Pour des raisons professionnelles je ne peux me rendre en Inde qu'au mois de mai. C'est vrai, il fait très chaud, mais ni ma femme, ma fille (18 ans), mon fils (14 ans) et moi n'avons pas été incommodés par la chaleur. Le plus difficile à cette époque est de marché nu pied lors des visites des temples. Un autre problème était, par cette chaleur, de trouver le sommeil. Ils trouvaient qu'il faisait beaucoup trop chaud, mais heureusement il y a la clim. La première fois que je me suis rendu à Pondy, c'était pour assister au mariage de ma petite nièce et je suis tombé sous le charme de cette ville qui, par bien des côtés, me fait oublier que je suis en Inde (en particulier le nom des rues inscrit en Français), surtout lorsque je me promène dans "la ville blanche". Il y a deux villes en Inde qui m'ont marqué profondément et ce pour des raisons différentes: Pondy et Varanasi et dans les deux cas, j'ai des difficultés à les quitter. Ce que j'aime à Pondy est très difficile à expliquer: d'abord c'est un sentiment de plénitude, ensuite flâner dans la ville, de la découvrir, de parcourir le marché (alors qu'en Belgique je n'y vais jamais les pieds et que pour parcourir 500 mètres je prend bien souvent la voiture), visiter les environs et de temps en temps "manger français". Chaque fois que je vais en Inde, m'a première étape est Pondy avant de visiter d'autres régions. Il est vrai, que je suis peut être privilégié à Pondy, je parcours la ville en compagnie de pondichériens (des membres de la famille de ma petite nièce). Enfin, et pour être tout à fait honnête, ma femme et mes enfants, n'ont pas du tout aimer l'Inde - et Pondichéry en particulier - et refusent d'y retourner. Lors de mon premier voyage en Inde pour le mariage, nous formions - outre ma petite nièce - un groupe de 18 personnes (composé en majorité de britanniques et d'américains - à part ma famille), à la fin du mariage - et à ce moment on n'avait pas encore quitter une seule fois Pondy, la moitié du groupe (dont ma propre famille) voulait quitter l'Inde au plus vite et l'autre partie voulait continuer le voyage. C'était la première fois que ma femme et mes enfants quittaient l'Europe et ils n'ont pas supporté de côtoyer d'aussi prêt la misère et surtout la saleté. A la fin de cette réponse, je me sens mal à l'aise car je sens que je n'ai pas trouvé les mots justes pour déclarer mon "amour" de Pondichéry...
Alain