Je suis content, je suis arrivé à Songho. J'ai demandé mon chemin à Pô mais j'étais presque arrivé. Encore une dizaine de kilomètres sur de la piste rouge en assez bon état. J'ai sillonné à travers des collines très vertes. Ca change de la brousse sèche et plate que je traverse depuis plusieurs jours. Les kilomètres devenaient monotones.
Arrivé à Songho, je demande à une vieille de me présenter au chef. Elle me confie à un enfant que je suis d'abord jusqu'à la maison de passage. Ce village accueil souvent des voyageurs. On le sent tout de suite. La maison est en forme de haricots. Deux pièces rondes, sans ouverture et sans aucune lumière. Je dormirais trois nuits ici, mais sur le toit, dans la fraîcheur. Quelle ivresse de dormir sous les étoiles. Je m'endors en regardant une pleine lune immense et en étant bercé par la musique de la nature. Le matin, tôt, le soleil me réveillera, tout doucement. Puis, les cris des gens allant aux champs me donneront le signal du lever.
Après avoir visité la maison, je marche avec le gamin jusqu'à la cour royal. Le chef est là avec quelques vieux, sous l'arbre à palabre. Il a trente six ans et est chef depuis déjà dix sept ans. Il est physiquement très fort et il dégage vraiment une autorité. On le sent respecté et aimé. Il fait beaucoup pour son village et défend bien les intérêts de celui-ci.
Tout arrive en voyage : je suis invité à regarder la finale de la coupe du monde à la cour royale. France-Italie sera le premier match que je verrai en entier! Il faut faire des efforts... Je me permet quand même de jeter régulièrement un oeil vers la campagne qui disparaît. Le soleil change de couleur et, après avoir frappé violemment toute la journée, il se fait plus doux et se teinte de pastel. Je regarde aussi la vie autour de l'unique poste de télévision du village : dans la cour, une cinquantaine d'hommes et d'enfants, des poules, deux boeufs et quelques chèvres. Deux dindes sont sur le toit et elle s'énerve dès qu'il y a une action italienne!
Le lendemain, je retourne dans la soirée à la cour. Le chef m'attend. J'aime beaucoup l'écouter parler, il répond à absolument toutes mes questions, sans tabous. Il me redonne de l'énergie après une journée passée à marcher dans la campagne environnante sous un soleil écrasant.
Ce soir, pour moi, il a convoqué ses deux griots. Je les avais croisé ce matin aux champs. On est en pleine saison des pluies, tout le monde trime de matin au soir, plié en deux. Les griots commence à chanter, en frappant simplement sur des calebasses. Ils arrivent à faire une variété de sons incroyable sur ces simples courges! Ils commencent par un chant de louange. qui raconte l'histoire de la famille du chef puis celle des aïeux qui ont marqué l'histoire du village. Ensuite, les deux musiciens chantent l'histoire des villages environnants. C'est intéressant de voir à quel point ici, la musique est utile, au sens premier du terme. Avec elle, c'est l'histoire, la culture et l'identité du village qui se transmet. Les habitants entendent cela à chaque fêtes et se sentent ainsi comme membre du groupe aussi bien dans l'espace (le village) que dans le temps (l'histoire du village). L'individu n'a pas de place ici. Un homme seul n'existe pas.
Le chef me fait signe : sur ses conseils, je suis venu avec deux bouteilles d'alcool. C'est le moment de les offrir aux deux artistes. C'est un alcool distillé au Ghana, extrêmement fort. J'offre le premier litre à l'un des musicien. On apporte des petits verre en plastique. Nous trinquons. Je n'ai jamais bu un truc aussi fort! C'est un désinfectant ou un carburant mais sûrement pas une boisson. Je ne fais que tremper mes lèvres dans le deuxième verre, ça brûle. Les musiciens vide presque la bouteille en cinq minutes. Le chef me dit que là, certainement, il seront encore plus en forme, plus inspirés... Tu m'étonnes, chef!
Le premier chant qui suit est à nouveau un chant de louange. Mais pour moi, cette fois-ci! Dommage, je ne comprends pas vraiment les paroles, ce n'est pas tous les jours que quelqu'un chante pour vous! Je reconnais parfois mon nom.
La suite est plus drôle. Le public rit beaucoup : le chanteur raconte combien il est dur pour lui, un artiste, de trouver une femme. Elles ne le prennent pas au sérieux en pensant qu'il aime trop la fête. Quelle idée...
Pour se consoler, ils vident la deuxième bouteille de tort boyaux. L'ambiance est de plus en plus chaleureuse! Les femmes, qui cassaient des arachides, rentrent dans la fête. Les musiciens tapant sur leurs calebasses, elle viennent les unes après les autres exécuter une danse très courte et très vive. Elle croisent leurs pieds en tapant violemment le sol, comme si elle couraient sur place. Celles qui ne veulent pas danser se font appeler longtemps, jusqu'à ce qu'elles cèdent. Pas le choix! On dirait une joute d'où elles repartent épuisées. Il est minuit et elles travaillent depuis le lever du soleil.
Je repars à travers champs. Les maisons sont éloignées d'une centaine de mètres. On entend la musique et les rires encore tard dans la nuit. Je reviendrai demain, avec mon piano...
http://notesvagabondes.club.fr/artistes/artistes-Images/26.jpg
Original post











I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:










Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...



A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






