici en guise de clin d’œil, une photo de l'envers du décor. Une vue du côté face du Blyde river canyon : les étalages de souvenirs, petites sculptures, poupées, tissus... les locaux l'ont compris, il y a un peu de business à faire ici.
Suite récit --> message suivant | | | Mais il suffit de parcourir seulement quelques centaines de mètres sur la piste pour que notre 4x4 se retrouve presque seul
Oui, presque, parce que si j'ai bien compris les photos qui suivent, y en a un autre pas très loin derrière.
Les photos font rêver, mais n'est-ce pas un peu frustrant de voir passer les animaux au loin, ou parfois plus près, mais sans qu'ils s'arrêtent ? On a envie de s'approcher, et de faire connaissance, non ? | | | Suite récit --> message suivant
Non, désolé | | | Afrique du Sud : cinquième partie
Autres curiosités à ne pas rater le long de cette route panoramique R532 : les marmites. Non, il ne s'agit pas de spécialités culinaires régionales mais de formations géologiques. Des marmites, oui mais de géants ! Autre appellation pour ce lieu: les nids de poules ( potholes), de poules géantes bien entendu! Un nouvel arrêt pour découvrir les Bourke's Luck potholes.
Un sentier en pente permet d'atteindre de profondes gorges où se rejoignent les rivières Blyde et Treur. Un confluent où l'érosion due aux tumultueux courants à façonné d'étonnantes cavités arrondies. L'action de l'eau, des pierres et du sable a ainsi donné cet ensemble de marmites de géants.
Des parois rocheuses lissées et colorées avec de belles tonalités chaudes, parfois ocre, orange ou grise... quant aux traînées verticales bien blanches, je pense qu'elles sont le résultat de la participation des oiseaux et de leurs déjections !
Il est plaisant de se balader en empruntant les sentiers et les petits ponts qui dominent et bordent ce site. Certains points de vue sont étonnants, à véritablement donner le vertige ! Est-ce un mirage, un reflet lumineux apparaît tout en bas ? C'est celui du soleil qui se mire à la surface des l'eau. Un très bel effet pour valoriser ce cadrage.
Là, entre les deux étroites parois de la rivière, un énorme bloc rocheux est coincé, il apparaît comme en apesanteur au-dessus du lit du cours d'eau.
Deux rivières, un confluent et une petite histoire. Ces cours d'eau n'ont pas été nommés au hasard. Explications : Blyde signifie en langue Afrikaans, « heureux » et Treur « peur ». On raconte que les épouses parties à la recherche des premiers Boers, leurs maris, explorant cette région isolée les imaginaient disparus. Leurs campements étaient abandonnés en bordure de la rivière de la peur ( treur)... mais ensuite place à la grande joie de retrouver ces hommes sains et saufs près de la rivière heureuse ( blyde).
Ce grand canyon de la Blyde river chemine en zigzag sur 26 kilomètres, autant dire que les points de vues grandioses sont multiples comme les cascades et les sentiers de randonnées pédestres, un vrai paradis pour amateurs de courses en montagne.
Pour les voyageurs plus pressés, un autre belvédère vaut la peine de s'y arrêter, il est facilement accessible, juste quelques centaines de mètres depuis la route. God's window est une ouverture à perte de vue sur une partie du canyon et sur le Lowveld.
Un à-pic impressionnant et un océan de verdure qui se termine au lointain, dans la brume. Par temps très clair, il est paraît-il possible d'apercevoir la brousse du Parc Kruger... mais pour apercevoir un des « Big five », ce doit tout de même être un peu difficile ! Autant la vue plongeante sur la vallée est spectaculaire il n'en ai pas de même pour les alentours de ce belvédère. Sur une partie de cet escarpement on constate que la végétation tire vers un vert plutôt carbonisé ! Un incendie à enflammé il y a quelques temps les arbustes donnant un spectacle de désolation... mais on le sait, la nature reprendra vite ses droits et tout ce secteur retrouvera bientôt sa teinte et sa végétation d'origine..............................................................................................................................
Pilgrim's Rest : un village où le temps semble suspendu
Situé à flanc de versant et dominant un ravin où s'écoule tranquillement un cours d'eau, Pilgrim'sRest est un bourg pittoresque à souhait. Son atmosphère et ses décors vous plongent immédiatement dans l'ambiance surannée de la « Ruée vers l'or» local, c'était au cours des années 1870. On venait de découvrir dans cette région isolée un gisement d'or, le plus prometteur d'Afrique, disait-t-on même... et ils étaient donc nombreux à l'époque à avoir rêvé en ce lieu de pépites dorées et de grosses fortunes.
Le filon épuisé, le village s'est endormi pendant de longues années avant de revivre depuis son classement en monument national sud africain en 1972.
Ainsi, on retrouve toutes les habitations dans le style de l'époque : façades en bois, couvertures de tôles ondulées. Tout le long de la rue principale, ce n'est qu'un alignement de constructions au charme de l'époque. Un bel exemple avec l'Hôtel Royal, tout en bois, avec des planchers craquants sous les pas et des portes qui grincent, sans oublier de citer ses cloisons en bois ; pas vraiment insonorisées elles laissent entendre (parfois) quelques bruits intimes de vos voisins de chambre... Il y a aussi l'ancienne poste au murs de bois peints en bleu, puis une banque et quelques autres établissements commerciaux ou galeries d'art.
Pour en savoir plus sur cette époque florissante de l'exploitation aurifère locale, il faut aller à l'Information Center en plein centre ville. Là, une exposition qui fait office de petit musée de l'histoire locale, vous donne moult explications à l'aide de cartes, de photos, de textes avec le plus bien sûr de la vue de quelques' uns des ustensiles utilisés par les valeureux chercheurs d'or.
Chaque année quelques irréductibles orpailleurs traquent encore les pépites locales. Cela se passe au cours d'un rassemblement festif avec pour challenge, la découverte d'un peu d'or, bien sûr ! Tamis en mains, ils exploitent le filon à travers les filets d'eau des ruisseaux de Pilgrim's Rest.
Un autre détail s'ajoutait au charme de l'ambiance du village lors de notre passage, la floraison des jacarandas. Une allée de ces flamboyants arbres aux fleurs bleues formait un belle voûte sur une grande partie de la rue principale, splendide !.........................................................................................................................
Les couleurs N'debele
Sur la route vers Pretoria... dans les environs de Middelburg et au milieu d'immenses plaines cultivées, c'est dans un village tout en couleurs que nous feront une halte. Quelques cases aux formes arrondies entourées d'un mur d'enceinte, ainsi se présente ce hameau N'debele. Le lieu est désert en cette fin d'après-midi, vous l'avez compris, il s'agit là d'une reconstitution d'un village N'debele, les quelques « habitantes » qui animent en journée le lieu ont terminée leur journée de représentation. Ce lieu est donc un témoignage qui permet d'avoir un aperçu de la tradition N'debele. Dans la région il n'y a plus de vrais villages typiques de cette ethnie dont les descendants vivent maintenant dans des habitations plus contemporaines.
Une des spécificités de la tradition et de l' Art N'debele réside dans ces peintures aux formes géométriques et aux couleurs vives. Ce sont les femmes, les femmes artistes de cette ethnie qui décorent ainsi les murs et les cases des hameaux. Des motifs géométriques et des couleurs dont semblent s'inspirer ceux du drapeau de la nation sud africaine que l'on voit autour de la porte d'entrée de ce village. Un art pictural N'debele maintenant connu grâce à quelques artistes qui ont exposés leurs œuvres de part le monde. Une notoriété qui donc va bien au-delà des régions traditionnelles où vivent les populations N'debele (Nord Afrique du Sud et Zimbabwe). Les couleurs et les motifs N'debele, on les retrouve également dans leurs habits traditionnels : des capes et des tuniques ornées de teintes vives et de dessins géométriques.
Nous n'avons donc pu voir, faute de temps, ces tenues portées par les femmes animant ce village mais nous en avons eu un aperçu. Plus tard, dans des boutiques de l'aéroport à Johannesburg avec ces belles réalisations de poupées N'bebele. Des poupées habillées de tenues traditionnelles et couvertes de perles de couleurs, un autre savoir faire des artistes N'debele.
Suite récit –--> message suivant | | | Afrique du Sud : sixième partie (fin)
Pretoria, dans la capitale, au pied du plus illustre des sud africains
Elles sont loin savane et faune, éloignées aussi les montagnes et leur profond canyon. Nous sommes maintenant à distance du Mpumalanga et au cœur de la région du Gauteng. A présent place à un tour en ville, dans la capitale Pretoria, ou plutôt Tshawane. C'est le nom actuel, depuis 2005 et en langue locale, de Pretoria. Pretoria la capitale où siège le pouvoir exécutif d' Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel avec toutes ses différentes communautés ethniques et ses onze langues officielles compte en fait trois capitales. Tshawane l'administrative (Gouvernement), Le Cap la législative (Parlement) et Bloemfontein la capitale judiciaire. Trois capitales pour un pays d'environ 56 millions d'habitants dont la superficie correspond a deux fois celle de la France. Une ville de 2 millions d'habitants agrémentée de quelques 140 parcs, une vraie « Garden city » surnommée parfois « Jacaranda city » tellement ces arbres aux fleurs bleues y sont nombreux, mais en partie fanés lors de notre passage, dommage !
En face de nous, au loin, un alignement d'immeubles aux parois vitrées forme une skyline digne des grandes cités nord-américaines. Sur la hauteur de la colline, juste derrière nous, le bâtiment historique, Union Buildings avec ces deux ailes de style néoclassique (1910) est celui où siège le président et le gouvernement de l' Afrique du Sud.
Et surtout dans ce parc, c'est une statue que l'on remarque le plus, elle mesure 9 mètres de hauteur et pèse 4 tonnes et demi !
Le grand Nelson Mandela (c'est bien le cas de le dire !), (né en 1918 et mort en 2013) est représenté les bras grands ouverts en signe de réconciliation et d’accueil. Détail amusant et qui convient bien à la situation, un oiseau s'est posé un court instant sur sa main gauche... comme une colombe blanche de paix venant honorer cet homme, Prix Nobel de la Paix en 1994. Quel destin et quelle illustre personnalité. Mandela, une vie passée à lutter contre les lois ségrégationnistes de l'apartheid. Avec 27 années derrière les barreaux cela en aurait découragé plus d'un mais pas Mandela ! Une fois libéré, il a continué son combat et obtenu avec F. de Klerck (représentant la communauté blanche) l'abolition des terribles lois discriminants les « non blancs », avant d'être élu Président de la République d' Afrique du Sud en 1999. Une consécration, un aboutissement pour une destinée d'exception. Respect..................................................................................................................................................
Johannesburg et la visite de l'instructif Musée de l'apartheid
Pour en apprendre plus sur la sombre période de l'apartheid, il faut aller à une soixantaine de kilomètres plus au sud. Précisément dans la plus grande ville du pays, Johannesburg (4,5 millions d'habitants) pour visiter le très intéressant l' Apartheid Museum. Certes, on est loin d'une excursion festive mais cette visite est tellement instructive qu'un tour par ce musée s'avère incontournable pour tout visiteur désirant mieux comprendre l'histoire de ce pays.
Dès la façade, Mandela est à l'honneur, comment pourrait-il en être autrement ? Aborder la triste période de l'apartheid est aussi un hommage à cette figure du pays ; son effigie, ses pensées, son parcours sont en bonne place tout au long du parcours de la visite. Sans décrire par le détail tous les documents exposés ; affiches, journaux, vidéos et objets en rapport avec l'apartheid, voici juste quelques éléments des plus marquants. D'entrée on est plongé dans l'atmosphère dérangeante de la ségrégation. Les concepteurs du musée ont eu la bonne idée d'émettre deux sortes de tickets d'entrée : ticket pour les « blancs » et ticket pour les « non blancs » et pour chaque catégorie, une entrée différente.
Le tirage est aléatoire, on m'attribue un ticket de « non blanc » qui m'oblige à emprunter un sinistre couloir entre de hautes grilles. A l'extrémité du corridor des photos grandeur nature de personnes (blanches évidemment) vous observent, avec des regards quelque peu dédaigneux... vraiment on est dans l'ambiance !
De cette visite, on ne peut oublier la vue des ascenseurs et de la salle d'attente... des hommes promis à une pendaison avec un sinistre alignement de nœuds coulants qui planent au-dessus de vos têtes.
Et puis aussi, il y a ces vidéos d'époque montrant la terrible répression des soulèvements des populations de couleur : des tirs dans la foule, des blessés à terre et des amoncellements de corps sans vie ! Et lorsque l'on trouve ces images trop pénibles à regarder, on tourne le regard vers un autre écran... où les images sont parfois encore plus choquantes. Et des grands écrans, il y en a trois disposés l'un à côté de l'autre et tous diffusent en simultané de telles atrocités... insoutenable !
J'ai le souvenir de ce musée d'un autre moment riche en émotions mais cette fois plus positives. C'est une autre vidéo qui témoigne d'un concert ... mais c'était après l'abolition des lois d'apartheid. Un grand moment de réconciliation nationale. Sur la scène il y avait le célèbre chanteur « Zoulou blanc », Johnny Clegg, des danseurs zoulous et Nelson Mandela et tous de danser et de chanter ensemble le fameux air« Asimbonanga.. ». Voir ce public toutes communautés confondues fraternisant autour des artistes accompagné par cette belle mélodie.... que d'émotions ! Devant l'écran, les visiteurs ont le regard captivé par ce spectacle, personne ne parle, tout le monde écoute religieusement... et beaucoup d'avoir les yeux qui brillent. Un intense souvenir !....................................................................................................................
Au coeur de Soweto
Soweto, le plus grand township au monde dont le nom évoque tout de suite : apartheid, misère, ghetto, répression... et quelques tristes souvenirs d'actualités des années 70 qui reviennent en mémoire.
Créé dans les années cinquante autour d'un bourg, ce bidonville était destiné aux ouvriers de couleur travaillant dans les mines d'or de la région de Johannesburg. Ainsi les autorités de l'époque ont « entassé » des milliers de travailleurs dans de simples abris. Un bric-à-brac de panneaux de bois et de tôles alignés ou disposés en arc de cercle. Depuis la fin de l'apartheid, la construction de maisons légèrement plus confortables a amélioré la situation de la population locale, près de deux millions de résidents. La ville est immense avec des quartiers agglutinés autour du centre. On y voit toujours des baraques de tôles ondulées mais aussi des alignements de maisons style « matchbox » (boîte d'allumettes). Une classe moyenne émerge même à Soweto. La ville tentaculaire se transforme donc peu à peu et depuis une dizaine d'années, les voyageurs peuvent même la visiter. Nous y sommes.
Dimanche après-midi, en plein centre ville, rue Vilazaki. L'artère est très animée, des bars, des boutiques et des gens endimanchés, chemises blanches et cravates bien nouées.
Et puis il y a aussi toutes ces belles cylindrées, BMW et Mercedes qui passent, s'arrêtent, vrombrissent et repassent... les gens les plus aisés de Soweto défilent ainsi dans la rue, ici, on aime afficher sa réussite ou son début de réussite.
Le long de la street quelques maisons bien entretenues font honneur à cette avenue dont sont fiers les habitants de Soweto. Imaginez, dans cette rue Vilazaki ont habité deux Prix Nobel : Nelson Mandela et Monseigneur Desmond Tutu. Deux Prix Nobel dans une même rue, peu de villes au monde peuvent s'en orgueillir !
La Mandela House est au 8115. Le célèbre avocat y a habité à partir de 1946, mais ce fut surtout son épouse Winnie qui y a résidé après son arrestation en 1962. Une fois libéré en 1990 Nelson Mandela a passé, nous dit-on, 11 jours ici dans son habitation de Soweto. Une maison ouverte à la visite, derrière ces murs rouges on peut retrouver quelques souvenirs de la vie de l'illustre Mandela.
Un peu plus loin, de l'autre côté de la rue, est située l'ancienne maison d'une autre célébrité nationale, celle de Monseigneur Desmond Tutu. L'autre Prix Nobel. L'influent archevêque anglican a toujours milité pour les droits de l'Homme et a dirigé la Commission de Réconciliation nationale (1995), après l'abolition des lois ségrégationnistes.
On quitte la rue des « Deux Nobel » pour un tour parmi les rues adjacentes : les enfants jouent sur les trottoirs ou derrière des grilles ou des fils de fer barbelés ; à chaque coin de rue il y a des boutiques et des étals improvisés, ici des fruits et légumes, là, des bassines et récipients... ainsi va la vie quotidienne au sein du township.
Les monumentales Orlando Towers s'aperçoivent d'un peu partout lorsqu'on « se balade » dans Soweto. Leur hauteur fait qu'elles dominent l'ensemble du panorama urbain.
Ce sont d'anciennes tours de refroidissement d'une centrale électrique au charbon, autrefois destinées aux populations blanches du secteur. De la production d'énergie à un vaste support pour graffeurs ou publicitaires. Sur l'une, c'est un message illustré ventant les bienfaits de l'éducation et pour l'autre une pub pour une bière brassée localement. Et entre les deux ? Un câble d'où les courageux adeptes de sauts à l'élastique peuvent s'élancer dans le vide.
L'image de la bière Soweto, on la retrouve avec cette canette lors de notre repas dans un ancien shebeen. Autrefois, au temps de l'apartheid, c'était un des bars clandestins où les habitants se retrouvaient en cachette, les boissons alcoolisées y étaient interdites !
Maintenant, certains de ces anciens shebeen, de simples hangars attenants à de petitesmaisons ont été transformés en petits restos sympas. Comme ici, « Chez Alina » qui a gentiment posé pour la photo souvenir aux côté de sa fille. Elles tiennent ce petit établissement, l'ambiance y est décontractée et très couleur locale, la cuisine y est simple et bonne.
Le lieu est incontournable lorsqu'on passe par Soweto : le Mémorial Hector Perterson qui met en mémoire un terrible jour de l'année 1976. C'était même le 26 juin, le jour d'une manifestation pacifique d'écoliers protestant contre l'obligation de suivre un enseignement en langue afrikaans. Le défilé dégénère, des émeutes s'en suivent, la police tire sur les enfants... le bilan s'avère terrible : 23 victimes parmi lesquels le jeune Hector, 13 ans. On le voit ici sur cette photo, corps inanimé porté par ses camarades au regard hébété par la peur et l'émotion.... l'image a fait à l'époque le tour du monde, une vision insupportable affichée en bonne place sur ce mémorial.
Un fait historique et une population de Soweto toujours combattante, cela a compté pour venir à bout des lois discriminatives dans cette Afrique du Sud.
A la fin de ce tour en ville, voici quelques réflexions entendues parmi les membres du groupe de visiteurs : « Mais on n'a pas vu de vrai bidonville dans ces quartiers de Soweto ! N'y aurait-il plus de misère dans le township ?». Bien sûr que si, mais dans des quartiers en périphérie, là où il serait indécent de promener des visiteurs, l’œil rivé au viseur de leur appareil photo !
La situation globale à Soweto et dans le reste de l' Afrique du Sud est donc en lente voie d'amélioration. Certes, le principal, paraissant inimaginable auparavant, s'est produit avec la disparition des honteuses lois de l’apartheid... ouvrant ainsi la voie du « vivre ensemble » dans le respect de la culture de toutes les communautés du pays et de leurs onze langues officielles. Cependant, tout n'est pas rose dans la nation arc-en-ciel, certaines discriminations (non officielles) demeurent, la pauvreté sévit encore dans certains quartiers sans oublier la corruption parmi les élites... mais les premiers pas ont été franchis, là est bien l'essentiel.
JSM - Nov.2018 - Afrique du Sud | | | Mais il suffit de parcourir seulement quelques centaines de mètres sur la piste pour que notre 4x4 se retrouve presque seul
Oui, presque, parce que si j'ai bien compris les photos qui suivent, y en a un autre pas très loin derrière.
Les photos font rêver, mais n'est-ce pas un peu frustrant de voir passer les animaux au loin, ou parfois plus près, mais sans qu'ils s'arrêtent ? On a envie de s'approcher, et de faire connaissance, non ?
Bien sûr on aimerait parfois voir des animaux d'un peu plus près... quoique pour certains, il vaut mieux être à distance, c'est plus sécurisant ! Mais il y a les jumelles et le zoom pour s'approcher virtuellement... Frustrant dis-tu ? Finalement pas vraiment, car le fait de partir à la recherche des animaux dans leur espace naturel est un challenge très captivant : on espère, on doute et parfois (finalement assez souvent) on vit des moments intenses à observer les animaux ! Les parcs ou réserves sont souvent immenses mais au final on s'aperçoit que l'on a vu pas mal d'espèces différentes dans des situations diverses... Vraiment ce sont de très bons moments d'observations lors de ces safaris. Bon, on aimerait voir plus de félins... mais ils se font discrets et lorsque la chance est avec le visiteur, on apprécie encore plus. Merci pour le passage et l'intérêt. | | | Merci Lillie pour ce sympathique message, une belle destination cette Afrique du Sud... entre nature, animaux de la faune sauvage et histoire singulière de ce pays. Content de lire que le récit, les photos et la présentation t'ont intéressé | | | Hello Jean, Toujours un plaisir de lire tes retours de voyage  .
le fait de partir à la recherche des animaux dans leur espace naturel est un challenge très captivant : on espère, on doute et parfois (finalement assez souvent) on vit des moments intenses à observer les animaux !
En effet, nous sommes allés au parc Krüger une petite semaine, et nous ne nous sommes pas du tout ennuyés à sillonner les pistes du parc à la recherche des animaux  . A chaque fois que nous apercevions au détour d'un chemin un animal "sauvage", l'excitation était à son comble. Par contre, les félins nous ont évités, c'est pourquoi nous n'avons qu'une envie: y retourner  . | | | "..... A chaque fois que nous apercevions au détour d'un chemin un animal "sauvage", l'excitation était à son comble. Par contre, les félins nous ont évités...."
Bien d'accord avec toi pour cette réflexion... bon, pour les félins, ils restent discrets, c'est ainsi ! J'ai par ailleurs suivi ton récit (sur VF) de ton périple dans le sud du pays, nous avons nous aussi apprécié toute cette partie de l' Afrique du Sud. Un grand pays aux curiosités variées et si intéressantes à découvrir.
Merci Isabelle pour ton message. | | | Bonjour
Qu'est ce que je suis contente de voir vos photos....J'ai exactement les mêmes.Je revient de ce beau voyage.. J'ai atterri au Cap.Rester 2 jours pour la visite de Cap (Quartier Malais, Resto dans les vignobles...) Cap d’espérance, les manchots, les pingouins.... J'ai fait 3 safaris dont le parc KrugerEnvol pour Durban puis tout le tour que vous avez fait.J'ai beaucoup aime Pilgrim's ou nous avons passe la nuit dans un autre temps... Soweto m'a beaucoup emu..
Retour Pretoria pour reprendre l'avion a Johannesburg.
Merci pour votre reportage.. | | | Bonjour Nous avons été en AFS au mois de nivembre 2018 et c'est un vrai bonheur de lire votre récit et de voir vos merveimleuses photos ! nous avons fait a peu pres le meme parcours mais nous sommes descendus apres Kruger vers sant lucia et ensuite Durban et retour vet joburg. en tout cas un grand mlerci pour votre reportage.nous repartons dans 18mois continuer vers le cap. | | | Merci Claudine pour ce message enthousiaste. Bien d'accord, l' Afrique du Sud avec la diversité de ses régions et de ses curiosités (paysages, animaux, histoire... ethnies...) a de quoi séduire les amateurs de voyage. Content de lire que vous avez apprécié mon récit et mes photos en y retrouvant beaucoup de vos souvenirs. Quant à la région du Cap, on ne peut qu'apprécier sa visite. Parmi tous mes bons souvenirs, la vue de la baie et de la ville depuis un hélico, c'était court mais tellement captivant !
Et le quartier Malais, si coloré...
| | | Merci Claire pour ce sympathique commentaire.
On a bien apprécié également la visite de St Lucia où les hippopotames sont en nombre et finalement faciles à bien observer depuis un bateau.
Et bonne prochaine visite de la région du Cap, vous ne serez pas déçus, c'est splendide et intéressant. | | | Bonjour je viens de terminer la lecture de votre récit qui est très vivant avec de si jolies photos. Nous préparons notre visite des lieux pour novembre prochain. Merci d'avoir pris le temps de nous le partager! | | | Merci pour ce commentaire. C'est un plaisir pour moi d'avoir mis en ligne, photos et souvenirs, de ce périple. Bon voyage à vous, la découverte et le dépaysement en AFS ont tout pour plaire ! | Carnets similaires sur l'Afrique du Sud: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 8 617 visiteurs en ligne depuis une heure! |