De l'Alsace à Vienne en passant par le Tyrol
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Bonjour à tous. Voici le récit de mon dernier voyage qui s’est déroulé du 16 juillet au 4 aout 2016. Comme d’habitude, je suis partie en solo et en voiture car j’adore conduire, et comme souvent, j’ai fait une partie « nature » avec de nombreuses randos et une partie « culture » avec des visites de musées. Pour le côté nature, cette année j’ai choisi la région d’Innsbruck et pour la culture, j’ai choisi d’aller découvrir Vienne. Et comme d’habitude, le fait de voyager en solo m’a permis de faire quelques belles rencontres. A titre indicatif, j'indique le kilométrage parcouru par déplacement en voiture.

SAMEDI 16 JUILLET 2016 :

Reims-Wingen-Saint Louis lès Bitches- Hochfelden : 356 km

7 h 30 : C’est parti. Direction l’Alsace. Pas de bouchons sur la route. J’arrive à Wingem sur Moder peu après ma pause de midi et je vais visiter le musée Lalique. Le musée présente les objets emblématiques qui ont fait la réputation de la maison. C’est très varié et c’est vraiment intéressant. Dommage qu’il n’y ait pas plus de vidéos explicatives sur les techniques de travail.







Au magasin, je craque pour un petit poisson emblématique de Lalique du plus bel effet destiné à compléter mon aquarium en cristal commencé il y a quelques années avec les nautiles et les étoiles de mer de chez Baccarat.



Comme aujourd’hui j’avais envie de découvrir les Vosges du Nord et le patrimoine industriel, après Lalique, je me rends à Saint-Louis-Lès-Bitches pour visiter la cristallerie Saint Louis. Certes, le bâtiment du musée ne paye pas de mine car c’est un bâtiment d’usine à l’inverse du musée Lalique qui est un bâtiment d’architecte, mais l’exposition permanente est super intéressante.



Les différentes techniques de fabrication du verre sont expliquées par de nombreuses petites vidéos qui passent en boucle tout le long du parcours. J’ai eu le sentiment d’avoir appris plus de choses que chez Lalique.





Chez Saint Louis, le billet d’entrée donne droit à une réduction de 5 % au magasin du musée qui propose des pièces réformées car elles ont des petits défauts que seuls un expert peut déceler. De ce fait, les prix de beaucoup d’objets sont donc inférieurs de 40 % par rapport aux prix du marché. 45 % au total, c’est vraiment très intéressant si on veut se faire plaisir ou faire un petit cadeau. Voilà pour le bon plan du jour.

C’est par les petites routes que je rejoins Hochfelden, un petit village situé à une trentaine de km au nord de Strasbourg, en fin d’après-midi pour loger en chambre d’hôte à la Villa Béatrice. Béatrice et Michel proposent 3 chambres d’hôte très coquettes avec salle de bain privative. Ils sont super adorables et m’accueillent comme un membre de la famille. La maison est entourée d’un beau jardin qui comprend une piscine dans laquelle je me délasse sitôt mon sac posé. Un vrai bonheur que de nager toute seule au calme en cette belle fin de journée avant de passer une bonne nuit. Pour demain j’ai pr��vu un programme « nature ».
EL Elyzabeth Regular ·
DIMANCHE 17 JUILLET 2016

Hochfelden-Hunawhir-Ribeauvillé-Hochfelden par les petites routes : 196 km

A 9 h, rendez-vous dans la salle à manger pour prendre le petit-déjeuner. C’est l’occasion de faire plus ample connaissance avec les autres hôtes. Michel et Béatrice ne sont pas avares de conseils et de bons plans pour visiter leur région. C’est vers 11 h que je prends la route pour Hunawihr. J’ai décidé de me promener dans la partie du vignoble située entre Strasbourg et Colmar. Je ne me lasse pas de ces paysages dominés par des éperons rocheux sur lesquels se devine la silhouette d’anciens châteaux forts. Il fait très beau mais aussi super chaud.

Ma première visite est pour le jardin des papillons. C’est super. Les papillons de toutes les couleurs virevoltent parmi des fleurs exotiques dans une serre magnifique. Pas évident à prendre en photo. Il faut beaucoup de patience. Je photographie en mode rafale. Je ferai le tri plus tard. Vive le numérique. En argentique j’aurais passé 2 ou 3 rouleaux de 36 poses.







Après une bonne heure passée dans une chaleur tropicale (pas trop de différence avec la chaleur extérieure), je file au centre de réintroduction des cigognes, qui se trouve un peu plus loin. J’avais visité ce parc il y a quelques années et j’en avais gardé un bon souvenir.



Il y a eu une naissance de cigogneaux il y a quelques semaines. C’est la première fois que j’en vois. Trop mignon.



Outre les cigognes, on peut voir des loutres, des ragondins…

Miam miam miam miam

Le spectacle des animaux pêcheurs est très instructif : on y apprend démonstration à l’appui comment le cormoran, la loutre, l’otarie et le manchot s’y prennent pour se nourrir et c’est impressionnant.



Attendez-moi, j'arrive...

J'ai les crocs....



Décolaaage ... Boohh...

Je reste jusqu’à la fermeture du parc puis je file à Ribeauvillé. Je me promène longuement dans ce beau village viticole avant de m’installer à une terrasse pour dîner.





La terrasse ombragée de « L’Ami Fritz » est très agréable car le restaurant se trouve en retrait de la rue principale. Je déguste un verre de vin du vignoble de Ribeauvillé, excellent. Et comme j’ai vraiment très faim, j’opte pour une « petite » choucroute. En plein été, c’est pas vraiment la saison, mais j’aime tellement ça ! Ensuite, je vais manger une glace sur l’une des places du Village.



Je rentre à Hochfelden par les petites routes via le château du Haut Koenigsbourg qui domine la plaine d’Alsace. L’endroit est désert. Le château est imposant. Le jour décline et cela confère au lieu un air de mystère. C’est très beau.







Dans la vallée, je m'arrête pour photographier le coucher de soleil.



Demain, c’est le grand départ pour le Tyrol.

A suivre...
SI Sissi57 Globetrotter ·
Je vais venir découvrir le Tyrol avec vous, lorsque nous avions voulu le faire nous avions eu une pluie diluvienne qui nous avait fait changer nos plans. Il faudra qu'on y retourne, alors je vais picher dans les bons plans à venir.
Je n'aurai pas le temps...
EL Elyzabeth Regular ·
Bonsoir Antoinette,

Par chance j'ai grand beau temps toute la semaine sauf pour aller à Meran dans le Tyrol italien.
EL Elyzabeth Regular ·
LUNDI 18 JUILLET 2016

Hochfelden-Neustif im Stubaital descendant par la Suisse et le Vorarlberg : 555 km

Départ de Hochfelden à 10 h après un solide petit-déjeuner. Béatrice m’offre le reste du kouglof pour mon pique nique. J’ai choisi de rejoindre le Tyrol par la Suisse.

Hier, j’ai pu voir que la A 35 entre Strasbourg et Colmar est en travaux, mais j’avais pu en prendre une portion sans trop de ralentissements. Aujourd’hui, ce n’est plus la même chose. Il y a au moins 5 km de bouchons et beaucoup de camions. Alors j’opte pour une conduite tranquille sur les petites routes jusqu’aux environs de Mulhouse où je rattrape l’autoroute. Je fais quelques arrêts photos.





Je passe le poste frontière à Bâle en début d’après-midi. Il y avait longtemps que je n’avais pas passé de poste frontière… 50 km plus loin, je fais ma pause déjeuner sur une aire d’autoroute. Je me souviens que j’ai encore un billet de 50 francs suisses datant d’un week-end à Lausanne il y a quelques années. C’est cool, je peux acheter ma vignette d’autoroute pour la Suisse.



Durant cette halte, je papote avec une charmante dame belge qui descend toute seule avec ses 4 chiens de Bruxelles jusqu’à Corfou via Venise. Quel courage !

Je poursuis ma route. Descente sur Constance et son lac où je passe la frontière entre la Suisse et l’Autriche. Très belles vues, mais impossible de s’arrêter. Il y a 2 ans, j’avais visité Murnau et fait une croisière sur le lac. Un très bon souvenir.

Les choses sérieuses commencent avec le passage du tunnel de l’Arlberg qui fait 14 km de long (soit 4 km de plus que le tunnel sous le Mont Blanc). Après ce gros morceau, je passe sous d’autres tunnels plus courts dont la longueur oscille entre quelques mètres et quelques kilomètres. Je m’amuse à lire les panneaux à chaque entrée. Au total, j’ai dû faire une soixantaine de km sous la montagne. Ca va, je ne suis pas claustro.

J’arrive à Stubaï vers 19 h. Je suis contente, j’ai bien roulé, je n’ai eu aucun ralentissement et j’ai vu des beaux paysages. Je loge pour 8 jours au Berkonig Aktive Hotel qui se trouve à l’entrée du village. J’ai une grande chambre avec un petit balcon et une petite vue sympa.



Après avoir déchargé la voiture et m’être changé, je file au restaurant pour le dîner. Comme d’habitude en Autriche, au menu du soir, c’est buffet de salade, soupe, entrée, plat au choix et dessert.

Après dîner, je pars faire une promenade digestive à la découverte du village. Demain, ce sera une petite rando de mise en jambe… Ce soir je suis HS.

A suivre...
EL Elyzabeth Regular ·
MARDI 19 JUILLET 2016

Route vallée de la Stubaï : 40 km

Comme d’habitude quand je suis en vacance, pour bien profiter de ma journée, je me lève vers 7 h. Le petit déjeuner est servi de 7h30 à 10 h.

Il fait grand beau et chaud. Vu le paquet de kilomètres que j’ai fait hier et avant-hier, je n’ai pas envie d’aller trop loin.

Je décide donc de me rendre au téléphérique qui se trouve à une vingtaine de kilomètres du village. En fait, c’est le terminus de la route. Le but, c’est de rejoindre la plateforme TOP OF TYROL qui offre une vue unique sur le glacier du Stubaï qui fait la renommée de la vallée du même nom. Encore faut-il y accéder.

Sur la route, il y a un embouteillage à cause de biquettes qui ont décidé de se balader. Du coup je vais garer ma voiture et les aider à dégager la route. C’est assez rigolo. Des gens me prennent en photo.



Arrivé sur le parking de la télécabine, je chausse mes chaussures de rando et je passe au guichet me délester de 28,50 euros. Seulement voilà : la télécabine qui monte à la plateforme est en travaux et on m’explique qu’il faudra finir la montée à pied. Pas de problème : je suis équipée. Après avoir pris 2 remontées mécaniques, j’arrive au pied d’un immense névé. Et c’est ce névé qu’il faut remonter jusqu’à la fameuse plateforme. Il y a d’abord une bonne descente depuis l’arrivée du télésiège, puis une bonne grimpette dans la neige. Or, malgré que je sois à 3000 mètres d’altitude, il fait très chaud et la neige, c’est du vrai slush. La progression est très difficile, j’ai le souffle un peu court et ça grimpe sec. Je n’en vois pas la fin. Tant pis, je fais demi-tour et après avoir descendu ce que je viens de grimper, je grimpe ce que j’ai descendu au début de la balade. Je n’en peux plus. Je somnole dans le téléphérique qui me ramène au parking. Quelle histoire !!

La photo n'est pas de moi...

Je ne renonce pas à me balader. En redescendant au village, j’ai la chance de trouver une place pour garer ma voiture au début d’un sentier de rando qui mène à une superbe cascade que j’avais repérée le matin en cours de route.







La promenade le long du torrent est vraiment sympa. Le long du chemin il y a des bancs pour se poser. Le paysage est magnifique. Les vaches locales se promènent avec les randonneurs.



La cascade est grandiose. Pour profiter du spectacle, une plateforme de repos est aménagée avec des chaises longues en bois. C’est bien agréable. Comme il fait très chaud, dès qu’il y a un petit coup de vent, la cascade se fait brumisateur.



Mais la fatigue accumulée commence à se faire sentir. Je regagne l’hôtel en milieu d’après-midi. Il est temps pour moi d’aller profiter des installations «bien- être» de l’hôtel. J’en profite pour récupérer ma Stubaï Super Card qui me donne droit à plein d’activités gratuites durant mon séjour, ainsi que l’accès gratuits aux bus locaux.

J’ai la piscine pour moi toute seule c’est royal. Ensuite je vais m’étendre sur un matelas à eau dans le solarium. Mais à cause de la musique qui est tout sauf zen, j’ai beaucoup de mal à me reposer. Alors je ne m’attarde pas. Je préfère aller boire un verre sur mon balcon avant de passer à table vers 19 h.

Demain, la météo annonce grand beau. J’irai donc aux chûtes de Krimml.

A suivre...

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