Heart of India - expériences au Madhya Pradesh...
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GI
Bonjour à Toutes et Tous et merveilleuse année à vous !

Je rentre à l'instant d'un fabuleux voyage de 17 jours en Inde avant de rejoindre Dubaï pour y passer le nouvel an entre amis partis s'expatrier là bas ! Le grand écart fut violent ...!

Je me permets de vous livrer les quelques textes scribouillés sur mon carnet de Voyage au cours de l'itinéraire suivant :

Delhi - Orchha - Chanderi - Sanchi - Bhopal - Ujjain - Mandu - Maheshwar - Omkareshwar et .... Mumbai !

J'ajouterai quelques photos lorsque je les aurai triées et les textes au fur et à mesure que j'aurai le temps de les recopier...

J'ai pris le bus avec le Mahatma... !!!
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
Something New ? (Old or New Delhi)

A croire que ça finit par payer les renovations coûteuses… Flambant neuf cet aéropot ! De quoi désorienter le touriste fraichement débarqué.

« Ca ? L’Inde ? "

Pas beaucoup de différence avec Dubaï ! Et pour cause !

Mais… mais… passé l’air conditionné et les enseignes internationales, arrivé à l’extérieur, une brise chargée de toute la moississure que renferme Delhi vient vous titiller les narines ! Cette odeur reconnaissable entre toutes : poubelles ? Déchets ? Organismes en décomposition… ? le Tout ! Un mélange dont les indiens ont l’exclusivité !

Un pre-paid taxi et me voilà à tombeau ouvert dans les artères vides de la capitale. Tout est encore endormi en cette fin de nuit. Les phares de mon taxi déchirent la brume d’hiver, sans klaxons ni sentiments de mort au tournant.

Quelle idée que d’avoir réservé un train à 6 heures du matin alors qu’on débarque à 4 heures… ?

Hazrat Nizzamudin Railway Station ! Ca en jette comme nom ! Enfin un peu d’animation ! Sur les trottoirs des hommes commencent à s’agiter en se dépatouillant de leurs couvertures de fortune. Ils ont dormi à même le sol dans leurs baraquements faits de bâches et tôles. Sitôt levés, sitôt en activité ! Un petit feu d’ordures (on en manque jamais…), quelques crachats épais et les voilà sur pieds prêts à affronter une nouvelle journée.

Mon taxi traverse leurs fumées et me dépose en bas des escaliers de la passerelle qui surplombe l’ensemble des quais. Je me faufile au travers d’une nuée de rickshawallas déjà prêts à pétarader.

Il est raide l’escalier… Pas un blanc… que du moustachu… pur jus ! « Nizzamudin » que je me dis dans ma tête ! Ca claque ! Ca en jette !

Arrivé au sommet des marches, prêt à survoler les quais, je reste un peu interloqué… De qui se moque-t-on ? Une cabine à rayon X pour contrôler les bagages !! Quelle blague ! ET tous ces gipsys qui arrivent par-dessus vos barrières sans s’emmerder par votre escalier, vous les contrôlez … ? Je crois rêver …

Sur les quais : rien n’a changé ! Un bordel absolu ! Des milliers d’indiens occupent l’espace ! C’est comme une galerie de portraits qui défile à mesure que j’avance ! De petites familles – au complet – se tiennent bien serrés pour affronter le froid sous leurs couvertures, accroupies et le regard hagard.

Les « chemises rouges » déambulent sans arrêt. L’un porte des cartons qui ont l’air de lui tasser une ou deux vertèbres… Il ne semble même plus faire attention à ce qui s’offre à ses yeux hépatiques en cette heure matinale. Je me grille une clope en contemplant les nuées… La voix stridente de la speakerine locale vient de nous répéter la même annone pour la 13ème fois d’affilée. Elle alterne hindi et anglais et parvient sans peine à couvrir les bruits ahurissants des trains de fret qui passent sans s’arrêter.

6h30… Mon train entre en gare. Il faut se dépêcher de repérer le bon wagon avant qu’il ne soit totalement à l’arrêt. Pas une seconde à perdre et être le premier… ! 3… 2… 1… Go !

Je m’engouffre dans le coach dans une obscurité presque totale… Mon compartiment repéré j’ai l’emplacement de chef pour enfourner mon sac sous la banquette et l’attacher solidement.

Pas même le temps de fermer mon cadenas qu’une famille arrive déjà… Ils ont plus l’air désorientés que moi. Serait-ce la première fois qu’ils prennent un long courrier… ? Possible !

Quelques regards et sourires furtifs et je monte me coucher. L’upper-bed soit loué… !

Quel bonheur que de retrouver la sensation du contact avec leurs couchettes en skaï bleu… Que de souvenirs à la vue de ces ventilos encrassés qui me survolent !

L’immense tas de ferraille s’ébranle lentement mais surement. Et… c’est dans un vacarme assourdissant que je sombre dans le néant…
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
ORCHHA

Quelle bonne idée que d’avoir réservé au Bundelkhand Riverside !!! Cette ancienne demeure du Maharaja d’Orchha offre un charme enchanteur.

L’accueil est à la hauteur ! Deux ou trois « Namaskar » accompagnés d’un collier de fleurs ! Rien que ça !

« Room number 24 »

Je découvre un lit « Maharaja’s size and style » sous un plafond supportant des fresques gracieuses et mobilier d’époque merveilleux.

Même pas le temps de me réjouir complètement que le boy m’ouvre fièrement la porte d’en face en me lançant un « River view Sir… ». En effet !

La Betwa s’offre à mon regard juste à mes pieds… Le magnifique paysage m’apaise déjà… La rivière serpente entre des amas de rocs massifs et polis par les courants dans un décor sublime.

Je contemple l’ensemble avec quelques écureuils curieux venus saluer le nouvel arrivant.

A l’horizon je devine les sommets d’édifices médiévaux qui s’insèrent dans le décor avec grâce… Ca promet !

Il est temps de découvrir la ville à 600 mètres. Une marche sur les routes indiennes offre toujours du grand spectacle !

On y croise de tout : Rickshaw, jeeps, ambulances locales, chiens galeux, jeunes motards, écoliers en uniformes, paysannes portant de lourds fardeaux sur la tête. Le tout parade sans cesse.

Les mètres défilent et je suis déjà à l’entrée d’Orchha où une vielle porte en pierre marque la limite de l’enceinte extérieure.

Ahhh Orchha ! Un village indien comme je les aime ! Ruelles ! Temples ! Palais ! Merveilles architecturales ! Et bien entendu… villageois pas encore trop pervertis par le tourisme de masse !

Le Jehangir Mahal domine la ville par sa taille et sa splendeur ! Il se tient fièrement construit de l’autre côté de la Betwa, isolé du reste du village et des vestiges. Pour sûr que les Bundelas avaient du goût ! Le palace est d’un faste harmonieux.

De la cour centrale, des escaliers discrets permettent de rejoindre chaque étage de l’édifice. A chaque niveau, se succèdent anciennes sales de réception et salons où les belles courtisanes pouvaient sans doute se réjouir dans la discrétion…

A mesure que l’on s’élève, la vue d’ensemble sur la ville s’embellit ! Au sommet, mon regard embrasse tout Orchha !

Au cœur de la ville, le Chaturbhuj Mandir (temple) élance ses tours qui déchirent l’espace avec grâce. Le Ram Raja Temple, plus discret, plus plat, se tient sagement à ses côtés, dans sa couleur jaune pâle.

A l’horizon, haut perché, le Laxmi marayan Temple semble en lévitation dans le ciel brumeux et offre un spectacle grandiose… !

Entre toutes ses splendeurs, de petites ruelles animées sont arpentées par tout ce que l’Inde compte d’êtres vivants… !

Orchha me semble être la ville des vautours. Ces oiseaux immenses ont le bon goût de choisir d’installer leur nids dans les alcôves les plus haut perchées du Palais.

Alors que je contemple et rends grâce pour ce concentré de beauté, je me demande où sont les fameux Chhatris qui demeurent encore les seuls à ne pas s’être dévoilés…

Pour les rejoindre il faut traverser la cité et rejoindre le cours de la Betwa un peu plus bas.

La traversée du village offre tout ce que l’on peut se souhaiter ! Pâtissiers, vendeurs de fruits et légumes à même le sol, vaches et taureaux à bosses, guest house et centaines de petits commerces d’où sortent toute sorte de musiques indiennes.

« Mais où est-il ? »

Là ! Enfin ! Le stand du Chaï wallah (Maître du Chaï) d’Orchha ! Dans son jus ! A souhait !

Impossible d’apprécier pleinement une journée sans déguster ce mélange d’épices, de lait et de thé.

Le leur est au niveau ! Dès la première gorgée, le mélange provoque une explosion de saveurs et de souvenirs … Il n’y a vraiment qu’en Inde que ces sensations m’aient été données à vivre…

Assis au milieu des moustachus, l’emplacement est de premier choix pour observer la vie de la cité qui ne s’arrête jamais.

Empli de la toute la bonne énergie provoquée par tout un tas de sourires et de regards malicieux, je me sens d’attaque pour découvrir les Chhatris qui abritent avec magie les cendres des Bundelas.

A mesure que je descends dans leur direction, leurs silhouettes commencent à se dévoiler près la rive de la Betwa.

Je pénètre ans le sanctuaire - carré parfait s’il en est - et suis immédiatement saisi par toute la beauté qui jaillit de tous côtés…

Les architectes de ces merveilles ont su sublimer l’espace ! Ils ont créé des édifices aux courbes et lignes parfaites afin de structurer l’espace avec magnificence et splendeur !

Soudain, le soleil inonde ces pierres couleur amende et fait briller la Betwa à mes pieds !

Le gentil jardinier me demande de le suivre pour me faire découvrir la meilleure perspective pour les contempler.

Au dernier étage du principal Chhatri, face au soleil, je peux admirer tout le sanctuaire qui impose sa magie et sa beauté dans une atmosphère dorée…

Je pourrais bien rester là… juste là… à contempler l’harmonie des formes et la douceur des courbes pour… l’éternité… !

Ôm Shanti India !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
MI Milou2008 Globetrotter ·
J'ai adoré ton porteur aux yeux "hépatiques" !😄😄😄
GI Gilloug Veteran ·
Thanks ;) Tu dois en croiser souvent !
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MI Millipatti Veteran ·
Merci pour tes "scribouillages" 🙂 C'est un vrai plaisir que de revivre par ton clavier la magie d'Orccha. Et j'attends avec impatience la suite : le Madhya Pradesh fut probablement mon plus beau voyage en Inde et de te lire me permet de faire remonter à la surface certains souvenirs bien enfouis. Merci merci merci...........
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
GI Gilloug Veteran ·
Merci Millipatti ! Ca fait chaud au cœur ;)
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
HEART OF INDIA – CHANDERI

Laissez-vous subjuguer par le “Heart of India” comme aime à nous le marteler le département du tourisme du Madhya Pradesh. C’est ici !

Il aura fallu arpenter quelques centaines de kilomètres sur des routes bien trop souvent défoncées pour y parvenir.

Généralement seule une partie de la chaussée est goudronnée, au centre… De chaque cotés des ornières boueuses servent aux dépassements ou croisements avec les autres usagers de la route : bicyclettes rouillées et aux roues voilées, motos asiatiques érodées, chars à bœufs brinquebalants, jeeps agressives, vaches sacrées, chèvres fuyardes, chiens pelés allongés, rickshaws poussifs et, bien entendu, les maîtres de l’asphalte craquelée, bus gouvernementaux et camions tout aussi usés que colorés.

Chaque kilomètre parcouru est un spectacle en soi… Dans un décor rural sublime jaillissent des couleurs, des sons, des odeurs qui retiennent l’attention et font surgir de belles et grandes émotions.

Quelques centaines de kilomètres donc pour parvenir au cœur du cœur : CHANDERI !

On aurait tort de se fier à la toute première impression provoquée par la « main road »… Comme tant d’autres villages, le bordel ambiant est au rendez-vous dans l’artère principale quelconque.

Non… pour prendre la mesure de la magnificence esthétique et de la splendeur hallucinante de Chanderi, il suffit juste de pénétrer dans l’enceinte intérieure et entrer modestement dans la médina…

Laissez-moi vous conduire dans ce dédale de ruelles pavées de lourdes pierres et au sein desquelles s’offre, en permanence, à chaque instant (!) un spectacle de toute beauté… !

Au cœur de l’Inde ! Au cœur d’un espace unique et sublime et où le temps n’a pas d’effet...

Suivez-moi ! Laissez-moi être votre guide ! Ouvrez les yeux et vos narines et… contemplez !

Là ! Juste là ! A mesure que vos pas défilent… vous voyez ?! Une vache dodeline et nous frôle. Une banane mûrit. Un singe nous contemple depuis le toit d’une maison aux murs effondrés. Des étals se présentent de chaque côté. A mesure que nos pas défilent se multiplient les « Namaste ». Un haut parleur hurle qu’Allah est grand. Un klaxon nous surprend juste avant qu’une moto nous effleure. Des enfants sourient et nous saluent. Des édifices somptueux tombent en ruine. Une immense marmite de lait boue. Des épices se tiennent prêtes à être répandues. Une bouse de vache dore au soleil. Une vieille dame en sari fait mine de ne pas nous voir. Quelques bâtonnets d’encens se consument à l’entrée d’un temple Jaïn. Un vieux vélo rouille tranquillement posé au soleil. Des murs se délavent. Des couleurs jaillissent ou fanent. Un cochon sauvage se délecte d’un tas d’ordure. Un chien s’écorche à vif. Une chique de tabac rouge explose à quelques centimètres de nos pieds. Un vieil indien actionne une machine à coudre mécanique. Le suivant ajuste l’ordonnancement de ses légumes. Un autre moustachu se racle la gorge avant d’expulser une glaire purulente...

Arrêtons-nous !

Levons les yeux ! Contemplons la perspective !

Voyez-vous ce vieil indien assis paisiblement sur ce banc opportun… ? Son visage est buriné par plus d’un demi-siècle de contemplation méditative. Son turban blanc s’allie magnifiquement au bleu turquoise des murs de sa demeure.

Au-dessus, presque à la verticale, le fort de la ville nous barre le ciel ! les remparts immenses témoignent de sa puissance passée !

Comment l’atteindre ? Tout droit ? impossible… !

Les ruelles sont un labyrinthe pour l’étranger… Mais nos amis du jour vont nous guider… !

Extirpons-nous de ce dédale pour monter à la verticale !

Soudain... le temps s’arrête ! Où sommes-nous ? A quelle époque ? Rien ne nous rappelle à nous-mêmes ou ce que nous croyons être…

Laissez donc le mental s’éteindre et contemplez !

Ce chemin de pierres aux couleurs d’or nous mène à une porte aux dimensions majestueuses… Sitôt passé ce poste de garde, un oasis se dévoile au sommet. Les murailles sont toutes proches. Derrière elles, seul le ciel et son immensité.

Encore un effort ! Il nous faut escalader ! Se mettre à la hauteur.. et… et.. en bas ! Vous voyez ?

Chanderi à nos pieds ! Ses palais ! Ses minarets !

L’entrée de l’ancienne demeure du sultan où s’érige encore fièrement la Badal Mahalou “porte des nuages” !

Voyez-vous les murs dorées de la Jama Masjid ? la grande mosquée ! Ses piliers finement ciselés ? Ses formes gracieuses louant la grandeur de Dieu ?

Quoi ??? Ici ?? Là ?? Les bains de la Reine bien sur ! Leurs escaliers parfaits qui la descendaient à fleur d’eau…

Encore ! Les flèches du temple Jaïn pointant le ciel !

Partout autour, sur chaque colline : temples ! Mausolées ! Mosquées ! Tous témoignant de la Grandeur passée qui a survécu jusqu’à nos pieds !

Que faire à présent… ?

Mais… mais… CONTEMPLER !!!!!
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
Quelques images encore...
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
MI Milou2008 Globetrotter ·
ceux que je croise ont plutôt le regard apathique😛😛😛
GI Gilloug Veteran ·
Quand la cornée est jaunâtre... je maintiens qu'il s'agit bien de regards hépatiques😎 !!!
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
MI Milou2008 Globetrotter ·
l'un n'empêche pas l'autre !😎
GI Gilloug Veteran ·
PLUS JAMAIS...

Figurez-vous un tas de déchets, des chiens pelés et ensanglantés, des rats immondes, des ordures partout, des horreurs architecturales et le tout dans un brouhaha permanent et un nuage de pollution...

Imaginez des femmes voilées de noir, sans visages ni amabilité, des ruelles bondées, des artères dégueulasses et bouchées, des toux persistantes émanant de chaque habitant...

Bienvenus !! Vous êtes à BHOPAL.

De toutes les "grandes villes" que j'ai visitées en Inde, Bhopal est sans conteste aucun la plus moche, la plus immonde et la plus écœurante.

Elle me laisse comme un goût de glaire chargée de gaz carboniques que j'ai envie d'expulser hors de moi sans même oser regarder la consistance et la couleur de cet excrément infect...

Cette ville m'a fait l'effet d'un siphon de merdes en train de tournoyer sans cesse. Mais putain ! Pourquoi personne ne tire la chasse ?! De peur que tout reste bouché et explose dans un nuage de déjections contaminant tout alentour ...?

Heureusement arrive l'heure de quitter la ville et de prendre le seul train de jour pour Ujjain.

Hélas... il est "late, Sir"... "9 hours !"

9 heures d'horreur sur ces quais pourris où tout est laid ! Les visages en particulier. A croire que la laideur des lieux engendre des visages hideux.

Des rebouteux et leurs moignons se vautrent dans la poussière des quais. Des rats sortent des flaques du mélange de pisse et de merde qui bouillonne entre les rails, avant d'être pris en chasse par des chiens monstrueux.

Parlons-en de leurs chiens ! Ici plus qu'ailleurs, ces pauvres êtres semblent être des concentrés de souffrance. Écorchés vifs à force de s'arracher tous les parasites imaginables qui vivent à leur crochet. Aucune solidarité entre eux ou... si peu ! Beaucoup sont blessés et porteurs de plaies béantes et purulentes...

Côté humain, les visages sont fermés. Les barbes plus fréquentes que les moustaches. Les yeux plus noirs qu'ailleurs... Sans doute que l'absence totale de beauté et de douceur dans ce tas de déchets qu'est Bhopal rend les êtres plus vils, plus laids, plus méchants ou encore plus méprisants...

Et que dire des odeurs ? Passée la suffocation provoquée par l'épaisseur des gaz d’échappement, tout n'est que senteurs putrides d'urine ou de transpiration...

J'ai envie de gerber...

En voilà une idée ! Gerber dans un endroit propice et laisser ma pierre à votre édifice d'immondices... en vous assurant bien que je ne reviendrai...

Jamais !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
KO Kola Globetrotter ·
PLUS JAMAIS...

Un texte, des mots, plus forts que les images... et qui sollicitent les cinq sens presque aussi bien que ne le ferait une immersion dans cette réalité laide. Nauséabonde. Bruyante. Sale et moite sur la peau. Avec en bouche la saveur de la nausée.
CH Chris70 Regular ·
Gilles

C'est marrant, enfin, plutôt pas marrant car pour ma part, je n'ai pas du tout cette impression de Bhopal. Effectivement les monuments ne sont pas exceptionnels (encore que les 3 mosquées ne soient pas moches !) mais la ville n'est pas désagréable du tout, au bord de ses deux lacs, et les musées sont d'une richesse inouïe, surtout le Indira Gandhi Rastriya Manav Sangrahalaya, incroyable. Pour tout dire, on y est resté 2 jours, avec pour une des journées une grosse demi journée à l'extérieur pour visiter Bhimbekta et Bhojpur en 2012 et retournés l'année suivante (en passant par là, de retour d'Ellora, on y a passé deux nuits dont une journée complète encore pour revoir ce fameux musée d'art tribal, visiter le Centre culturel Bharat Bhavan, où nous avons assisté par hasard à un concert du Pandit Hariprasad Chaurasia, un virtuose du Bansuri, la flûte indienne ...

Figurez-vous un tas de déchets, des chiens pelés et ensanglantés, des rats immondes, des ordures partout, des horreurs architecturales et le tout dans un brouhaha permanent et un nuage de pollution... J'ai pas l'impression d'avoir vu la même ville ... Tu as du rester uniquement dans la vieille ville, et encore, en visitant les mosquées, on était dans le chowk et j'ai pas vu ce que tu décris ... Une grève des éboueurs peut-être 😉(on ne rit pas, j'ai vu à Bharatpur des camions de ramassage identiques aux nôtres, on n'en revenait pas ...)

Imaginez des femmes voilées de noir, sans visages ni amabilité, des ruelles bondées, des artères dégueulasses et bouchées, des toux persistantes émanant de chaque habitant... Bienvenus !! Vous êtes à BHOPAL.

De toutes les "grandes villes" que j'ai visitées en Inde, Bhopal est sans conteste aucun la plus moche, la plus immonde et la plus écœurante.

Là, je copie colle des extraits de mes journaux de voyage 2012 et 2013 : .. Nous ne sommes pas loin du musée de l’habitat tribal, le Rastriya Manav Sangrahalaya Indira Gandhi que j’ai prévu dans le programme, alors, on se décide rapidement pour cette visite. L’entrée, à 10 rs ne laissait pas imaginer la richesse de ce que nous allions découvrir. A quelques centaines de mètres de l’entrée, nous visitons un bâtiment que je crois être le fameux musée. Nombreuses photos anciennes de Bhopal, des bégums (voilées comme des afghanes ), d’artisans en actions. C’est bien mais je suis un peu déçue, j’avais lu des louanges incroyables sur ce musée. Il y a un peu partout sur la colline des reconstitutions de villages tribaux de l’Inde entière, des sculptures en terre cuite … Il fait chaud mais nous continuons vaillamment pour tomber sur le fameux musée, beaucoup plus haut sur la colline. Et c’est parti pour une visite extraordinaire : peintures tribales pithoras, sculptures, objets traditionnels, bijoux, masques … au bout d’une heure et demie nous n’en avons pas vu la moitié et décidons de faire une pause pour manger. Une « canteen » est annoncée mais il n’y a rien à manger, alors nous sortons du parc, trouvons un snack au bord du lac (pour 500 /4) et retournons dare-dare au musée. Et c’est reparti pour de nouvelles découvertes, qui donnent envie d’aller visiter d’autres états indiens (l’Orissa, le Chattisgarh nous font de l’œil …). Nous décidons d’aller voir les maisons reconstituées encore un peu plus haut sur la colline (rugissement d’un tigre pas bien loin du village sur pilotis de l’Assam, est-ce dangereux ?). Des hommes très basanés, sans doute du sud du pays, sont en train de construire un grand char. Des femmes refont un toit de chaume (ou autre végétal). Les reconstitutions de village ont été réalisées par des artisans locaux (Assam, Manipur, Chattisgarh …) qui reviennent chaque année remettre en état ce qui s’abîme, comme ils le font pour leur propre habitation. Les tuiles sont faites sur place (modelage, sèchage, cuisson) par exemple. Pendant les travaux, ils vivent dans les maisons (nécessaire de toilette dans un coin, linge ailleurs … Etrange impression que de rentrer chez des gens en leur absence, mais bon, c’est un musée, alors … Nous tombons sur une « canteen » tout en haut du site (on aurait pu manger là !) avec une vue extraordinaire sur Bhopal. Cay, eau et c’est reparti … descente vers l’auto en s’arrêtant partout pour de nouvelles découvertes...

...Il n’est pas encore très tard et les rugissements des tigres nous ont donné envie de découvrir le Van Vihar park, un immense zoo que l’on traverse en voiture avec possibilité de descendre à chaque instant pour voir les animaux, qui sont dans des très grands enclos, un peu comme en pleine nature (enfin presque !). L’entrée n’est pas donnée (200 /1 et idem pour la voiture) mais cela en valait la peine … Après avoir vu des ours de l’Himalaya, énormes bêtes avec de longs poils noirs qui doivent tenir chaud dans la fournaise de Bhopal (longue fourrure ???) et un museau tout blanc, un lion de Gir (sud du Gujarat) et sa compagne, des hyènes, des bisons indiens énormes sur de hautes pattes blanches, des chacals, … c’est enfin les tigres, qui somnolent pas très loin de la route (tigre blanc, spécimen rare et deux autres, énormes bêtes qu’il vaut mieux ne croiser que dans un parc balisé). Nous terminons avec des crocodiles, cervidés, oiseaux … L’endroit est très nature, très grand et nous ne regrettons pas cette visite ...

...le GPS nous ballade un peu trop loin sur le bord du lac mais rien de méchant, juste le temps de découvrir un peu plus que ce que nous aurions dû les rives de l’Upper lake, ou peut-être s’agissait-il du Lower Lake … La ville de Bhopal est très agréable, située au bord de deux lacs, dans un paysage vallonné...

...Le Garmin nous emmène sans difficulté devant le musée archéologique qui est incroyable. Comme la veille au musée de l’art tribal, nous sommes époustouflés par la richesse du musée. Bhopal est la capitale de l’état et cela se sent. Beau bâtiment, nombreuses salles thématiques (sculptures issus de nombreux temples du MP très anciennes, monnaies, histoire de la ville, armes, … Découvertes des peintures très anciennes de Bagh (Ve avant J-C) qui ressemblent par certains côtés et couleurs à du Gauguin. Photographies du temple d’Ashapuri (en piteux état mais quand même, il existait bel et bien ce temple, au bord d’un plan d’eau qui n’est pas celui vers lequel nous étions) et de nombreux autres temples de l’état. Dans la boutique du musée, qui ne ressemble en rien à nos boutiques de musée, nous achetons une misère (42 rs, 60 rs …) un buste de femme en plâtre et un petit Ganesh. Une énorme et superbe statue à 380 rs nous fait de l’œil mais on ne peut pas la soulever, impossible d’envisager son retour en France. Dommage !

.. Il n’est pas encore trop tard et nous décidons d’aller à Islamnagar, à une douzaine de kilomètres au nord de Bhopal pour voir le palais et les jardins du XVIIIe siècle. Il faut traverser le bazar et nous avons droit à des embouteillages terribles dans Bhopal... Nous arrivons à Islamnagar à 18 h 05 et le palais est fermé, c’est rageant. Dépités, nous traînons un peu dans le village qui comporte aussi d’anciennes fortifications, une petite rivière, des belles maisons. Regardons un moment un homme transporter des bottes de radis blancs, les empiler tête bêche sur la pile d’un pont, repartir dans son champ et recommencer, encore et encore. C’est magnifique. Quelqu’un va-t-il venir réceptionner cet énorme tas de radis ?? Nous retraversons le village et je saute hors de l’auto pour un bref arrêt photo. Les autres m’attendent vers la voiture et discutent avec un autochtone qui jouait au cricket avec son fils. Il est désolé que nous ne puissions pas voir le palais et appelle le Chowkhidar (le gardien) qui accepte de nous faire une visite privée rapide … ce qui fut fait séance tenante contre 200 rs de la main à la main. Tout le monde est content de voir les jardins et les palais, moi soulagée de n’avoir pas imposé tout ce trajet pour rien. Un plan pourri par jour cela suffisait (Explication pour les lecteurs de voyage Forum : le plan pourri, c'est le petit nom que nous avons donné à l'épisode entre Bhimbekta et Bhojpur, à la recherche d'un site nommé Ashapuri, pas trouvé mais des routes défoncées où nous n'avons pas dépassé les 5 km/ h et impossible de faire demi tour ...) Retour épique à Bhopal car c’est toujours aussi embouteillé

... directement au Bharat Bhavan un centre culturel moderne et intéressant que nous n’avons pas eu le temps de voir l’an passé. Comme l’endroit ferme à 20 h, on prend même le temps de boire un petit rafraichissement à la cafeteria du centre, au milieu d’étudiants et de déambuler sur les toits fleuris avant de commencer la visite du musée d’art tribal.Le Bharat Bhavan est un beau bâtiment sis sur les Shimla hills, dans la zone verte de Bhopal qui surplombe les rives de l’upper lake ..

... voir la grande mosquée Tal U Majid, adorée, l’an passé pour son animation en même temps que sa tranquilité. Des dizaines de jeunes musulmans vêtus de blanc de pied en cap, de tout âge, du gamin de 8 ans au jeune homme de 25 ans, révisaient tranquillement leur Coran, discutaient dans la cour assis sur le bassin aux ablutions pendant que d’autres passaient un examen dans la mosquée. Ce matin, elle est quasi déserte, excepté une folle en vert qui prie, ou fait un simulacre de prière, agenouillée devant le bassin, cheveux au vent, sans foulard, en hurlant des imprécations. Le gardien ne lui dit rien et les quelques jeunes qui sortent de leurs chambres ne font pas attention à ses cris et gesticulations. Quelques minutes plus tard, alors que nous sommes assis devant les iwans de la mosquée, elle arrive, méconnaissable, tranquille et apaisée, un foulard sur la tête, et distribue à tout le monde des jalebis ! Bon j'arrête ici mes extraits qui commencent à être longs ! Mille excuses mais j'ai envie de défendre Bhopal !

Côté humain, les visages sont fermés. Les barbes plus fréquentes que les moustaches. Les yeux plus noirs qu'ailleurs... Sans doute que l'absence totale de beauté et de douceur dans ce tas de déchets qu'est Bhopal rend les êtres plus vils, plus laids, plus méchants ou encore plus méprisants... Et que dire des odeurs ? Passée la suffocation provoquée par l'épaisseur des gaz d’échappement, tout n'est que senteurs putrides d'urine ou de transpiration...

Comme je le disais au début de mon message, on n'a pas vu le même Bhopal ... Je ne sais plus comment joindre des photos sur voyage Forum, j'ai essayé d'en mettre 3 mais en prévisualisant la réponde, je ne les vois pas. Peut-être apparaitront-elles quand même. Sinon, si tu me donnes le mode d'emploi, je joindrai des images avec des barbus souriants (même dans la mosquée Tal u Masjid, des rues certes encombrées et pleines de fils électriques mais pas plus cradotes qu'ailleurs (je viens de re-regarder ces vieilles photos et j'ai ce qu'il faut pour étayer mes propos)

C'est sur, comme on voyage avec une voiture, on a bien plus facile pour se déplacer et sortir du centre ancien, toujours vraiment encombré. Le nouveau Bhopal (enfin nouveau, toute la zone vers le lac a bien 30 ou 40 ans !) est très vert, très aéré ...

Bon enfin, je suis contente et rassurée que tu aies aimé Chanderi ... C'était d'après nos anciennes conversations un peu moi qui t'avais donné l'envie d'y aller.

Christine
YA Yan55 Veteran ·
Nous aussi avons beaucoup aimé Orchha où nous sommes restés quatre jours sans jamais nous y ennuyer...
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
MI Millipatti Veteran ·
C'est toujours tellement fascinant de voir comment nous pouvons, chacun, vivre différemment notre rencontre aver un site, une ville, un pays... Comme Christine, j'ai beaucoup aimé Bhopal. N'y ai-je pas vu la crasse et senti la puanteur que tu décris ? Honnêtement, je ne sais plus. Je ne retiens ques les merveilleux moments passés au Musée tribal, au centre d'art, au marché ou à la sortie de la mosquée, où j'ai eu la chance de rencontrer des gens vraiment passionnants et ouverts aux échanges. Je retiens aussi les moments passés dans les minibus dans lesquels je montais, au hasard, et qui m'ont permis de découvrir la ville au milieu des travailleurs qui rigolaient bien de ma façon de faire du "sightseing". J'attends avec impatience le reste... c'est toujours un immense plaisir de te lire. Et j'ai surtout hâte de me retrouver à Maheshwar et Omkareshwar...... Que de souvenirs !
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonsoir

Je suis, moi aussi, très étonné de ton désamour pour Bhopal. Si c'avait été Indore j'aurais pu comprendre.

Comme il s'agit d'un carnet de voyage tu peux encore ajouter quelques photos pour l'illustrer ce désamour, non ?

Vue sur la vieille ville de Bhopal depuis le Birla Mandir. On aperçoit sur la droite le Lower Lake.

D'autres photos de Bhopal, de Chanderi et d'autres lieux au Madhya Pradesh sous ce lien :

https://plus.google.com/photos/108916467317429584435/albums/5968479335855010833?banner=pwa

Merci pour ton compte rendu 😎 j'attends la suite.
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
GI Gilloug Veteran ·
Chers tous ! Merci de me lire tout d'abord !

Merci Kola pour ton commentaire car... tu as - je pense - compris qu'il s'agissait d'un exercice de style littéraire et que ma volonté était de décrire ces moments parfois pénibles, désagréables que l'on peut expérimenter en Inde...

Christine ! Oui !! 100 fois merci pour Chanderi qui restera mon coup de coeur de ce voyage ! J'en parlerai quand j'aurais le temps de vous faire un compte rendu plus terre à terre de mon voyage pour que cela soit utile aux autres voyageurs...

Bien sur Millipatti ! Chacun doit avoir et surtout se faire sa propre opinion.

Ce carnet se veut modestement littéraire et j'ai écrit ce texte en 5 minutes, alors que je me tapais mon 3ème Aller-retour entre la gare et un café pourri (situé à proximité dans l'artère dégueulasse proche de la gare) et où je retournais suite aux annonces incessantes (et changeantes) de retard du train que j'attendais et qui a finalement eu 9 heures de retard me faisant perdre la seule après-midi que j'avais prévue pour découvrir UJJAIN.

DOnc... c'est un texte coup de gueule avec tentative d’insuffler un style violent... Mais ce n'est pas ce à quoi je réduis Bhopal !

Cependant... je le concède... Bhopal aura été le moment "down" de mon séjour et je ne compte pas y séjourner une nouvelle fois à l'occasion de mes futurs voyages. J'y ai vu des choses "intéressantes"... mais après Chanderi et Sanchi... rien qui m'émeuve... Question de perception subjective bien entendu ! 😉

Merci Raga de me suivre ! Ca me touche ! Pour les photos... il me faudra prendre le temps... sans doute ce weekend !

Je ne saurais terminer ce message sans indiquer que....

JE SUIS CHARLIE...
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
HOLLY UJJAIN

Ôm nama Shiva… Ôm na ma Shiva… Le mantra résonne encore dans ma tête.

Il était sympathique ce petit couple d’indiens rencontrés dans le train. Lui, étudiant en médecine, elle, en master d’informatique. Il était allé la chercher dans le Punjab afin de faire immédiatement le voyage retour pour profiter d’une semaine ensemble loin de leurs familles respectives à UJJAIN.

Moi : « - Hindu ?; - No, muslim.

La religion est toujours un sujet de discussion en Inde.

Lui : “- Do you eat pork as you are christian ? - Well… I’m not Christian but every christian eat pork my friend ! - You should not ! It’s forbidden by religion…! - Bah voyons ! You know … I don’t give a shit to any religious beliefs…

Et mon interne de m’exhiber immédiatement son smartphone pour me faire visionner la vidéo d’un prêcheur musulman enflammé citant tour à tour la Bible aussi bien que la Gita, la Torah et le Coran histoire d’impressionner un parterre de musulmans hypnotisés et avant de conclure péremptoirement que même les chrétiens ne doivent pas manger de cochon car c’est interdit par Dieu.

« Ouh Con ! »

C’est tout de même fascinant d’avoir devant soi un futur médecin, homme de science, sans doute capable de quelque raisonnement et d’autonomie de pensée et de constater qu’en ce qui concerne le religieux (c'est à dire la « croyance »), le même jeune homme est sujet à une foi aveugle et prosélyte…

« Heureux soient les simples d’esprit » … ? Qu’ils soient tous bénis ! Je vous le dis !

J’écourte la conversation histoire de ne pas me laisser entraîner vers les bas fonds…

Quelle beauté qu’un train indien en marche au soleil couchant ! Je passe entre deux compartiments et ouvre l’une des portes en grand. Penché dans le vide, je peux apprécier les paysages sublimes et la réfraction des rayons de soleil sur la carlingue du train à l’avant…

Encore deux gares aux noms étranges et j’arrive à UJJAIN de nuit.

Dès la sortie de la gare, je trouve un rickshawalla gentil qui me conduit à mon hôtel miteux. Pas un mot d’anglais échangé avec le tenancier ! Sitôt le check-in terminé, je veux rejoindre les ghâts qui bordent la Shipra.

Comme toute ville sainte, UJJAIN est remplie de babas et de pèlerins prompts à solliciter un peu de charité. Je traverse leur foule pour rejoindre les ghâts.

Enfin au calme ! Une bande de pierre permet de rejoindre l’autre rive. Devant moi s’écoulent les eaux sombres et chargées d’offrandes de la rivière sacrée. Les éclairages par spots permettent d’apercevoir les multiples temples dans des couleurs froides et blafardes…

Soudain, un groupe de pèlerins entonnent un bhajan et chante d’une seule voix, animés d’une dévotion fervente. J’assiste à ce spectacle exotique jusqu’à la fin de leurs prières avant de remonter en ville pour pénétrer dans les entrailles du Mahakaleshwar Temple.

Ce temple renferme l’un des 12 Jyotirlingam de l’Inde ! Lingams de lumière ! Ces pierres sacrées sont apparues spontanément et témoignent de l’incarnation et de la manifestation de Shiva en ce monde…

L’entrée est bien gardée et l’on me décharge de tous mes appareils électroniques. Il suffit ensuite de suivre l’itinéraire balisé par les barrières de sécurité et qu’emprunte chaque pèlerin.

Plus on s’enfonce sous terre, plus l’atmosphère semble déifiée… Les parfums des offrandes se font plus forts à mesure qu’on s’approche du sanctuaire tant vénéré.

Soudain, des gradins aménagés apparaissent côté droit ! Là, s’entassent familles et dévots. L’un d’entre eux entame un Bhajan et tous l’accompagnent immédiatement pour célébrer Shiva.

Des écrans LCD offrent à voir le Lingam en plan fixe que seuls les bramines sont en droit d’approcher…

La pierre sacrée se tient devant moi, à quelques pieds et à l’abri d’une alcôve colorée. Un prêtre m’appose le tilak rituel et m’offre un prasad sucrée avant de m’inviter à rejoindre la foule paisiblement installée.

Je dois l’avouer… Au milieu de ces indiens priants et chantants, je sens petit à petit mon mental s’apaiser…

Je laisse filer les dernières pensées… Une émotion de douceur caresse ma Conscience et… je me fonds avec tous pour prononcer à mon tour le mantra sacré :

« Ôm nama Shiva… Ôm nama Shiva… »
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
FA FabGreg Globetrotter ·
C’est tout de même fascinant d’avoir devant soi un futur médecin, homme de science, sans doute capable de quelque raisonnement et d’autonomie de pensée et de constater qu’en ce qui concerne le religieux (c'est à dire la « croyance »), le même jeune homme est sujet à une foi aveugle et prosélyte…

En 2010, j'ai eu une expérience similaire en Iran avec un jeune kurde émigré au Liban et terminant des études de médecine à Suleymaniyeh (Kurdistan irakien). Sans doute sunnite.

Notre conversation n'avait pas abordé de sujets alimentaires, mais à l'écouter, "Le Coran explique tout de la vie", "Dieu décide tout".

Un médecin est considéré comme un homme de science, au moins en Occident, mais c'est un jugement un peu hâtif. Certes, les études en France amènent à passer un filtre dense en matières scientifiques, mathématique en particulier. Beaucoup d'efforts pour la plupart, pour certains peut-être plus de mémoire que de raisonnement.

Il n'est pas nécessaire d'être matheux pour être bon médecin, mon père l'était devenu en son temps grâce au latin et au grec. N'avait pas l'esprit scientifique (vraiment mauvais en math), mais avait bien intégré le raisonnement à suivre pour établir un diagnostic. Ce que devrait être capable de faire un bon juriste. Quand on est un peu au fait des choses de la médecine, la pratique de certains membres du corps médical est... inquiétante : mieux vaut ne pas être leur patient.

Même avoir l'esprit scientifique, un médecin se doit de bien connaître la Biologie, un domaine sur lequel le Coran devrait tout de même avoir quelques limites. Sauf à rester à un niveau très très général, en pratique inutile pour soigner des maladies graves.

Je préfère éviter de tels médecins, dès lors qu'ils privilégient le contenu d'un livre (quel qu'il soit) à un raisonnement et des observations cliniques.

Fabrice

P.S. 1 : sans doute pas de tels fidèles parmi les pilotes de ligne, car les conséquences négatives se voient plus aisément que chez les médecins.

P.S. 2 : Science et religion ne sont pas incompatibles, mais cela oblige à remettre en question certains écrits religieux. Ce qu'un fondamentaliste ne peut évidemment accepter, l'amenant fort logiquement à s'opposer à la Science.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Science et religion ne sont pas incompatibles

🏴‍☠️

Galilée (entre autres) se retourne dans sa tombe 😕

eppur si muove (et pourtant elle tourne)

Non, la Terre ne tourne pas autour du Soleil

L'idée qu'il y ait une divinité qui dirige le destin des sociétés, est une idée que je n'ai pas. Ça simplifie trop les choses. Je comprends très bien ceux qui ont besoin de Dieu. Mais que signifie croire en Dieu à part rien du tout? La croyance remplace l'explication matérialiste dont on a besoin. Si on veut être lucide sur le monde qui nous entoure, il ne faut pas croire. La religion propose des explications arbitraires sans preuves. Albert Jacquard

Le but de la science est d'éliminer les croyances. (Les musulmans), par leur présence et l'exposition de leur foi, renvoient à un retour des explications divines. Le mot «croyance» est très dangereux! Albert Jacquard

PS 1 : Science et religion sont incompatibles

PS 2 : il n'existe aucun dieu, ça se saurait 😛
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
FA FabGreg Globetrotter ·
La religion ne se limite pas l'existence d'un Dieu. C'est pour beaucoup des règles morales. En tout cas, dans ce que l'on m'en a transmis. Et la Science n'est pas contre la Morale, elle n'est ni morale, ni immorale. C'est autre chose, à côté.

Evidemment, si la religion était réduite au contenu d'un livre, écrit dans un contexte historique, alors oui, il y aurait incompatibilité.

Galilée (entre autres) se retourne dans sa tombeeppur si muove (et pourtant elle tourne) Non, la Terre ne tourne pas autour du Soleil

Galilée observait la réalité, conduisait des expériences, et ensuite construisait des théories qu'il testait. En cela, c'était déjà un praticien de la démarche scientifique.

Dans le cas précis du système solaire, il défendait la bonne thèse, celle de l'héliocentrisme, mais avec des arguments partiellement erronés. Cela n'excuse en rien l'attitude de l'Eglise catholique, mais il s'était trompé dans sa démonstration. Comme cela est arrivé de nombreuses fois à la Science, dont l'histoire est parsemée d'erreurs.

Le propre de la démarche scientifique est d'accepter la discussion, la révision, et surtout la confrontation avec le réel. Et ainsi de changer ce qui est accepté comme une "vérité scientifique". Des qualités que l'on retrouve rarement dans les différentes religions.

PS 2 : il n'existe aucun dieu, ça se saurait

Pratiquons juste un peu la Logique.

La Science n'a démontré ni l'inexistence de Dieu, ni son existence. Le sujet reste donc non résolu, même si la Science a pu démontré que Dieu n'agissait pas là où nombre de religions le voyaient à l'oeuvre.

Ma position est celle de Laplace répondant à Napoléon l'interrogeant sur la place de Dieu dans la cosmologie : "je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse". Ce qui pour autant ne démontre pas sa non-existence.

Désolé pour cette diversion avec le Madhya Pradesh. Quoique Gilloug nous ramènera peut-être à la spiritualité de Omkareshwar ou les témoignages du bouddhisme à Sanchi.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
GI Gilloug Veteran ·
MANDU

De la poussière de thé tournoie encore à la surface de mon verre de chaï. A l’intérieur s’y trouve un mélange de parfums et d’épices : cannelle, gingembre, cinnamone. Le tout, bien sucré.

L’adage est vrai : c’est bien dans les plus vieilles casseroles, celles où les résidus d’épices sont les plus carbonisés, que l’on fait le meilleur thé !

Je souffle à la surface histoire de ne pas m’ébouillanter. Je lève les yeux et s’offre à moi l’enclave royale !

Fièrement posé, le Jahaz Mahal se dresse entre les deux bassins. J’arpente quelques marches pour y pénétrer et le plateau central me permet d’embrasser tout le site au complet.

Les balcons aux frises afghanes offrent des encadrements merveilleux pour sublimer et sertir avec grâce et simplicité les paysages.

Tout le long du lac artificiel, subsistent des ruines qui témoignent du faste d’antan : puits merveilleux, palais charmants, hammams tentants…

Les anciens occupants de ces lieux semblent avoir eu assez de goût pour adoucir l’Existence.

A quoi pensait le Sultan lorsqu’il contemplait son domaine au soleil couchant … ? Avant de rejoindre l’une des quinze milles captives de son harem ? Avait-il un sentiment de puissance et de volupté … ? Assurément !

Mandu est un petit miracle. Un village charmant posé au sommet d’un plateau où règne une nature apaisante. Il suffit de prendre un petit chemin de traverse pour remonter le temps.

Je suis des écoliers qui rentrent à leur village. De chaque côté, des champs de blé, pois chiche, maïs, coton… Des femmes colorent les lieux grâce à leurs saris flamboyants.

Chaque hameau est l’occasion d’éclats de rires d’enfants qui saluent l’étranger que je suis.

Des bœufs fatigués de leur dur labeur se reposent allongés sur la paille aménagée par leurs maîtres. Quelques buffles paissent nonchalamment. Des chèvres en liberté s’intéressent aux conversations des hommes qui chiquent et devisent sous leurs turbans en contemplant le soleil couchant.

Une brume légère, comme un doux nuage, commence à envelopper les champs. Les rayons du soleil embrasent ces vapeurs et créent une atmosphère mystique qui envoûte et subjugue les êtres vivants.

Des mausolées érodés parsèment les champs. Ils se tiennent au calme dan ces paysages pour l’heure, verdoyants.

Il est temps d’aller jusqu’au bout de la route et de découvrir le pavillon de Rupmati.

Au sommet de la forteresse se détache le pavillon de la belle et ses deux balcons. Le plus bel emplacement de la région lui a été réservé… De chaque côté, à chaque extrémité de son palais, la Reine pouvait ainsi contempler le monde, à ses pieds. Au Nord, Mandu et ses splendeurs. Au Sud, l’immensité de la plaine se répandant à l’à-pic de la falaise, plusieurs centaines de mètres plus bas.

Quelle magnifique vision céleste !

J’essaye alors de me représenter Rupmati, déambulant à mes côtés… Ensemble nous contemplons les derniers rayons qui transforment en or les environs.

Au loin, la sphère solaire va bientôt disparaître. Une douce chaleur nous enveloppe encore dans cet instant sublime où la lumière cède la place aux ténèbres. Les dernières lueurs s’éteignent à mesure que la nuit se répand…

Les premières étoiles apparaissent, miraculeusement…

Dieu qu’il fait doux rêver en ces lieux envoûtants… !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
MAHESHWAR

Figurez-vous un concentré de beauté dans un décor mystique… L’Inde de carte postale mais… en vrai !

Le soleil descend peu à peu…

Il n’arrive pas encore à ses fins. Il tente plusieurs fois d’accomplir son œuvre, en vain. Ses rayons sont encore trop puissants pour que la magie opère pleinement.

L’endroit pour contempler ce spectacle est parfait. Je me tiens sur l’une des marches de l’escalier descendant du palais vers les gaths.

Histoire de me mettre dans l’ambiance, j’ai pu découvrir la miraculeuse beauté des deux templs construits dans l’enceinte du palis. Leurs couleurs noircies par les siècles les rendent encore plus digne de respect. On les découvre d’en haut, par un escalier qui descend jusqu’à eux.

Des fresques sublimes les entourent de l’extérieur de l’enceinte royale qui protège leurs sanctuaires emplis de calme et de sérénité.

Ce n’est qu’après ce passage obligé que l’on peut atteindre et découvrir la Narmada.

Sitôt passée l’arche découpée par des frises gracieuses, je découvre la rivière sacrée qui s’écoule paisiblement en contrebas. Son lit est immense et je peine à voir les détails de la rive opposée qui reste vierge de toute construction humaine.

La perspective est de toute beauté… Je m’assois sur l’une des marches imposantes de l’immense escalier et je peux embrasser du regard l’ensemble des ghâts qui s’étalent à mes pieds. Leurs marches usées s’enfoncent mystérieusement dans la rivière sacrée, semblant avoir été là de toute éternité.

Le soleil y est presque…

Encore un effort et j’assiste au « point de bascule »… A ce momentum somptueux et majestueux où la douceur des rayons permet enfin à la magie d’opérer. C’est l’embrasement !

L’atmosphère se transforme et se charge de pure lumière.

La Narmada sert de miroir magique aux cieux incandescents.

Les cieux et les eaux ne font plus qu’un pour refléter l’absolue beauté de la lumière et permettre aux couleurs de nacre et d’or de se propager partout…

Cette beauté mystique resplendit et me subjugue. Un sentiment d’éternité réchauffe mon cœur.

Mon mental se dissout alors dans ce décor sublime et ma Conscience rend grâce en s’unifiant à Ce Qui Est…



Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
GI Gilloug Veteran ·
Après un court mais agréable séjour à Omkareshwar en photos

















Il était temps de rentrer sur Bombay...

MUMBAI (LOKMANYA TILAK T - COLABA)

Une heure et demie déjà que Bombay s’avance. Une heure et demie de cahutes crasseuses étendues sous le soleil couchant. Quelques grosses tours HLM vermoulues qui se dressent au milieu des tas d’ordures et les premiers quais de banlieues défilent, noirs de monde, remplis de millions d’indiens qui attendent leurs RER pour rentrer du travail.

Le petit vieux assis à côté de moi ne s’était pas trompé. 18 h 30 pile poil et tout le monde débarque à LTT ! Il n’a pas bronché le petit vieux pendant tout le voyage… 30 heures de train dans le cul, en toute dignité, sans même une goutte de sueur ! Sa chemise blanche : immaculée ! A croire qu’il survolait lui pendant tout le trajet…

Il avait connu Gandhiji et Nehru. Il était patriote et parfaitement honnête. Un bel indien que c’était ce vieux. A peine le temps de me dire « You’re welcome anytime in India », comme si c’en était le gardien, qu’il a disparu au milieu du quai bouillonnant, glougloutant de moustachus à n’en plus finir et des caisses de fret posées au milieu.

Pas même le temps de poser le pied sur terre qu’un rabatteur sikh enturbanné me propose les services de sa flotte de tacots pourris. Il veut me la faire au compteur jusqu’à Colaba, histoire de bien m’essoré l’enfoiré… Je le sens sournois derrière sa barbe soyeuse et sa peau sale. Je négocie ferme et conclue mon affaire avec un gros chauffeur qui ne parle pas un mot d’anglais, excepté pour ce qui touche aux règlements en espèces…

Jamais ! de tous mes différents trajets sur les routes ou les rues de l’Inde je n’ai vu pareil pilote ! Un Sébastion Loeb local en quelque sorte…

26 kilomètres de frayeurs, de faufilements de rocade à contresens et de changements de régimes incessants… !

A l’intérieur de son tacot, l’ami a mis une tapisserie de coquelicots histoire d’adoucir les angoisses des occupants. Il a aussi un Saï Baba translucide éclairé par un bleu phosphorescent.

A travers le rétroviseur central, je n’aperçois que ses petits yeux noirs, presque bridés et ses sourcils froncés entourant un bindi fraîchement safrané…

C’est un pur produit de Mumbai le chauffeur. Une sorte de mélange, de concentré de la fureur de ma ville indienne préférée, enfermé dans un petits corps tout rond.

Cette fureur, il l’exprime sur les routes puis les rues grises au milieu des pots d’échappement. Mumbai est encore plus impressionnante à cette vitesse ! C’est qu’il sait monter dans les tours avec son engin ! Les millions de bombaysiens défilent : leurs commerces, leurs chiens, leurs rats crevés. Quelques cabanes en tôle ondulée aussi…

Fracas du bruit ! Hurlements ! Klaxons ! Accélération ! Partout autour des lumières … ! A l’arrête, comme un parterre de millions de bougies qui vous entourent. Puis, dès que ça repart, les phares se transforment en comètes qui défilent, éphémères à travers les nuages de gaz pollués.

Des voitures qui nous arrivent à contresens ! Il s’en branle lui le chauffeur. Il les évite… tout simplement !

Un embouteillage ? Il met deux roues dans une ornière et passe devant.

En ce moment c’est la fête… Certains quartiers s’illuminent à la nuit tombée sous des milliers de guirlandes de couleurs.

Tout ça défile sans arrêt! Des centaines d’enfants manquent de se faire écraser. Ah ça c’est de la conduite !

Y a plus rien qui compte à l’intérieur du tacot. Ca passe trop vite. Un long moment de peur excitante qui suspend le cours des pensées…

J’ai même pas eu le temps de m’en rendre compte que j’étais déjà sur Colaba Causeway…
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
AL Aleph240758 Veteran ·
bonsoir et merci pour ce beau retour de voyage qui me fait rêver après ma fin de journée galère car en finissant de bosser j'ai ércupéré ma voiture avec un pneu crevé par un cuter, je devais déranger.... donc j'ai lu et rêve de Chandéri où j'irai au mois de novembre !! ça y est Chris 70 m'a convaincu depuis longtemps que je dois y aller, à Bhopal je dois me faire mon idée car tous les avis sont tellement différent et le musée des ethnies doit être tellement fascinant qu"il me tarde de le découvrir ensuite oui Orchha j'y suis restée il y 2 ans 4 jours dont 1 journée à Datia, magnifique fort et Sonagiri , un jeune indien parlant français m'a accompagné pour visiter les temples Jains ahh Mandu et Maheshwar j'adooreeee !!!! et je vais essayer d'y retourner cette année au moins à Maheshwar le Madhya Pradesh n'est pas très touristique et chut car c'est trop bien que de beaux endroits !!!!

quelques photos pour terminer

Orchha Maheshwar

Mandu



bonne soirée aleph
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
GI Gilloug Veteran ·
Merci pour ton petit message et vraiment ne rate pas Chanderi !

Carnet Pratique :

J’ai amenée avec moi une amie. Arrivé à Delhi dans la nuit du 13 au 14 décembre 2014 et retour depuis Mumbai le 30 décembre.

Jour 1 : départ de Paris avec Emirates pour arrivée à Delhi (via Dubai) vers 2h30 du matin le 14 décembre.

On a attendu un peu à l’aéroport avant de prendre un pre paid taxi pour nous conduire (450 rs) jusqu’à la gare de Hazzrat Nizzamudin où nous avions un train au départ à 6h40 pour Jhansi qui est arrivé à l’heure à midi pile. (Train 12650 / KTK SMPRK K EXP – 550 rs à deux). Autant dire que n’ayant pas fermé un œil dans l’avion, nous avons dormi sitôt montés dans le train jusqu’à Jhansi où nous avions mis un réveil.

Arrivés en gare de Jhansi, je me fume une clope et suis rapidement entouré d’une trentaine (et je ne suis pas marseillais… !) d’indiens qui voient peut-être des blancs en vrai pour la première fois ! Pas de panique ! je suis un habitué des regards noirs et des moustaches qui se transforment en sourires pour peu qu’on ait pas la mauvaise réaction !

L’un d’eux me propose ses services de taxi : pour me conduire à Orccha tout de suite, m’y récupérer le surlendemain à notre hotel et m’amener à Chanderi, en passant par Deogarh : il me propose 4000 rs : Honnête et pas cher ! Vendu !! On tape dans la main !

Ça n’a l’air de rien mais… ça illustre quand même le degré de confiance (voir mon carnet de voyage sur le Vietnam où j’avais été écœuré par les viets et leurs arnaques à la con) ! Car, du coup, nous voilà embarqués sitôt la clope finie dans une voiture avec chauffeur (au milieu de la foule de plus en plus nombreuse d’indiens curieux voyant débarqués les blancs du jour) qui nous conduit à notre hotel d’Orchha (25 kilomètres de Jhansi). Le surlendemain, un autre chauffeur nous y a bien récupéré à 8 heures pile pour nous amener d’abord à Deogarh, puis Chanderi et ce n’est qu’à destination que je lui ai donné les 4000 rs en exécution de l’engagement pris en tapant dans la main du premier que je n’ai vu que 3 minutes sur le parvis de la gare ! Que j’aime l’Inde et les indiens !

Bref : une arrivée en fanfare à Jhansi après un train de nuit sitôt arrivé à Delhi ! J’avais réservé un palace pour nos deux premières nuits : le Bundelkhand Riverside magnifique ! Ancien palais du maharaja reconverti en hotel de luxe ! Chambre avec terrasses sur la rivière… sublime ! (https://www.booking.com/hotel/in/bundelkhandriverside.fr.html?aid=376366;label=postbooking_confemail;sid=2cb62933fffd3ebdd39eb1d63e44c4be;dcid=4;ucfs=1;srfid=434f11a46226bd0a7cd5944a70c3bbf72b3416aeX1;highlight_room=)

Les deux nuits pour 5000 rs, sans petit déjeuner. Ils ont un restaurant d’hôtel magnifique mais… je déconseille d’y manger car c’est très cher et bien moins fameux que de nombreuses guest house de la ville.

L’après-midi nous avons visité Orccha et ses merveilles. (je précise que l’hôtel est à 15 minutes de marche de l’entrée d’Orccha). Lampe torche (merci l’Iphone) obligatoire dès la nuit tombée pour rentrer.

Nous avons croisé peut-être 6 autres touristes sur les deux jours à Orccha, et j’indique immédiatement que nous ne reverrons plus un seul blanc jusqu’à Maheswhar le 24 décembre, soit 10 jours plus tard !!!

Jour 2 : Visite d’Orccha.

Perso j’ai adoré. J’ai trouvé la ville sublime et les chattris incroyables de beauté et de sérénité. Des vautours partout qui faisaient leurs nids… des singes, des copains (comme cochons !) des vaches… tout le monde était au rendez-vous. Un chaï master succulent ! Une ambiance et une atmosphère géniale.

Jour 3 : Départ à 8 heures du matin de notre Hôtel où notre chauffeur était à l’heure pour Chanderi en s’arrêtant (vers 12 h) à Deogarh et sons sanctuaire.

Pour le coup, je n’ai pas aimé le site… et n’ai pas du tout été touché par les temples et statues même si certaines présentaient un intérêt.

J’indique cela car… j’avais accepté l’idée de prendre un taxi pour justement pouvoir caler Deogarh dans mon itinéraire car se taper Orccha – Deogarh en transports publics, puis Deogarh – Chanderi toujours en transport public en une journée relève presque de l’impossible… ! D’où l’idée d’un chauffeur pour cette étape.

Si c’était à refaire, je ferais largement l’impasse sur Deogarh et du coup, il y a de nombreux bus au départ d’Orchha pour Lalitpur (3-4 heures), où l’on change et prend facilement un bus pour Chanderi (1h – 1h30 de trajet) à l’attention de ceux que ça intéresse de voyager en petit budget.

A Chanderi, à part l’hotel gouvernemental dont j’avais lu pis que pendre sur le forum, il y a une guest house « responsable » où nous avions réservé à l’avance.

Il s’agit de l’Amrae Guest House (http://www.tripadvisor.fr/Hotel_Review-g7813491-d2374494-Reviews-Amraee_Guest_House-Pranpur_Madhya_Pradesh.html) qui est en fait situé à Prampur (à 3 kilomètre de Chanderi et 10 rs en tempo collectif)

Nous étions les seuls occupants de cette guest house sommaire où nous avions trois employés à nos petits soins pour nous préparer chai ou café à volonté et les repas car la guest house se prend uniquement en pension complète : 2200 rs pour deux / par nuit et pension complète. Donc deux nuits = 4400 rs TTC.

Le personnel était juste génial et la guest house est à recommander chaudement !

Pour la réservation je suis passé par une certaine Gouthami qui m’avait également proposé les services d’un guide pour Chanderi si nous le souhaitions à 750 rs la journée.

Donc prise de chambre en milieu d’après midi et notre chauffeur nous a attendu pour nous amener au village de Chanderi avant de nous dire adieu.

Chanderi restera mon coup de cœur. La ville est entrée directement dans mon top 3 indien. C’est juste sublimissime !!!! (Et dire que plus aucun guide n’en parle !!!!!) Nous étions les seuls blancs du séjour ! Et, j’ai pu constater en signant les registres de visite des monuments publics que les derniers avant nous étaient passés au mois …. D’octobre !!!

La ville de Chanderi est un petit miracle ! Des ruelles millénaires, avec leurs échoppes, des temples, des mosquées, un fort, des marchés : le tout dans une atmosphère extraordinaire. Pas de blancs donc… dès qu’on prend un chaï, il y a une 20 aines de curieux qui s’approchent pour vous contempler !

Au tout début… tant d’attentions… de regards… peuvent déconcerter.. mais il ne faut absolument pas céder à la « panique » ou paranoia car il n’y a strictement aucun danger !

Je remercie Christine de m’avoir recommandé chaudement cette destination et de m’avoir fait passer toutes ses recherches et plans pour les monuments de la ville. Mais… mais… au final je n’en ai pas eu besoin.

Nous avons décidé le soir même de prendre les services du « guide » proposé par Gouthami à 750 rs la journée et… là… c’était juste magique !!!

Cet homme est une légende ! C’est LA mascotte de la ville. Le Grand… l’immense Muzaffar Ahmad Ansari autrement appelé Kalley Bhai ! Pas un seul habitant ne le salue pas en le croisant ! Notre ami est juste extrraordinaire ! Il est cité par le Collège de France pour ses contribution (dans les années 90 ) à la reconstitution de l’histoire de la ville en collaboration avec nos chercheurs nationaux. C’est un puit de connaissance et un concentré de gentillesse !!!

Jour 4 : Départ et rencontre avec notre guide à 9 heures du matin avec location de jeep (500 rs supplémentaires pour la journée). C’est simple : nous avons TOUT visité grâce à lui ! La porte des nuages ! La grande Mosquée ! Les bains de la reine ! les différents palais ! Une usine de tissage ! Puis des mausolées ! L’immense Bouddha sculpté dans la falaise ! Le palais d’été du roi, sa réserve de chasse ! La Kati Ghati ! etc etc etc et j’en passe !

Notre guide nous a conviés chez lui pour nous offrir le chaï. ET… et… en fin de journée, histoire de l’achever en beauté, il nous a convié à un grand rassemblement musulman pour un pique-nique géant en nous précisant que cette fête n’était célébrée qu’ici, pour se remémorer le dernier repas du Prophète avant sa mort. Nous étions donc les seuls blancs au milieu d’environ 2000 familles rassemblées autour du Koshak Mahal qui voulaient toutes nous offrir à manger car c’était précisément le but que de partager ce dernier repas entre tous… MAGIQUE !!!!!

Le soir, notre guide nous a raccompagné à l’hotel et je lui ai donné 1500 rs, c’est-à-dire le double du prix prévu tellement j’en ai été ravi !

On lui doit ce site merveilleux : http://chanderi.org/media/tourist-guide/ (la page vous renvoie directement sur sa photo !!)

Jour 5 : Revisite de Chanderi au petit matin et départ en bus pour Lalitpur vers 11h. La veille, notre ami et guide nous avait aidé à réserver un train Lalitpur – Vidisha pour nous rendre à Sanchi.

Le train prévu à 14 heures n’est arrivé que vers 17 heures et nous sommes arrivé à VIDISHA vers les 20 heures… (journée perdue en quelque sorte)

Nuit au Gateway Retreat - Sanchi : 2343 rs avec petit dej TTC réservé via Stayzilla à l’avance (d’ailleurs : j’ai réservé à l’avance tous les hotels gouvernementaux du Madhya Pradesh via ce site très fiable. J’ai tout payé depuis la France avec ma carte bancaire et rien ne m’était demandé sur place. Tous les hoteliers étaient payés par Stayzilla qui n’est qu’un courtier qui bénéficie de prix plus bas que ceux affichés par les hotels gouvernementaux particulièrement hors de prix dans cet Etat)

Jour 6 : Visite des stupas, seuls au monde ! Une merveille ! Mais à part ça… il n’y a rien à voir ou faire à Sanchi donc… ça peut se prévoir en étape intermédiaire. Pas la peine d’y passer la nuit. 3 heures sur place suffisent.

Vers 13 h et après avoir déjeuné nous avons pris un bus pour Bhopal (3-4 heures de trajet). Arrivée à Bhopal et à notre hotel le Sonali Regency pour deux nuits (petit dej inclus) : 3286 rs TTC via stayzilla. Hotel propre et correct, calme et bien situé à proximité de la gare. Visite dans Bhopal de New market et des bazaars. Jour 7 : toute une journée à Bhopal de visites. Comme vous avez pu le lire je n’ai pas aimé la ville que je n’ai pas trouvée transcendante car polluée, sans grand intérêt (à part son musée bien sûr) mais à refaire : je ne m’y arrêterai même pas ou alors pour la nuit en guise d’étape.

Jour 8 : Journée perdue… Nous avions un train à 7h40 pour UJJAIN avec arrivée à 11h10 prévue. J’avais prévu simplement une après-midi à Ujjain + nuit là-bas et départ le lendemain pour Mandu aux aurores. Or… en raison des brouillards du nord, notre train est arrivé à…. 17 heures. 10 heures de retard !!! L’horreur. Nous sommes donc arrivés vers 20h30 à UJJAIN Pris de notre chambre à l’Hotel Pleasure Landmark – 893 rs TTC (réservé par Stayzilla. Chambre immonde et dégueulasse. Le personnel ne parle pas un mot d’anglais. Pour une nuit ca a été mais sinon allez voir ailleurs !!!) Nous avons juste eu le temps d’aller voir les ghâts de nuit dans une ambiance assez surréaliste et de faire la pooja du soir au sublime Mahakaleswar temple. Génial !

Jour 9 : Départ en bus vers 8 heures pour Mandu via Indore. En fait le but s’arrête à Indore et repart en direction de Dhar où il faut changer et prendre un mini bus pour Mandu (arrivée vers 13 – 14 heures) De Dhar à Mandu, nous sommes montés dans un mini bus totalement Full ! Déjà… juste avant de monter, je me suis dit qu’il était complet. Que nenni ! EN plus de nous, une 20aine d’autres personnes ont réussi à être entassés par un contrôleur survolté qui a fait des pieds, des coudes et de mains pour que nous soyons assis ! Pas question de laisser les touristes debout. Nous étions des invités de marque et ils voulaient tous nous laisser un bon souvenir ! Vive le Madhya Pradesh !

Arrivée à Mandu où j’avais réservé deux nuits au Malwa Retreat - Mandu Rs 3702 (TTC petit dej inclus). Superbe hôtel gouvernemental. Le meilleur du voyage avec celui d’Omkareshwar (dans la catégorie hotels gouvernementaux je précise…). Nous avons loué les vélos via l’Hotel pour le lendemain.

Jour 10 : visite de la plupart des sites de Mandu grâce au carnet de Christine ! (Encore merci !) Toute la journée en vélo jusqu’au pavillon de Rupmati pour le coucher de soleil somptueux. Mandu m’a rappelé un peu Hampi avec ses temples et vestiges étendus un peu partout. Dès qu’on quitte la route pour prendre un chemin de traverse, on arrive dans des villages où les gens vivent comme il y a deux mille ans. Sans rien d’autre que les éléments naturels pour travailler la terre et leurs cultures. Mandu restera le coup de cœur avec Chanderi, surtout que là encore nous étions les seuls blancs. A la différence de Chanderi il y avait énormément de touristes indiens donc… au moins 100 selfies par jour (je n’exagère pas) pour satisfaire les touristes qui nous trouvent bien plus extraordinaires que leur propre patrimoine culturel !

Jour 11 : Un petit indien la veille fort sympathique nous avait proposé de nous conduire à Maheshwar avec sa voiture pour 1000 rs. On a dit oui ! Donc nous voilà en route pour Maheshwar par des petites routes de montagnes et des villages magnifiques. Arrivés à Maheshwar le 24 décembre et pris de notre chambre au Hansa Heritage (meilleure chambre en rapport qualité prix de notre séjour !) réservé sur internet pour 1650 rs en cette nuit de réveillon. Maheshwar est un concentré de beauté. Le palais, les gaths, la Narmada… les ruelles ! Tout y est beau et agréable ! En guise de repas de Noel nous avons dîné dans un resto musulman un peu à l’écart de la ville vraiment succulent !

Jour 12 : Bus pour Omkareshwar avec arrivée vers 12 h et prise de notre chambre au Narmada Resort (hotel du gouvernement) 1827 rs la nuit + petit dej : très agréable, situé en hauteur avec chambre et son balcon offrant la plus belle vue sur Omkareshwar. Nous avons visité la ville et ses temples dans l’apres midi avec petit tour en bateau sur la Narmada. C’est bien moins « beau » que Maheswar à mon goût mais c’est à faire indéniablement puisque situé à seulement trois heures.

Jour 13 : Nouvelle journée à Omkareshwar où nous avions prévu de prendre un train à Khandwa à 22 h pour arriver à Mumbai le lendemain à 7 h 30 (N°12154 / HBJ LTT SUP EXP) Nous avons pris un bus vers 17 h d’Omkareshwar avec arrivée à Khandwa vers 20 heures. Ville impayable ! Pas un blanc… encore moins souvent qu’ailleurs ! Souvenirs de resto et de chai inoubliables avec une gare ressemblant à la cour des miracles (vaches, ânes, oiseaux au milieu des familles emmitouflées dans leurs couvertures et dormant à même le sol…) Jour 14 – 15 et 16 à Mumbai que j’adore…

Franchement : ce voyage restera l’un de mes plus beaux en Inde. J’ai ADORE le Madhya Pradesh et la gentillesse de ses habitants. On sent vraiment qu’il y a peu de touristes et que les gens sont vraiment contents, flattés, presqu’honorés que des blancs viennent les visiter. On a fait l’objet d’attentions extrêmement bienveillantes dans tous les bus où tout le monde se donnait du mal pour que l’on puisse s’assoir. Bien souvent, notre présence suscitait des attroupements spontanées d’enfants, de vieillards, badauds qui s’arrêtaient juste pour nous observer et nous scruter et… pour les plus téméraires (il y en avait pas mal quand même !) nous demander d’accepter d’être pris en photo à nos côtés.

Mes coups de cœur : Orccha, Mandu, Maheshwar et surtout Chanderi. Si c’était à refaire, je ferai largement l’impasse sur Bhopal qui ne vaut pas tripette en comparaison des autres sites. Mieux vaut passer 3 jours à Chanderi, ou Orccha ou deux à Maheshwar que… Bhopal qui est une grande ville sans grand inétrêt et où les monuments ne sont pas transcendants…

Côté hébergement, les prix étaient assez élevés pour les hotels gouvernementaux que j’avais réservés à l’avance car j’avais peur d’un manque de disponibilité. Je pense ne pas m’être trompé car à Mandu et Omkareshwar : les hotels étaient full (beaucoup de touristes indiens et il y en aura de plus en plus à l’avenir). Mais … il y a bien sûr des guest houses bien moins chères mais à des prix supérieurs que dans le reste de l’Inde tout de même.

Côté température à cette saison : couvrez-vous !!!! Sac de couchage chaud indispensable pour les trains et les hotels (aucun chauffage nulle part et ça caillait vraiment !!!). Nous avions 18-23 degrés max l’après midi mais…. 8 degrés dès la nuit tombée (c’est-à-dire à 18 heures) de Orccha jusqu’à Mandu.

Ce n’est qu’à Maheshwar et Omkareshwar que j’ai pu me mettre en tee shirt au soleil l’après midi. J’avais avec moi deux damarts, une polaire, une veste de sweet à capuche et un coupe vent : c’est simple, jusqu’à Maeshwar je les ai mis tous les jours et les nuits j’avais vraiment froid… bien qu’en duvet.

Heureusement qu’à Bombay les 30 degrés étaient au rendez-vous et que j’ai pu retrouver mes havaianas et mon bermuda avec plaisir !!!!
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
AL Aleph240758 Veteran ·
ohhh !! merci beaucoup Gilles, ça y est j'y suis déjà ...la fin octobre va être longue à venir ...mais rêver c'est heureusement possible tous les jours !!!oui moi aussi Omkareshwar ne m'a pas emballé et je n'y retournerai pas cette année je préfère rester un peu plus à Mandu ou Maheshwar. Je serai très intéressée par l'adresse de ce resto car je n'en n'avais pas trouvé un lieu extraordinaire où les blancs ne vont pas dans le TAMIL NADU , les gamins avaient peur de m'approcher en attendant le bus c'est Kalugumalai, temple Jain avec des sculptures ++++++ , petit village aux maisons bleues, le gardien du temple fait le guide et c'est super il faut compter 2h de bus de Tirunelveli, c'est perdu, je me demandai en route où j'allais arriver, le bus était pratiquement vide, le route était devenue un chemin et au bout ...presque un miracle cette petite ville heureusement que l'on arrive à trouver les endroits comme ceux-là perdus et magiques !





pour Deogarh je projette d'y passer une journée au départ de la GH de Prampur est ce possible d'y aller en bus sinon en taxi? de Sanchi je voudrais aller à Udaigiri et de Bhopal à Bimbekta et Bhojpur , connais tu ces endroits ? merci encore
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
GI Gilloug Veteran ·
Avec plaisir !

Je pense que pour te rendre à Deogarh, le mieux est de prendre un bus pour lalitpur et une fois à Lalitpur de négocier un taxi aller-retour pour la visite et retour en bus à Chanderi le soir depuis Lalitpur (nombreux bus toutes les heures).

Sinon, oui négocier avec la guest house de Pranpur.

je n'ai pas eu le temps d'aller à Udaigiri mais je sais que ca en vaut le peine d'après Ragga et d'autres membres. Ragga a écrit que ca se faisait en vélo depuis Sanchi.

Pour Bimbekta et Bhojpur tu peux organiser une excursion au départ de Bhopal et faire les deux site dans la journée.
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
AL Aleph240758 Veteran ·
Merci c'est ce que j'avais envisagé pour Sanchi , visite à vélo d'Udaigiri et pour Bhopal visite à la journée des alentours merci pour les infos pour Déogarh
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
FA FabGreg Globetrotter ·
de Sanchi je voudrais aller à Udaigiri et de Bhopal à Bimbekta et Bhojpur , connais tu ces endroits ?

Les temples excavés d'Udaigiri sont quand même plus proches de Vidisha.

De Sanchi, on peut rejoindre Vidisha en autocar, ou même en train (arrêts fréquents à Vidisha, plus rares à Sanchi).

De la gare routière de Vidisha, on peut prendre un autre autocar vers le Nord, se faire déposer à l'embranchement pour Udaigiri, les grottes étant à un peu plus de 3 km. Pour ma part, j'ai marché de l'ordre de 2 km avant d'être pris en auto-stop. J'ai eu moins à marcher pour le retour, mais il est préférable d'avoir son propre transport.

Pour Bhimbekta, on peut prendre un autocar entre Bhopal et Hoshangabad sur la NH69 jusqu'à un embranchement quelque 500 m au nord-ouest d'Ankalpur. De là, il y a encore 3 km (attention aux marcheurs, cela monte !) via une route d'accès soumise à péage. Des motards attendaient le client au guichet de péage quand j'y suis passé en mars 2012. Donc possible de visiter ce lieu "en chemin", par ex. de Bhopal à Omkareshwar où j'étais arrivé en fin d'après-midi.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Salut Gilles 😉

Merci pour ton "carnet pratique"

Si je peux me permettre quelques remarques/améliorations

gare de Hazzrat Nizzamudin ... train ... à 6h40 pour Jhansi ... arrivé à l’heure à midi pile. (Train 12650 / KTK SMPRK K EXP – 550 rs à deux)

Sinon il y a "plus rapide", le Shatabdi Express depuis la gare de New Delhi (6h15) avec arrivée à Jhansi à 10h48. Il passe aussi à Agra (8h12) et Gwalior (9h35). Terminus à Bhopal (14h05). Probablement plus cher. J'avais payé, en décembre 2013, 755Rs petit déjeuner à bord inclus.

se taper Orccha – Deogarh en transports publics, puis Deogarh – Chanderi toujours en transport public en une journée relève presque de l’impossible… !

De Jhansi à Lalitpur ça ne devrait pas poser trop de problèmes. En train ou en bus. Il y a un peu moins de 100Km.

Mais de Lalitpur à Deogarh c'est vraiment pas facile. J'ai essayé de me renseigner sur l'horaire du ou des bus qui s'y rend(ent). J'ai fini par affréter un "taxi" pour un aller-retour avec 3 heures sur place pour 1.000Rs.

il y a de nombreux bus au départ d’Orchha pour Lalitpur (3-4 heures), où l’on change et prend facilement un bus pour Chanderi (1h – 1h30 de trajet) à l’attention de ceux que ça intéresse de voyager en petit budget.

Tiens il y a des bus qui partent d'Orchha maintenant 😮 tu voulais certainement dire : Jhansi, non ?

Le bus de Lalitpur à Chanderi c'est plutôt galère 😕 Il faut compter 2 heures sur une "route" ... euh ! sur une piste défoncée. Et quand en plus on récupère tous les passagers du bus précédent qui a dû casser sa suspension ... 🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️

A Chanderi, à part l’hotel gouvernemental dont j’avais lu pis que pendre sur le forum, il y a une guest house « responsable » où nous avions réservé à l’avance.

Il y a un bon hôtel au centre de Chanderi, le Shrikunj, 1.000Rs la chambre avec eau chaude en boiler dans la salle d'eau mais pas de restaurant !, calme, à deux pas de la vieille mosquée qui n'est plus en fonction.

L'hôtel gouvernemental c'est le Tana Bana à environ 1Km de la ville sur la route de Pampur et de Lalitpur. J'y suis allé manger deux soirs, très bon, car en ville j'ai rien trouvé comme restaurant si ce n'est une ou deux gargotes à la "gare" des bus.

Muzaffar Ahmad Ansari

C'est effectivement l'homme à rencontrer à Chanderi. Son livre, sobrement intitulé Chanderi, est excellent et coûte 2.400Rs. Son seul défaut est l'absence d'un plan indiquant les très nombreux bâtiments à voir dans la ville et dans ses environs.

L’immense Bouddha sculpté dans la falaise !

J'ai pas vu de statue de Bouddha mais une statue de Rishabhnath, le premier Tirthankara (maître) du jaïnisme.



Faut dire que dans son livre, Muzaffar Ahmad Ansari compare cette statue aux colossales statues de Bouddha détruites en Afghanistan 😮 Il écrit qu'elle mesure 45 feet (près de 14M, la hauteur d'un immeuble de 4 à 5 étages) 😮 la moitié me semblerait plus correcte, et encore. 😛

Nuit au Gateway Retreat - Sanchi

Est-ce que la proximité de la voie ferrée n'engendre pas trop de nuisances sonores la nuit (Sirènes des trains passant à vive allure) ?

Vers 13 h et après avoir déjeuné nous avons pris un bus pour Bhopal (3-4 heures de trajet).

Moi j'ai noté 1h40 de trajet. Sanchi est à environ 45Km de Bhopal.

Encore merci pour ton carnet de voyage sur une partie du Madhya Pradesh 😉
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
FA FabGreg Globetrotter ·
Moi j'ai noté 1h40 de trajet. Sanchi est à environ 45Km de Bhopal.

J'ai la même expérience.

Les encombrements routiers dans Bhopal peuvent porter le trajet à 2 h, mais guère plus.

En train, c'est 46 km.

Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
GI Gilloug Veteran ·
Salut Ragga ! Oui tu as raison sur toute la ligne (as usual ^^) ! Mea culpa ! Je ne note rien de pratique dans mon carnet si ce n’est les textes que j’ai publiés et ma mémoire me joue de nombreux tours sur les détails que tu fais bien de corriger !

Sinon il y a "plus rapide", le Shatabdi Express depuis la gare de New Delhi (6h15) avec arrivée à Jhansi à 10h48.

J’avais vu le train dont me parles mais… il était déjà complet au moment de ma réservation.

tu voulais certainement dire : Jhansi, non ?

Tu as raison, je voulais dire Jhansi et non pas Orccha pour les départs vers Lalitpur.😎

Concernant un bus de Lalitpur à Deogarh… je me demande tout simplement s’il en existe un qui s'arrêterait devant le sanctuaire car… quand on arrive devant le site c’est vraiment la fin de route et je ne pense pas qu’il y ait assez de passagers pour se rendre là-bas ! Si le bus nous arrête au dernier petit hameau avant le début de la route qui serpente jusqu’au site : alors il doit bien rester 3 ou 4 kilomètres d’ascension à pieds .. !

C'est effectivement l'homme à rencontrer à Chanderi. Son livre, sobrement intitulé Chanderi, est excellent et coûte 2.400Rs. Son seul défaut est l'absence d'un plan indiquant les très nombreux bâtiments à voir dans la ville et dans ses environs.

Oui il a essayé de me le vendre mais… à ce prix-là je l’ai gentiment éconduit !

Tirthankara (maître) du jaïnisme

😇

Est-ce que la proximité de la voie ferrée n'engendre pas trop de nuisances sonores la nuit (Sirènes des trains passant à vive allure) ?

Aucun souvenir de nuisance mais… il te faudrait d’autres avis car j’ai le sommeil lourd ! 😛

Moi j'ai noté 1h40 de trajet. Sanchi est à environ 45Km de Bhopal.

Vous avez raison avec Fabrice. A ma décharge on s’est retrouvés 2 heures à l’arrêt dans un bourg en banlieue de Bhopal pour je ne sais quelle raison et je me souviens que de nombreux passagers ont changé de bus en gueulant contre le chauffeur.

Sans cet arrêt c’eut été plus court en effet !

Encore merci pour ton carnet de voyage sur une partie du Madhya Pradesh 😉

J'ai envie de dire "avec plaisir" mais c'est plutôt moi qui te remercie de tes posts qui m'ont bien aidé avant le départ !
Si l'on ne meurt qu'une fois...alors vivons à l'infini!
CH Chris70 Regular ·
Gilles

En lisant ta remarque sur les transports en commun pour Deogahr plus ton ressenti plus que moyen sur le site dans un autre message, je me demande si tu n'as pas raté le temple gupta desavatara du 5e ou 6e siècle et que tu n'as pas vu seulement l'ensemble jaïn au dessus de la colline. Le site gupta est quasi dans le village ... Et pas du tout au bout de rien comme le sont les temples jaïns (encore que de là en partant sur la droite dans les bois par un chemin on arrive à la Betwa et aux falaises sculptées.

Si tu n'as pas vu le temple gupta c'est dommage car c'est lui qui justifie le déplacement. Les temples jaïns sont un petit plus pour "amortir" le déplacement et faire d'une pierre deux coups.

J'ai vu que tu prépares un Rajasthan Gujarat. J'y répondrai plus tard car j'ecris de ma tablette avec un doigt donc pas simple mais ton projet me parait un peu ambitieux avec des sites fort éloignés alors qu'il y a des merveilles assez proches .... que tu zappes. Je suis allée deux fois au nord du Gujarat sans m'y ennuyer et sans faire tous ces km. Connais tu déjà un peu ou c'est une première ???

Christine
AL Aleph240758 Veteran ·
Bonjour Christine, j'avais noté l'adresse d'un archéologue qui parlait de tous les sites en Inde et je n'arrive plus à retrouver la trace .....pourrais tu me redonner l'info merci marie

ohh !! ça y est j'ai retrouvé donc si cela intéresse d'autres personnes http://puratattva.in

c'est une mine d'or enfin de renseignements

merci encore Christine !! de tous tes bons plans
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir... Paulo Coelho
PA Parvat Globetrotter ·
Merci Gilloug!!!! 🙂 Merci à tous pour vos précieuses infos! A l'année prochaine! 😎
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
PA Parvat Globetrotter ·
Trop bon ce carnet! A lire et à relire sans modération 😎
Fainéanter dans un monde neuf est la plus absorbante des occupations... (N.Bouvier)
BE Bernarddd ·
Merci pour la visite! 🙂

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