30 Juillet
6h45, le réveil sonne, curieusement, nous ne sommes pas trop fatigués, vive le décalage horaire.
Nous rangeons les valises et la plus récalcitrante des 4, celle qui m’a fait des misères cette nuit, s’ouvre.

On va pour le petit déjeuner, il s’agit d’un mini buffet, muffin, toast, bagels, confiture, fromage, fruits, céréales, lait, café, thé et jus de fruits.
On choisi et on emporte en chambre.
Pas le luxe, mais on ne peut pas tout avoir, parking gratuit et grand petit déjeuner.
On demande le code d’accès internet et on retourne en chambre.
On essaie d’envoyer les mails, mais mon pc bug.
On sait recevoir mais pas envoyer, pas envie de chercher, on utilisera un compte Yahoo.
Je reprends la clé et en fait elle tient, il ne faut surtout pas la plier dans l’autre sens sous peine d’en avoir 2 pour le prix d’une.
On va à la voiture, on essaie et elle fonctionne très bien. On décide de ne rien faire, de la conserver dans une trousse afin de ne pas la plier et on part à la découverte des rues de San Francisco.
Nous avons même un peu d’avance sur le planning.
Parlons un peu de notre planning, nous avions programmé toutes les activités et temps de transfert entre les différents endroits que nous envisagions de visiter.
Seulement, nous avions adopté un principe, si un endroit nous branche, on prend notre temps pour le visiter, quitte à zapper un autre site.
Nous voulons en effet ne pas être lié à un programme et profiter du temps présent.
Les seuls impératifs de la journée, à 14h rencontrer un ami de Kephren et ses parents qui eux sont en fin de voyage, pour boire un verre et échanger des avis sur les USA.
Et 18h pour aller visiter Alcatraz.
Notre hôtel se situe sur Groove Street, à 500m du Civic Center.
Direction le Civic center.

La première chose qui nous marque, c'est une SDF qui se dispute avec la poubelle.
C'est vrai, il y pas mal de SDF et on en apercevra régulièrement lors de notre séjour à San Francisco.
Kephren et moi, on poussait le sinisme à les classer de riche ou pauvre suivant les objets qu'ils ont dans leurs caddies de super marché.
Je sais c'est bas et que nul n'est à l’abri de se retrouver un jour à la rue, mais on ne peut s'empêcher de faire de l'humour au second degré.
Ceux qui me connaissent comprendront.
D'après mes infos, la coupole est copiée sur la basilique saint Pierre de Rome et elle mesure quelques cm de plus que celle de Washington.

Devant ce bâtiment, on sent d'entrée que l'on est dans un grand pays, tout est grand!
Plusieurs fois lors de mon voyage, je vais me dire qu'avec de pareil espace, je comprends que les Américains soient fiers de leur pays.
Un clin d'œil à Laurence qui est comptable avec le bureau des impôts.


Nous traversons le hall et nous ressortons par le parc, une statue qui appelle à la zen attitude s'offre à nous.

Un groupe en pleine méditation.

Le décor est planté, nous sommes en Amérique, dans un autre monde, une autre culture....
Nous allons rejoindre Market Street, avec ses tables de jeu d'échec, où s'affrontent des gens de rue et des passants, pour aller à la station Powel Street du Tram Câble.
Nous sommes dans un décor de cinéma, combien de fois nous avons vu San Francisco au cinéma ou à la télé, cette fois ce sera nous les acteurs.

Nous arrivons à la station du câble, je regarde un plan du quartier et un homme dans une voiturette électrique, veut m'aider, en essayant de m'expliquer le plan, je n'en ai pas besoin, mais je lui fais plaisir, je le laisse terminer.
En échange je lui donne 1$, je deviens généreux, grossière erreur, c'est un démuni, il ne veut plus me lâcher, je lui fais comprendre gentiment que cela ira et je m'éloigne de lui.

Nous allons acheter notre muni pass, on devait les acheter à l'aéroport, mais vu l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés la veille, tout était fermé.
Le câble arrive et la manœuvre de retournement attire pas mal de curieux comme nous.

Derrière, un black danse pour essayer de gagner quelques pièces.

Vraiment un autre monde, il m'a fallut plusieurs jours pour digérer cette intégration.
Mes enfants se moquaient de moi, car je n'arrêtais pas de dire: Génial, Super, Incroyable, ...
Un gamin qui découvre ses cadeaux sous le sapin pour la première fois.
Aux USA, tout est possible, qui est-ce que l'on aperçoit dans la file pour prendre le câble : Antonin et ses parents qui font la file.
Nous sommes à 9000 km de Mons et nous trouvons des Montois dans une ville de plusieurs millions d'habitants.
Quelques papotes plus tard, nous reprenons notre ballade et confirmons notre rendez-vous pour 14h devant le Hyatt pour boire un verre.
Nous nous plaçons dans la file pour prendre le câble et c'est vrai que ce tram qui sort d'une autre époque et sa Turntable, attire pas mal de monde.
Le temps passe vite, observer le Câble-man faire les manœuvres, le black qui danse, la ville qui vît.
Nous nous trouvons à l'intérieur de tram, les enfants sont déçus, ils aimeraient faire le voyage sur le marche pied.
Ce n'est pas grave, car nous ne restons pas longtemps dans le tram, nous descendons quelques arrêts plus loin, à l'interception de Powel street et Bush street.
Nous parcourons celle-ci jusque Grand Avenue, c'est la que se trouve Chinatown Gateway, qui marque l'entrée du plus grand quartier chinois hors Chine du monde.
Il y a un Starbuck, Kephren a une folle envie de prendre une boisson, Café caramel frappé pour lui et moi et pour Mado un chocolat chaud.

Nous traversons l’arche et par miracle nous sommes en chine, mieux que Stargate.

Nous remontons Grant avenue.

Nous bifurquons sur la droite pour trouver le tin how temple, il parait que l’on peut y rentrer, cela ne nous branche pas, alors on passe juste en face.

Direction 823 Grant Avenue, c’est à cet endroit qu’un jour lors de la ruée vers l’or, un colon a installé sa tente, près de 200 ans plus tard, c’est devenu le San Francisco que nous connaissons.

Dans une rue un peu plus loin, on trouve l’inventeur des golden gate fortune Cookie, les célèbres friandises avec un message à l’intérieur, offertes dans les restos chinois.

Quelques achats et nous allons manger chez KOKKARI, un resto grec un peu plus loin dans financial district.

Dans mon road book, j’avais repéré grâce à Google Map et le Forum, les restos qui se trouvaient dans les environs en fonction du lieu où nous nous trouvions aux heures de repas.
Cela nous à évité de devoir chercher trop longtemps pour les repas, notre système a bien fonctionné, un seul restaurant était fermé et nous avons modifié 3 autres car nous avions modifié notre planning.
Nous avons un peu d’avance sur notre horaire, le repas, comme tous nos repas à table se limitent à un plat, pas question de rester 2h chaque jour autour d’une table.
Notre choix est bien, bonne cuisine et très propre. Le seul hic, c’est en plein Financial District, un jour de semaine et le midi.
Nous sommes entourés d’hommes en costumes et de femmes en tailleur. Avec nos jeans et tee shirt, nous faisons un peu tache.
C’est le premier restaurant que je vois, avec un ascenseur pour aller aux toilettes.
A la fin du repas, nous sortons et là problème, nous avons perdu 2 feuilles du road book.
On retourne dans la salle du resto, les serveurs sont déjà en train de débarrasser et redresser notre table
J’essaie d’expliquer mon problème, on me répond qu’il n’y avait rien.
Je rejoins Laurence qui fouille le sac, rien, je retourne voir les serveurs, ils ont déménagé les banquettes et on retrouve enfin mes feuilles qui avaient glissés entre les coussins.
Très serviables les américains !
Nous traversons financial distric, passons la transamerican pyramid.



Allons visiter le musée de la wells fargo.

Une vraie diligence, je montre aux enfants l’ancêtre du Gsm, le télégraphe, les téléphones avec lesquels on devait demander à une standardiste pour avoir son correspondant.


Kephren fait une étape du poney express, ce qui ne sait pas c’est que le simulateur imprime sa photo.
On fait même imprimer des dollars avec notre tête à la place du président.
Il est l’heure maintenant, d’aller vers le Hyatt, car nous avons un rendez vous devant un verre.
Nous visitons le justin herman plazza devant le port de San Francisco.


Nous traversons le Hyatt et allons pour attendre nos compatriote près du terminal de la ligne du câble « California Street ».
On ne les voit pas arriver, on décide de bouger et on fini enfin par les croiser.
Ils nous attendaient à l’intérieur.
Il est plus facile de les rencontrer par hasard qu’en se donnant rendez-vous.
Nous retournons ensemble à l’intérieur, on cherche pour monter au bar panoramique, mais les ascenseurs fonctionnent avec une carte des chambres.

Nous atterrissons enfin sur une terrasse à Sacramento street. On doit aller chercher des boisons dans un snack, des softs, un comble pour nous qui venons du pays de la bière.
C’est un des rares moments, où nous avons pu rester en tee shirt, car sur notre passage à SF, nous avons eu souvent froid.
Nous allons maintenant au port, pour prendre le tram vers Fisherman’s Wharf.

Un peu de shopping sur le célèbre pier 39.
J’ai vu des fraises qui se vendaient à la pièce, de la taille d’une petite prune.



Nous allons voir les otaries, elles sont revenues, moins nombreuses que sur certaines photos que nous avions vu sur le net, mais il y en a.


Nous allons à pieds par The Embarcadero au pier 33.
Nous avons réservé pour la visite d’alcatraz du soir.
Nous achetons un sandwich au magasin du pier 33 avant d’embarquer.
Quant nous avons expliqué aux enfants notre intention de visiter Alcatraz, ils ont soupirés.
Après nos vacances, c’est devenu un de leurs meilleurs souvenirs.
Comme quoi, il faut pousser un peu les ados à visiter des sites un peu plus historiques.

Lors de la traversée, le remous, le vent glacial et le froid en plein été, me fait prendre conscience que s’échapper du rocher à la nage est quasi impossible.

La vue de San Francisco sous la brume, le silence de l’océan, le bruit du moteur et la cloche de la bouée près du rocher, nous met dans l’ambiance.

Lorsque l’on débarque sur l’île, le silence, la sensation de solitude, un prisonnier qui mettait les pieds dans ce pénitencier, devait déjà se sentir exclu de la société.
Ces tags nous rappellent que l’ile a été occupée par des indiens après la fermeture de la prison.

Dès l’entrée nous arrivons dans les douches, certainement comme tous prisonniers qui passaient par Alcatraz, on les décontaminait.

C’est aussi ici que nous avons l’audio guide et en Français.
Il s’agît d’un ancien prisonnier qui nous fait visiter Alcatraz, nous explique le fonctionnement et la discipline qui règne dans le pénitencier, nous explique les loisirs, les activités, récompenses, visites de la famille et punition des détenus.

De même nous avons droit à la tentative d’évasion qui à mené à une mutinerie, à la célèbre évasion (voir le film « l’évadé d’alcatraz »).
Ce qui est dommage, c’est que celui de Mado tombe en panne, Laurence se sacrifie et lui donne le sien, on est obligé de continuer en lui donnant les explications.

Nous avons droit à entendre le bruit du mécanisme d’ouverture des portes.
C’est assez lugubre.

Un petit regret, il y a beaucoup de gens qui visitent le site.

Avant que le rocher soit un pénitencier, il était un fort.




Nous reprenons le bateau, la fatigue se fait sentir, le décalage, il est à peine 21h00.
On s’en doutait, nous allons pour prendre le tram pour retourner à l’hôtel.
Nous sommes un peu plus loin de fisherman’s, ce qui fait que le tram qui arrive est bourré.
Impossible de monter.
Je réfléchi à un plan b, remonter sur fisherman’s, prendre une autre ligne, sans plan de la ville avec nous assez difficile.
Un autre tram arrive, on arrive à monter, mais celui-ci ne va pas jusqu’au bout, on doit descendre bien avant.
Le chauffeur nous explique comment faire pour rentrer à notre hôtel, on doit prendre un bus, la ligne 6, un peu plus loin.
Nous apercevons le Civic center, c’est bien pratique de loger près d’un bâtiment si important, on ne sait pas le rater.
Arrivé à l’hôtel, j’utilise le plan B pour envoyer les mails, j’utilise Yahoo, je n’ai pas envie de chercher pourquoi la configuration de Outllook ne fonctionne pas.
Je reçois mes mails mais je ne sais pas les envoyer.
Il est 22h00 lorsque que l’on se couche, pas besoin de somnifère pour s’endormir.
