Indonésie: Java, sur les pentes du volcan Kawah Ijen avec les porteurs de soufre
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Admirer des paysages volcaniques à couper le souffle tout en rencontrant les vaillants porteurs de soufre, voilà ce que permet de découvrir une randonnée sur les versants du volcan Kawah Ijen, un volcan situé sur l'île indonésienne de Java. De la beauté des panoramas au respect qu'inspire le labeur des forçats du soufre … Un récit complété ensuite par la rencontre d'autres travailleurs, ceux des plantations de café et d'hévéas des terres fertiles, au pied de l'imposante montagne volcanique.

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Un réveil en pleine nuit qui vous tire du lit à 3 heures du mat … cela à de quoi vous faire lever d'un mauvais pied ! Sauf si la journée qui débute prévoit des découvertes et des rencontres hors du commun. A priori, c'est ce qui est annoncé pour ce jour de dépaysement parmi les hauteurs de cette région située dans la partie Est de l'île de Java. Le petit déjeuner sera vite avalé, déjà notre 4x4 nous attend pour le départ de l'aventure.



La nuit tropicale est douce et sombre, seuls quelques éclairages blafards tranchent dans le noir de la nuit. Il y a bien ces quelques scooters et ces fourgonnettes qui toutes se dirigent vers le centre ville de Ketapang, probablement en direction du marché local où les gens commencent toujours à s'activer de très bonne heure. Ma photo, prise à la volée depuis notre véhicule est certes floue : le manque de luminosité, l'effet de vitesse … mais finalement elle rend bien compte de notre état de conscience du moment qui hésite entre un demi-sommeil et un demi-éveil nous avons les yeux encore embrumés par cette nuit de repos, un peu courte !

Côté ambiance sonore, se mêlent le bruit des véhicules pétaradants et l'appel à la prière du muezzin dont les chants nasillards retentissent dans les rues de l'agglomération. Passé le centre ville, voilà que notre conducteur vire vers la droite en prenant une route qui serpente tout en s'élevant progressivement. Maintenant la ligne d'horizon devient plus claire et prend en seulement quelques minutes une splendide teinte rose orangée, le ciel étant en partie dégagé entre un fin croissant de lune et quelques bancs de brume.



A présent le trajet vers les sommets nous fait traverser une forêt. Une succession de virages et les phares de notre 4x4 d'éclairer d'une lumière dorée les bords de cette route particulièrement sinueuse : de hauts arbres tropicaux, des lianes et d'impressionnantes fougères géantes.

La clarté du jour naissant arrive vite sous ces latitudes. Il fait tout à fait jour lorsque nous arrivons au terminus de la route, au poste de Pos Paltuding : un sol de terre et de cendres en guise de parking, quelques abris et hangars et un panneau indicateur. Il souhaite en indonésien la bienvenue aux visiteurs : « Selamat Datang ... ». On pourrait le traduire au sens figuré : « et maintenant, pour l'ascension, bon courage à vous ! » En effet, la randonnée/grimpette qui nous attend va durer environ 1 heure et demi avec un tracé constamment en pente sur 3 kilomètres …



Même si le début de la piste paraît facile, un large chemin en léger faux plat, il faut gérer sa « course » sur le flanc de cette montagne volcanique et surtout ne pas partir trop vite … Parmi les randonneurs, certains s'équipent de bâtons de marche, ça aide un peu, enfin surtout pour le mental. Ainsi les pas se succèdent et crissent sur ce sol de cendres et de graviers sombres.

Sur les pentes de ce volcan Kawah Ijen, il n'y a qu'un seul chemin en direction du cratère, les randonneurs d'un jour doivent donc le partager avec les travailleurs du soufre … et cela à l'intéressant effet de faciliter les contacts.



Quelques sourires en guise d'introduction et voilà que j'engage la conversation avec mon voisin de marche. Il s'appelle Jatim. Lui n'est pas en balade découverte mais il est là pour gagner sa vie et celle de sa famille. « Ça fait 10 ans que je travaille ici » me dit-il. « Deux fois par jour je grimpe et transporte du soufre, tous les jours sauf le vendredi ... » (jour de prière, il est musulman). « Avec ce chariot, je porte environ 200 kilos de soufre à chaque trajet ». L'homme est décontracté et souriant, il débute sa journée et n'est sans doute pas encore harassé par ce travail épuisant. Comme on le constate, il est chaudement habillé : bonnet et sweat-shirt, les petits matins sont relativement frais sur les pentes du volcan et c'est tant mieux pour tout le monde, travailleurs et randonneurs … ces bonnes conditions de température sont idéales pour cette ascension.

A mesure que l'on monte, les rencontres se multiplient comme avec cet autre ramasseur de soufre, lui, il marche pieds nus, étonnant et courageux !





Ou encore cet autre qui lui, descend déjà ses paniers chargés de blocs de soufre. On imagine qu'il a du partir bien avant la levée du jour car il n'est que 6h 15 du matin. Ainsi certains de ces ramasseurs débutent leur journée dès 3 heures du matin, cela leur permet s'ils sont suffisamment résistants d'effectuer jusqu'à trois voyages par jour.

Faux-plats, courbes, pentes, virages, raidillons, lacets et encore montées … je vous épargne l'énumération de tous les tronçons de ce tracé à l'assaut de ce versant abrupte.



Arrive maintenant un lieu où la plupart des grimpeurs, ouvriers du soufre ou visiteurs, font une pause sur ce parcours. C'est comme un camp de base, en haute montagne. Autour de cet abris de fortune, chacun peut reprendre son souffle comme ce porteur, bouche ouverte et traits tirés. Un visage qui exprime déjà une certaine fatigue après seulement une partie de l'ascension et à vide ! De l'air également, ces pneus de chariot en ont besoin, un meilleur gonflage permet de mieux rouler une fois le chargement effectué. D'autres s'hydratent à gorge déployée ou se restaurent d'un bol de riz ou d'une banane. A proximité, il y a deux compères qui fument chacun leur cigarette les fumeurs comprendront facilement ce petit plaisir mais c'est encore une agression pour leurs poumons déjà fragilisés par les vapeurs volcaniques, si toxiques. Pour nous tous, il vaut mieux que l'arrêt ne s'éternise pas trop longtemps, on risquerait d'y perdre le rythme de la montée.



Parvenue à ce point du chemin, le paysage s'ouvre sur les alentours. Malgré la brume matinale, les sommets volcaniques environnants se dévoilent. Il y là, juste en face, la haute silhouette du Merapi (2800 mètres) ainsi que celle encore plus haute du volcan Raung (3332 m), le Kawah Ijen culmine, quant à lui, à 2368 m. Allez ! Encore quelques efforts pour y parvenir, du moins au bord du cratère.



Et pendant ce temps, il y en a qui bosse vraiment dur. Tractant, poussant puis retenant leur lourd chargement. Je m'écarte du passage laissant la totalité du chemin à ce travailleur. Ici, la priorité n'étant pas seulement à ceux qui montent … mais bien à ceux qui travaillent et quelque soit le sens !

De la brume à … un nuage qui fleure l'humidité mais surtout fortement le soufre. Son opacité tamise encore plus les rayons de ce soleil matinal. Voilà un aspect qui séduit l'amateur de photo que je suis. Pas mal l'effet de ces arbres sur le relief émoussé de ce versant. Le voile de brouillard qui nimbe ces arbres n'est pas sans m'évoquer l'aspect d'une estampe (chinoise) javanaise … avec imagination, bien sûr !



Il nous faut encore gravir une dernière pente … et ça y est, on est maintenant en vue du cratère de ce fameux Kawah Ijen. Il est tout juste sept heure du matin et on est presque surpris d'y être enfin arrivé tout en haut de cette crête, on s'en faisait une telle montagne de cette grimpée !



La vue est à couper le souffle, vraiment, dans tous les sens du terme ! En contrebas, par intermittence, les fumerolles émanant du volcan nous laissent entrevoir un grand lac bleuté. Il ne suffit plus que le soleil soit un peu plus généreux pour parfaire le tableau. Quelques minutes plus tard et quelques pas de plus sur cette crête, voilà que la vue se dégage sur cet étonnant lac volcanique, le plus acide du monde avec un pH à 0,2, les chimistes comprendront ! Une étendue lacustre qui s'étend sur 600 mètres et qui à une de ses extrémités à été canalisée par un parapet. Il empêche l'eau acidifiée de se déverser en trop grande quantité dans les ruisseaux des versants du volcan. Le volcan est toujours actif et crache ses émanations de gaz toxiques : dioxyde de soufre, sulfure d'hydrogène et autre gaz chlorhydrique ... c'est dans cette atmosphère particulièrement nocive que travaillent nos galériens du soufre. On les aperçoit tout en bas sur la photo, au bord du lac, comme de minuscules silhouettes s'activant au milieu des vapeurs sulfureuses.





Une vue prise avec le zoom permet de mieux les distinguer. Là, nos vaillants mineurs creusent à la barre à mine les concrétions de soufre, les détachant des parois en de gros blocs. Un système de canalisations a été installée à même la roche afin de concentrer les vapeurs soufrées émises à environ 200°C, cela permet d'accélérer le processus de cristallisation et de concrétion du soufre … de là à dire que le travail est devenu facile, qui oserait l'affirmer ! Car après avoir détaché les plaques de soufre, il faut les remonter ! En regardant la verticalité et le dénivelé … on souffre déjà à imaginer le labeur inhumain des porteurs avec ces 60 à 80 kilos de soufre juchés sur les épaules. Il faut les voir accéder après de tels efforts sur les hauteurs de la crête. Les traits marqués et le souffle court.



Même si pour chaque photo prise je demande à ces travailleurs leur autorisation, une hésitation me traverse à ce moment l'esprit. Est-ce bien correct de les photographier ? N'est-ce pas un peu de voyeurisme ? Enfin, prenons le comme un témoignage sur ce travail digne d'une autre époque et ayons avec beaucoup d'humilité un grand respect pour ces hommes qui forcent notre admiration.





Devant moi apparaît maintenant cet homme au visage presque détendu (photo ci-dessus), il marque un arrêt le temps de la photo. Je suis surpris par la relative fraîcheur de son apparence … incroyable, il ne donne pas l'impression d'être fatigué ! Sans doute l'effet de l'entraînement et d'une parfaite condition physique. Je vois dans un de ses paniers qu'il dispose d'un masque protecteur vis à vis des fumerolles nocives quand beaucoup de ses collègues ne se protègent seulement qu'avec un simple foulard posé devant leur nez et leur bouche !





Ici, sur cette partie de la crête, les ramasseurs de soufre se rassemblent avant de descendre avec leur chargement. Certains s’attellent à marteler les blocs afin de les diviser en morceaux de plus petites tailles. De cette façon, ils sont plus faciles à transporter dans les paniers ou dans les sacs posés sur les chariots et puis ainsi, on peut en transporter un peu plus à chaque parcours. Le salaire n'en sera que plus important ...

Depuis le début de l'observation du va-et-vient de ces travailleurs, une interrogation me brûle les lèvres : mais combien peuvent gagner ces pauvres larbins ? Par décence, je ne me vois pas leur poser directement la question mais la réponse me viendra finalement de notre accompagnateur. Ce soufre qui est destiné à l'industrie chimique, cosmétique ou du médicament … leur est payé 1000 roupies indonésiennes le kilo. Et donc en faisant la conversion, cela donne en euro à peine 5 euros pour une charge moyenne de 70 kilos. Soit pour deux parcours journaliers, autour de 10 euro quotidien ! Avec les chariots portant 200 kilos de soufre cela fait plus, bien sûr. Une somme qui peut paraître dérisoire au vu de la pénibilité de ce travail mais cela représente aussi un salaire journalier plus élevé que celui d'autres ouvriers indonésiens travaillant dans l'agriculture ou le bâtiment.



Lors de la descente, le hasard nous a fait croiser à deux reprises ces deux ramasseurs . Le jeune porteur que l'on voit à gauche semblait avoir quelques difficultés à communiquer mais il avait la bravoure et la volonté de vouloir surmonter son handicap en effectuant ce travail pour gagner sa vie. Alors qu'il marque un arrêt, juste le temps de faire pivoter la charge d'une épaule à l'autre, j'ai compris qu'il voulait me signaler qu'il préférait le transport du soufre sur ses épaules que par l'utilisation d'un chariot.

A chacun ses préférences, car le ramasseur que l'on voit à droite sur la photo, Arsono de son prénom, m'a confié être particulièrement satisfait de ce moyen de transport à roues. Et pour me le prouver, le voilà qu'il me montre une de ses épaules dont la peau était toute tuméfiée par des années de port de ces satanés paniers de soufre … comme des stigmates du portage de soufre. « Je dois bien avoir près de 230 kilos de soufre sur ce chariot » me dit-il fièrement.

L'introduction il y environ deux ans des chariots a permis l'extraction de quantités plus importantes de soufre par cette armada d'ouvriers, on serait ainsi passé d'environ 14 tonnes extraites auparavant à quelques 20 tonnes de soufre « récoltées » annuellement. Ensuite, Arsono me vente l'option indispensable de ces chariots : les freins ! Car dans les passages très pentus, sans ces fameux freins, le poids du chargement aurait vite fait d'entraîner vers le ravin la précieuse cargaison de soufre …

Afin d'avoir un petit aperçu de ce que représente le travail d'Arsono, spontanément, je lui demande si je peux prendre son chariot en mains … sur quelques mètres, je ne suis pas fou ! Il sourit et me dit « Ok ! ». Le faux plat est doux ici, ce sera parfait pour tenter l'expérience. Déjà, il faut soulever la charge avant de la pousser d'un bon coup de rein … et encore c'est un faux plat descendant, puis après, bien tester les freins qui grincent afin d'être prêt à un emballement soudain de l'engin. Bon, quelques mètres m'ont suffit … je dois manquer de technique et surtout d'entraînement, quel labeur de forçat ! J'avoue que je n'ai pas demandé à l'autre compère d'essayer de porter ses paniers sur mes épaules … trop dur, j'en serais certainement bien incapable. C'est tellement plus lourd que mon petit sac à dos !

L'ambiance de ces rencontres entre porteurs et randonneurs se déroule dans la bonne humeur et les échanges sont spontanés et sympathiques. Il n'y pas ici, enfin pas encore, l'obligation de « payer » chaque photos prise … bien entendu, les « héros » du soufre apprécient quelques gestes de la part des visiteurs : un peu de nourriture, un objet ou de l'argent … Pas très enclin, par principe, à monnayer ces rencontres, je préfère remercier par de petits gestes. Je n'ai pas grand chose à offrir dans mon sac mais finalement l'un me remerciera de lui donner une pomme et l'autre un paquet de biscuits qu'il dévorera lors d'une pause. Pour ces porteurs, un autre moyen d'arrondir un peu leurs fins de mois est de proposer aux visiteurs d'un jour quelques sculptures sur bloc de soufre. Un souvenir artistique aux effluves d'un drôle de parfum.



-- Descendre les pentes du volcan est bien entendu plus facile que de monter … enfin, presque ! Certes on fatigue moins mais il faut tout de même faire très attention, le dénivelé par endroits vous entraîne et la piste est recouverte de graviers volcaniques qui ont la fâcheuse tendance à rouler sous les semelles. D'une glissade à une chute, certains en font parfois l'amère expérience ! Et là, il y a toujours un ramasseur de soufre dans les parages qui avec son chariot vide propose de jouer les taxis. Transporter un randonneurs ayant chuté ou épuisé rapporte certainement plus que le transport du soufre !

Au fait, certains d'entre vous doivent se demander qu'elle est la difficulté réelle de cette randonnée/découverte du Kawah Ijen ? J'ai envie de vous faire une réponse tout en nuance dite de Normand (que je ne suis pas !) ou de personne née sous le signe de la Balance (ce que je suis !). Tout dépend de votre condition physique et de votre état de santé … Si vous êtes amateur de courses en montagne de plus de deux heures, vous ne trouverez aucune réelle difficulté à cette randonnée, la pente est régulière et la piste souvent large et en bon état (par temps sec). En revanche, si vous n'utilisez pour vous déplacer (volontairement ou sous contrainte physique) que votre voiture ou les transports publics et que vous choisissez à chaque fois qu'ils se présentent, les tapis roulants, les escalators et autres ascenseurs … alors là, une montée vers la crête du volcan pourra vous paraître une véritable épreuve !

-- Suite du récit avec la rencontre d'autres travailleurs des contreforts du volcan -->
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Seconde partie :

Aux abords du volcan … avec les travailleurs des plantations.

Poursuivons nos rencontres avec les travailleurs des versants volcaniques de l'Est de Java, mais un peu moins en altitude. Maintenant nous sommes au milieu de terres fertiles et tempérées en compagnie des ouvriers des plantations, notamment de café.



C'est l'après-midi, et sous ce hangar on décharge les sacs de café récoltés dans la matinée. L'ambiance est laborieuse certes, mais également presque joyeuse avec toutes ces ramasseuses de café qui rigolent de nous voir être si attentifs à leur récolte. La fin de leur journée de travail doit leur faire oublier la fatigue ! Le café à Java comme dans toute l'Indonésie, c'est une vielle histoire datant de l'époque des colons hollandais. Depuis, cette culture s'est perpétuée et l'Indonésie est de nos jours le troisième producteur mondial de café après le Brésil et la Colombie. Toutes les étapes de la culture du café jusqu'à sa torréfaction vont par la suite nous être expliquées en détails. Peno sera notre accompagnateur et il en connaît un rayon en la matière, 35 ans de métier ici à Kaliklatak, ça vous donne une certaine expérience.



Après la récolte, le fruit des caféiers qui ressemble à des cerises sera séché et débarrassé de son enveloppe pulpeuse pour ressembler de plus en plus aux grains que nous connaissons. Une autre étape consiste à trier les grains en fonction de leur calibre et de leur aspect, « Toujours manuellement ! » nous précise Peno, une exigence indispensable pour obtenir un nectar de qualité irréprochable. L'ultime étape avant que le café ne termine en mouture et en breuvage est bien sûr la torréfaction, soigneusement surveillée, elle répond a des critères bien précis.

La visite continue … mais maintenant au beau milieu de la plantation. Une exploitation immense qui s'étend sur plus de 1000 hectares de terre sur ce plateau pentu des contreforts volcaniques. Une piste chaotique chemine à travers champs, la camionnette bâchée qui nous transporte brinquebale en tout sens alors que nous traversons la pépinière. Des milliers de plants de caféiers en pots défilent sous nos yeux. Ils sont bien alignés et aussi protégés des rayons du soleil par une voûte d'arbres, des mimosas qui lors de la floraison doivent, on l'imagine, se parer de jolies fleurs jaunes.





La première halte est réservée à l'observation de plus près des caféiers de pleine terre. Certains sont en fleurs, de petites fleurs blanches exhumant un parfum connu pour évoquer des senteurs de jasmin. Quant aux café cerises, sa couleur tire du vert avant maturation au rouge (cerise) lorsqu'il est prêt à être récolté. Ici, nous affirme-t-on, les conditions sont idéales pour la culture d'un grand café, juste ce qu'il faut de chaleur et d'hygrométrie.

Notre visite nous fait continuer la montée vers les hauteurs de la plantation par un chemin qui devient, par endroits, de moins en moins carrossable, on est sans cesse ballottés de droite à gauche et d'avant en arrière … Heureusement, nous arrivons enfin au sommet du plateau, à Hargosonyo, le point culminant situé à quelques 850 mètres d'altitude.



Une tour de guet fait office de belvédère d'où le panorama s'avère immense. Assurément la vue vaut vraiment le coup d’œil ! Une ferme d'altitude en contrebas agrémente le premier plan mais le regard balaye aussi le paysage jusqu'à l'horizon. Au loin, malgré la brume de l'après-midi, on distingue le chenal qui sépare Java de Bali puis au-delà du bras de mer, il y a le relief montagneux de l'ouest balinais. La légende raconte que les premiers javanais à s'être aventurés jusqu'à cette île, qui leur était à l'époque encore inconnue, l'avaient appelé : l'île aux oiseaux. Ils n'avaient rencontré aucun habitant mais seulement des centaines d'oiseaux, d'où le nom donné.



Après cette balade en camion tout terrain, le moment est venu de faire une pause boisson. Alors, thé ou café ? Café bien sûr ! Avoir tant vu de caféiers ne vous donne qu'une envie : passer à la dégustation. Et Peno de nous servir la fameuse boisson.



Très appréciable au palais le café de Java, même si je trouve qu'un café servi dans des gobelets en plastique de couleur ne flatte pas le breuvage. Bon, c'est sans doute encore meilleur dans des tasses en porcelaine … mais j'oubliais que nous étions en mode champêtre ! La douce boisson chaude était accompagnée de petites crêpes locales, ma foi, délicieuses. Certaines étaient de couleur verte. Avec nos habitudes occidentales, on s'attendaient à ce qu'elles aient une saveur pistache … eh bien non ! Le parfum était plus végétal, à base de pandamus, une plante très utilisée en pâtisserie dans ces régions d'Asie. Euh ! …. je reprendrais bien une seconde crêpe au pandamus … et une autre tasse de café, même en gobelet coloré ! Merci Peno.



Sur le chemin du retour, toujours aussi chaotique, évidemment ! Nous rencontrons un autre camion, lui, il transporte des ouvriers vers le village, ils ont fini leur journée et nous adressent de grands gestes accompagnés de joyeuses exclamations.

Un peu plus loin, un homme en mobylette nous rattrape en espérant bientôt nous dépasser. On va vite en comprendre la raison : le nuage de poussières soulevées par les roues de notre véhicule l'incommode quelque peu, l'obligeant à se protéger le visage par un foulard. Pardon, mon brave !



Sur son deux roues, il transporte une impressionnante gerbe d'herbes fraîchement coupées, la botte est bien ficelée sur son porte bagage, en tout cas on l'espère pour lui. De l'herbe destinée sans doute à sa vache ainsi, quelques ouvriers de l'exploitation possèdent leur propre vache dans un enclos à proximité de leur maison.

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Dans cette plantation de l'Est de Java on cultive principalement des caféiers mais pas seulement ... Girofliers et canneliers sont également exploités sur ces terres. Mais c'est surtout la culture des hévéas et la production de caoutchouc qui va retenir à présent notre attention. Le chemin particulièrement poussiéreux serpente depuis quelques minutes le long d'une véritable forêt d'hévéas, l'occasion est trop tentante de faire un second arrêt pour en savoir plus sur cette production.



Peno sort maintenant ses ustensiles, une lame pour entailler l'écorce de l'arbre. Le coup de main est précis et la saignée provoque presque immédiatement un écoulement. Des « larmes » blanches s'écoulent le long du tronc. C'est cette précieuse sève que les ouvriers récoltent pour la fabrication du caoutchouc. Les troncs sont marqués afin de ne pas renouveler trop rapidement l'opération, au risque d'épuiser l'arbre. Des secteurs bien délimités sont attribués à chaque ouvrier qui lors d'une journée de travail récolte environ une vingtaine de litres de sève. L'écorce des hévéas avec ses différentes teintes a attiré mon objectif photo, le gros plan sur la vue de droite en est la preuve, un très bel aspect esthétique, on croirait à la vue d'un tableau de peinture abstraite ...

La suite de la découverte de l'élaboration du caoutchouc se fera en intérieur, dans les bâtiments dédiés à cette production. Une production qui est momentanément stoppée pendant quelques jours et ceci en raison de la baisse des cours du caoutchouc, enfin c'est la raison qui est invoquée …



Les grands bacs où l'on déverse la sève d'hévéa sont donc vides mais Peno est bien là, il va ainsi nous compter par le détail toutes les opérations nécessaires pour obtenir du caoutchouc. D'abord, faire précipiter la sève à l'aide d'un mélange d'acide formique puis placer les morceaux caoutchouteux obtenus à sécher dans un fumoir dont il nous ouvre à présent la porte. Ensuite, on presse les plaques avant de les conditionner en paquets enveloppés dans du papier blanc, ceux que l'on aperçoit en fond d'image (celle de gauche dans le montage).

Alors que la visite est sur le point de s'achever et après avoir ainsi fait ample connaissance sur les multiples tâches des ouvriers de cette plantation, une question me vient à l'esprit. Comme Peno est encore à mes côtés, j'en profite pour la lui poser, il doit bien avoir un avis sur le sujet : quel est donc le travail qui lui a paru le plus pénible sur cette exploitation ? Sans hésiter, il me confie : « Le travail de la culture des caféiers, la taille, l'entretien et le nettoyage des terrains... c'est dur ! ». Après 35 ans de labeur dans cette plantation, on peut lui faire confiance, son avis est bien le fruit d'une longue expérience.

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A proximité des ateliers de transformation de la sève et de l'usine de café sont alignés les maisons où habitent les travailleurs de la plantation. Quelques 400 personnes forment la troupe d'ouvriers de l'entreprise agricole. Il y a ici comme un petit village au sein de la propriété avec ses alignements de maisons, son école, ses lieux de cultes, son dispensaire et même une place pour le marché. Et si ces simples habitations sont propres et fleuries cela n'a rien à voir avec la luxueuse demeure située à l'entrée de la plantation.



C'est là dans cette grande habitation aux murs blancs que les colons hollandais résidaient. Une architecture coloniale décorée par des statues et une ébauche de temple typiquement javanais, on est bien sur une île indonésienne.

A peine sorti de l'enceinte de la plantation de Kaliklatak, on retrouve des grains de café et en nombre … en effet, devant plusieurs maisons bordant la route qui nous ramène vers le port de Ketapang, des millions de grains sèchent dans les cours.





Des maisons coquettes avec leurs teintes vives : du jaune, vert, rouge, violet, rose ou encore bleu. Ces façades bariolées très courantes dans la région sont le résultat des habitudes de leurs habitants dont une bonne partie est originaire de l'île voisine de Madura. Madura, une île de pêcheurs dont les bateaux traditionnels ont toujours été particulièrement colorés … ainsi la coutume a fait que leurs maisons soient décorées à l'identique, même ici dans cette région de Java.

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Entre Java et Bali … Du port javanais de Ketapang aux quais balinais de Gilimanuk, il n'y a que 5-6 kms de mer à parcourir. Je ne sais si c'est en raison des courants, des hauts fonds, de la marée ou de la simple lenteur du ferry mais cette traversée nous a paru bien plus longue que la trentaine de minutes annoncées.





Alors nous en avons profité pour observer le ballet des ferries aux couleurs locales avec cette inscription pub déclarant un amour immodéré à l'Indonésie … ou plutôt contempler la navigation de cette petite embarcation à voile, plus traditionnelle et bien plus élégante.

JSM Java Octobre 2016
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
BA Barefoot Veteran ·
Bonjour,

Très chouette récit: merci ! C'est un endroit qui ne peut laisser indifferent, j'en ai gardé des images plein la tête mais aussi un sentiment mitigé car le chemin qui mène au volcan est un lieu très fréquenté où se mêlent le touriste lambda et ces forçats du souffre. Mais il est vrai que le contact est facile, le temps d'une pause biscuit-eau-cigarette, les échanges sont intéressants. Ce sont des gens courageux, d'une extrême gentillesse et en depit de ce travail infernal, ils gardent le sourire.

Ce soufre qui est destiné à l'industrie chimique, cosmétique ou du médicament … leur est payé 1000 roupies indonésiennes le kilo. Et donc en faisant la conversion, cela donne en euro à peine 5 euros pour une charge moyenne de 70 kilos. Soit pour deux parcours journaliers, autour de 10 euro quotidien !

En 2012, j'entendais les mêmes chiffres : 1kg de soufre = 0,05 € = 5 €/jour = 80 € par mois. A titre de comparaison, le salaire moyen sur java est de 40 € par mois. Bon salaire mais à quel prix ? Difficile de regarder une allumette sans penser à ces travailleurs de l'enfer. Chouettes photos aussi.
FA Facoalfr Veteran ·
Bonjour merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos Bonne journée
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour la visite et les précisions concernant le salaire des porteurs de soufre et la comparaison avec le salaire moyen des ouvriers à Java.

A propos de cette découverte du Kawah Ijen, je ne sais si tu es allé jusqu'au bord du lac acide lors de ta visite ... et si tu as vu les étranges flammes dont certains parlent !

En effet, à la surface du lac, avec la chaleur ambiante les vapeurs de gaz ont tendance à s'enflammer spontanément en donnant des flammes bleues … féerique, parait-il !

Cependant ce phénomène ne s'observe qu'en nocturne …. aussi, pour pouvoir y assister, il faut gravir le volcan bien avant le lever du jour et difficulté supplémentaire descendre au bord de ce dangereux lac. La descente depuis la crête du volcan est particulièrement risquée, surtout de nuit, le passage très étroit est souvent glissant, sans parler des vapeurs toxiques que le vent fait tournoyer … les gardiens du volcan déconseillent fortement cette aventure car il y a déjà eu plusieurs accidents !
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Bonjour merci pour ce magnifique récit et ces superbes photos Bonne journée

Merci pour ce chaleureux commentaire. L'occasion pour moi de compléter l'illustration du récit avec une autre vue d'un de ces vaillants porteurs de soufre du Kawah Ijen.

Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
FA Facoalfr Veteran ·
+1
BA Barefoot Veteran ·
Bonjour,

Non, pas pu descendre sur les bords du lac, compte tenu de l'activité inhabituelle du volcan à ce moment là. Mais je me souviens encore de l'arrivée en haut du cratère: stupéfiant, un paysage lunaire et une vue magnifique. Les coulées de lave enserrent un lac bleu turquoise, dont la couleur est sans due à l'acidité de ses eaux, comme le montrent tes photos. Certains touristes venaient avec des masques à gaz, pas mauvaise idée en soi car malgré un foulard, l'air devenait vite irrespirable. Le truc genial à faire aurait été de donner ces masques aux courageux porteurs de souffre avant de repartir.
MA MaguyGau Regular ·
Merci beaucoup pour ce magnifique récit... On est sous le charme... C'est bien écrit, c'est bien décrit et cela fait rêver, d'autant que c'est dans notre projet pour mai-juin 2017. Puis-je savoir comment vous avez organisé la randonnée sur les pentes du Kawah Ijen, suivie (si j'ai bien compris), de la visite des plantations de café. (tour organisé ? proposition de l'homestay ? ou organisation personnelle ???). Quel est le coût approximatif ? Vers quelle heure avez-vous pris le ferry pour Bali ??? Merci Maguy
Quelques blogs de Maguy et Daniel : http://gauchet-bali.blogspot.fr/ http://gauchet-srilanka.blogspot.fr/ http://gauchet-cuba.blogspot.fr/ http://gauchet-namibie.blogspot.fr/
MI Midounette69 Veteran ·
Merci pour ce "petit rappel" sur les hauteurs du Kawah ijen 😛

oui oui, les Blue fire est un extraordinaire souvenir ! il m'aura fallu quitter Banyuwangi à minuit, et grimper dans le noir pour atteindre le sommet avant 4h du mat' et voir ces danseuses bleues, puis un superbe lever de soleil !

du beau spectacle dans un décor de travailleurs déterminés, mais il ya 2 ans, il n'y avait pas encore les chariots

😏
TL Tlabap00 ·
Nous revenons de cet endroit magnifique. Souvent bénéficiaires des informations trouvées sur ce site, nous donnons volontiers notre avis sur ce sujet. Nous sommes aussi partis depuis Ketapang à une heure du matin. La montée dans la nuit (en partant de l'altitude de la mer en 4x4, puis de 1800m à pied) n'est pas facile (cela monte pas mal jusqu'au camp intermédiaire, c'est moins difficile ensuite). Agés de 65 ans environ, nous avons tout de même atteint le sommet dans le temps indiqué. L'inconnue du chemin dans l'obscurité nécessite une bonne volonté pour atteindre l'objectif. Mais quel bonheur lorsqu'il est atteint. Mon épouse souffrant un peu de vertige, elle a renoncé à la descente dans le cratère. Toujours de nuit, cette descente nécessite un peu de concentration, mais n'est pas très difficile (en tant que Suisses, nous avons l'habitude de la marche en montagne!). L'observation des flammes bleues, du bord du lac, de la préparation des plaques de souffre et les changements de lumière au moment du lever de soleil valent vraiment le déplacement. Mon épouse restée au sommet du cratère a aussi profité de "l'animation des porteurs et des touristes, du lever de soleil et des images merveilleuses de cette aventure. A l'heure où le tourisme est toujours plus mécanisé, c'est un bonheur de pouvoir profiter d'un tel spectacle après avoir payé un peu de sa personne. Nous sommes allés de Ketapang au camp de base en voiture de tourisme conduite par le chauffeur qui nous a accompagné tout au long de notre périple à Java. La route, certes sinueuse et étroite, est en assez bon état. Au camp de base, on nous a proposé un guide local et des masques à gaz. Rendus prudents par notre aventure au Mont Bromo, nous avons pris les deux. Mais franchement, à part le fait de soutenir un peu les gens de la région, le guide n'est pas nécessaire (itinéraire facile et suffisamment fréquenté). L'air n'est bien sûr pas très pur et sent fortement le souffre, mais le masque n'est peut-être utile qu'au fond du cratère...mais encore).🙂
AL Aljuma ·
Bonjour, Très beau reportage, sur les porteurs de soufre ! merci! Petites questions, car ns prévoyons d'aller en Indonésie en 2017, pour 2 mois Pour cette excursion êtes vous passé par une agence, car d'après votre récit c'était pour la journée, et quel a été le prix ! Si vous avez d'autres expérience je suis preneuse Merci A bientôt
JE Jemaflor Veteran ·
Bonjour Maguy et merci pour la visite.

L'excursion au volcan faisait en effet parti d'un tour organisé. Dans tous les hôtels et homestay des environs, on peut obtenir des coordonnées pour contacter des chauffeurs pour rejoinre le départ de la randonnée vers le cratère, le prix ? sincèrement je ne sais pas, c'était un package. Concernant la visite de la plantation, nous l'avons effectué la veille. A propos des ferries pour la traversée Java-Bali, pour nous c'était dans l'après-midi, mais il y a des rotations en permanence. Bon voyage, c'est une belle et très intéressante destination.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour ton témoignage, bravo pour cette courageuse randonnée de nuit, le spectacle des flammes bleues se mérite , il est donc réservé aux vaillants !
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci beaucoup pour ce témoignage en complément de mon récit, ces précisions interesseront certainement les voyageurs qui envisagent cette aventure et en nocturne. Par prudence, je conseillerais tout de même la location de masques de protection pour tous ceux qui veulent descendre près du lac et des fumerolles, les vents peuvent être tourbillonants, il vaut mieux être prévoyant.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Merci Martine pour la visite, Nous sommes passés par une agence, c'était un tour et donc le prix concernait l'ensemble du voyage, donc il m'est difficile de renseigner sur le prix de cette seule excursion vers le volcan.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
MI Midounette69 Veteran ·
Merci pour ce complément de précisions, je suis aussi montée en 4x4 avec un chauffeur trouvé à Banyuwangi ; puis sachant qu'un guide n'était pas indispensable, j'ai malgré tout accepté un jeune homme ex-porteur pour le rémunérer ; on a bien discuté, c'était sympa tout ce trajet dans la nuit ; quand à la descente, qq fous rires de glissades ...

Toutefois, sachez que le volcan est régulièrement fermé par les autorités pour causes "d'explosions phratiques" qui rendent le site dangereux, et interdit les locaux d'y travailler ; notamment en 2012 - 2013 et le dernier en octobre 2015.
CH Chellmi Regular ·
Bonjour Jean,

Merci pour ce carnet de voyages qui me replonge dans des souvenirs émouvants et marquants (Kawa Ijen en 2008 lors d'un voyage sur Java, Bali) A cette époque il n'y avait aucun chariot. Je constate que leurs conditions de travail depuis 8 ans ne se sont pas améliorées et sont toujours aussi dures et inhumaines. Toujours très peu de masques il semblerait ? Nous n'y sommes pas allés la nuit.

Bonne journée Michèle
Michèle http://mjm-nosvoyages.blogspot.fr/ Ethopie 2020-Birmanie 2017-New York 2015-Sicile 2015-Ouest américain 2015/16/17/18/19 - Madrid/Barcelone - Cinq Terre 2017-Prague 2018-Venise 2019 http://surlarouteasiatique.blogspot.fr/ 2014 : périple de 9 mois Cambodge, Laos, Vietnam et ouest Américain
JE Jemaflor Veteran ·
Merci Michelle pour ces avis et témoignage. En effet, le travail des porteurs se fait dans des conditions que l'on pourrait qualifier d'inhumaines ... même si l'utilisation des chariots sur une partie du trajet semble être une toute petite amélioration et surtout elle permet de transporter plus de soufre à chaque trajet, donc d'apporter un gain plus intéressant.

Voici une autre vue prise sur les bords du cratère entre portage sur épaules et utilisation des chariots ...

Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/

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