Chroniques d'un été en Chine (2013)

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PA
Avant-propos : Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours. Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois. J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment). J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.

Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.

Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.

Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.

Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
CA Carassou Veteran ·
Bonjour Pascalina, Je lis tes écrits sur la Chine régulièrement....je te souhaite un agréable voyage chez les chinois , sans trop de tracasseries de toute sorte, tube digestif et genoux compris!!!! Je suis allée en Chine 6 fois dans mes voyages antérieurs le premier il y a 31 ans quand la Chine s'était éveillée aux touristes Je suis un peu plus âgée que toi et ton paquetage est similaire au mien quand je pars loin; BON VOYAGE Françoise
PA Pampita Veteran ·
Hey notre Chinoise préférée !!! Un grand bonjour, ça fait plaisir de te lire et on continuera tous à le faire avec ta chronique...

Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes.

Sinon, deviens complètement chinoise et bois de l'eau chaude et de la bière tiède [;)]

En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas.

La nourriture en Chine n'est pas très voire pas du tout épicée, ça dépend des régions comme tu le sais. Le matin, je te conseille un bao zi à la viande ou aux légumes ou, si c'est trop gras, un mantao :



Pas une once de graisse, très bourratif et reconstituant avec un petit café. Et ridiculement bon marché: 80 centimes de yuans...

Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit.

Ah... les toilettes en Chine...

Bon voyage, ma chère Pasqualina !!! [:)]
NO Nominanda Regular ·
Bonjour Pasqualina Nous allons particulièrement suivre ton voyage , voulant en faire une partie cet hiver ....Merci de te donner du mal pour nous faire partager tes expériences, nous savons à quel point c'est dur en chine, ayant déjà voyagé 2 Fois là bas, une à Pékin pendant 10 jours en février, et 3 mois dans le sud il y a 5 ans ( nous racontons notre périple dans notre blog)...Quel calvaire internet là bas...!!!! Bon courage et surtout beau voyage !! Nominanda
http://www.patetnat-envoyage.com Venez voyager avec nous en nous suivant aux quatre coins du monde sur notre blog....
SI Sitik Veteran ·
Bonne vacances sans trop de soucis. Les petits inconvénients d'un voyage sont vite oubliés. Mon deuxième voyage en chine pour l'hiver prochain. Tous tes renseignements seront précieux.
JC Jclqu Regular ·
Récent lecteur de la partie "Chine", j'ai commencé à découvrir les écrits des uns et des autres et dont les tiens. Alors déjà merci pour les contributions passées et celles à venir Je te souhaite un bon voyage et profitez en un maximum puisque tu dis que ce sera le dernier là-bas. [:)]
PA Pasqualina Veteran ·
D’abord il me faut rectifier une erreur : le fortifiant s’appelle Isostar, pas hydrostar. Ça se vend en bouteille de boisson énergétique aussi, pas commode pour le voyage.

Merci Mesdames et Pampita pour vos encouragements. Pampita, la nourriture chinoise pas épicée … moins qu’en Inde évidemment, mais je la trouve quand même très épicée dans la majorité des cas. Dès qu’on oublie de dire « bu yao la » on y a droit. Encore hier soir, dans le restau de l’hôtel (la majorité de leurs clients sont occidentaux), je commande du poulet aux arachides, il y avait 10 arachides contre 14 bouts de piment et 5 grains de poivre du Sichuan ! Oui, oui ça m’a tellement énervée que je les ai comptés. Heureusement qu’il y avait le riz blanc pour éteindre le feu … Va savoir de quelle région est originaire le cuisinier ? Et souvent la serveuse dit « mei you la » simplement parce que ça ne vous arrache pas la bouche, mais c’est quand même très relevé avec des bouts de piment par ci par là. Je ne sais pas si j’ai déjà raconté cet épisode dans mon voyage au Gansu et Amdo : un magasin d’une chaîne de restauration rapide de pizzas à Qining (Qinghai), ils avaient soit des pizzas pimentées soit des pizzas sucrées, pas de moyen terme ! J’appréhende le Hunan où on dit la nourriture encore plus épicée qu’au Sichuan. Il y a toujours les dumplings bien sûr, et j’aime beaucoup, mais pas tous les soirs !

Arrivée à Pékin : Je suis donc arrivée à Pékin dans le quartier de Qianmen mercredi soir 2 juillet. Je n’ai pas de quartier préféré à Pékin et j’ai choisi mon hôtel à chaque voyage dans un quartier différent. Qianmen, au sud de la place Tian An Men, est bien situé par rapport aux musées que je veux voir et après sa « restauration » c’est une zone piétonne très animée assez agréable le soir. J’y ai choisi sur booking.com un hôtel bon marché, 238 yuans la chambre single, le Beijing Hyde Courtyard Hotel, qui est situé dans un hutong sympathique et plein de vie et d’activités dans une rue transversale à la grande rue de Qianmen, parallèle à Dashilar. L’internet y est pour le moment assez erratique, le personnel très sympathique, je vous en dirai davantage dans quelques jours. A deux pas de l’hôtel se trouve un bureau de réservation de trains où j’ai pu aller échanger mes réservations internet contre de vrais tickets en ne payant que 5 yuans par ticket (j’ai payé les billets et la commission par paypal à l’agence australienne). Un des intérêts du quartier de Qianmen est aussi le restaurant d’origine de la chaîne des restaurants de canard laqué Qanjude, il est très fréquenté, souvent complet, pas donné (260 yuans le canard sans les à côtés) mais je me l’offre pour le 1er soir (un demi-canard bien sûr). Celui de Wanfujing est plus accessible (moins souvent complet).

Mon séjour de trois jours au Hebei. CHENGDE : J’avais envie de revoir Chengde, que j’avais beaucoup aimée lors de mon premier voyage en Chine en 2004, mais booking.com n’offrait pas d’hôtel intéressant. J’ai alors contacté l’unique auberge de jeunesse, la Ming Dinasty, plus une sorte d’hôtel en fait, tenue par un couple sino-américain je crois, leur site web est vraiment très bien fait pour toutes sortes de renseignements pratiques notamment les transports. La propriétaire m’avait indiqué qu’il y a vraiment beaucoup plus de touristes (chinois en provenance de Beijing) le week end, et je crois que Marathon avait détesté Chengde un week end, donc j’ai avancé mon séjour au Hebei en partant à Chengde le lendemain de mon arrivée. Mais pas de chambre single au Ming Dinasty et hôtel près de la gare, un peu loin du centre donc j’ai finalement réservé sur ctrip.com. Un Super8 paraissait bien et pas cher, mais pendant les 2 mois d’attente de la réponse du Dongpo Inn (explications plus bas), il est devenu complet et j’ai eu pour 298 yuans une chambre double très bien avec frigo et salle de bain impeccable avec baignoire : le Bifeng Hotel, plein centre.

Pour le transport, un vieux bus ne payant pas de mine à la gare des bus Sihui (sud est de Beijing) m’a mis à Chengde en 2 h 50, rien à dire. Une très énergique et vive chauffeuse de taxi m’a conduite à mon hôtel au milieu des embouteillages. Hélas il était déjà 16 heures grâce à un de mes derniers achats sur amazon avant le voyage : un petit réveil allemand de la marque Hama, réglage de l’heure par radio, deux réglages d’alarme, la température. Et bien pendant la nuit, alors que je l’avais mis à l’heure chinoise avant de me coucher, le réveil s’est remis à l’heure allemande : 6 heures avant ! Et n’a donc pas sonné … Quand à mon horloge biologique en plein décalage horaire, autant ne pas en parler. Les petites anecdotes qui pimentent le voyage. Pendant 2 mois je vais devoir régler l’alarme en soustrayant 6 heures, histoire de ne pas oublier complètement les maths pendant les vacances. J’en ai aussi un autre plus classique, un petit Seiko, mais il ne sonne que 3 fois (donc sur 10 minutes), nettement insuffisant si je suis fatiguée, je ne l’ai même pas entendu ce matin-là. On visite Chengde essentiellement pour le palais et parc impérial et pour ses temples tibétains du 18e siècle : il y en a 8 en tout, dont deux incontournables : le Puning Si et sa statue de Guanyin gigantesque et le temple construit à l’imitation du Potala. Tous les deux demandant environ 2 heures de visite, j’ai choisi pour ce premier soir le temple Xumifushou, entre les deux autres. Arrivée à 17 heures devant le temple, la guichetière commence par refuser de me vendre le ticket, alors qu’il ferme à 18 h. J’ai compris pourquoi quand j’ai vu le prix : 80 yuans, parce que le ticket était couplé avec le mini-Potala pour lequel je devrais repayer 80 yuans le lendemain. Si vous manquez de temps, les deux autres suffisent, mais j’ai trouvé la visite très agréable, beaucoup d’escaliers comme dans tous les temples d’art sino-tibétain de Chengde, car les bâtiments s’étagent sur une grosse colline, jusqu’à une pagode octogonale verte au sommet. Mais ce qui est le plus célèbre dans ce temple ce sont les dragons d’or sur le toit également en or du bâtiment principal. Par contre pas de lumière pour éclairer les statues à l’intérieur et photos interdites à l’intérieur des bâtiments. Peu de visiteurs à cette heure tardive, le vent s’était levé au sommet et faisait tinter les clochettes de la pagode, incitant à la méditation (c’est leur fonction, dixit une pancarte citant l’empereur Qianlong), à peine troublée par un éclat de voix chinoise par ci par là. Après m’être restaurée dans une cantine en sous sol bonne et bon marché je pensais regagner mon hôtel quand mon oreille a été attirée par le son d’une musique aigrelette et très rythmée à un carrefour. Plusieurs dizaines de chinois ayant tous dépassé la cinquantaine, dansaient allègrement avec un éventail dans une main et un foulard dans l’autre. Certains étaient costumés d’autres non. Le petit orchestre comptait 4 cuivres et 3 rythmiques dont un gros tambour. Et ils ont dansé pendant plus d’une heure. A la fin quelques jeunes ont essayé d’apprendre. L’énergie de certains vieillards m’a frappée, notamment chez l’un d’eux costumé de soie orange : j’ai demandé à sa partenaire quel âge il avait en dessinant les chiffres dans ma main : 85 ans ! Après avoir bien sautillé, il s’est fumé une grande clope et il est retourné danser. Sa partenaire n’avait que 66 ans. Ça conserve la danse ! Malheureusement impossible sans parler chinois de savoir qui ils étaient et de quelle danse il s’agissait. Ce n’était pas une danse moderne, plutôt une danse ancienne ou régionale. J’ai eu une chance incroyable, c’était pour moi le cadeau de bienvenue de Chengde.

Je prends du retard sur le voyage mais je voulais essayer de joindre des photos, alors en voici 6 de mon premier soir à Chengde : 3 du temple Xumifushou : - le fameux toit d'or aux dragons, - la vue du temple voisin imitant le Potala avec un dragon du Xumifushou au premier plan - et l'étagement des bâtiments couronné par la pagode Liuli Ta 3 de la danse au carrefour du centre de Chengde : - les deux premières avec le danseur de 85 ans, sa partenaire de 66 ans est en vert pomme - la danseuse est un personnage comique simulant de fumer un long calumet avec force grimaces - une partie des sept musiciens
SI Sitik Veteran ·
L'évocation de ce restaurant de canard laqué, Quanjude de quianmen me ramène trois ans en arrière. Il faisait quelque chose comme - 10°, et un vent terrible et coupant. Je m'étais littéralement engouffrée dans l'entrée du restaurant, et à ma grande stupéfaction, on me conduisit vers un ascenseur. En France, nous sommes peu habitués aux restaurants à plusieurs étages. Le service était impeccable, et la peau de canard avec du sucre, un vrai régal.
PA Pasqualina Veteran ·
Deuxième jour à Chengde : Après une bonne nuit réparatrice à mon hôtel de Chengde, le Bifeng hotel, car je n’avais pas emmené mon ordinateur et je n’avais pas eu à lutter contre mes méconnaissances techniques et les aléas des connexions internet, j’ai pu jouir de ses détails assez luxe pour un hôtel de 300 yuans : le frigo, la baignoire (l’eau tombe dans la baignoire, pas sur les WC et sur le sol, ce n’est pas si fréquent en Chine) et aller faire un tour au petit déjeuner inclus. Chinois, pas de café ni de thé, seulement du lait reconstitué (eau + lait en poudre) faiblement dosé en lait, mais il y avait suffisamment de choses mangeables pour moi : œufs, pain, biscuit, etc… En faisant le check out pour laisser mon sac, je découvre que l’une de réceptionnistes parle trois mots d’anglais et qu’elle utilise un programme traducteur sur l’ordinateur de la réception, alors je décide de tenter la réservation d’un transport pour Jinshanling le soir.

MON CHOIX POUR LA GRANDE MURAILLE : JINSHANLING. D’abord un grand merci pour les deux VFistes qui m’ont le plus aidée pour cette étape : en premier Dorothevb qui est allée à Simatai et Jinshanling au printemps et dont les deux fils de préparation (nature autour de Beijing) et de retour d’expérience m’ont donné envie de revoir la grande muraille, très mal vue à Badaling en 2004 (foule, brouillard, 1000 marches pour y monter et même chose pour le retour) et de dormir sur ou près de la muraille. Mais en même temps sa tendinite au genou après sa randonnée Simatai-Jinshanling m’a refroidie, ce n’était pas pour moi. L’expérience de Marathon m’a alors permis de choisir Jinshanling comme un lieu avec peu de touristes et avec des vues spectaculaires. Pour dormir près de la muraille il y a sur Lonely Planet des options très chères et il y a aussi le Dongpo Inn où Dorothevb a séjourné au pied de Simatai. C’est une auberge très simple (pas de salle de bain) mais tout le monde adore, elle permet en ce moment où Simatai est fermée de voir Simatai au crépuscule sans personne quand les gardiens sont partis et de faire au petit jour avant l’arrivée des gardiens la randonnée Simatai – Jinshanling. Mais les propriétaires ne parlent que chinois et il y a des intermédiaires anglophone ou francophone qui font, très mal, le lien par mail. J’ai écrit mon premier mail en avril et ai attendu un mois une réponse. En attendant j’avais décidé de ne voir que Jinshanling donc j’ai répondu que mon projet avait changé, pour savoir comment faire en arrivant de Chengde et s’ils pouvaient me déposer à Jinshanling le matin. Je demandais aussi poliment de répondre un peu plus vite cette fois. Et je n’ai plus jamais eu de réponse à ce mail. Oublié ? Fâché pour ma remarque ? Pas intéressante à cause de son arthrose ? Je ne sais. Donc une semaine avant mon départ, j’ai demandé à Sam le patron du Beijing Hyde Hotel de réserver par téléphone une chambre au Jinshan hotel au pied de Jinshanling et de leur demander comment parvenir chez eux. Pas de problème pour la chambre (300 yuans chambre twin, petit déjeuner inclus) mais je devais me débrouiller pour aller de l’autoroute à leur hôtel, environ 10 km. J’ai découvert cet hôtel sur le forum anglophone du Great Wall, avec photos et numéro de téléphone. Le point faible était donc le transport. Ma gentille réceptionniste de Chengde a d’abord essayé de contacter un taxi mais il demandait 800 yuans. Je n’arrivais pas à savoir combien il y a de kilomètres entre Chengde et Jinshanling ni combien d’heures de voiture : en fait un peu plus de 100 km, 120 ou 130 peut-être, et un peu moins de 2 heures de trajet, dont la 1ère demi-heure dans les embouteillages de Chengde, ensuite sur l’autoroute (40 yuans de frais pour le taxi), puis 10 km sur une route sinueuse de montagne en bon état. Alors j’ai sorti le numéro de téléphone du transport du Dongpo Inn et là le prix Chengde-Jinshanling était 400 yuans donc j’ai dit d’accord pour 17 h 30. Tout cela avec le traducteur de l’ordinateur, celui du portable d’une autre réceptionniste et d’une amie un peu anglophone arrivée à la rescousse a pris une heure. Et n’a rien coûté. Donc vraiment un très gentil accueil dans cet hôtel, qui m’a évité de me retrouver seule à 7 heures du soir au bord de l’autoroute avec 10 km de marche à faire.

MES VISITES A CHENGDE : Il me restait un peu moins de huit heures pour visiter les deux grands temples (2 heures chacun) et le parc et le palais impérial. Quelques données pratiques, horaires et prix : - le parc et le palais se trouvent au centre de la ville, le prix est 120 yuans, les horaires : 7 ou 8 h du matin (désolée je ne m’en souviens plus) jusqu’à 18 h 30 - les 8 temples extérieurs sont en dehors de la ville mais le taxi coûte environ 13 à 15 yuans et il y a des bus rouges à 1 yuan, notamment pour revenir. Les trois grands temples du nord : Puning Si, Xumifushou et le mini potala ferment à 18 heures (ouvrent à 8 heures je crois) mais arriver au moins une ou deux heures avant pour avoir le temps de visiter. Le prix est de 80 yuans pour le Puning Si et de 80 yuans pour le Xumifushou et le mini potala, billet groupé mais à visiter le même jour sinon il faut repayer. Pour les temples de l’est, de l’autre côté de la rivière, désolée je n’y suis pas allée, ils ferment plus tôt d’après tous mes guides papier (16 h 30 ?), sont moins touristiques et se trouvent au pied du rocher du marteau qui se voit de partout, mais il aurait fallu une bonne demi-journée de plus (merci réveil !)

Le Puning Si est un temple en activité, même s’il est payant, on peut voir des moines dans chaque bâtiment et aussi en train de faire des travaux devant le bâtiment central (la salle Mahavira avec les trois bouddhas) qui était donc fermé, mais un brûleur d’encens fumait abondamment devant. Ce qui est le plus célèbre au Puning Si c’est son immense et majestueuse statue de Guanyin (bouddha féminisé ou déesse de la Miséricorde, que les puristes me corrigent) couleur acajou de 22 m de haut avec 43 bras censés en représenter 1000. On est à ses pieds, elle est entourée de deux statues blanchâtres aux grands visages souriants. Comme une chinoise a sorti un gros appareil photo et a pris posément 3 ou 4 photos sans attirer aucune remarque, j’en ai risqué une, je ne sais pas encore si elle est réussie (sans flash bien sûr). Il parait que c’est la plus haute statue de Guanyin du monde, je crois que le bâtiment qui l’abrite qui a été construit après elle et autour d’elle. Cela prend environ deux heures de monter jusqu’en haut et de redescendre en prenant son temps. En redescendant à main gauche, on vous fait sortir dans une zone de magasins avec des vendeurs costumés ; j’ai trouvé ça un peu déplaisant, mais on n’est pas du tout harcelé, il suffit de traverser et de sortir. Des taxis attendent devant pour pouvoir aller rapidement au temple suivant.

Le temple Putuozongcheng est le nom exact de la réplique du Potala. Il est situé sur une colline boisée de pins, la montée commence en pente douce et après, de nombreuses marches d’escaliers permettent d’accéder au grand bâtiment blanc et rouge imitant extérieurement le Potala. Mais quand on arrive à l’intérieur c’est un bâtiment chinois avec ses toits recourbés et ses bois et dorures. On peut monter plusieurs étages jusqu’à une grande terrasse faisant le tour du bâtiment et permettant de belles vues sur Chengde et la nature verdoyante autour. Des guides papier mettent en garde contre les nombreux vendeurs de ce temple, mais je n’en ai pas vu, juste deux petites buvettes, une à mi parcours et une sur la terrasse, toutes deux fort utiles si on a terminé sa bouteille.

Un bus rouge ou un taxi permettent de revenir vers le centre, vers le Palais impérial et son parc. Construits aussi au 18e siècle, comme les temples, par les empereurs qui voulaient fuir la chaleur estivale de Pékin. De fait encore aujourd’hui, il fait plus frais à Pékin et l’air y est plus sain, moins pollué. Comme á fait plaisir de voir le ciel bleu à Chengde quand celui de Pékin est d’un gris blanc ou jaunâtre suivant les jours et qu’on ne sait s’il s’agit d’humidité, de pollution, de sable du désert de Gobi, rien de bon pour les poumons en tout cas. Il ne me restait plus que 3 heures avant mon rendez-vous avec le taxi donc j’ai vu le palais assez rapidement, il y a de jolies poteries dans certains pavillons, si vous n’en voyez pas dans les musées de Pékin ou d’ailleurs, ça vaut la peine de prendre son temps pour les voir. Elles sont d’époque Ming et surtout Qing (la dynastie des constructeurs du palais). Après le parc immense contient deux grandes parties : - la zone des lacs : promenade avec pavillons, petits ponts, îles etc ; on peut la parcourir à pied (ce que j’ai fait mais sur une petite partie, plus le temps), prendre un bateau, faire un tour en bus (payant). J’adore cette partie du parc, elle est aussi belle que le palais d’été de Pékin et vaut vraiment la visite. On peut y passer plusieurs heures sans s’ennuyer, car à chaque détour du chemin, un autre paysage se montre, appelant une photo. Les concepteurs des jardins chinois ne connaissaient pas la photo, mais oui la peinture et leur souci du détail et la variété des points de vue forcent l’admiration. - une grande zone boisée s’étendant sur des monts, on peut la parcourir avec un petit bus (50 yuans) que j’ai pris : il s’arrête en 3 endroits : point de vue sur Chengde (bof), point de vue depuis la muraille encerclant le parc sur les deux temples Putuozongcheng et Xumifushou et les montagnes environnantes (bien) et un dernier arrêt sur une ancienne retraite impériale avec aussi des points de vue sur Chengde, le parc et sa pagode (bien). Et la balade dans ce paysage accidenté et boisé vous met très loin de Pékin, agréable. En tout 1 h 10 minutes

Quand je suis arrivée à l’hôtel Bifeng, le chauffeur du Dongpo Inn m’attendait déjà, mais ce sera pour la prochaine fois … Pareil pour les photos. L’internet ne marche pas dans ma chambre et je squatte le bar depuis plusieurs heures déjà.
PA Pampita Veteran ·
Toujours un plaisir de te lire, chère Pasqualina ! [:)]

Pour la nourriture, bien sûr que certains trucs sont épicés. Mais il y en a plein d'autres qui ne le sont pas. Et le matin, un bon bao zi ou un mantao que tu achètes pour rien dans la rue peuvent te donner de l'énergie pour le reste de la journée.

Bien à toi !
PA Pasqualina Veteran ·
Pas de chance depuis quelques heures : l'internet ne fonctionnait pas dans ma chambre hier, ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine, j'espère que ce n'est pas le cas au Shanxi où je pars ce soir, car la pluie en montagne c'est zéro, on ne peut rien faire. Surtout que l'une de mes chaussures de marche est décolée et que je n'arrive pas à la faire recoller. En plus je voulais voir un musée, le musée de la Capitale, donc la pluie m'aurait peu gênée. Mais je viens d'apprendre que l'on ne pénètre dans ce musée que si on a au moins réservé la veille ! Donc je ne verrai pas mon troisième musée et vu la pluie, se promener dans les rues ou les jardins perd de son charme. C'est sans doute le moment d'avancer ma chronique.

En commençant par les photos de mon deuxième jour à Chengde : il y avait un ciel si bleu et du soleil, regardez. D'abord trois photos du monastère en activité Puning Si : - la grande halle abritant la statue géante de Guanyin - la statue de Guanyin, elle est évidemment beaucoup plus impressionnante en vrai - le bâtiment le plus haut au sommet du mont : nature arrangée (rocaille), amas de cadenas porte-bonheur, façade simili-tibétaine aux fenêtres aveugles et toit chinois et un vrai lama au 2e étage

Ensuite trois photos du monastère à l'imitation du Potala de Lhassa au Tibet : - une entrée très chinoise - le faux Potala : façade tibétaine aux fenêtres aveugles, toits chinois et nature environnante - l'architecture intérieure est bien chinoise, elle - panorama du haut du faux potala : le Xumifushou, Chengde et le rocher du Marteau.

Puis deux photos du palais impérial d'été de Chengde : - un des pavillons sous les grands pins - un des objets les plus fantasques : cuivre émaillé, époque de l'empereur Qianlong, le constructeur de la plupart des temples

Enfin quelques photos du parc : - d'abord la carte du circuit dans la partie montagneuse boisée - la vue du temple Putuozongcheng depuis la muraille du parc - et trois photos de la zone des lacs, difficile de choisir ...

J'espère que je vous aurai donné envie d'aller à Chengde, à seulement 3 heures de bus de Beijing, de quoi s'évader de la grande ville, surtout quand le smog y sévit. Pour ceux qui ont des enfants, on peut faire du pédalo sur les lacs, comme sur les lacs de Beijing. C'est vrai que les temples ressemblent peu aux vrais temples tibétains que j'ai pu voir dans le Khâm et l'Amdo, mais ce sont des synthèses sino-tibétaines créées par des empereurs du 18e siècle qui voulaient honorer les dignitaires tibétains, monghols ou kazakhs qu'ils recevaient et en même temps célébrer leur toute puissance. Ils sont bien dans l'air du temps de la civilisation multi-ethnique que veulent promouvoir les actuels dirigeants chinois. Pas étonnant qu'ils soient en train de les restaurer et que tant de chinois aillent les visiter. Mais en dehors du week end, les groupes ne m'ont vraiment presque pas dérangés, un peu à l'entrée du palais, c'est tout, pas dans les temples ni dans le grand parc. Gardez le week end pour Beijing où il y a du monde tous les jours de toutes façons.
PA Pampita Veteran ·
- la grande halle abritant la statue géante de Guanyin - la statue de Guanyin, elle est évidemment beaucoup plus impressionnante en vrai

Ton voyage commence sous de bons auspices, la déesse des voyageurs t'accompagnera durant tout ton périple... [:)]
MM Mmclaude Regular ·
Merci Pasqualina, Je me régale de te lire. Bonne route - nous attendons avec impatience la suite de ton périple. Marie-Claude
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Ton voyage commence sous de bons auspices, la déesse des voyageurs t'accompagnera durant tout ton périple... [:)]

A mon avis tu ne lis pas bien les informations de Pasqualina

... ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine

Et c'est quoi cette "déesse des voyageurs" ?
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
PA Pasqualina Veteran ·
Séjour de 24 h à Jinshanling : J’avais arrêté mon récit à ma rencontre avec le chauffeur du Dongpo Inn. Il parle trois mots d’anglais, pas suffisants pour lui expliquer mon cas. Pendant qu’on était coincés à un feu rouge au milieu des embouteillages de Chengde vers 18 h, je lui ai dit « Bu Dongpo Inn, Jinshan Binguan », pas le Dongpo Inn, c’est l’hôtel Jinshan et je lui ai montré les caractères chinois que la réception de l’hôtel de Beijing m’avaient écrits pour l’hôtel Jinshan. Il a secoué la tête, et avait l’air très déçu. J’ai dans l’heure suivante bien dû recevoir 4 ou 5 téléphones d’un interlocuteur anglophone du Dongpo Inn à qui j’ai expliqué ce que je vous ai raconté plus haut. Que mon intention première était bien d’aller au Dongpo Inn, mais qu’on ne m’avait pas répondu, alors j’avais réservé à l’hôtel Jinshan qui est au pied de Jinshanling, ce qui était plus logique pour moi. Ils voulaient m’emmener au Dongpo Inn, mais on ne dénonce pas une réservation à 18 h. Je leur ai demandé le transport pour le lendemain vers Miyun (200 yuans) par contre, donc ils ont quand même gagné 600 yuans de transport avec moi, mais pas la chambre et les repas. J’ai bien dit que tout le monde semble ravi du Dongpo Inn mais qu’il y a un problème de communication, que les réponses n’arrivent pas ou très tard. Ce sera bien s’ils comprennent que cela peut leur faire perdre des clients et en parlent à leurs intermédiaires. Le téléphone pour le taxi : en plus du (0086)13613143252 déjà donné sur le forum, ils m’ont donné le numéro suivant pour les rappeler dès que je serais descendus de la muraille le lendemain : 13733342535. Je n’ai pas convenu d’une heure car je voulais me sentir libre d’y rester 1 heure si mes genoux me faisaient souffrir, ou des heures si tout allait bien.

HÉBERGEMENT À CÒTÉ DE LA MURAILLE : Je suis arrivée au Jinshan Binguan vers 19 h 15, peu avant la nuit, on ne voit pas la muraille depuis l’hôtel ni du petit hameau situé autour. Il y a un assez bon restaurant, à 50 m à pied, appartenant au même ensemble que l’hôtel. Il est censé fermer à 22 h mais ils m’ont poussée dehors à 20 h 30, j’étais la seule cliente et je venais de finir de manger. Le petit déjeuner est inclus et ils en ont de deux types, le chinois et l’occidental. Bref nourriture très convenable. La chambre est très simple, dans un petit pavillon genre construction de hutong en briques grises et un petit carré d’herbe devant. Il y a deux lits, une salle de bains avec une grande flaque d’eau stagnante au milieu et de l’eau chaude au robinet. Je n’ai pas essayé la vieille télé et fait rare, il n’y avait pas de bouilloire. Bref le même prix qu’au Bifeng hotel de Chengde (300 yuans) pour un confort très inférieur, mais bien sûr ils profitent de la situation. Plus cher qu’au Dongpo Inn, mais avec la possibilité de prendre une douche chaude. Le Dongpo Inn a la vue sur Simatai. Donc pour comparer les deux options, étant donné que le Jinshan n’offre aucune possibilité de transport et qu’il faut jouer les passagers clandestins dans le taxi du Dongpo Inn pour y arriver, je pense qu’il vaut mieux réserver au Dongpo Inn, par mail, ou par téléphone en faisant téléphoner quelqu’un qui parle chinois (comme par exemple la réception de votre hôtel de Beijing) : s’il était plein, ou si la douche est incontournable pour vous, alors il y a l’option du Jinshan Binguan qui n’est pas si mal. En ce moment où Simatai est fermée, dormir au Dongpo Inn permet aussi de la voir au crépuscule et au petit jour, ce qui est bien pour tous les gens qui n’ont pas des problèmes de genoux comme moi. Enfin pour ceux qui veulent dormir près de la muraille sans payer ces onéreux coûts de transport, les auberges de jeunesse ou les hôtels bon marché de Beijing (par exemple sur le site du Leo Hostel), offrent une excursion avec nuit sur la muraille dans un endroit « top secret » donc je ne sais pas où … pour un prix tout à fait abordable.

PROMENADE SUR LA GRANDE MURAILLE . D’abord un peu de renseignements pratiques. Cela m’avait frappée qu’aucun guide ne donnait les horaires d’ouverture de Jinshanling alors qu’ils donnent ceux de Simatai, Badaling, etc… C’est parce que Jinshanling ne ferme pas, il est ouvert 24 h sur 24 (le guichet je ne sais pas) ; par contre le téléphérique lui n’est ouvert que de 8 h 30 à 17 heures. Le prix est 65 yuans en été, 55 yuans en hiver, moins cher que Chengde donc. Je vous joint le plan de Jinshanling en photo. La route avec le hameau, le guichet, etc… est en bas, la muraille est en haut, c’est la ligne sinueuse en tirets, à gauche direction Simatai. On peut voir qu’il y a de gauche à droite 5 moyens d’accès : - un chemin difficile (ce que m’ont dit les locaux quand je regardais la carte), - le téléphérique, - un chemin accédant au col de Shaling, partie en escaliers et partie pavé, je ne sais pas la proportion, - un autre qui relie le hameau avec deux tours détachées de la muraille sur une crête mais que plusieurs personnes m’ont déconseillé en descente car il est très glissant - c’est un chemin en terre – - et enfin le chemin le plus à droite (ouest) qui un peu en contrebas de la tour et de la maison du général relie la muraille au village par une route toute plate et correspond au col de Zhuanduo.

Je suis montée par le téléphérique et descendue par cette route ouest. Plus de 6 heures de bonheur total, au soleil avec des vues extraordinaires et pas trop de gens, rarement bruyants, plus de touristes étrangers que je n’en avais vu jusqu’alors, peut-être la moitié des visiteurs de Jinshanling ce samedi là sont étrangers, de toutes nationalités. En fait j’ai dû marcher la moitié du temps et me reposer à l’ombre la moitié du temps en contemplant le paysage ou en discutant avec l’un des marcheurs. J’ai pique niqué à l’ombre vers 14 h. Vraiment rien à voir avec mon triste souvenir de Badaling en 2004. Les photos dans mon prochain post. Pasqualina
PA Pampita Veteran ·
Ton voyage commence sous de bons auspices, la déesse des voyageurs t'accompagnera durant tout ton périple... [:)]

A mon avis tu ne lis pas bien les informations de Pasqualina

... ce matin il pleut des cordes, la météo annonce la pluie à Pékin pendant une semaine

Et c'est quoi cette "déesse des voyageurs" ?

Je ne saisis pas ton message, Raga... Guanyin est, entre autres, la déesse des voyageurs. Pasqualina lui a rendu visite, donc son périple va bien se passer... Voilà... Pas la peine de chercher midi à 14h, c'est juste un petit encouragement... Tu sais, comme quand on dit "bon voyage"... Toi, y'en a compris ou moi faire un dessin?
CH Chinois Globetrotter ·
Guanyin est, entre autres, la déesse des voyageur

j'avoue que tu m'apprends quelque chose (mais en seulement 19 voyages en Chine je n'ai certainement pas ton expérience[;)]

Une petite référence ?
PA Pampita Veteran ·
Tu me diras, Guanyin, c'est un peu l'auberge espagnole, tout le monde y met ce qu'il veut : compassion, voyage, enfantement... J'avais lu que les caravaniers bouddhistes d'Asie centrale la considéraient comme la protectrice des voyageurs. Peut-être parce que le bouddhisme est arrivé en Chine par cette voie... Ou peut-être parce qu'elle a aidé le singe (dont je ne me rappelle jamais le nom) pour qu'il continue son pèlerinage en Inde, dans le Xiyouji... En Thaïlande, j'ai entendu la même chose. Par contre, quand j'ai dit à des amis japonais ou vietnamiens que Guanyin était la déesse des voyageurs, personne ne m'a compris. Bref, j'ai l'impression que chacun fait endosser à Guanyin ce qui lui plaît...

j'avoue que tu m'apprends quelque chose (mais en seulement 19 voyages en Chine je n'ai certainement pas ton expérience[;)]

Ca, c'est le genre de petite phrase qui commence généralement à faire déraper un fil...[:/] Donc on va s'en tenir là en ce qui concerne les petites phrases, ok?
MM Mmclaude Regular ·
Bonjour Pasqualina, Je te suis "pas à pas". J'adore. Merci. Quelques péripéties mais rien de plus que les "joies du voyages". Concernant la grève de tes intestins pendant les voyages, il y a un produit qualifié de "miracle". Il s'agit d'essence de cannelle de Chine (sans rire !). 1 à 2 gouttes par jour sur la plante des pieds suffisent à stabiliser et régulariser la digestion. Peut-être que tu pourras trouver cela justement en Chine ! C'est vraiment efficace. Je profite de ton passage à Jinshanling pour te demander si l'excursion Jinshanling-Simatei est réalisable. Je voudrais nous faire conduire de Simatei à Jinshanling et retourner à pied à Simatei. Si l'on ne peut pas aller sur la muraille à Simatei, je ne vois pas l'intérêt d'y aller. J'ai réserver 2 nuits à fin juillet au Dongpo In - et sans aucune difficulté - réponse par mail en moins de 24 heures !!!! J'espère que tu vas bien et que la météo s'est rétablie . A bientôt Marie-Claude
CH Chinois Globetrotter ·
Ca, c'est le genre de petite phrase qui commence généralement à faire déraper un fil...[:/] Donc on va s'en tenir là en ce qui concerne les petites phrases, ok?

sans commentaire ... pour l'instant[;)][;)]+

peut-être parce qu'elle a aidé le singe (dont je ne me rappelle jamais le nom) pour qu'il continue son pèlerinage en Inde, dans le Xiyouji...

ca c'est plus intéressant ; elle a effectivement aidé le moine (Xuang zang - à vérifier ) et ses acolytes (singe, cochon, cheval et ..... ) , lors d'un voyage sans que , que ça en fasse pour autant la déesse des voyageurs

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Voyage_en_Occident
PA Pampita Veteran ·
ca c'est plus intéressant ; elle a effectivement aidé le moine (Xuang zang - à vérifier ) et ses acolytes (singe, cochon, cheval et ..... ) , lors d'un voyage sans que , que ça en fasse pour autant la déesse des voyageurs

Ca, c'était une explication possible, une hypothèse... Mais le fait est que Guanyin est, à certains endroits (Haute-Asie, Thaïlande etc.), considérée comme la déesse des voyageurs, en tout cas par certains. Mais pas par tout le monde, je te l'accorde, et j'ai été le premier à le dire en donnant l'exemple de certains amis japonais ou vietnamiens qui n'en avaient jamais entendu parler.
PA Pasqualina Veteran ·
Pampita et Ragamuffin, Je ne sais pas si la déesse Guanyin me protège ou non, mais j’ai un mélange de chance et de malchance pour le moment, vous le verrez mieux avec les péripéties de mon voyage vers Pingyao.

JINSHANLING, SUITE ET FIN : Mais samedi dernier, à Jinshanling, le soleil et la chance me souriaient. Peu de touristes donc et aucun groupe à micro. Seulement des groupes d’amis ou familiaux, avec des enfants qui s’interpellent d’une tour à l’autre ou des chinois virils qui poussent des hurlements pour voir si ça résonne loin. Quant aux vendeurs, j’avais lu que certains vous accompagnent tout le long du chemin, heureusement rien de cela. Une femme a bien essayé de me suivre et de me conseiller au début dans la première tour (petit Jinshan) mais j’ai montré que je voulais rester seule en disant « ighe jen » : une personne. C’est ce qu’on me dit toujours avec étonnement : « ighe jen ? ». Mais oui je voyage seule … Et cette dame n’a pas insisté. Pour le reste, il n’y avait des vendeurs que dans certaines tours à deux étages bien abritées et au frais, ils ne harcelaient pas les clients, offrant seulement quelques babioles et des boissons assez fraîches, fort utiles si on a fini les siennes. Une bouteille d’un demi-litre de coca par exemple coûte 10 yuans (le double au moins des petits commerces) à la 1ère tour comme dans le village (ou à l’intérieur des sites de Chengde ou de Beijing) par contre elle passe à 20 yuans dans le pavillon du général, où il y a des escaliers à grimper avec les bouteilles, dur. L’eau coûte la moitié (1/2 litre).

Au départ je ne savais pas combien de temps j’allais rester, j’avais décidé de faire 2 ou 3 tours en direction de l’est (vers Simatai), puis de revenir en arrière et partir vers l’ouest puisque les VFistes consultés, notamment Marathon m’avaient dit que c’était la plus belle partie. Et de revenir ensuite au téléphérique si je n’étais pas trop loin ou de descendre à pied. Finalement , comme j’ai fait la fin de la descente de la petite Jinshan direction ouest sur les fesses tant elle était raide, je ne me voyais pas revenir sans aide ni m’abîmer les genoux, donc je suis descendue à pied et je ne le regrette pas. Dès le début j’avais avisé la tour du général vers l’ouest et m’étais dit que si j’arrivais jusque là je serais très contente de moi. Et je suis redescendue deux tours après vers la Zhuanduo pass, sa statue et son bas relief de général Ming. Sur le chemin plat du retour, juste après avoir quitté les escaliers, j’entends un claquement dans ma chaussure de marche droite, la semelle était pratiquement complètement décollée. J’ai dû retourner à l’hôtel ainsi en traversant tout le hameau où les gens prenaient le frais devant leurs maisons et se sont bien payés ma tête. Une femme a eu pitié de moi et m’a donné un ruban pour attacher une partie de la semelle mais elle claquait encore et le petit ruban a encore plus déclenché l’hilarité générale.

Arrivée à l’hôtel, j’ai téléphoné au numéro donné la veille et en 10 minutes le chauffeur était là, j’avais à peine eu le temps de changer de chaussures : je n’allais pas donner le même spectacle dans le métro de Pékin ! Il m’a déposé devant l’arrêt du bus 980 à Miyun qui est parti 5 ou 10 minutes après. Par contre il ne s’agit pas d’un autocar mais d’un autobus de ville qui s’arrête partout et qui n’a pas de compartiment à bagages. Donc j’ai dû voyager avec le sac à dos sur les genoux, ce dont ils se seraient bien passés après les escaliers de Jinshanling. J’essayais de dormir quand même mais mon sommeil était troublé par le voisin de derrière qui recevait sans arrêt des coups de fil : après une jolie musique suivait un tonitruant « oueiiii » et ensuite il criait la moitié du temps, pas de chance dans tout le bus il n’y en avait qu’un et il avait fallu qu’il soit juste derrière moi ! Le bus nous a déposés dans une rue non loin de la station de Dongzhimen, mais à près de 8-10 minutes à pied quand même car il fallait tourner autour d’un gros pâté de maisons. Heureusement un jeune chinois m’a aidé à trouver la station, il a même insisté pour me porter le sac à dos, il prenait aussi la ligne 2 mais en sens contraire. Il parlait assez bien l’anglais, ayant fini ses études et étant à la recherche d’un travail depuis un an. Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?

Arrivée à l’hôtel à Qianmen, j’étais trop fatiguée pour ressortir et j’ai essayé le bar de Sam, le café-restau de l’hôtel. C’est ce soir-là où j’ai mangé le fameux poulet aux arachides avec 10 arachides et 14 bouts de piment que j’ai mentionné à Pampita il y a quelques jours. J’avais pris aussi une salade verte qui devait être assaisonnée avec une sauce « thousand islands », mais il n’y avait aucune sauce. Comme je refusais la sauce au soja, la gentille et novice serveuse m’a offert de la confiture de fraise. Un retour à la carte bilingue a permis de solutionner ce petit malentendu. Mais cela prouve bien que les chinois ne comprennent rien à notre façon de manger, même s’ils sont ouverts à l’improvisation pour nous satisfaire. L’utilisation des sauces peut être assez folklorique. Je me souviens de l’année dernière à l’auberge de jeunesse de Qufu, j’avais commandé une salade de fruits. Il y avait aussi des tomates cerises dans l’assortiment, un peu bizarre, mais pourquoi pas, c’est vrai qu’elles sont un peu sucrées. Mais ils ne devaient plus avoir de yaourt alors la sauce blanche sur les fruits, une fois goûtée s’est révélée être de la mayonnaise. Ces anecdotes pourraient bien trouver leur place dans le fil « La Chine en délire » de notre ami Pampita, que je vous conseille de suivre si vous ne le faites pas déjà. Il est à la fois désopilant et très instructif.

Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir ! 1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès 2. ma petite maison au Jinshan hotel 3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ 4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan) 5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes 6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours. 7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ?
PA Pampita Veteran ·
Chère Pasqualina,

comme le dit Mme Claude, nous suivons pas à pas tes pérégrinations...

Il n’y a donc pas le plein emploi en Chine pour les jeunes diplômés ?

Ca dépend de quelle fac ils sortent... Chaque année, près de 10 millions d'étudiants chinois entrent à l'université. Le système est ultra-sélectif (comme tout en Chine) et l'accès à la fac dépend du résultat au Gaokao, examen d'entrée à l'université après les études secondaires. Meilleur est le résultat, meilleure est la fac dans laquelle on va étudier (en Chine, les universités sont classées en 3 niveaux : niveau 1 pour les meilleures, niveau 2 pour les moyennes, niveau 3 pour les moins bonnes). Les étudiants qui sortent d'une université de grade 1 n'auront normalement aucun problème pour trouver du travail. Ce qui n'est malheureusement pas le cas pour les diplômés d'une fac de grade III.

Petite parenthèse intéressante : les jeunes Chinois qui vont étudier à l'étranger sont généralement (mais pas toujours) ceux qui ont raté leur Gaokao et qui ne veulent pas entrer dans une université de grade III ! C'est considéré comme un pis-aller par les familles chinoises qui ne veulent pas trop perdre la face et envoient leur enfant à l'étranger (au moins, il pourra dire "j'y étais"). Mais s'ils avaient le choix, l'immense majorité des étudiants chinois qui partent à l'étranger iraient dans les meilleures universités de Pékin, Shanghai, Wuhan, Nankin etc. J'ai bien précisé : "généralement", car il y a bien sûr des exceptions. Les étudiants qui ont la chance d'aller dans les toutes meilleures universités/écoles occidentales (Harvard, HEC...) ou d'y suivre des cursus spéciaux (cuisine, mode, beaux-arts...) le font de leur plein gré. Mais ces cas spéciaux sont minoritaires dans la masse des étudiants chinois étudiant à l'étranger (35 000 en France - ils en prévoient 50 000 en 2015 -, 200 000 aux Etats-Unis...) Dans la majorité de ces cas, comme je l'ai dit, c'est un choix par défaut ; ils n'ont que faire d'aller étudier à l'étranger et ils auraient préféré entrer dans de bonnes universités chinoises, celles qui font gagner le plus de face et d'argent une fois les études finies. Et c'est tout ce qui intéresse les familles chinoises...

Les photos de Jinshanling, que cela a été difficile de choisir ! 1. le plan promis dans mon post précédent, avec les 5 voies d’accès 2. ma petite maison au Jinshan hotel 3. le téléphérique vu de l’arrivée en haut, à 500 m de la muraille environ 4. vue vers l’ouest depuis l’arrivée sur la muraille (petite tour Jinshan) 5. vue vers l’est, après la première crête couronnée des tours de Jinshanling, on en voit une autre plus élevée avec les tours de Simatai et plus loin encore des montagnes 6. ma dernière tour vers l’est, ruinée, à partir de là la muraille n’est pas restaurée j’ai eu une longue conversation avec la jolie chinoise que vous voyez seule dans l’angle avec son téléphone portable : ighe jen ? ai-je demandé à mon tour, c’est rare de voir des chinois se promener seuls. En fait elle parlait très bien l’anglais, 26 ans, une grande voyageuse (en Chine), elle part en voyage chaque fois qu’elle a assez d’argent et connaissais très bien Zhangjiajie où je vais dans quelques jours. 7. la vue pendant mon pique nique, pas mal n’est-ce pas ?

Il n'y a que deux photos, ma chère Pasqualina [:(]
PA Pasqualina Veteran ·
Merci Pampita de suivre mes aventures, malgré le retard, car je suis à Jinshanling dans mon récit et à Luoyang en réalité. Oui, je sais qu'il n'y a que deux photos, problème d'internet au Mianshan, je ne sais pas si c'était lié au temps, c'était pluie et purée de pois, on ne voyait pas au-delà de 100 m. J'ai déjà envoyé ce texte et ces deux photos et le post suivant avec le reste des photos a été perdu car l'internet s'est coupé et la réception me harcelait pour que je quitte la chambre. J'espère avoir plus de chance ce soir dans l'auberge de jeunesse Yjia de Luoyang. Mais le bar devrait fermer normalement dans 4 minutes...

Et pour conclure sur Jinshanling, voici les coordonnées de l'hôtel Jinshan : Pinyin: Jīn shān bīng guǎn English: Jinshan hotel Telephone: 86-10-8402-4628

Finalement le bar nous a donné une rallonge. Bonsoir, Pasqualina.
PA Pampita Veteran ·
Mais nous sommes nombreux à suivre tes aventures, je suis loin (très loin même) d'être le seul [:)] Merci pour les photos et pour avoir le courage de nous narrer tes pérégrinations, même en décalage. Il y a bien longtemps que j'ai perdu ce courage, je t'admire... Amitiés
SI Sitik Veteran ·
Les chinois sont moqueurs, un peu comme nous, français. Prenant plaisir à lire tes exploits, je viens te lire avec assiduité. Bon voyage et vents protecteurs.[:)]
PA Pampita Veteran ·
Le 14 juillet... c'est les vacances pour Pasqualina aussi, donc elle fait la grève de la plume hé hé ^^
MM Mmclaude Regular ·
Bonjour à tous, Effectivement je m'inquiète aussi ! elle boude ? elle fait grève ? elle est trop occupée ? Et nous, nous sommes suspendus à ce contact et nous n'avons pas de nouvelles !!! Hou hou, Pasqualina, nous sommes là ! Bonsoir à tous Marie-Claude
PA Pampita Veteran ·
Mais non, mais non, elle est là, je viens de la voir apparaître sur d'autres fils... [:)]
PA Pasqualina Veteran ·
Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista, probablement récoltée dans un restaurant de rue bien sympathique de cette ville. Ma chambre étant au 3e étage sans internet et l'internet au 1er mais sans toilettes ! Après une nuit et une matinée de train et une après-midi extraordinaire sur une montagne du Hunan appelée Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ? Mais tout cela sera pour plus tard car je dois toujours vous parler de Beijing. Entre parenthèses, je ne sais pas pourquoi VF a transformé de manières inintelligible le malheureux Jinshan Binguan pourtant écrit avec nos lettres dans mon post sur Jinshanling.

Trois jours à Beijing : Je vous rappelle que je suis déjà venue plusieurs fois à Beijing, et même si je suis très loin d’avoir tout vu, je voulais cette fois surtout voir des musées car en 2004 et 2006, ils étaient beaucoup moins intéressants et souvent avec des étiquettes seulement en chinois. Toute la Chine a vu fleurir des musées ces dernières années, il sont modernes, bien présentés, avec une présentation chronologique (quelquefois par thème : bronze, porcelaine, etc…) avec des panneaux et des étiquettes bilingues chinois et anglais. En plus ils sont gratuits, contrairement aux autres sites touristiques chinois dont le prix ne cesse d’augmenter et dépasse souvent les prix pratiqués en France. Attention il faut avoir son passeport sur soi, on vous le demande à l’entrée. Evitez de venir avec des briquets, on va vous les prendre à l’entrée et vous ne les reverrez plus. Il fallait tenir compte aussi du lundi, jour de fermeture des musées de Pékin, mais pas de la Cité Interdite.

UN DIMANCHE À BEIJING : Donc le dimanche 7 juillet je suis allée compléter ma visite du musée national (commencée l’année dernière), qui se trouve place Tian An Men, non loin de la cité interdite, c’est le dernier énorme bâtiment à droite quand on regarde la porte de la Cité Interdite avec le portrait de Mao. Le sous-sol du bâtiment est consacré à un panorama chronologique de l’art chinois (tout ensemble, bronze, pierre, poterie, peinture, suivant les époques) depuis 4000 av JC. En plus comme c’est le musée national, ils ont piqué de belles pièces dans toutes les régions et tout ce qui est exposé est vraiment très beau et/ou intéressant historiquement. Si vous voulez faire une répétition avant d’aller en Chine, je vous conseille le musée Cernuschi à Paris (gratuit lui aussi) ou son site web très bien fait si vous n’êtes pas sur Paris. Le musée Guimet est très bien aussi, avec des chefs d’œuvre notamment du Xinjiang, mais il est moins éducatif si on veut apprendre les différentes dynasties et ce qui caractérise leur art. Une assez longue queue pour entrer dans le musée national de Pékin, mais qui défile vite, en 10 minutes environ j’avais mon billet gratuit, j’avais passé le contrôle d’entrée genre aéroport. Il y avait beaucoup de monde avec notamment les enfants qui courent dans tous les sens et qui s’ennuient, mais une sortie dominicale gratuite avec en plus l’air conditionné, c’est sûr que c’est tentant pour les familles. Mais j’étais concentrée sur mon sujet et cela ne m’a pas trop dérangée. Il y avait aussi la nettoyeuse de vitrines : en Chine il y a des femmes qui nettoient les vitrines des musées pendant les heures d’ouverture, ce qui évite d’avoir des traces graisseuses entre votre oeuil et le chef d’œuvre exposé, précieux aussi pour les photographes. Je n’en ai jamais vu ailleurs qu’en Chine, je suppose que dans les autres pays le nettoyage a lieu le soir, après la fermeture du musée. A 16 h 30 (le musée ouvre à 9 h et ferme à 17 h) un disque en continu a commencé à inciter en chinois et en anglais les visiteurs à aller voir ailleurs. 5 minutes après se sont rajoutés les cris des deux gardiennes des deux dernières salles avec les peintures et les porcelaines Ming et Qing. A 16 h 44 j’en avais plein les oreilles et je suis sortie (la dernière). J’avais oublié de vous dire que de superbes escaliers roulants permettent de descendre à ce sous-sol et d’en remonter, le luxe ! Car les escaliers des musées me sont souvent très pénibles.

En sortant du musée, c’était le smog dans toute sa splendeur, quelle différence avec Chengde et Jinshanling ! A 5 heures de l’après-midi, dans un ciel blanchâtre le soleil était comme une boule jaune cachée derrière ce plafond blanc, l’atmosphère était humide et étouffante. J’ai décidé d’aller enfin voir le jardin Beihai que je ne connais toujours pas. Pour remonter la longue rue qui longe la cité interdite je cherchais un moyen de transport, une de ces cages d’aluminium montée sur une moto s’est arrêtée à mon niveau, c’était une femme qui conduisait, sympa, mais pas le prix annoncé : 30 yuans pour un peu plus d’un kilomètre ? Je me suis rabattue sur le bus nº 5, 1 yuan, avec en plus massage gratuit à chaque arrêt, car le bus était bondé et les gens devaient se faufiler en plongeant dans la masse humaine. Je restais prudemment collée au guichet de la contrôleuse mais j’ai fait de même quand il m’a fallu descendre.

Dès que j’ai pénétré dans le parc, j’ai su que j’avais choisi le bon endroit pour finir ma journée. Lac, pots de lotus avec leurs fervents admirateurs et photographes, pont de marbre blanc, belle végétation et un beau dagoba blanc pour couronner le tout. Hélas le parc était ouvert jusqu’à 21 h mais pas les principaux bâtiments : la forteresse ronde, le temple et le dagoba blanc qui fermaient à 18 h 30 (sûrement dernière entrée 18 h). Donc je me suis seulement promenée, notamment dans l’île de Jade, qui recèle à l’opposé du pont d’entrée un restaurant « trésor national » poursuivant les traditions impériales. Il s’agit du restaurant Fangshan. Il sert de 11 h à 14 h et de 17 ou 18 h à 20 heures. Je me suis laissée tenter, très belle salle avec peintures anciennes et dorures refaites dans un vieux pavillon impérial restauré. Les prix sur la carte variaient de 10 yuans à 1000 yuans. J’ai pris plusieurs petites portions pas trop chères, petites comme des tapas, tout étant cuisiné de manière exquise, avec une petite bière bien glacée (j’ai eu de la chance depuis le début du voyage, pas une seule bière chaude, toujours bien fraîches). Un taxi m’a ramené à la rue Dashilar, belle rue avec des maisons anciennes restaurées et dédiées au commerce : les magasins affichent leur ancienneté (19 ème siècle, une se réclame même de l’empereur Kangxi). Cette rue est perpendiculaire à l’avenue Qianmen et de retour à l’hôtel, je me suis évidemment jetée sur mon ordinateur pour essayer de récupérer le retard de mes chroniques. Comme toujours, très difficile de choisir quelques photos un peu représentatives : - d'abord deux vases à libations en bronze, aux formes toujours assez extraordinaires, avec dragons, tigres et autres animaux : ici le premier date de 770-443 av JC (péridode printemps et automne) et le rhinocéros de 202 av - 8 ap JC (Hans de l'ouest) - parmi les poteries grandes ou petites montrant la vie quotidienne pendant de nombreuses dynasties, j'ai choisi cette superbe danseuse de la même époque (Hans de l'Ouest) - deux peintures de la vie quotidienne, une brique peinte de la route de la soie (Jaiyuguan, Gansu, Jin de l'ouest, 220-316) et un détail d'une fresque Tang de la région de Xi'an (668) représentant une musicienne - deux figures bouddhiques : tête d'un bouddha de 550-577 (Qi du nord, Shandong) et un bodhisattva de Dunhuang (Tang, 618-907) - une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes) - un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d'Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ? - smog sur Tian An Men et ses environs, deux photos - dimanche sur le canal entourant la cité interdite - le lac Beihai et son dagoba blanc - lotus en fleur et en bateau (2 photos) - et pour finir le restaurant Fangshan
PA Pasqualina Veteran ·
LUNDI À BEIJING : Il pleuvait mais le clou de ma journée devait être ma visite au musée des peintures et calligraphies de la cité interdite (donc abritée). Mais je devais d’abord chercher un cordonnier pour faire réparer mes chaussures de marche avant mes journées de montagne à Mianshan et Zhangjiajie. Le petit plan dessiné par la réceptionniste de l’hôtel ne m’a conduite nulle part et je n’ai pas trouvé son cordonnier. Dans une boutique du hutong où je demandais le chemin en montrant les chaussures, le vendeur m’a proposé de la colle et j’ai trouvé aussi une rallonge multiprises car mon adaptateur ne marche pas bien et fait des mauvais contacts sans arrêt. Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis ! Cela m’est déjà arrivé dans des coins paumés dans les zones tibétaines avec des paysans et paysannes, mais là en ville, manque d’éducation inadmissible. En plus tout ce qu’il m’a vendu était de la camelote, la colle ne collait rien du tout et son multiprise faisait aussi des mauvais contacts. 40 yuans perdus et une humiliation gratuite !

Mais revenons au but de ma journée. En fait il y a plusieurs musées dans la cité interdite, certains consacrés aux collections impériales d’objets précieux m’intéressent peu, mais il y en a deux qui, à mon avis valent vraiment le détour, l’un sur les porcelaines, l’autres sur les peintures et calligraphies. Compter une ou deux heures pour chacun, avec la cité interdite cela fera la journée complète et une grosse fatigue ! Surtout si vous rajoutez à la fin la colline du charbon au nord de la cité interdite qui permet dans un joli parc (escaliers et pagodons) d’avoir une vue sur l’ensemble de la cité interdite et aussi sur Pékin si pas trop de smog. Pour en revenir à mes deux musées, ils se trouvent en début de visite, de part et d’autre de la première grande cour après le contrôle des billets. Il faut sortir de cette cour par des portes latérales et aller chercher des pavillons en retrait sous les arbres : à droite le musée des porcelaines, à gauche celui des manuscrits et peintures. Depuis 2004 j’essaie de voir la collection de peintures de la Cité Interdite et jusqu’à ce jour rien, à chaque fois on me disait que c’était fermé. L’année dernière j’ai vu les porcelaines, très belle exposition chronologique, bien didactique, avec uniquement de très belles pièces. Cette année j’ai envoyé en juin un e-mail au musée de la cité interdite (musée du palais) pour leur évoquer mes difficultés à voir les peintures chinoises en Chine et particulièrement celles de la Cité Interdite. Ils m’ont répondu que l’actuelle exposition est ouverte jusqu’au 16 juillet. J’ai quand même eu un moment de stress lundi quand j’ai vu la porte de gauche de la cour fermée, et un gardien à côté dont l’unique mot intelligible était « closed », J’ai rebroussé chemin et j’ai trouvé un bureau où quelqu’un parlait anglais. Après téléphone le musée était bien ouvert mais il fallait contourner un bâtiment, en se glissant le long d’un grand mur, en raison de travaux derrière la porte. Pas de photos permises, mais un grand plaisir à voir ces peintures bien exposées dans la pénombre (elles sont très fragiles, surtout les plus anciennes, ce sont des peintures sur papier et soie, beaucoup plus fragiles que les peintures à l’huile ou à fresque occidentales) et dans un silence à peine troublé par des murmures des rares visiteurs (évidemment il faut le trouver ! et pas un seul étranger). J’ai compris enfin le système de présentation de ce musée et pourquoi il est si difficile à voir. Les œuvres sont exposées en rotations de 2 mois, là c’était l’exposition 6, du 17 mai au 16 juillet. Puis le musée ferme jusqu’à sa réouverture en septembre jusqu’à novembre pour l’exposition 7. Le musée comme la cité interdite ferme à 17 h mais à 16 h 30 on nous poussait vers la sortie, là c’était normal étant donné la taille de la Cité Interdite. Et autre renseignement pratique : ces musées ne sont pas gratuits, ils sont dans la Cité Interdite donc il faut payer les 60 yuans de l’entrée à la Cité Interdite, mais une fois dedans la Cité Interdite on ne repaye pas pour les voir. Je crois que par contre pour les musées des trésors accumulés par la famille impériale on repaye quelque chose, je n’en suis pas sûre, n’ayant jamais été attirée par ces objets un peu kitsch je crois, il y a notamment une collection d’horloges envoyées par les rois et présidents occidentaux. Une petite remarque pratique encore : l’année dernière notre hôtel nous avait conseillé un bus qui nous amenait à la porte nord et nous n’avions pas pu rentrer, la visite étant organisée de la porte sud (entrée et achat des billets) vers la porte nord après les jardins, juste en face de la colline du charbon d’où on a la vue sur toute la cité interdite. Je ne sais pas si c’est toujours comme ça. Mais contourner la Cité Interdite avant même d’y entrer est déconseillé, il vaut mieux garder ses jambes et ses forces pour l’intérieur. Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.

En sortant de la Cité Interdite par la porte sud, j’étais assez fatiguée par la chaleur humide, les jambes lourdes et la plante des pieds douloureuses. J’ai oublié de prendre depuis l’Europe une crème reposante et rafraîchissante pour les pieds, genre akiléine, alors je me suis dirigée vers la rue Wanfujing pour aller faire quelques emplettes dans le centre commercial appelé Oriental Plaza, juste au début de la rue à droite. Je n’ai trouvé qu’une crème allemande à la camomille, mais ai fait le plein de viennoiseries pour mes futurs petits déjeuners dans une pâtisserie-boulangerie à la française juste à gauche de l’escalator en arrivant au sous-sol. Un peu plus loin dans le sous sol vers la droite, vous avez toute une zone appelée « Food Republic », citée dans le LP, vraiment sympa avec des stands de nourritures originaires de pleins de régions différentes de Chine. Souvent vous pouvez voir préparer la nourriture devant vous. Et là, contrairement aux adresses que je vous avais données jusque là, ce n’est pas cher. Vous pouvez manger pour quelques euros. En sortant de l’Oriental Plaza, si vous remontez la rue Wanfujing, vous trouvez rapidement à droite dans une petite rue transversale, une annexe du restaurant de canard laqué Qanjude (moins rapidement plein que la maison mère de Qiamen, on trouve notamment des places entre 20 h et 21 h, après que les chinois aient mangé, mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne. A l’opposé sur la gauche de Wanfujing part la petite rue du marché de nuit avec les brochettes de scorpions etc… si célèbres, sympa pour une photo. Et en remontant encore la rue sur la gauche toujours vous trouvez La libraire de Pékin pour les langues étrangères ; on y trouve à la fois de quoi apprendre les langues étrangères pour les chinois et de quoi apprendre le chinois pour les étrangers (méthodes dans chaque langue), ainsi que des livres publiés en Chine dans les différentes langues sur les beautés de la culture chinoise : jardin, théâtre, cuisine, porcelaine, bronze, architecture, etc… etc… Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais. J’ai acheté un livre à 96 yuans sur les vernacular dwellings en anglais, les habitations régionales avec des chapitres sur la plupart des architectures que je vais voir cette année : hutongs de Pékin, architecture de bois dong, diaolous de Kaiping, forteresses rondes du Fujian, villages du Huizhou dans l’Anhui. Donc si vous finissez votre voyage à Pékin et que vous cherchez des livres souvenirs en français, c’est la bonne adresse. Si vous repartez de Shanghai, il ne faut pas chercher son équivalent situé dans une rue perpendiculaire au Bund mais qui ne contient presque aucun livre en français, c’est la boutique du musée de Shanghai qui vous permettra de trouver ce que vous cherchez : livres, babioles, belles porcelaines et copies d’objets antiques, un peu comme les boutiques du Louvre, pas donné pour les porcelaines et copies d’antiques, mais de bonne qualité. De retour à l’hôtel, après avoir découvert que la colle ne collait pas les chaussures mais que son odeur d’acétone me faisait presque tomber évanouie, et que l’internet en fonctionnait pas dans ma chambre, problème de ruter, je suis allée squatter le bar bien après minuit pour continuer mes chroniques et trier mes photos.

Pas de photos, ni dans le musée de la cité interdite, ni dans les magasins de Wanfujing, ça tombe bien après l'inflation de photos sur la première journée de Beijing, ça prend énormément de temps de choisir les photos et de les télécharger. La pluie a en grande partie massacré ma troisième et dernière journée à Beijing, mais je vous en parlerai plus tard, je dois dormir un peu avant de grimper sur la montagne de Zhangjiajie. Demain soir je dors dans une AJ sur la montagne, je n'emporte pas mon ordinateur. Donc pas d'affolement, il vous faudra attendre 48 h si l'internet marche bien dans mon prochain hôtel. Encore merci pour tous vos encouragements et commentaires, à +, Pasqualina
PA Pampita Veteran ·
Merci Pasqualina, toujours un plaisir de te lire [:)]

Merci de vous inquiéter pour moi ainsi. En fait j'étais coincée dans ma chambre de Luoyang avec une bonne turista,

Le remède miracle en cas de diarrhée aigüe : un verre de Sprite avec une cuillère de sel bien dilué. C'est radical: sauf grave intoxication, plus rien ne sort...

Tianmenshan, la montagne "porte du ciel", je ne me trompe pas n'est-ce pas ?

Tout à fait ! Ton chinois progresse à vitesse grand V. Ni de zhongwen hen hao !

- une des nombreuses poteries Tang montrant des commerçants Hu (prédécesseurs des Ouïghours au Xinjiang, avec leurs grands nez et leurs barbes)

Tu veux dire les Hui ? Mais ils n'étaient pas spécialement présents au Xinjiang. Dans cette région, avant les Ouïghours - peuple turc - il y avait les Xiong-Niu - nomades, qu'on considère généralement comme des proto-Turcs - et les Tokhariens - qui eux sont Indo-européens.

- un des panneaux glorifiant la création d'un pays multi-ethnique, je laisse mes commentateurs digresser sur la question ; quand on lit ça dans un musée d'Urumqi ou de Turfan, c'est clairement pour dire aux ouïghours qu'ils sont intégrés et membres d'un pays à nombreuses composantes donc qu'ils n'ont pas à se plaindre, mais quel est le but à Beijing ?

Pour montrer aux han et au monde que la Chine est très gentille avec ses minorités... Mais cette petite propagande est moins "interloquante" que dans certains musées où tu peux lire des panneaux finissant par une ode au Parti communiste qui est en train de développer la Chine, sans aucun lien avec le thème du musée...

J'aime tes photos de Pékin, ce brouillard qui rend l'ambiance un peu mystérieuse... Je trouve que les villes chinoises sont très photogéniques quand il y a du brouillard. Ou alors en hiver, vers 16h30-17h, par un froid glacial, quand la boule orangée solaire s'approche de l'horizon. Il y a à ce moment-là une atmosphère vraiment très particulière.
PA Pampita Veteran ·
Ce qui m’a énervée c’est que le type s’est permis de me toucher les fesses et de faire des signes suggestifs pour évoquer leur taille conséquente et ensuite m’indiquer que je devais faire du sport. Quelle désinvolture, je ne lui ai pas demandé son avis

Ha ha ha... Le plus drôle, c'est que quand tu retournes le "compliment", beaucoup de Chinois se vexent comme des poux ! Apparemment, critiquer le physique est acceptable dans un sens mais pas dans l'autre...

Et prendre un taxi (ce que nous avions fait) pour la contourner, c’est 10 minutes d’engueulade en continu. C’est fou ce que les taxis pékinois sont souvent de mauvaise humeur, il faudrait qu’ils puissent choisir où va le client : pas assez loin, des embouteillages, des hutongs, ils ne sont jamais contents.

C'est vrai qu'ils sont souvent grande gueule, mais en même temps, ils sont gouailleurs et plutôt francs. J'aime bien les chauffeurs de taxi de Pékin (sauf quand ils font demi-tour dès qu'ils voient un laowai)

mais pas trop tard car ils ferment plus tôt qu’en France et surtout en Espagne.

Les Chinois dînent généralement à 18h. 22h, c'est déjà le bout de la nuit en Chine [;)]

Nombreux petits fascicules à 10 euros environ. Mais je constate pour y venir depuis 2004 que la proportion de livres en français diminue régulièrement et qu’il y a beaucoup plus de choix en anglais.

Mais il y a une librairie française à Pékin: L'arbre du voyageur http://french.visitbeijing.com.cn/shopping/fashionable/n214706938.shtml

La même à Shanghai : http://fayuxi.canalblog.com/archives/2011/11/25/22785368.html J'ai entendu dire qu'une autre avait ouvert, toujours à Shanghai, mais je ne retrouve plus l'info...

Sinon, il y a évidemment les médiathèques des Alliances Françaises, mais les livres ne sont pas à vendre...[;)]

Bon courage, Pasqualina ! (et n'oublie pas le Sprite au sel [;)])
PA Pasqualina Veteran ·
Merci pour tes commentaires, Pampita. Pour le nom "Hu" de ce peuple à grand nez, grand chapeau et souvent barbu, c'est le nom que leur donne les étiquettes du musée (idem dans le musée de Luoyang) concernant l'époque Tang. Peut-être un peuple de la route de la soie antérieur aux turcophones, ou est-ce le nom que leur donne les historiens hans, je ne sais pas.
PA Pampita Veteran ·
Ah ça y est, j'ai compris, en chinois "hu" veut en fait dire "barbares". J'avais pris ça comme un nom propre et je commençais à désespérer de ne pas trouver de peuple, de tribu ou de dynastie Hu... Ca veut dire "barbares", soit tous les peuples non-han qui vivaient dans cette région, donc surtout des peuples turcs ou proto-turcs. Comme les Ouïghours sont également des Turcs, ça ne rime pas à grand chose de les opposer à ces hu qui les auraient devancés au Xinjiang selon les commentaires de ce musée (c'est le même peuple turc qui a reçu des apports de leurs cousins ouïghours) ; peut-être est-ce une tentative artificielle pour montrer que les Ouïghours ne sont pas les premiers occupants du Xinjiang et qu'ils n'ont donc pas trop à se plaindre... Il y a beaucoup de réécriture de l'histoire en Chine...

A noter d'ailleurs que la dynastie Tang, si vantée en Chine, est elle-même en partie d'origine turque ! Son fondateur, Li Yuan, était vraisemblablement moitié turc moitié han voire plus turc que han; il avait en tout cas des liens de parenté avec les tribus turques qui paissaient sur l'actuel territoire mongol et certains historiens disent qu'il en venait directement. Bien sûr, dis ça à un Chinois, il ne va jamais te croire ha ha ha [;)]
PA Pasqualina Veteran ·
Merci Pampita d'eclairer ma lanterne sur ce point. Juste un petit coucou depuis un petit village dans les montagnes de Zhangjiajie ou je ne pensais pas trouver un ordinateur. Beau temps, beaucoup de marche avec ou sans escaliers et des paysages magnifiques, tantot ensoleilles, tantot baignes dans la nebulosite. Je connais toujours mes accents, mais pas sur ce clavier. A demain si l'internet fonctionne.
PA Pampita Veteran ·
Ouah super, on attend les photos avec impatience ! Et repose-toi un peu quand même, on dirait Ella Maillart... J'espère que le ventre va mieux ^^
PA Pasqualina Veteran ·
Oui cela va mieux, j'ai un guide interprete, Jeffrey Tang, qui m'a accueillie hier a Zhangjiajie, reserve mes hebergements et a chapitre mes restaurants : pas de paiement si c'est trop epice (le Hunan ayant la reputation d'avoir une nouriture encore plus epicee que le Sichuan) !
MM Mmclaude Regular ·
Contente d'avoir de tes nouvelles et surtout de bonnes nouvelles ! Je patienterai donc pour savoir comment c'était de Mian Shan à part pluvieux et nébuleux ! Profite bien Marie-Claude
ET Etathome Veteran ·
un grand bonjour a toi Pasqualina de Jiuzhaigou ainsi qu autres forumistes J ai reussi a trouver un ordi mais le clavier est pour le moins peu familier ou sont les accents et les signes de ponctuation Temps maussade et pluie depuis le 10/07 et cuisine tres epicee au Sichuan meme au petit dejeuner nous partons ce matin pour Langmusi ou nous esperons avoir un peu de beau temps A bientot
TI Tialou Regular ·
Bonsoir Pasqualina, Nous sommes le 18 juillet. Nous avons lu attentivement depuis peu le récit de ton voyage depuis ton arrivée à Pékin. Malheureusement, tu n'as pas eu toujours du beau temps et tes intestins ont aussi un peu souffert. Nous espérons que tu vas mieux de ce point de vue. Nous, non plus nous ne parvenons pas à nous habituer à leur nourriture épicée... De Pékin avec ses musées, à la merveilleuse Gengde puis la grande muraille , tu passes à Luoyang et à Zhangdjiajie. Tu ne t'es donc pas arrêté à Pingyao comme prévu dans ton avant propos? Tu as eu des difficultés pour renoncer aux montagnes de Mianshan??Nous retenons aussi Le guide Jeffrey Tangdont : tu voudras bien nous donner ses coordonnées lorsque tu le pourras ou à ton retour. Merci d'avance. A la lecture de ton voyage nous avons hâte d'y être à notre tour en octobre car ton récit détaillé nous fait saliver. Nous continuerons à présent à suivre ton voyage. Bravo pour la peine que tu prends de nous expliquer ton parcours malgré la fatigue de fin de journée et tes difficultés pour avoir internet pour y parvenir souvent tard dans la nuit. Merci pour tout. Tialou
PA Pasqualina Veteran ·
Mais si, je suis allée à Mianshan, j'ai commencé à transférer les photos sur mon ordinateur, vous allez voir quelle brume il y avait. C'est la prochaine étape, patience ... Et ce soir je suis à Dehang, village miao du Hunan, à quatre heures de route de Zhangjaijie.
PA Pasqualina Veteran ·
MARDI (DERNIER JOUR) À BEIJING : Pas mon jour de chance : il pleut des cordes et j’apprends en faisant téléphoner par la réception de l’hôtel que si on ne réserve pas au moins la veille, on ne peut pas pénétrer dans le Capital Museum, qui était mon but de la journée, avec son quartier (mosquée de la Vache, temple du cheval blanc, etc…). Je connaissais cette règle pour les chinois, mais je ne savais pas qu’elle s’appliquait aussi aux étrangers. S’il avait fait beau je serais allée supplier à la porte du musée, j’étais seule et n’allais pas encombrer leur musée ! Et s’ils avaient refusé de me laisser entrer, j’aurais visité au moins le quartier. Mais patauger dans les flaques sous cette pluie persistante ne me disait rien.

Il faut dire que je vis à Madrid où il pleut rarement (un peu plus cette année), évidemment vous autres qui avez vécu 80% de jours de pluie depuis des mois, vous devez me trouver bien douillette ! Heureusement qu’il ne pleut pas à Madrid, car je vis sous les toits et il y a une fuite dans le toit depuis plusieurs années, que mon propriétaire ne répare pas, j’ai des casseroles dessous, et les années normales, elles ne servent pas plus de 4 ou 5 fois par an.

Donc je suis restée dans le bar de l’hôtel avec mon cher ordinateur Asus, encore merci Mékong et Cyclomoulin pour votre aide dans ce précieux achat. Même si pour le moment il mange une partie de mes heures de sommeil et de visites, je vais devoir apprendre à faire plus vite. Je tape avec tous les doigts, mais apprendre les nouveautés techniques et les problèmes de connexion dévorent beaucoup de temps.

Vers 16 heures je suis sortie faire des photos sous parapluie dans la rue Qianmen et sa transversale Dazhalan Jie : de très belles maisons anciennes restaurées et d’autres les imitant et un quartier plein d’animation, voué au commerce. Une parallèle à Qianmen, étroite rue de hutong vend notamment des pantoufles chinoises brodées et toutes sortes de nourriture appétissante et bon marché : canard laqué, petits pâtés, fondue chinoise, etc… C’est vraiment un bon quartier pour résider quelques jours à Pékin et le Beijing Hyde Hotel est une bonne option, bon marché avec un staff anglophone à la réception très serviable. On peut aussi y donner son linge à laver pour 10 yuans le kilo, fort appréciable. Le Wifi est bon dans le bar, nettement plus instable dans les chambres si on s’éloigne du bar.

Mon train G (style TGV) pour Taiyuan partant vers 20 h 20 je suis allée à la gare de Beijing Ouest (Beijing Xi) vers 19 heures. Le chauffeur de taxi parlait un peu anglais et a répété plusieurs fois que la Chine et la France étaient des pays amis, ce que j’ai évidemment répété moi aussi et il a énuméré ce qu’il connaissait de la France : Zidane, le coup de boule (mimé), l’alcool (jiou) : évidemment, vu comme ça notre image n’est pas très glorieuse …

A Beijing Xi, grande gare ressemblant à un aéroport de taille moyenne, avec de superbes escaliers roulants, chaque groupe de trains a sa vaste salle d’attente, pour moi c’est la 9. Je trouve une place assise et je découvre rapidement que mes deux voisins vont à Taiyuan par le même train que moi. L’un d’eux va chercher des bouteilles d’eau et nous nous présentons en chinois, Wo shi Faguo jen (je suis française), ils sont de Taiyuan.

Le reste du groupe arrive dont un plus important car on lui laisse aussitôt une place assise. Il parle un peu anglais, j’ai un soupçon : business man ou political man ? Oui il est bien du Parti, il ouvre son bagage pour me montrer une statue d’un grand homme. J’avoue mon ignorance, je ne le reconnais pas, ni même le nom qu’il prononce désolée je ne l’ai pas retenu. Et ainsi en devisant gaiement se passe le temps de l’attente, je suis en de bonnes mains, l’homme du parti prend ma valise et l’emmène jusqu’au moment où nos chemins se séparent, car nous n’avons pas le même wagon.

Les photos (si elle veulent bien se télécharger) : 1. La façade du Beijing Hyde Courtyard Hotel, bâti en 1947 pour héberger une banque au départ 2. La rue Qianmen par temps gris mais sans pluie (la veille) avec la porte Qianmen au fond 3. Matinée pluvieuse : mon ordi devant le saint bedonnant et rieur de la cour fermée intérieure de l'hôtel 4. La rue Qianmen sous la pluie 5. L'entrée du restaurant Qanjude de canard laqué 6. Belles façades de magasins dans la rue Dazhalan ; la façade de marbre cache un magasin de soieries datant de 1862 7. La gare de Beijing Ouest
JC Jclqu Regular ·
Je me régale dans cette lecture, merci ! [;)]
SI Sitik Veteran ·
Toujours le même plaisir de te suivre au fil des jours Bonne route.
PA Pasqualina Veteran ·
TRAJET BEIJING XI – MIANSHAN, VIA TAIYUAN ET PINGYAO Comment un voyage aussi bien commencé a-t-il pu se terminer de manière si compliquée ? Il m’a fallu être bien obstinée pour aller au Mianshan. D’abord j’ignorais l’existence de ce site près de Pingyao, j’étais probablement passée à côté de l’entrée l’année dernière, sans soupçonner sa richesse. Comme le LP ne le citait pas, je n’ai pas fait très attention aux messages écrits collés sur la paroi de l’Harmony Guest House de Pingyao l’année dernière et qui citaient surtout la nature : paysages et cascades. Mais les deux membres du VF qui se cachent derrière le pseudonyme de Tialou m’en ont parlé il y a quelques mois et m’ont envoyé des photos époustouflantes (eux-mêmes envisagent de s’y rendre mais ne l’ont pas encore fait), alors j’ai dégagé deux jours dans mes premiers 30 jours de visa déjà bien occupés. Donc merci les Tialou.

La gare la plus proche de Mianshan est Jiexiu, que je ne connais pas, mais je connaissais Pingyao et Sarah la propriétaire de l’Harmony Guest House a accepté de m’y emmener pour 300 yuans aller et la même chose pour le retour, puisque je voulais y dormir une nuit. Donc je cherchais un train de nuit me faisant arriver vers 7 h du matin. Hélas ce train a été plein (en couchettes) 1 ou 2 jours après le début des réservations sur internet (qui ouvrent le 20ème jour avant le voyage). C’est pourquoi je me suis rabattue sur un train G en soirée de Beijing à Taiyuan, suivi du train K237 de Taiyuan vers Pingyao, partant une trentaine de minutes plus tard et arrivant vers 1 h du matin.

Et une nuit à l’Harmony Guest House que j’aime beaucoup. C’est une maison ancienne avec une succession de cours rectangulaires et les lits sont des lits kang dans le syle de l’époque Ming, assez large pour 2, 3 ou 4 personnes avec des tentures et une petite table basse posée au milieu. Vous pouvez voir les photos sur booking.com par exemple, d’autres guesthouses de Pingyao ont le même type d’installation. Mais le train G + une nuit d’hôtel, cela coûte nettement plus cher qu’une couchette dans un train de nuit, mais tout pour découvrir enfin le Mianshan !

Donc comme d’habitude le train G est parti à l’heure et on ne sentait même pas sa grande vitesse, il était plein. Mais à quelques reprises les lumières se sont éteintes et à chaque fois bien sûr le train a perdu de la vitesse et s’est arrêté avant de repartir aussitôt. Je ne me suis pas inquiétée jusqu’à la dernière demi-heure en constatant que le train G roulait maintenant à une allure pépère, en rien conforme à son cahier des charges. Comme moi, d’autres voyageurs qui avaient une correspondance à Taiyuan se sont inquiétés. On nous a fait traverser la moitié du train avec nos bagages et on nous a rassemblés (une trentaine) dans la voiture 9 où une hôtesse a pris nos coordonnées sur nos billets. Naïvement je croyais qu’ils allaient retarder le train en correspondance, le K237, et nous faire descendre en priorité en nous guidant vers lui. Mais rien de tout cela, lorsque nous sommes arrivés à Taiyuan, le K237 était parti à l’heure 7 minutes seulement plus tôt, il était presque minuit et le chef de gare nous informait qu’il n’avait aucune idée de l’heure où nous aurions un train, peut-être 3 h ou 5 h du matin … Pourquoi le train G avait-il plus d’une demi-heure de retard ? Pas d’explication claire, peut-être à cause de la pluie ?

Il était clair pour moi que je n’allais pas attendre sur une chaise malcommode une hypothétique correspondance et arriver lessivée au Mianshan. Malgré ce revers, j’ai eu en fait une grande chance : il y avait parmi les trente laissés pour compte un jeune homme qui rentrait dans sa famille à Pingyao mais parlait bien anglais puisqu’il étudiait à Liverpool. Quand je lui ai dit que j’allais essayer de trouver un taxi, il a fait une moue en disant que ce serait difficile et très cher. Je lui ai parlé des environs 300 yuans payés l’année dernière pour aller de Pingyao à Taiyuan, alors il a accepté de téléphoner à Sarah de l’Harmony Guest House, qu’il fallait de toutes façons avertir de mon retard (je n’ai pas de portable). Elle a demandé 400 yuans pour l’heure tardive et pour mieux décider un chauffeur sur le point d’aller dormir ou déjà endormi.

Pendant les minutes qui ont suivi, mon jeune ami chinois très efficace essayait de trouver d’autres personnes pour partager notre voiture et le prix (sans succès) et à récupérer l’argent du K237 : mais ils n’ont même pas daigné mettre quelqu’un au guichet des remboursements, alors qu’ils l’avaient promis. Bof, récupérer 13 yuans alors que nous allions en débourser quelques centaines… Dans le hall de gare il y avait plus d’une centaine de gens faisant la queue, c’était assez chaotique. Mais toute cette agitation a servi car un autre des trente nous a amené un chauffeur de taxi et le jeune chinois fort du prix de départ de 400 yuans a obtenu 300 yuans, puis 350 yuans en passant par l’autoroute à péage qui faisait gagner entre 30 et 60 minutes.

Il a fallu rappeler Sarah qui n’avait pas encore réussi à convaincre un chauffeur de se bouger, donc tout était pour le mieux, car il aurait fallu l’attendre près d’une heure 30. Dans la voiture j’ai proposé au jeune étudiant de payer moins que moi puisqu’il était encore étudiant mais il a paru gêné et a préféré payer la moitié. Une histoire de face ? Il a encore fallu téléphoner à Sarah aux abords de Pingyao pour que le taxi trouve la guesthouse (l’étudiant habitait tout près aussi) et c’est à deux heures du matin que nous avons sonné à la porte de l’Harmony Guest House. Le mari de Sarah m’a ouvert et conduite à ma chambre et à mon lit kang, ni lui ni Sarah n’ont pu fermer l’oeuil avant 2 h du matin ce jour-là. Pour moi, 1 heure de retard et 200 yuans, je m’en tirais à bon compte, grâce au gentil étudiant chinois et à Sarah. Et aussi grâce au fait que j’avais déjà fait ce trajet en sens inverse l’année dernière.

Après une courte nuit dans le lit kang de l’Harmony Guest House de Pingyao et un bon petit déjeuner (ils font notamment un bon capuccino avec une jolie décoration en étoile sur la couche de lait crémeux), me voilà partie en taxi vers le MianShan par une route encombrée de camions. Il pleuvine depuis le départ de Pingyao. J’ai lu quelque part que le Mianshan est à 2000 mètres d’altitude (mais j’en doute après y être allée, plus de 1000 mètres sûrement) et espère que nous allons passer au-dessus du plafond de nuages. Mais je vais déchanter, car Mianshan est au contraire exactement dans le nuage.

Quelques photos : 1. le lit kang de l’Harmony Guest House de Pingyao, mais je manque de recul, les photos sont plus parlantes sur le site booking.com ou sur le site web de la guesthouse

2. la porte sud de la vieille ville de Pingyao dans la grisaille, le taxi est parqué en dehors de la vieille ville 3. l’arrivée au Mianshan dans une brume style purée de pois : l’entrée où l’on achète les billets est grande comme un hall de gare, précédée d’un énorme escalier orné de gigantesque statues, un cheval ailé et un général de l’ancien temps qu’on devine dans la brume
PA Pasqualina Veteran ·
Merci jean-Claude et Zoé pour vos messages, merci pour ceux qui préfèrent m'envoyer des MP et merci aussi pour les autres qui me lisent. Désolée pour le retard de cette chronique, je tombe de sommeil le soir et m'endore régulièrement l'ordinateur sur le ventre ! Je suis en ce moment à Fenghuang (Hunan) pour laquelle j'ai eu un coup de foudre, ainsi que pour la terrasse de mon mini-hôtel donnant sur la rivière. Du coup j'ai prolongé mon séjour d'un jour, histoire aussi de me reposer et de faire tout un tas de choses nécessaires : banque, poste, billets de train, couture, etc... Demain soir ce sera le départ pour Kaili et le Guizhou. Je regretterai le Hunan, une région absolument magnifique, très fréquentée par les touristes chinois, mais trop peu par les occidentaux.
PA Pasqualina Veteran ·
J'ai besoin de l'aide de ceux qui s'y connaissent en photo numérique. Il m'est arrivé ce soir quelque chose de tout à fait bizarre. Mon appareil photo a buggué, il l'a fait plusieurs fois ces jours-ci, il met "erreur carte" et clignote, il faut l'éteindre, retirer la carte et ça repart. Ce soir il m'a mis "erreur carte" et a tout simplement effacé l'intégralité des photos de la journée. La dernière photo de la carte est celle d'hier soir. Comment est-ce possible ? J'ai transféré les photos sur l'ordinateur en espérant revoir les photos d'aujourd'hui, mais non, j'ai bien les 1022 photos depuis le 15 juillet (Zhangjiajie) et aucune d'aujourd'hui. Je suis soulagée qu'il n'ait effacé que les dernières photos et pas la carte entière, mais comment cela est-il possible ? Est-ce un problème de la carte ou de l'appareil ? S'il se met à effacer 200 ou 300 photos comme ça, sans crier gare, ça devient stressant. Mon appareil est un Olympus SP-55OUZ, pas tout jeune, il m'accompagne depuis mon voyage au Vietnam en 2007. Merci d'avance aux techniciens.
PA Pasqualina Veteran ·
Un jour et demi au Mianshan : Il n’était pas loin de midi quand je suis arrivée dans l’énorme salle d’acceuil du Mianshan, prévu pour des foules chinoises, mais vide ce jour-là. Au guichet, une gentille demoiselle parlant un peu anglais m’a donné le tarif pour personnes âgées (70 yuans).

Quelques renseignements pratiques d’abord : Pour se rendre au Mianshan d’abord : J’ai payé 300 yuans un taxi loué par l’Harmony Guest House depuis Pingyao. Mais le site est plus proche de la gare de Jiexiu. Le lendemain, alors que j’attendais le transport de L’Harmony Guest House, trois taxis de Jiexiu attendaient devant la sortie du Mianshan, au pied de l’escalier, ils m’ont proposé 80 yuans pour m’emmener à Jiexiu.

Le prix du Mianshan : 110 yuans prix normal + 50 yuans pour le bus. On vous donne une carte magnétique qui est vérifiée par l’hôtel, je n’ai pas très bien compris si la carte est valable 1 jour ou 2, ce qui est sûr c’est que le lendemain matin quand j’ai quitté mon hôtel, la réceptionniste a remis ma carte dans sa machine et m’a taxée de 30 yuans. Comme elle ne parlait que chinois je n’ai pas compris ce qu’était ce supplément, pour l’entrée ou pour le bus. Une flottille de bus attend dans le grand parking derrière le bâtiment d’accueil ils circulent sans arrêt dans tout le parc du Mianshan et vous pouvez les prendre à volonté sans repayer, en montant ou en descendant pour aller d’un site à l’autre. Par contre, vers 15 heures environ, les bus ne montent plus et ils se raréfient en descente. Je crois avoir compris que le dernier en descente est vers 18 heures.

Le plan du site du Mianshan : on peut acheter une carte du site pour 5 yuans, au guichet, et aussi dans le site (au petit super de mon hôtel par exemple). Comme elle n’a pas d’échelle, je continue d’ignorer les distances réelles, on m’a parlé de 12 km de l’entrée jusqu’au bout du trajet du bus. Mais comme il va lentement et qu’il y a beaucoup de méandres, j’ai eu l’impression que c’était plus grand. La plupart des sites sont répartis le long d’une route en bon état où seuls les bus et les véhicules autorisés (pas de voitures de touristes) circulent, mais elle n’est pas doublée par un sentier piétonnier donc les gens empruntent les bus. D’après les photos sur internet, cette route est à flanc de falaise et longe un canyon étroit, cela doit être spectaculaire, mais je l’ai à peine deviné le deuxième jour quand le nuage se déchirait momentanément avant de se refermer. J’ai marché entre deux sites proches sur cette route, en faisant attention car à cause du brouillard il y avait très peu de visibilité et j’avais peur de me faire écraser. Pour certains sites à l’écart de la route il y a des sentiers dallés bien tracés avec des escaliers. Je voulais vous mettre une carte assez bien faite du CITS de Huangshan, mais VF ne me laisse pas. Si vous tapez "map of Mianshan" ou "Mianshan, Shanxi", vous trouverez des cartes et des photos avec du soleil sur internet. La route monte d'abord en zig zag jusqu’au début du site proprement dit : la tête du Dragon (Dragon’s Head). Ensuite sur les cartes, les sites ont l’air de se suivre sur une route droite, en fait c’est une route pleine de courbes et les temples sont souvent blottis dans des virages.

Nature et temples : Les attractions se partagent également pour ce que j’ai vu sur la carte et les photos sur internet entre beautés naturelles et temples-monastères. Comme il pleuvait et que la brume empêchait toute vision d’ensemble, j’ai complètement laissé de côté la nature (marcher le long d’une cascade sous la pluie sur un chemin glissant n’est pas passionnant) et me suis concentrée sur les temples. Je n’en ai vu que quatre en deux après-midi. Le Mianshan est vaste, si vous voulez voir par beau temps nature et temples, je vous conseille d’y passer plus qu’une nuit. Je crois que la plupart des jeunes qui font l’excursion à la journée organisée par l’Harmony Guest House de Pingyao vont au bout du trajet de bus voir les cascades et ne doivent pas avoir trop de temps pour les temples.

Hôtels : il y a, d’après internet, 5 hôtels au Mianshan, et le Yunfeng Villa Hotel est l’un des meilleurs : il est juste au milieu du site. Il est dans la même courbe que le temple Yunfeng. On accède à l’hôtel par un ascenseur de 10 étages qui vous met au pied de l’hôtel et du temple. La réception ne parle pas anglais, ce qui est un peu compliqué, par contre un des garçons du bon (et pas cher) restaurant parlait bien anglais, et m’a aidée à choisir mes plats et à avoir internet dans ma chambre. Pour les autres hôtels je crois qu’il n’y a pas d’anglophones. D’après Sarah de l’Harmony Guest House, j’étais la première de ses clientes à rester dormir au Mianshan. Donc les hôtels du Mianshan n’ont probablement que des clients chinois. En ce qui concerne l’hôtel Yunfeng, il est sur ctrip.com ce qui le rend commode à réserver, mais ne choisissez pas la chambre individuelle, ce sont des chambres sans fenêtre avec une très forte odeur de fumée laissé par d’anciens clients fumeurs. J’ai dû payer un surclassement pour avoir une chambre double avec fenêtre. Une demi-heure après, ctrip me téléphonait dans ma chambre pour faire le changement de réservation, ça c’est le service ctrip.

Histoire et légendes : la légende fait remonter la naissance du site à une époque troublée vers 500 av JC. Un officier de l’époque, nommé Jie Zitui se serait sacrifié pour son prince et serait mort dans un incendie volontaire du mont Mianshan. Depuis un culte lui serait rendu ainsi que l’habitude de manger froid une fois par an pour ne pas utiliser le feu. Des moines bouddhistes et taoïstes y ont installé des monastères et les empereurs ont fait des dons pour y construire des temples. Mais les Japonais ont détruit le site pendant la deuxième guerre mondiale et il est resté à l’état de ruine jusqu’en 1996, lorsque le gouvernement délégua à des entreprises privées le soin de le restaurer et rebâtir le site a ouvert en 2000 et les travaux continuent, les poulies étaient encore en place au temple Zheng Guo tout en haut de la falaise, je les ai vues. Suivant l’état des temples et peut-être aussi les maîtres d’œuvre, les œuvres d’art ont gardé un air d’authenticité ou ont l’air au contraire totalement refaites. Mais des photos au musée du temple Daluo montrent des lieux très ruinés, c’est vraiment une renaissance pour le Mianshan.

Le temple Yunfeng est mon préféré, c’est aussi le premier que j’ai vu, en plein brouillard. Il est constitué de nombreux pavillons colorés de rouge et blottis sous la falaise qui fait à cet endroit un creux, comme une sorte de coquille où s’abrite le temple. D’ailleurs j’ai été moi-même abritée de la pluie pendant toute ma visite du temple. La plupart des pavillons sont adossés à la falaise donc leur partie arrière est le rocher et ils ont un toit de bois. La beauté des statues varie suivant les pavillons, mais beaucoup ont l’air anciennes et rivalisent de beauté avec les autres très belles statues du Shanxi qu’on peut voir dans les temples de Datong ou près de Pingyao (Shuangling Si). Mes photos vous donnent quelques exemples. La visite prend donc du temps si on pénètre dans chaque pavillon, entre une et deux heures.

Le temple ZhengGuo ou temple de la Plénitude (?) : J’ai dû quitter l’abri de la falaise pour aller voir le temple suivant, sans vraiment savoir si je le trouverais ouvert ni s’il en valait la peine. Il était déjà pas loin de 17 h, mais encore trop tôt pour rentrer à l’hôtel, il pleuvait vraiment, j’étais trempée malgré mon imperméable et le parapluie, je marchais dans le brouillard, d’abord sur des escaliers en zigzag grimpant le long de la falaise, puis sur des sentiers au milieu de la verdure pendant près d’une demi-heure. Après tant d’efforts pour venir au Mianshan et des conditions si adverses, je n’étais qu’obstination. Des panneaux me rassuraient de temps en temps sur la direction prise et j’ai croisé un groupe qui redescendait et dont la guide m’a assurée que le temple était ouvert. En fait quand je suis enfin arrivée, le vieux moine qui gardait le temple dans une maisonnette avant l’entrée m’a regardée avec des yeux ronds et il n’a eu de cesse de presser le pas. Mais j’avais fait trop d’efforts pour arriver jusque là, je n’allais pas visiter à toute allure. Ce temple vient manifestement juste d’être terminé. Sa pagode se dresse au sommet de la falaise (vu sur des photos au soleil sur internet) et il abrite de curieuses statues anciennes de moines contenant des momies : les visages des moines sont expressives comme souvent les statues d’arhats, mais on a fait des incisions dans diverses parties de leurs corps pour montrer les os qui apparaissent dessous. Pour le reste, les reconstructeurs du temple sont manifestement des fanatiques des dragons, ce temple est vraiment un festival de dragons de marbre ou d’or difficile de savoir s’il y en avait déjà avant ou si c’est un goût particulier du maître d’œuvre. Un peu comme les pinacles et les gargouilles rajoutées sur Notre Dame au 19e siècle par son restaurateur Violet le Duc.

Je suis ensuite retournée à l’hôtel en suivant le même chemin. Le brouillard s’est alors un peu levé quand je suis repassée par le Yunfeng Si et j’y suis restée encore un moment, absolument seule. A 20 heures, alors que j’allais rentrer, deux moines se sont mis à frapper sur le tambour et la cloche des deux petites tours à l’entrée et à psalmodier. Ces sons dans la montagne avec la nuit qui tombait, magique … Bien sûr quand je suis arrivée peu après dans le restaurant il était vide sauf une dizaine d’employés qui ont d’abord fait la moue. Mais ils sont venus ensuite discuter gentiment avec moi (un en anglais, les autres en chinois, plus difficile !) avant d’aller manger tous ensemble à une autre table. Et grâce au garçon qui parlait anglais, on m’a donné un câble Lan pour l’internet dans ma chambre.

Mes 20 photos pour cette première après-midi au Mianshan : d'abord 13 photos du Yunfeng Si, qui alternent vues du temple dans le brouillard, statues d'êtres monstrueux et inquiétants ou au contraire de bouddhas ou de moines pleins de sérénité. Dans la 5e on voit malgré le brouillard la falaise qui fait comme un second toit au-dessus des toits du temple. Dans la 7e, vous voyez une sorte de dentelle d'argile ou de plâtre coloré, très typique du Shanxi, il y en a aussi au Shuangling Si près de Pingyao ; les êtres à 6 bras de la photo suivante sont dans le même pavillon. La 13e et dernière photo du Yunfeng Si, plus colorée correspond à la fin de la journée avec un peu moins de brouillard et on voit en bas les tours de la cloche et du tambour où les moines vont venir prier à 20 heures. Ensuite la 14e photo est une vue du chemin au flanc de la falaise. On voit aussi le vieux moine, le pavillon avec la statue dorée de Bouddha, la pagode, une des statues de moine-momie (le moine-guide écarte le vêtement pour me montrer l'emplacement des os au niveau de la clavicule), et enfin deux vues de dragons, j'en avais d'autres mais VF limite à 20 photos par post.

Conclusion de cette première demi-journée : malgré la pluie et le brouillard, le Mianshan vaut déjà le détour rien que pour ses temples. J'espère quand même que le lendemain le temps se sera éclairci et que je verrai la mer de nuages en-dessous, pas autour de nous !
TI Tialou Regular ·
Coucou Pasqualina, Nous sommes heureux de te retrouver après ta visite au Mianshan. Heureux de savoir que le site t'a plu. Dommage que tu aies eu du mauvais temps! Tes soucis à la gare de TAIYUAN nous ont bien alerté sur les difficultés que l'on peut rencontrer en réservant un train en CHINE. J'ai pu lire qu'à présent tu pouvais réserver 22jours à l'avance les trains. Nous espérons que nous pourrons trouver un train de nuit pour les mêmes raisons que toi depuis BEIJING (économie d'une nuit d'hôtel). Nous avions envisagé initialement de prendre un train de nuit pour TAIYUAN puis un bus de TAIYUAN-PINGYAO (2h de trajet pour 14yuans environ) un arrêt court à PINGYAO voire une nuit si nous décidons de retrouver quelques connaissances puis un bus pour JIEXU . (30 mn de trajet 7 yuans);Ou bien prendrons nous un taxi depuis PINGYAO comme toi pour le Mianshan. Une seule interrogation trouverons nous facilement un taxi pour nous emmener voir Mianshan. Une nuit à Jiexu pour reprendre un train pour LUOYAN puis ZHANGDJIAJIE et suite de notre itinéraire. Il parait que pour y voir la "Sky Walk" il ne faut pas confondre le lieu de départ :le village ou la ville de ZHANGDJIAJIE. Reste à vérifier le climat en cette époque de l'année (le 13 octobre) et à savoir autour du 13 octobre à Pékin ville de départ, si les chinois sont encore en vacances. Nous avons hâte de lire la suite de ton voyage....Nous avons pensé Tialou et moi qu'il serait plus simple de t'écrire sur le site plutôt qu'en MP pour t'éviter de faire des allées et venues compte tenu de tes difficultés rencontrées avec Internet. Bonne continuation "les TIALOU"

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