Été 2009: trois semaines à Bornéo (côté malaisien) en famille
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Cette année, après bien des hésitations et des changements, nous sommes finalement partis trois semaines à Bornéo en famille. Voyage placé sous le double signe de la chaleur et des animaux. Initialement, nous avions hésité entre plusieurs destinations. On semblait s’être stabilisé sur le Laos, lorsqu’une connaissance de mon tendre et cher lui a fait valoir que les enfants étaient peut-être encore trop jeunes pour bien apprécier ce pays qui vaut surtout par son atmosphère et risquaient donc de s’ennuyer. Vrai ou pas, le carnet d’Ericb a fait le reste (merci à lui) : animaux et mer, voilà une destination qui semblait bien adaptée pour un voyage avec des enfants.

C’est ainsi que nous avons décidé de visiter le Sarawak et le Sabah. Option a été prise de ne pas chercher à trop faire et de retenir des conditions de voyage confortables. L’avenir nous montrera que c’était une sage décision.

Le parcours !

J1 : Arrivée Kuching J2 : Kuching J3 : Kuching J4 : Kuching – Nuit à Miri J5 à 7 : Mulu J8 : Mulu (séjour prolongé pour cause de non départ de l’avion). J9 : Semporna J10 et 11 : Mabul J12 et 13 : Semporna J14 et 15 : Sadakan-Uncle Tan J15 : Sadakan J17 : Kuching J18 et 19 : Bako J20 et 21 : Damai J22 : Retour



Quelques repères :

- le père : celui qui d’habitude conduit ; cette fois, il n’a pas été mis à contribution puisque nous n’avons loué aucun véhicule ; - la mère : celle qui organise les voyages, gardienne du planning et des diverses réservations, accro à FV depuis qu’elle l’a découvert dix-huit mois auparavant ; - la fille, 11 ans : celle qui a attrapé une angine une semaine avant le départ qui se double rapidement d’une desmodontite. Manger lui est quasiment impossible et boire difficile. Le jour de notre départ, elle n’a quasiment pas mangé depuis plusieurs jours et il paraît que c’est susceptible de durer encore quelques temps. Nous nous demandons avec quelques appréhensions comment ce début de vacances va se passer : se promener dans la chaleur des tropiques en ayant rien dans le ventre et la bouche en feu ne doit pas être évident ; - le fils, 9 ans : celui qui apprendra à respirer avec un tuba et qui parfois sera las de « chercher des singes ».

Vendredi 31 Juillet :

Départ aux aurores pour Londres d’où décolle notre avion pour Kuala Lumpur. En effet, lorsque nous avons réservé nos billets (fin mai) les tarifs depuis Londres étaient bien plus avantageux ; plus surprenant : les billets Londres–Kuching via KL étaient aussi moins chers que les Londres–KL.

Voyage sans histoire avec Malaysia Airlines. Tout est impeccable : nous sommes tous les quatre ensemble ; il y a de la place même pour les longues jambes du père ; certains films sont en français que ce soit pour les parents ou les enfants et nous arrivons même à dormir bien que le vol soit de midi à minuit. Le levé aux aurores doit y être pour quelque chose.

Samedi 1er Août :

Arrivée matinale à Kuala Lumpur. Le ciel est couvert, il pleut même un peu. Je suis un peu inquiète pour la suite du voyage. En fait, nous espérerons souvent que la pluie vienne apporter un peu de « fraîcheur » bienvenue.

Passage de la frontière avec questionnaires dûment remplis. Nouvel avion pour Kuching. Cette fois nous sommes séparés : deux + deux. Du coté des filles, tout le monde dormira la totalité du trajet et nous manquerons la collation avec TROIS rochers Ferrero. Autant dire que même si elle n’était pas capable de les manger, lorsqu’elle l’apprend, notre fille l’a mauvaise et guettera les rochers à chacune des nombreuses fois où nous prendrons l’avion.

Une fois arrivés à Kuching, petite promenade dans la ville. Deux choses nous – les parents – frappent d’emblée :

- l’augmentation considérable du niveau de vie depuis la dernière fois où nous étions venus en Malaisie avec apparition d’une classe moyenne et multiplication du nombre de voitures. D’accord, c’était il y a quinze ans, mais c’est quand même impressionnant ; - la chaleur très importante, bien plus que dans nos souvenirs. Serait-ce l’âge ? Il fait vraiment très chaud et je me surprendrai par la suite à espérer qu’il ne fasse pas trop beau – id. que le ciel soit voilé – pour gagner (perde ?) quelques degrés, voire qu’il pleuve.



Nous arrivons en plein festival : des courses de bateaux sont organisées sur le fleuve et le front de rivière est bondé de familles venant se promener. Pour des raisons mystérieuses, je suis fortement dévisagée surtout par les femmes, même ma fille me le fait remarquer. Pourtant, je suis vêtue de façon tout à fait décente, promis – pantalon et T-shirt ; ce sera la seule fois du voyage et je n’ai toujours pas compris pourquoi. Il y a de nombreux stands installés : nourriture, vêtements, souvenirs… Sympa mais chaud. La piscine de l’hôtel est la bienvenue.





Ce soir c’est dodo pour tout le monde à 8 heures.

Dimanche 2 Août :

Nous pensions nous réveiller naturellement aux aurores après notre coucher « avec les poules » et nous n’avions donc pas mis de réveil. Et bien, c’est à 9 heures passées que les grands (les parents) se réveillent et nous devons même secouer un peu les enfants. Autant dire que pour une visite de bonne heure du marché, c’est un échec ; d’autant plus que le buffet du petit-déjeuner n’est pas là pour faire accélérer la cadence. C’est donc à 11 heures bien sonnées que nous partons pour ce fameux marché et je crains qu’il soit déjà quasi terminé. Ce n’est heureusement pas le cas. C’est le premier marché d’Asie des enfants et ils sont tout surpris par l’intensité des odeurs ; non pas qu’il sente mauvais, non tout simplement il sent fort. Pour les marchés, je suis toujours assez bonne spectatrice et celui-là me plaît bien. Nous nous y promenons un bon moment, peut-être pas aussi longtemps que si nous avions été en couple car il fait chaud et les enfants fatiguent.







Puis c’est le retour vers le centre ville : nous nous faisons déposer en taxi à l’entrée d’indian street. C’est rempli de monde et d’étales de textile, de stands de brochettes aussi. Un petit tour par Brooke Memorial où nous voulons payer la nuit réservée pour Bako, mais c’est fermé.



Retour à l’hôtel où nous passons la fin de l’après-midi à la piscine à la grande satisfaction des enfants. Qui veut aller loin ménage sa monture. Notre deuxième qui ne maîtrise pas très bien la technique du tuba – il hyperventile – commence des séances d’entraînement avec son père en vue du snorkeling à Semporna.

Le soir nous allons dîner dans le fameux food-stall situé sur le toit d’un parking. C’est convivial et il n’y pas encore trop de monde à notre arrivée. On y sert du poisson et des fruits de mer, mais aussi du poulet. Je ferai pouffer les enfants lorsque voyant arriver les verres remplis de glaçons, je les viderai sous les yeux éberlués du garçon – et accessoirement sur son plateau – en disant « no ice ». Les enfants en rient encore et mon tendre et cher me dit que, parfois, j’ai des méthodes de brute, ce qui pour cette fois, je dois le reconnaître, est vrai.

Lundi 3 Août :

La journée commence par une visite du centre des orangs-outangs à Semenggoh. Pour mettre toutes les chances de notre côté nous avons décidé d’aller au « feeding » du matin (9 heures), réputé comme étant celui attirant le plus d’animaux. Lorsque nous arrivons, bien en avance grâce au recours à un taxi, il fait encore relativement « frais » et il n’y a que quelques personnes. Je me plais à espérer que nous ne serons pas trop nombreux. Assez rapidement, un premier orang-outang arrive, qui reste relativement loin. Le nombre de touristes augmente progressivement. C’est l’heure du feeding proprement dit : l’orang-outang s’approche et nous pouvons le voir de près. Les rangers sont assez nerveux et veillent à ce que personne ne s’approche de trop près. Un deuxième orang-outang suit ; en fait une mère avec son rejeton. Nous pouvons l’observer un bon moment. Les rangers nous disent chanceux car en cette saison, il y a beaucoup de fruits sauvages et les orangs-outangs viennent moins sur les plates-formes de nourrissage. D’ailleurs, aucun ne viendra sur la deuxième plate-forme.





Soyons honnête : il y a dix fois plus de touristes que d’orangs-outangs ; mais c’est quand même sympathique de les voir d’aussi près, surtout la mère et son petit.

Nous redescendons le chemin qui mène jusqu’à la route, histoire de profiter de la forêt. La température a considérablement monté entre temps.

Le taxi nous dépose Brooke Memorial où nous avons l’heureuse surprise de pouvoir réserver une deuxième nuit à Bako. En revanche, l’hôtesse refuse que nous payons car le centre est à court d’eau et dans ces cas-là, il est recommandé de ne rester qu’une nuit. « Vous paierez plus tard, nous dit-elle, lorsque vous saurez si vous restez une ou deux nuits ; d’ici là , il se sera peut-être remis à pleuvoir. » Sympa.

Un petit tour par le Musée du Sarawak où nous passons un agréable moment, qui plus est pour ne rien gâcher au frais. Nous pouvons observer la faune de l’île ainsi que coquillages et squelettes divers et variés. Le musée comprend aussi une partie intéressante sur le forage pétrolier (sponsorisée par Shell), mais les enfants ne veulent pas trop s’y attarder. De l’étage, je retiendrai surtout les maquettes de maisons traditionnelles ainsi que la reproduction à l’échelle d’une partie de longhouse. Les enfants ont du mal à croire qu’il puisse s’agir d’une maison « pour de vrai ». L’aile moderne du musée est en revanche moins intéressante et, pour tout dire, assez confuse.

Puis, c’est le retour vers l’hôtel en passant par les temples chinois. Le reste de l’après-midi se passe à nouveau à la piscine.

Mardi 4 Août :

Cette quatrième matinée devait être consacrée à la visite du village culturel de Damai ; mais au réveil, notre aînée est patraque et devient vraiment brûlante au cours du petit déjeuner. Incontestablement, elle ne va pas fort. Il n’est pas raisonnable de partir dans ces conditions et nous décidons de rester à l’hôtel. Je me demande même si nous allons pouvoir prendre l’avion pour Miri en fin d’après-midi comme prévu. Nous négocions un « late check out » : 12 heures, 14 heures puis 16 heures.

A sa plus grande satisfaction, notre numéro deux passe une bonne partie de sa journée à la piscine accompagné d’un parent pendant que l’autre reste avec la numéro un qui, elle, passe sa journée à dormir. Le numéro deux est plutôt content du changement de programme. Je l’entendrai dire plus tard à sa sœur : « De toute façon, je n’avais pas envie d’y aller à leur village machin ! »

Vers 14 heures/15 heures, la numéro un émerge un peu et nous pouvons finalement prendre notre avion. Espérons qu’elle ira mieux demain.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BL Bluequark Veteran ·
Mercredi 5 Août :

Au réveil, le numéro un semble être guérie mais c’est au tour du numéro deux d’être malade. Tout commence par un refus louche de pancakes au petit-déjeuner, suivi par des « maman, on remonte à la chambre : j’ai mal au ventre. » puis par des « Vite mamaaaaan » pour se terminer par diarrhée, puis vomissements au moment de partir prendre notre avion, pour Mulu cette fois. Re-vomissements dans la voiture. Je me rappelai toujours du coup d’œil paniqué du chauffeur quand il réalise ce qui se passe – un coup à avoir un accident – puis son œil rassuré lorsqu’il constate que la situation est son contrôle.

A l’aéroport, nous décidons de passer au stade désinfectant intestinal ; après tout si nous en avons emporté, c’est bien pour nous en servir au cas où…. Progressivement, le bonhomme passe de l’état prostré à l’état un peu plus vif. En arrivant à Mulu, il tient à peu près sur ses jambes. Petit transport au Royal Mulu Resort où nous passons notre première nuit n’ayant pas pu avoir une place au Gunung Mulu. Le bonhomme va de mieux en mieux. Du coup, nous en profitons pour patauger dans la piscine.

Vers l’heure dite, tout le monde semble être suffisamment en forme pour que nous envisagions d’aller visiter notre première série de grottes. C’est donc parti pour le Gunung Mulu. Les visites des grottes se font forcément accompagné d’un guide. Cet après-midi, nous allons voir la lang’s cave et la deer cave. Leur visite est précédée par une marche de quelques kilomètres à travers la forêt sur des pontons en bois. Le guide s’arrête régulièrement pour nous commenter faune et flore mais la taille du groupe rend ses explications difficilement audibles, ce qui me vaut de râler une première fois sur cette obligation de visite avec guide. A l’entrée de la première grotte, notre fille fait une petite crise d’hypoglycémie. Il faut dire que nous avons sauté le repas et qu’elle ne remange que depuis peu. Du coup, ni son père ni elle ne feront la visite. Dommage, car c’est à mon sens la grotte la plus jolie : drapés et diverses autres formations calcaires la décorent. Mais, pourquoi donc faut-il faire cette visite au pas de course ? Ne peut-on pas prendre un peu de temps pour admirer ? Pour toutes les visites que nous ferons, ce sera pareil : pas le temps de se poser et de regarder calmement. Cette approche me donne l’occasion de quelques maugréements supplémentaires.











Toute la famille se retrouve pour la visite de la deer cave. Beaucoup plus grande, elle est moins esthétique. C’est la grotte aux chauves-souris : nous en voyons une ou deux de près. Les autres sont collées au plafond (situé à plusieurs dizaines de mètres de hauteur) formant de larges plaques sombres. Aperçu de diverses bêtes des grottes : araignées et d’étranges bestioles qui s’appliquent à escalader nos chaussures et chaussettes au fort désagrément des enfants.



Après la visite des grottes, nous nous installons pour admirer l’envol des chauves-souris dans l’hémicycle prévu à cet effet. Nous attendons ; rien ne se passe ; quelques macaques sur les falaises viennent nous distraire. Puis un nuage de chauves-souris s’envole, puis deux, trois … quinze, vingt, trente, enfin c’est un flux continu des chauves-souris qui s’échappent en ruban. Spectaculaire : « Qu’est-ce que cela crache de la chauves-souris !». J’ai du mal à me décider à partir. Pourtant il le faut bien car la nuit va bientôt tomber et il faut encore parcourir nos trois kilomètres. Nous comprenons pourquoi des lumières ont été installées le long des pontons.





Jeudi 6 Août :

Après une migration dans une des longhouses du parc, nous partons pour les chutes de Paku. Les enfants sont ravis : nous marchons dans la jungle, seuls. Et même si le sentier est ultra-balisé, ils ont l’impression de vivre une aventure. Ils me demandent même de passer devant « au cas où il y ait des bêtes sauvages ». S’il y en avait, je ne sais ce que ma présence changerait, mais enfin. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de sangsues.

Arrivés à Paku, c’est un peu la déception car il n’y a pas assez débit pour que nous puissions nous baigner : l’eau est stagnante. Nous passons quand même un bon moment au bord de la rivière, les enfants jouent aux aventuriers sur une île déserte (avec interdiction de ramasser des bâtons car rien ne ressemble plus à un bâton qu’un serpent et des serpents nous en avons vus la veille).





Puis c’est le retour à longhouse. Plus personne ne parle de me faire passer (ou de faire passer son père) devant pour affronter d’éventuelles bêtes sauvages.









Le reste de la journée est consacré à de la lecture et à des jeux (de société et vidéo) sur la véranda de la longhouse.

Vendredi 7 Août :

Aujourd’hui, la visite des deux autres grottes, clearwater cave et wind cave, est au programme. Il faut prendre un bateau pour s’y rendre. Nous le partageons avec un couple d’italiens et leurs gros sacs car ils veulent aller à l’aéroport directement après la visite des grottes. Le bateau est bien chargé et c’est donc à de multiples reprises que nous devrons descendre de l’embarcation pour, d’abord l’alléger puis carrément la pousser. Pendant que nous tentons de ne pas trop nous mouiller et de ne pas glisser, les enfants piaillent qu’ils veulent eux aussi descendre dans la rivière pour pousser le bateau. Le problème est que les pierres glissent et font mal aux pieds, ce qui (me) donne un air particulier empoté(e) dès que le bateau, ayant passé les écueils, s’éloigne en (me) privant de stabilisateur. De guerre lasse, après la xième descente du bateau, je garde les chaussures pour aller dans la rivière. Ouf ! C’est beaucoup mieux.

En chemin, arrêt obligatoire dans un village que nous traversons jusqu’à une dalle où de multiples vendeurs de souvenirs attendent le chaland. Le chemin entre le débarcadère et la halle est même bétonné. Mmmouais. Sans commentaire.

Arrivés sur place, nous découvrons une nuée de papillons qui s’agglutinent sur le bord la berge. Puis c’est une petite grimpée le long de la falaise et la visite de la première grotte. Le clou du spectacle est une salle de colonnes (faite de la jonction de stalag- mites et -tites). C’est chouette mais pourquoi faut-il aller si vite ? On a le temps de rien voir. Je traînaille un peu avec notre aînée pour admirer un peu ces merveilles et tout le monde est déjà parti.













La deuxième grotte comporte une rivière souterraine qui a creusé la paroi ; on voit bien la courbure due à l’usure des flots. Moins belle que la première mais intéressante.



Au pied des falaises se trouvent des bassins alimentés par la dite rivière. On peut s’y baigner. Après quelques hésitations, les enfants s’y lancent et je les accompagne. Leur père préfère rester sur la berge (pour nous admirer ? En tous les cas, il nous a mitraillés.). Hou ! Elle est ben frète. Les challenges du jour sont : 1- de traverser – à pieds – la rivière sur un tronc d’arbre tombé en travers ; 2- de traverser – à la nage – la partie du bassin plus profonde, au fond de laquelle sont sûrement tapis en embuscade des monstres qui ne pensent qu’à nous tirer par les pieds.

Le retour se fera finalement en bateau – nous avions laissé l’option ouverte pour un retour à pieds mais notre aînée se sent quand même encore un peu faible.

Ce retour pour lequel nous ne sommes plus que quatre – nos amis italiens nous ayant délaissés pour rejoindre leur avion – est l’occasion de constater que nos déboires de l’aller n’étaient pas uniquement dus à notre surpoids mais surtout à l’incompétence et la nonchalance de notre aide batelier qui pense plus à son MP-3 qu’à pousser, comme le font ses collègues, sur la pagaie dans les endroits « difficiles » pour profiter de la vitesse du bateau et les passer sans soucis. Mais, ce n’est pas grave ; nous sommes rodés maintenant : nous descendons du bateau, nous remontons, nous redescendons – et pour ma part toujours avec les chaussures.

Le fin de la journée s’écoule doucement à la longhouse.

Samedi 8 Août :

Ce matin la Canopy skywalk est au programme. Un autre point de vue sur la forêt mais pas de faune, le tour disponible étant assez tard dans la matinée. De toute façon, en cette saison la faune est difficile à observer, nous dit notre guide. Intéressant mais quand même cher pour ce que c’est, malgré les commentaires dithyrambiques du LP largement exagérés. Notre aînée à nouveau fatiguée a du mal à terminer.











Pendant que nous déjeunons au coffee shop du parc, le ciel s’obscurcit brutalement et la température baisse d’un coup de plusieurs degrés. Nous ne l’avons pas vue venir celle-là. Notre départ en avion a l’air d’être compromis. Déjà la veille l’avion de l’après-midi avait été annulé pour « visibilité insuffisante » alors qu’il ne pleuvait même pas. Quelques gouttes puis des trombes d’eau. La pluie se calme un peu et nous en profitons pour aller quand même à l’aéroport. Là-bas, nous nous attendons à nous entendre dire que le vol est annulé. « Non, non nous, dit-on, il est maintenu. » Ah bon ? Bonne nouvelle ! Nous enregistrons nos bagages et attendons donc. Nous sommes six en tout : nous quatre et deux autres touristes Et au bout, d’un moment, l’hôtesse vient nous dire que l’avion ne part pas aujourd’hui (il n’est d’ailleurs pas arrivé de Miri) et que nous sommes transférés sur le vol du lendemain matin. La bonne nouvelle est que MAS nous offre le gîte et le couvert (au Royal Mulu resort). Retour donc à la case départ. Nous nous précipitons sur l’accès Internet pour recaler nos hôtels et surtout notre vol KK-Tawau

Si je devais tirer un bilan de Mulu, je dirais :

- que les grottes et la jungle sont sympas mais qu’il est vraiment dommage que tout soit si organisé. Outre le renchérissement (le prix des visites n’est pas donné-donné) et le manque de spontanéité de ces visites, c’est surtout leur pas cadencé qui empêche de profiter pleinement du site ; - qu’il ne faut pas prendre l’avion de l’après-midi que ce soit pour venir ou aller à Mulu , il a l’air d’être annulé au moins une fois sur deux. Des touristes rencontrés par la suite nous diront avoir eu des déboires similaires ; - qu’à moins de tenir absolument à sa piscine il vaut bien mieux loger dans les longhouses du parc qu’au Royal Mulu resort. C’est à peine moins confortable ; on est tout de suite sur place et nous avons préféré le coffee shop du parc au restaurant du resort.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
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Dimanche 9 Août :

Le jour le plus long …

La journée commence donc par notre vol pour Miri, qui doit être suivi d’un vol pour Kota-Kinabalu puis pour Tawau. Manque de chance les vols Mulu-Miri puis Miri-KK qui devaient s’enchaîner la veille sont maintenant séparés par plus de 6 heures d’escale. Ayant pu enregistré nos bagages jusqu’à KK, nous décidons d’en profiter pour faire une petite escapade hors de l’aéroport. Après consultation de nos divers guides, notre choix se porte sur Hawai beach à une dizaine de kilomètres de Miri, qui est décrit comme étant populaire pour les pique-niques et barbecues. Pour nous y rendre nous affrétons un taxi, qui commencera par faire un détour par la station-service. Visiblement, il n’avait de l’essence que pour aller en ville.

Hawai beach n’est pas du tout comme nous nous y attendons : il n’y a strictement rien ni personne si ce n’est un mini-auvent sous lequel traîne un groupe de jeunes. Il fait une chaleur torride même sous les cocotiers. L’eau aussi est très chaude : on dirait un bain, impressionnant. Malgré nos consignes – respectées – de rester un maximum à l’ombre, notre aînée devient rouge cramoisi et nous opérons au bout de quelques temps un repli stratégique, l’expérience ayant monté qu’elle supportait mal la forte chaleur. Cet intermède nous a tout de même permis de couper notre stop à Miri.

Les avions s’enchaînent : KK puis Tawau. A Tawau, c’est Scuba junkie qui doit assurer notre transfert. Première inquiétude, ils arrivent avec un retard certain. Nous nous installons dans le minibus et là le conducteur nous dit qu’il faut qu’il aille chercher d’autres personnes. Bon. Dix minutes passent, puis vingt, puis trente, puis…. Je crains de comprendre ce qui se passe : nous attendons l’avion suivant ….programmé 1 heure 40 plus tard, celui par lequel nous aurions du arriver la veille. Il est tard et les enfants s’endorment. Au bout d’1 heure 40, voilà nos compères qui reviennent affublés de deux touristes. Ils ont le toupet de nous dire « sorry, delayed plane ». Ce mensonge achève de me rendre furieuse et je fais savoir que je sais pertinemment que l’avion est arrivé pile poil à l’heure puisque c’était l’Air Asia de 21 heures 10 et que la moindre des choses aurait été de nous avertir que nous allions devoir attendre près de 2 heures.

Comme il est dit que ce jour tout doit aller de travers, nos voisins de chambre au Dragon Inn sont un groupe d’italiens bruyants qui s’agitent jusqu’à une heure avancée de la nuit et comme les cloisons sont de simples parois en bois, impossible de dormir. Grrrrr….. En me levant pour aller au toilettes, je sauve le tube de dentifrice des attaques d’un énorme cafard… que je retrouverai le lendemain dans notre lit – le cafard, pas le tube de dentifrice, ce que j’aurais de loin préféré parce que les cafards dans la salle de bain passe encore mais dans le lit je ne suis pas fana. Je ne sais pas comment il y est arrivé. Tout cela pour dire, quitte à faire bondir certains sur ce forum, que le Dragon Inn, construit en bois sur pilotis au-dessus de la mer, c’est peut être amusant mais pas forcément terrible, surtout quand les voisins n’ont pas les mêmes horaires.

Lundi 10 Août :

Aujourd’hui, c’est le départ pour Mabul où nous avons réservé une nuit dans la longhouse de Scuba junkies.

Rendez-vous est donné au magasin de Scuba. Le moins que l’on puisse dire est que c’est le bazar. Bon, nous arrivons à monter dans le bon bateau et c’est parti pour une petite traversée au cours de laquelle nous pouvons admirer les îles recouvertes de forets. Petite ballade sympathique.





Arrivés à Mabul, c’est à nouveau le bazar. Comme nous avons également réservé le bateau pour faire du snorkeling, nous ne savons pas trop s’il faut rester sur le bateau ou descendre. Impossible d’avoir le renseignement. Nous descendons donc. Le resort est composé d’une longhouse abritant les chambres et d’une vaste salle couverte où sont servis les repas.

Il fait tellement chaud qu’il est impossible de rester sur la plage. Cela tombe bien nous ne sommes pas venus pour cela. Vite, nous nous mettons en tenue de snorkeling : T-shirt- anti-UV, maillot couvrant le haut des cuisses, crème solaire sur ce qui n’est pas couvert, palmes-masque-tuba … et ceinture de natation pour notre numéro deux qui sait bien nager mais pas encore très bien respirer avec un tuba. Cet équipement le rassure… et lui donne aussi l’air d’un martien.

Pour faire du snorkeling, pas la peine d’aller bien loin. Les coraux et les poissons nous attendent à la jetée. Il suffit ensuite de nager parallèlement à la plage pour en découvrir de toutes les couleurs.











A l’heure du repas, le déjeuner est servi dans la grande salle commune. C’est l’occasion pour nous de voir les autres, les plongeurs. Nous détonnons avec nos quarante ans et nos deux enfants. Mon tendre et cher, qui ne doute de rien, me dit « mais non, ils ont presque notre âge… » Oui, oui, en moyenne, en comptant les enfants, nous avons presque leur âge ! On ne se voit pas vieillir ! Il y a bien un autre couple de « vieux » mais c’est tout.

L’après-midi nous prenons le bateau pour une autre île Kapalai. Après avoir déposé les plongeurs, le conducteur nous laisse en bordure du lagon avec d’autres snorkeleurs. Chouette baignade.

Petite promenade sur le plage au coucher du soleil.

Mardi 11 Août :

La veille nous avons décidé de rester une journée de plus à Mabul afin d’éviter les levers précipités nécessaire pour attraper le bateau. Par chance, il restait une chambre.

Pas de réveil précipité mais un réveil matinal quand même : une autre longhouse est en cours de construction et dans ce pays, si on veut avancer, mieux vaut commencer de bonne heure car rapidement la chaleur devient insupportable.

Après une petite averse – la deuxième depuis notre arrivée à Bornéo – c’est parti pour le snorkeling. Phénomène intéressant, malgré la chaleur, intense comme je l’ai déjà dit, et notre équipement snorkeling, nous nous refroidissons dans l’eau. Impossible de rester plus de, disons , ¾ heures sans avoir froid. Nous voyons une tortue …furtivement. Nous avons à peine le temps de l’apercevoir qu’elle s’enfonce vers les profondeurs à notre grand dépit. Tels des vautours aquatiques, nous patrouillons en cercle dans la zone dans l’espoir de la revoir.

En fin de matinée, nous prenons un bateau qui nous emmène un peu plus loin sur le tombant de Mabul. C’est superbe : nous voyons des poissons qu’il n’y a pas près de la jetée, plus gros… Nous avons toutes les chances de voir aussi des tortues. Hélas ! Nous sommes rapidement attaqués par ce que nous croyons être des méduses. Cela gratte, pique… Cela râle puis panique dans la jeune classe. Je suis obligée d’appeler à la rescousse son père pour qu’il calme – voire qu’il maîtrise – notre aînée car j’ai bien peur que dans sa panique, elle nous mette en danger. S’en suit un repli stratégique vite opéré vers le bateau où nous attendrons la remontée des plongeurs. Les fonds avaient pourtant l’air vraiment chouettes. Tant pis ! Comme nous n’osons pas laisser seuls les enfants, personne n’en profitera. Plus tard, on nous expliquera qu’il s’agit en fait des coraux de feu qui lâchent des substances urticantes lorsqu’on les approche.

De retour à la jetée, nous proposons aux enfants un peu de snorkeling. Mais encore un peu secoués, ils refusent. Ce sera pour cette après-midi.

Le soir nous essayons de faire une promenade – dans l’autre sens – autour de l’île mais nous sommes rapidement obligés de rebrousser chemin. Devant le village jouxtant la longhouse (de réfugiés philippins ?), le sol est littéralement jonchés d’excréments : il faut faire attention à chaque pas. J’en profite pour commenter ce camp-village qui m’a laissé un sentiment de malaise en raison notamment du grillage qui le sépare du reste de l’île comme s’il était parqué. Le pire est sans doute ces gens qui n’ont pas de maison à terre et passent leur journée – et leur nuit – sur leur bateau à essayer de se protéger du soleil sous une chaleur torride.



Mercredi 12 Août :

Nous commençons à prendre nos habitudes. Snorkeling le matin, déjeuner dans la grande salle, snorkeling l’après-midi. Le journée s’écoule lentement dans l’eau. Puis c’est le retour pour Semporna. Arrivée au magasin de Scuba junkies, je m’aperçois que j’ai oublié de décaler la réservation faite pour Mataking. Et il n’y a plus de place ni pour Mataking ni pour Sibuan ni pour aucune autre île. C’est une grande déception chez les moins de douze ans, quand me vient à l’idée que l’on peut très bien retourner à Mabul avec la navette pour un peu de snorkeling. C’est finalement l’option que retiennent les enfants après avoir eu le choix avec les orangs-outangs de Sepilok.









Une petite promenade dans la ville est l’occasion de confirmer que celle-ci est sale, bruyante et poussiéreuse, bref peu agréable. La proportion de femmes voilées est aussi nettement plus importante qu’à Kuching.

Ce soir, ne voulant pas renouveler l’expérience du Dragon Inn, nous avons réservé au Seafest Hotel. C’est vraiment confortable mais suppose de marcher un peu pour rejoindre le centre et les principaux restaurants. Les enfants ne sont pas très motivés. Nous tentons donc le restaurant le plus proche mais il ne nous plaît pas. Après avoir tournicoté, de guerre lasse, nous nous rabattons sur le restaurant de l’hôtel, celui dont les affiches dans l’ascenseur ventent les brochettes satay. Nous nous disons bien que ce restaurant va être un bel attrape touristes mais à la guerre comme à la guerre…. Nous avons un peu de mal à le trouver et commençons par nous installer dans un restaurant chinois où l’absence de brochettes nous fait prendre conscience de notre erreur. L’objet de notre convoitise n’est en fait pas dans l’hôtel mais à l’extérieur, un peu caché. Et là, c’est une très bonne surprise : loin d’être un attrape touristes, cet endroit est assidûment fréquenté par des locaux… et c’est très bon. Une journée qui se termine en beauté donc.

Jeudi 13 Août :

Re-Mabul. Re-snorkeling. Les poissons sont toujours aussi beaux… peut-être même plus.

N’ayant pas assez trempé dans l’eau pendant la journée, de retour à Semporna, les enfants vont à la piscine de l’hôtel. Car il y a une piscine. Surréaliste !

Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, à la demande générale, nous retournons au restaurant de la veille. A nouveau, c’est rempli de locaux et, comme la veille, les tables sont non-mixtes. Visiblement ici on sort séparé : les femmes avec les femmes ; les hommes avec les hommes. Étrange. A côté de nous, un table de trois femmes qui font bombance : poissons, crabes, fruits de mer, re-fruits de mer, les plats n’arrêtent pas de défiler. Impressionnant ! Elles ont du en commander une dizaine. J’en ai les yeux qui s’écarquillent et n’arrive pas à y croire. Je ne sais pas ce qu’elles fêtent mais elles y vont de bon cœur. Comme dit mon tendre et cher : « Maintenant, on sait pourquoi elles sont grassouillettes ! ».
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Vendredi 14 Août :

La matinée est dédiée au transit pour Sadakan. Nous avons opté pour l’option « confort » en affrétant une voiture. La route s’étire lentement entre les plantations de palmiers. A perte de vue, nous ne voyons que des palmiers. Sur la route, des camions citernes remplis d’huile de palme. On a beau regretté la disparition de la forêt, force est de reconnaître que ce sont ces plantations qui ont permis au pays de se développer aussi vite, force est aussi de se demander si un tel développement est bien pérenne et comment tout cela résistera à l’augmentation du niveau de vie.

A Sadakan, nous avons réservé le séjour 3J/2N chez Uncle Tan. A l’arrivée au point de ralliement, la chaleur est vraiment torride. On peut à peine bouger.

Nous réorganisons nos bagages pour ne pas traîner nos trois sacs dans la jungle. Sage précaution. Après un déjeuner bienvenu, nous partons pour la dite jungle : il faut presque deux heures de route suivies d’une heure et demi de piste. En chemin, il se met à pleuvoir abondamment. Cette pluie, qui permet à la température de baisser de plusieurs degrés d’un coup, est salutaire.

La fin du trajet se fait en bateau. Sur les rives, de très nombreux macaques à longue queue. Tout le monde veut les prendre en photo. Dans deux jours, c’est tout juste si, blasés, nous leur accorderons un coup d’œil tellement nous en aurons vus, mais pour l’instant tout le monde veut sa photo. Très pros, les guides font le petit tour qui convient pour que tout le monde soit content.









Puis c’est l’arrivée au camp. Celui-ci est monté sur pilotis ; il faut dire que même là, alors qu’il n’a pas vraiment plu depuis un moment, cela patauge sec (si l’on peut dire). Chaque cabane est équipée de trois double matelas posés côte à côte et surmontés de moustiquaires. C’est rustique mais, contrairement à ce que j’avais pu lire, à peu près propre. Un couple d’allemands se voit allouer le troisième matelas de notre cabane. Ils ne connaissent pas encore leur bonheur.





Mais, avant les réjouissances, nous sommes briefés sur le programme de nos futures journées. C’est bien rôdé. Nous voilà donc répartis pour les prochaines quarante-huit heures par équipes de huit avec chacune un surnom. Nous avons hérité de Gibbons. J’aurais préféré Orangs-outangs ou Proboscis monkeys. Les guides nous précisent que, bien sur même si les chances de rencontrer des animaux sont grandes, rien n’est jamais garanti, qu’il s’agit d’animaux sauvages…

Le soir nous partons pour première ballade en bateau, enfin notre deuxième si l’on compte celle à l’arrivée. Nous voyons des crapauds – énormes, des sortes de hiboux (qui doivent sûrement avoir ici un autre nom), des martins-pêcheurs aussi. Pour repérer les animaux, il faut se servir d’une lampe torche à l’horizontal dont la lumière se reflète sur les yeux, formant ainsi deux repères lumineux.

De retour, c’est dodo sans tarder car demain tout le monde se lève aux aurores pour aller observer les singes.

La nuit la jungle s’emplit de bruits étranges. Il y a des « trucs » qui nagent autour des cabanes. Cela fait splououch-splououch-splououch et malgré ma lampe frontale, je n’oserai pas emprunter les pontons dans le noir pour aller vous savez où.

Vendredi 15 Août :

Réveil matinal : un des guides passe à travers le camp en criant « time to get up ». Quelques biscuits vite avalés et nous voilà repartis pour un nouveau tour en bateau Nous croisons tout d’abord des gibbons – d’assez loin – puis des nasiques qui s’enfuient à notre approche quasiment à la file indienne. Drôle de technique. Pour passer d’un arbre à l’autre, les nasiques se laissent pour ainsi dire tomber dans les feuillages. Re-drôle de technique. Un gros lézard plus tard et c’est le tour des orangs-outangs, une maman et son bébé. Chouette, mais le guide estimant qu’ils sont trop loin décide au bout de quelques minutes de les abandonner pour « en chercher d’autres ». Mais, mais, mais… ils nous allaient très bien ces orangs-outangs, pourquoi les laisser ? Et si on n’en trouvait pas d’autres ? Hein ? Si on n’en trouvait pas d’autres ? Ouf, en voilà d’autres et, il est vrai, plus proches. Bien joué.











Retour à la case départ. Le petit déjeuner ingurgité, nous repartons dans la jungle pour une promenade à pieds. et un petit cours de zoologie et de botanique : chenilles, araignées, crabes de terre, liane, rotin et plante au goût d’amende sont au programme. Heureusement que nous avons loué des bottes au camp parce que de la boue, il y en a.



L’après-midi est consacrée à un peu de repos…. et à une douche selon la bonne veille technique du seau plus casserole. Les enfants refusent d’abord de se laver trouvant la technique trop rustique. On transpire vraiment trop et nous ne leur laissons pas le choix. Je ne commenterai pas l’air horrifié de notre fille lorsqu’elle découvrira un peu plus tard que l’eau est en fait celle de la rivière. « Mais c’est dégoûtant ! Tu nous a fait nous laver avec ça ? Mais tu le savais ? » Près des lavabos, une bien belle araignée bien velue avec sa proie.



En fin d’après-midi, encore une nouvelle promenade en bateau. Cette fois, nous croisons nombre de chimpanzés et des nasiques qui adoptent toujours la même étonnante technique de fuite. Ils nous font aussi une petite démonstration de leur vigueur sexuelle. Des chauves-souris enfin.



Dans la nuit, toujours les mêmes splououch-splououch-splououch.

Samedi 16 Août :

Ce matin, notre fille et moi avons décidé de tenter une nouvelle ballade en bateau. A notre arrivée, les guides ont laissé entendre que ce serait possible à condition qu’il n’y ait pas trop de monde, priorité étant donnée aux nouveaux arrivants. Nous ne sommes pas bien sures que les conditions soient remplies, mais qui ne risque rien n’a rien : quand retentissent les cris « time to get up », nous essayons de nous lever discrètement sans réveiller ni les garçons ni surtout nos amis allemands.

Dans un premier temps, les guides nous répondent que « oui ce sera possible pas de problème », un oui qui devient quelques minutes plus tard un « non car nous avons dit hier soir à d’autres qu’il n’y aurait pas de deuxième sortie matinale et nous ne pouvons pas faire d’exception ». Bon tant pis ! On aura essayé ! Sur ces entrefaites, nos amis allemands arrivent : nous n’avons finalement pas réussi à ne pas les réveiller. Je suis dans mes petits souliers et présente mes plus plates excuses. Heureusement, ils prennent la chose avec bonne humeur et disent que de toute façon il y avait eu les « time to get up » avant nous.

Nous voilà donc à devoir tuer le temps en attendant que les autres se réveillent…quand nous apercevons des orangs-outangs sur l’autre rive. Même s’ils sont un peu loin, nous nous installons tout quatre sur le débarcadère pour les observer. Un des guides nous prend en pitié et demande à son collègue de nous rapprocher en bateau Il nous explique « ce n’est pas comme une promenade en bateau puisque c’est juste en face du camp ; il n’y donc pas de problème vis à vis du reste du groupe ». Nous observons un bon moment les orangs-outangs ainsi que d’autres espèces de singes. Nous avons finalement bien fait de nous lever tôt ; nos amis allemands sont ravis et nous aussi.





Après le petit déjeuner, c’est l’heure du chemin retour. Bilan très positif de ce bref séjour dans la jungle : nous avons vu de nombreuses bêtes dont de « vrais » orangs-outangs ; l’équipe est sympathique et se donne du mal pour trouver les animaux et rendre le séjour agréable.

A Sadakan, nous avons réservé au Sepilok forest edge resort constitué de bungalows dispersés dans un jardin L’endroit est plaisant mais le priorité immédiate est une bonne vraie douche. Un des intérêts de cet hôtel est sa sorte de piscine- jaccuzi dans laquelle nous trempons un moment. Il faut dire que c’est un peu pour cette piscine que je l’avais choisi.

Dimanche 17 Août :

Ce dimanche est une journée de transit vers Kuching avec un long – très long – stop à KK. Comme cette fois nous n’avons pas pu enregistré nos bagages pour le deuxième vol – Air Asia oblige – difficile d’envisager une escapade hors de l’aéroport.





J’achète une boite de rochers Ferrero à la plus grande joie des enfants qui les guettaient en vain à chaque trajet en avion depuis le vol KL-Kunching. Nous trouvons aussi un point Internet qui nous permet d’organiser nos derniers jours de vacances.

A Kuching, nous descendons au Kuching Waterfront Lodge, endroit agréable et idéalement placé. Le personnel est charmant, vraiment très serviable. Il est juste dommage que la moquette, plus très fraîche, ait été conservée dans les chambres.

Le soir, nous allons au sympathique restaurant libanais situé au Brooke Memorial. Déception des enfants quand ils s’aperçoivent que l’humos, dont ils raffolent, est mélangé à de la cacahouète. Restaurant libanais certes, mais à la sauce malaysienne. Tant pis, ils se rattrapent sur les brochettes de poulet.
Bluequark

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BL Bluequark Veteran ·
Lundi 18 Août :

Après une matinée passée à explorer chacune des boutiques de main Bazaar en prévision de nos futurs achats de « cochonneries », nous partons pour le parc de Bako. Celui-ci est situé à une petite vingtaine de kilomètres de Kuching et pour s’y rendre, il faut terminer le voyage en bateau. La promenade est agréable et permet d’admirer les parois rocheuses incrustées de jungle. Nous cherchons sans succès les crocodiles.



A l’arrivée, nous récupérons les clefs de notre logement. Comme il a été dit et redit sur FV, les logements ne sont pas terribles…mais pas horribles non plus. Par contre, la cafétéria est glauquissime à souhait. La nourriture, peu appétissante, attend (depuis combien de temps ?) dans des bacs et d’autres bacs attendent eux dans la cuisine. Rien n’est fait à la demande. A la pensée que nous allons devoir prendre là nos six prochains repas ici, j’en frémis d’avance. Le fameux « Il faut manger pour vivre » prend tout son sens.

Après quelque repos, nous partons pour notre première promenade – le Telok Delima trail – qui commence par un peu de marche en forêt tropicale. Qu’est-ce qu’il fait chaud et humide dans cette forêt! Nous somme tous tout poisseux. La jeune classe râle ; elle est un peu lasse de la jungle. Après un petit temps, nous débouchons dans une mangrove où nous pouvons admirer à loisir les fameux crabes aux pinces asymétriques. Ayant encore un peu de temps, nous revenons sur nos pas et poursuivons par le Tanjug Sapi trail. Rapidement, nous comprenons que nous nous enroulons autour d’un mont. Qu’est-ce que cela monte ! Et cette montée achève les enfants.









De retour au camp, nous passons faire un tour dans la mangrove, celle qui est près du débarcadère, voir si quelques nasiques n’y traîneraient pas. Pas de nasique, mais un magnifique coucher de soleil.

La nuit, nous avons le droit à un superbe orage tropical. Il commence par des dizaines et des dizaines d’éclairs secs sans tonnerre ni pluie ; puis c’est le tour de la pluie et du tonnerre. Et pour pleuvoir, il pleut ; et pour tonner, ça tonne. La terre en tremble. Vraiment spectaculaire.

Mardi 19 Août :

Le matin, ma fille et moi sommes réveillées par le cochon à barbe du campement. Nous en profitons pour aller sur les pontons de la mangrove chercher les nasiques. Nous en trouvons, mais ceux-ci restent assez loin, posés au sommet des arbres.

A notre retour au logement, les garçons sont réveillés. Mais, il nous faut attendre un peu pour pouvoir petit-déjeuner. En effet, pour des raisons mystérieuses, la cafétéria n’ouvre qu’à partir d’une heure assez avancée (9 heures ?). Donc, si vous voulez partir en ballade de bonne heure, mieux vaut apporter vos provisions. Pendant le petit-déjeuner, il se remet à pleuvoir à trombes. Nous décidons donc de rester dans le coin. C’est matinée relâche. Nous profitons d’une relative accalmie pour effectuer notre changement de logement. En fin de matinée, comme il ne fait plus que pleuvoter, nous décidons d’aller traîner sur les pontons de la mangrove. Pour ? Chercher les nasiques !

Ceux-ci sont toujours au sommet des arbres et nous observons surtout des sortes de poissons qui se déplacent sur le sol à l’aide de leurs nageoires. Des poissons aux batraciens : la théorie de l’évolution en action. Puis nous repérons un groupe de nasiques qui descendent des arbres semblant vouloir rejoindre la mangrove. Le problème est la présence de groupes de touristes venus de Kuching pour la journée qui, assez bruyants, effraient les animaux. Enfin, ca y est, un nasique descend, s’installe sur branche et….. se met à dormir. Nous pouvons l’admirer à loisir. Enfin ! Notre fantasme, voir un nasique de près, est assouvi !



Au cours du déjeuner, notre fille se fait voler son gâteau par un des macaques du camp. La scène se passe en éclair. Le macaque, chassé par une table voisine, aperçoit le gâteau, le fixe un quart de seconde, bondit d’un coup en renversant tout sur son passage et repart d’un autre bond. Notre fille qui n’avait pas du tout vu le macaque arriver et qui s’est fait arracher le gâteau des mains en est quitte pour une bonne frayeur. Il faut dire que les macaques pullulent dans le camp et ne manquent pas de toupet. Ils viennent, comme on vient de le voir, se servir jusque dans les assiettes. Il ne faut rien laisser non plus sur les vérandas, ils viennent tout chiper. Capes de pluie, bouteille de shampooing, tout y passe…

Après le déjeuner, la pluie semblant se calmer un peu, nous partons pour Telok Paku trail. Le chemin est extrêmement accidenté avec des montées, des descentes, des racines dans tous les sens… La forme revient au sein de la jeune troupe qui apprécie ce parcours d’obstacles. Les enfants sont montés sur ressort et passent devant en criant « allez les vieux plus vite ! ». Le chemin débouche sur une petite plage enchâssée dans des parois rocheuses recouvertes de jungle. Bien agréable !



Malheureusement, il se remet à pleuvoir, et sérieusement. Nous trouvons refuge quelques tempsdans le kiosque qui a été construit en lisière de forêt mais il faut bien se décider à rentrer. Un dilemme se présente à nous : ou nous nous protégeons de la pluie et nous mourrons de chaleur sous nos capes ou nous choisissons de ne pas avoir trop chaud et dans ce cas, il faut renoncer à se protéger ! Nous optons pour une option intermédiaire en protégeant uniquement nos sacs de la pluie grâce à nos capes. Et pour nous, tant pis !

Nous rejoignons la mangrove trempés. A notre arrivée, un groupe de nasiques qui se nourrissaient là détale….. en file indienne.

Mercredi 20 Août :

Aujourd’hui, nous allons aux Telok Pandan Kecil et Telok Pandan Besar, deux petites plages du type de celles de la veille mais qui nécessitent pour les atteindre de passer par le plateau. Quand nous arrivons au niveau de l’embarcadère, quelle n’est pas notre surprise de découvrir trois nasiques perchés dans les branches juste au dessus du chemin. Ils sont vraiment très proches. C’est finalement quand on ne les cherche plus qu’on les voit le mieux. Dans la mangrove, un autre nasique installé sur un poteau.





Arrivés à Telok Pandan Kecil, nous répugnions à descendre jusqu’à la plage, la perspective de la remontée en décourageant plus d’un. La quiétude du lieu est bien troublée par un groupe de japonais arrivés par la mer, mais l’endroit est vraiment chouette… surtout quand le soleil décidant enfin à se lever vient illuminer la scène. Le retour est, à cause de ce soleil nouvellement apparu, vraiment chaud et nous nous félicitons d’être partis le plus tôt possible.











La ballade est vraiment plaisante et me fait regretter de ne pas avoir pu faire le Lintang trail, réputé comme étant celui traversant le plus grand nombre d’écosystèmes, que nous aurions pu parcourir la veille s’il n’avait pas plu autant. Je me console en me disant qu’il était peut être trop long pour les enfants.

Quand nous arrivons au camp, il se remet à pleuvoir. Eh oui ! Just on time ! Nous décidons de ne pas nous attarder et de repartir le plus vite possible pour Kuching. De toute façon, nous n’avons plus le temps pour une autre promenade et autant manger à Kuching.

Bilan de ce séjour à Bako : l’endroit est agréable et il faut en effet dormir au moins une nuit sur place pour profiter de la quiétude du lieu lorsque tous les touristes du jour sont partis. Le fait qu’il ait beaucoup plu a été également sans doute une bonne chose rendant la chaleur plus supportable.

Arrivés à Kuching, nous retournons à la demande générale dans le restaurent libanais profiter des brochettes au poulet. Le régime des deux jours précédents les rend d’autant plus savoureuses.

Après un petit tour par le main Baazar pour acheter les souvenirs repérés l’avant-veille, nous récupérons nos bagages laissés en pension au Kunching waterfront lodge et c’est parti pour Damai. Quand je dis un petit tour, c’est en fait une vue de l’esprit car notre aînée n’ayant repéré ni le magasin qui avait LE masque de ses rêves ni l’endroit dans le magasin où se situait la chose, nous parcourons une nouvelle fois chaque échoppe intégralement.

A Damai nous avons réservé au Damai beach resort une suite famille. Elle s’avère être gigantesque, s’étageant sur deux niveaux avec l’un d’entre eux complètement aménagé « enfants ». Pour le prix (moins de 80 euros en prix standard avec le buffet du petit-déjeuner et moins de la moitié en promotion), à faire une fois dans sa vie, cela vaut la peine. Les enfants en parlent encore avec des trémolos dans la voix.

L’endroit, très orienté farniente, est plus agréable que les photos du site Internet le laissent espérer. C’est un bon choix pour passer quelques jours de repos-détente en famille

Jeudi 21 Août :

Le matin, nous visitons le village culturel, celui que nous aurions dû visiter au début de séjour et qui est accessible à pied depuis l’hôtel. Ce village reproduit divers habitats traditionnels de Bornéo, dont certains qui n’existent plus aujourd’hui. A l’intérieur de chaque habitation des démonstrations : qui de cuisson traditionnelle, qui de sarbacanes ou encore de broyage à la meule à main. L’ensemble est agréablement organisé. Une bonne idée pour motiver les enfants : un passeport est fourni à l’entrée, qu’il faut faire tamponner dans chaque maison.

Un spectacle de danse est également organisé en cours de matinée et je dois reconnaître, moi qui ne suis pas fana de ce genre de représentations, que celui-ci est plutôt plaisant et non dénué d’un certain humour. A faire donc.

Nous passons le reste de la journée à profiter de l’infrastructure du resort : piscine, mini-golf, jeux divers et variés. Les enfants apprécient.

Vendredi 22 Août :

Notre avion ne partant qu’en fin de journée, nous continuons à profiter des « merveilles » mises à notre disposition. L’hôtel a le bon goût de proposer une formule (payante) qui permet de conserver sa chambre jusqu’à tard dans l’après-midi. C’est appréciable.

Le retour s’effectue sans problème : rien à signaler. Malaysia airlines est toujours aussi bien. Ah si ! ! Pendant que les enfants dormiront, les repas seront servis…avec trois rochers Ferrero en dessert.
Bluequark

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TO Tomchou Regular ·
Merci d'avoir partagé tout ça! Rien que pour les photos en pleine forêt, super.
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BL Bluequark Veteran ·
Merci. Pas toujours facile de prendre des photos en forêt : le manque de luminosité rend souvent la mise au point difficile en autofocus et entraine beaucoup de bougés.
Bluequark

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GR Grisemote Veteran ·
Bonjour Cécile,

je voulais déjà te remercier pour ce carnet qui m'est fort utile, car ça y est, les dés sont jetés, et je n'arrête pas de parcourir ton carnet, ainsi que bien d'autres, et tous les messages concernant la Malaisie (je n'ai pas encore reçu le LP, donc ce sont mes seules sources).

J'ai d'ores et déjà une question: A lire ton récit, j'avais envie de zapper Gunung Malu qui me semblait faire beaucoup de déplacements, pour voir des grottes, mais à lire les messages, il semblerait que ce soit incontournable sur Bornéo. En sachant que nous ne ferons pas de trek de plusieurs jours, qu'en penses-tu?

Voilà, pour la question du jour, et merci encore d'avoir pris le temps de rédiger ce récit!

Sylvie
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BL Bluequark Veteran ·
Bonjour,

Pas facile comme question. Les grottes sont sympas. Bon faut, dire que je suis assez fana de ce genre de choses. Si la visite était moins organisée, je conseillerais sans hésitation d'y aller. Mais ce côté "tous ensemble" et surtout sans prendre son temps m'a vraiment pesé. Il y a moyen de faire des circuits un peu plus aventureux (et sans doute avec moins de monde). C'est mentionné dans le LP (ou le Fooprint). Mais tout est clairement fait pour que tu fasses les 4 grottes de façon classique. Nous avions essayé de faire l'un de ces parcours " adventure cave" mais l'accueil de centre nous a affirmé que ce n'était pas possible avec les enfants (malgré les prospectus qui disaient clairement le contraire). Comme notre ainée était encore fatiguée, on a juste un peu insiste mais pas trop; peut être qu'en repassant un peu plus tard et avec un autre employé cela aurait été possible. Je dois avoir encore le dépliant, si cela t'intéresse (de même que d'autres sur Kuching, Bako), je peux te les envoyer.

Bluequark
Bluequark

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GR Grisemote Veteran ·
Merci pour ta réponse! Je epnse que je vais faire un mixte avec la péninsule, car il y n'y a que l'embarras du choix aussi, et passer un peu plus de temps à Bako. Je suis preneuse pour les dépliants, je t'envoie mon mail en MP. Normalement je reçois mon LP lundi!

Sylvie
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CA Calou192 Regular ·
Chouette récit, merci Sylvie de me l'avoir indiqué !

Mes billets d'avion sont pris... maintenant je me pose tout plein de questions sur où aller et quoi faire...

Concernant l'archipel de Sempornan, il existe visiblement une navette pour aller à Mabul, comment on la prend, et combien de temps ça prend pour aller à Mabul ? Peut-on aller sur les autres îles (excepté Sidapan) à la journée pour du snorkeling ?

Merci !
GR Grisemote Veteran ·
Coucou Pascale,

je me pose les mêmes questions en ce qui concerne le temps de trajet et les horaires pour aller à Mabul. Pour le reste, oui, j'ai lu que tu peux faire des plongées à la journée, c'est 100 RM pour 3 plongées, et tu peux aussi louer un bateau avec les pêcheurs.

J'espère que Bluequark va nous lire😉

Sylvie
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BL Bluequark Veteran ·
Bonjour à toutes deux,

Plusieurs clubs de plongée organisent des sorties à la journée dans les différentes îles pour de la plongée ou du snorkeling. (Certaines d'entre elles ne sont adaptées qu'à la plongée donc bien spécifier avant).

Nous étions passés par scuba junkie (qui propose aussi des logements sur Mabul) : http://scuba-junkie.com. Ce club est un controversé sur les forums, certains en disant le plus grand mal, d'autres étant très contents. Pour ma part, je dirais que pour ce que l'on voulait faire (snorkeling), cela convenait parfaitement. J'avais fait des résas par internet, les réponses parfois mettaient du temps à arriver mais finissaient par arriver. Mieux vaut peut être une fois arrivés à Semporna passer au club pour vérifier que tout est ok, mais de toute façon il faut bien passer payer. Je m'étais aussi renseignée auprès de uncle chang (unclechang99(at)hotmail.com) mais la réponse étant laconique et le site internet en rénovation, je n'ai pas eu beaucoup d'infos d'où mon choix finalement.

Je m'étais aussi renseignée auprès de Bornéo divers www.borneodivers.info mais ce n'était pas adapté à ce que nous recherchions.

Pour la "navette" pour Mabul, nous avions pris le bateau de scuba junkie.

De mémoire, entre Semporna et Mabul, il faut compter une 1 grosse heure mais d'autres seront peut -être plus précis.
Bluequark

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GR Grisemote Veteran ·
Merci pour les infos!🙂
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CA Calou192 Regular ·
Oui, merci beaucoup !
BL Bluequark Veteran ·
De rien. En fait, il ne s'agit pas d'une navette a proprement parler. C'est le bateau qui fait l'aller retour chaque jour pour approvisionner le resort en bouteilles de plongée et en denrées et qui rapporte les poubelles. Départ le mAtin de semporna vers 8/9 heures et retour vers 17 heures.
Bluequark

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FU Fuerza3 Regular ·
merci pour ce recit!!!

Je voulais savoir si tu te rappelais du nom de l-hotel que vous aviez pris avec piscine les premiers jours a Kuching ?

merci d-avance 😉
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Oui oui c'était le Hilton. Promo sur internet - pas facile à trouver ; il faut essayer plusieurs entrées du site : avec des enfants, deux chambres pour le prix d'une. Mais il y a d'autres hôtels avec piscine à Kuching
Bluequark

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FU Fuerza3 Regular ·
il est complet.... 🙁

et tout le monde en parle aussi pour l organisation des excursions... 🙁🙁
BE Bestdada Regular ·
Bonjour la petite famille de voyageurs,

J'ai beaucoup apprécié votre compte rendu de voyage. Cela commence à dater, mais je tente le contact...pour des renseignements technique.

Je prépare un circuit de 26 jours en Août 2012 avec 2 enfants (12 et 11 ans) et mon épouse. Le programme est de faire la péninsule puis Bornéo.

Je cherche des solutions pour obtenir des prix attractifs sur les vols intérieurs, Kuala Lumpur => Kuching Kuala Lumpur => Kota Bahru ...d'autres sites dans le Sabah .

Quels conseils donneriez-vous? La compagnie, Air Asia ? Quand réserver ? Sur place est ce possible ?

🙂 Merci par avance.
- David - http://sacavoyages.e-monsite.com/ * A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) * Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte." (A. Karr)
BL Bluequark Veteran ·
Bonjour,

Oui, Air Asia : attention, plus tu réserves tôt, moins c'est cher. Si tu t'y prends bien à l'avance, c'est vraiment pas cher. En ligne aucun problème. On l'a fait pour ce voyage et aussi l'été dernier.

Air asia ne dessert pas toutes les destinations. Par exemple Gunung Mulu. On était alors passé par MAS, filiale de Malaysian Airlines mais c'était plus cher, sans être horrible non plus.

Bon courage pour la préparation.
Bluequark

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BE Bestdada Regular ·
Salut Bluequark,

Merci de ta réponse. Oui effectivement réserver tôt. On est à 5 mois et les tarifs sont à 1200 euros / 4 ! Pour un Kuala Lumpur-Kuching .🏴‍☠️ Et sur le site de Air Asia !

Faut il attendre un peu pour que les prix baissent, c'est parfois le cas, non ? Si t'as des filons ou d'autres explications, je prends 😉.

@+
- David - http://sacavoyages.e-monsite.com/ * A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) * Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte." (A. Karr)
BL Bluequark Veteran ·
Re,

Gloups ! En effet!

Nous n'avions pas eu ce problème puisque notre long courrier était un Londres-Kuching via KL, moins cher que les vols Paris- KL ou Londres-KL.

Une piste si les billets depuis l'Europe ne sont pas pris : essayer d'arriver à KL et de repartir de Kuching (ou l'inverse) en cochant la case multi-destination sur les sites.

Ceci dit, il y a largement s'occuper trois semaines sur Bornéo même en lambinant moins que nous. Dans ce cas, tu peux essayer d'arriver et de partir de Kuching.

Un des mes regrets : ne pas être allé à Labuk Bay évoqué sur ce forum.

Tu peux aussi demander à Grisemote, qui y est allée l'été dernier, comme elle a fait.

Pour Air Asia, les deux années où nous les avons utilisés, les prix n'ont fait que monter avec le temps. Y compris pour un vol international, BKK-KL. Ceci dit, cela n'a pas de valeur statistique.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BE Bestdada Regular ·
Salut,

Je suis maintenant sur les réservations des nuits sur Bornéo, nous cherchons quelque chose de vraiment économique (dortoir, ou chambre de base) dans les parcs. En effet j'ai le sentiment que les tarifs dans ce secteur sont élevés.

Peut on trouver ces dortoirs, sur les sites suivants ? si non faut il faire des kilomètres systématiquement et donc en taxi ? ou voiture de location ? Où aller pour faire économique et pas trop loin des parcs ?

- Sepilok - Labuk Bay - Kinabatangan - Gomantong caves - Danum valley

Que recommande tu ? pour joindre le pratique à quelle chose de sensé pour le budget, on ne cherche pas les hotels à étoiles 🤪.

Je n'ai pas encore bloqué mes billets d'avion pour Sandakan car je craints de ne pouvoir tout trouver sur place en termes d'hébergements.🙁 à voir.

Quels sont tes conseils pour une organisation sur le SABAH dans un budget admissible ?

Aie. 😮 A+
- David - http://sacavoyages.e-monsite.com/ * A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) * Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte." (A. Karr)
BL Bluequark Veteran ·
Bonsoir,

Euh... Je ne suis pas la mieux placée pour te renseigner n'ayant pas particulièrement rechercher des logements bon marché. Le mieux est sans doute d'ouvrir un autre post.

Juste quand même quelques éléments :

A Sepilok, Uncle Tan avait differents types de chambres dont des dortoirs. Je pense que les 3 jours/2 nuits sur la rivière Kinanbatagan sont à faire. Lors mes recherches, Uncle Tan était ce qu'il y avait de plus raisonnable point de vue prix : http://www.uncletan.com/

Pour Labuk Bay, je recommande la lecture de ce post : http://voyageforum.com/forum/malaisie_borneo_sabah_nasiques_probocis_semnopitheques_singes_labuk_bay_D2623837/

Voilà.
Bluequark

Carnets : Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
BE Bestdada Regular ·
Merci,

on documente tout cela, pas simple, ça avance doucement.

Voici le lien du blog sur ce trip 😉 http://best-dada-family.travelblog.fr/

Si t'as d'autres idées ... A+ bonwe 🙂
- David - http://sacavoyages.e-monsite.com/ * A quoi sert de voyager si tu t'emmènes avec toi ? C'est d’âme qu'il faut changer, non de climat." (Sénèque) * Un voyage prouve moins de désir du pays où l’on va que d’ennui du pays que l’on quitte." (A. Karr)

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