Il est une heure du matin. L'ambiance sur le trajet de mon hôtel reste identique à celle que j'avais connue antérieurement. Des rues presque vides, un éclairage dispersé, blafard, jaunâtre rend l'atmosphère un peu glauque. Seuls de nouveaux buildings en chantier changent le paysage. Je suis stupéfait du nombre de ces nouvelles constructions. Ça bétonne partout. Les routes et les trottoirs en subissent les dommages collatéraux. Une ligne de métro à peine achevée et non encore opérationnelle sépare la route principale qui relie le centre ville. Elle empêche désormais de traverser d'un bord à l'autre et, manque de chance, le taxi me dépose du mauvais côté du lieu où je me rends. J'ai beau lui expliquer, il feint de ne rien comprendre. Heureusement je connais l'endroit. Je claque la porte du taxi et m'en vais, passablement agacé par la mauvaise foi de ce type. Un premier contact, qui ajouté à la fatigue du vol et l'heure tardive, n'a rien de fort agréable. Finalement je trouve à traverser la voie de métro et me rend à mon hôtel qui lui non plus, mis à part les prix, n'a pas changé.
Je retrouve une chambre au " Classic Hotel " qui, pour 20 euros , est peu comparable aux standards asiatiques de même prix. Ici moquette marron, murs jaunâtres et salle de bain exiguë ou règne en maître un immense chauffe-eau qui occupe le tiers de l'espace. Le miroir a un coin cassé et le robinet goutte. J'ai quand même deux serviettes...
Je ne suis pas dans un 5 étoiles et ça saute aux yeux.
Par ailleurs les hôtels 4 ou 5 étoiles ont fleuris dans le quartier.
Les prix fluctuent alors entre 80 et 200 euros la nuitée. Hors de portée bien sur pour un Éthiopien moyen.! Ceux qui construisent ces hôtels de luxe pour des salaires de misère n'y auront jamais accès. Un salaire "normal" se situe entre 1500 et 2000 birrs par mois. L'euro se change aujourd'hui à 23 birrs . Faites le calcul vous- même .Ce sont les nombreuses Organisations internationales qui alimentent ces hôtels et qui ont fait flamber les prix à Addis. On voit dans les rues de nombreux 4x4 tout neufs, occupés par des messieurs en costume-cravate qui viennent, probablement savamment, disserter de la faim dans le monde tout en logeant au Hilton, Sheraton, Radisson... On continue aussi à voir dans ces mêmes rues de nombreux mendiants et un nombre important de jeunes garçons qui se sont improvisés, faute de mieux, cireurs de chaussures. La pauvreté est palpable, mais on sent aussi désormais une délinquance latente. D'ailleurs, un nouveau discours émerge, mettant en garde contre les voleurs. Jamais, lors de mes précédents séjours, je n'avais entendu de tels propos en Ethiopie.
Après une courte nuit partagée avec des moustiques arrogants, et un petit déjeuner surprenant, j'entreprends de redécouvrir la ville. Cela fait quatre ans que je n'y suis pas venu. Elle a beaucoup changé en si peu de temps. Tout ce qui était ancien a été plus ou moins rasé, laissant la place à de nouveaux buildings ou à des terrains herbeux inoccupés mais méticuleusement clôturés. Fort heureusement j'y ai encore mes repères visuels et j'arrive à me déplacer sans grande difficulté. Le paysage urbain s'est cependant fortement transformé . Métro, routes aériennes, ponts.. Le tout construit par les Chinois qui n'ont pas manqué, là encore, de s'implanter en Ethiopie. Ici, comme souvent, ils sont décriés pour leur comportement souvent arrogant ou déplacé et aussi par le fait qu'ils ne font que rarement appel à la main d'œuvre locale.
La mue de cette capitale n'est certainement pas achevée. On se trouve parfois face à des scènes totalement incongrues. C'est ainsi qu'un troupeau de chèvres, guidé par son berger en pleine ville, peut être source d'embouteillage. Quelques ânes peuvent aussi côtoyer de superbes Toyota dernier modèle.

A moins d'une révolution, à mon sens peu probable, on pressent aussi que la transition sociale n'est pas pour demain. L'avenir d'une grande frange de la population, plutôt soumise, qui subit de plein fouet les incessantes augmentations du coût de la vie, m'apparaît bien sombre.

A Addis, ville où les hôtels de luxe sont les plus chers d'Afrique, on manque d'électricité et d'universités. Par contre il y a de nombreux forums et d'innombrables conférences... Pour combien de temps encore l'économie appuiera sa croissance sur les plus démunis..?








On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.







A little sneak peek?






























Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.