Ce soir, je bois l'apéro avec des amis français Philippe et Stéphanie, grands voyageurs eux aussi. Ils sont allés au Machu Picchu et en sont revenus enchantés. Pour eux, c'est l'un des lieux les plus impressionnants qu'ils ont visité à ce jour. Ils m'ont convaincu d'y aller malgré le tarif exorbitant de la visite, prix spécial touriste !!! Mais bon, on y va qu'une fois dans sa vie et les prix vont encore augmenter alors … je vais casser ma tirelire.
Etant donné le prix de la balade, le Machu Picchu est réservé aux pays riches : Europe, Japon, USA, Canada, Australie pour les autres c'est vraiment trop cher. Le train Cusco - Aguas Calientes, 4h de voyage, 68$ A/R, pour un péruvien 30 Soles. Une nuit d'hôtel à Aguas Calientes, il y en a pour toutes les bourses de 25 Soles à 150 $. Le bus pour se rendre sur le site, 20 mn de transport, 12 $ A/R. L'entrée du site, 79 soles passant à 120 soles au 01/08/06, soit 30 €. Mais si l'on a le temps, qu'on est sportif et qu'on aime l'aventure, on peut réduire le coût de transport. Il faut prendre un bus jusqu'à Santa Teresa, 20 Soles pour 8h de voyage, et passer une nuit dans ce village. Le lendemain prendre un camion jusqu'à la centrale électrique, passer la rivière en tyrolienne puis prendre le train jusqu'à Aguas Calientes, 16 $ A/R, ou faire à pied Santa Teresa - Aguas Calientes, 4 heures. A Aguas Calientes, grimper à pied jusqu'à l'entrée du Machu Picchu, en 2 heures, et prévoir une nuit d'hôtel dans ce petit village type temple du tourisme. On peut aussi s'y rendre à pied par le chemin de l'Inca, mais cette balade de plusieurs jours est aussi payante et hors de prix. Tout est bon pour extraire un maximum de fric aux touristes étrangers !!! Donc pour celles et ceux qui ne visiteront pas le Machu Picchu je vais vous raconter ma visite.
Il est 6h15, j'embarque dans le train Cusco - Aguas Calientes de la Perurail pour une visite de ce site Inca découvert en 1911 par l'archéologue américain Bingham.
Et c'est parti, le train monte en zigzag à travers les quartiers pauvres de la montagne dominant Cuzco. Pour gravir la montagne il n'y a pas de virage en lacet. Le train doit parfois passer sur une voie de transition, un opérateur descend du train, bascule l'aiguillage pour pouvoir continuer la progression en marche arrière jusqu'à l'étage suivant. A ce petit jeu, il faut environ une heure pour sortir de Cuzco. Une fois au sommet, le train file en une heure sur un plateau d'eucalyptus et d'herbes jaunies jusqu'à Ollantaytambo. Ancienne forteresse Inca située au fond de la vallée sacrée, elle contrôlait du haut d'un défilé l'entrée du chemin menant au Machu Picchu 30 kilomètres plus loin dans les montagnes.
Mais où ont-ils pu construire ce fameux Machu Picchu ??? Le train longe le rio Urubamba au creux des cordillères Vilcabamba et Urubamba dont les sommets à plus de 6 000 mètres sont couverts de glaciers et de neiges éternelles : c'est beau !!! Ici et là sur le parcours quelques terrasses Incas, plus le train s'enfonce au cœur des montagnes plus la végétation devient dense et plus le chemin se rétrécit. Déjà, rien que l'approche est assez mystérieuse, énigmatique, on ne sait pas trop où cela va nous mener.

Il est 10h15, le train entre en gare d'Aguas Calientes, tout le monde descend … Aguas Calientes ou le temple du tourisme, à la sortie de la gare on se perd dans le marché artisanal qui sépare le bourg de la gare, impossible d'y échapper avant de passer l'un des ponts menant au village sur l'autre rive du cours d'eau. Il y a très peu de rues et toutes se ressemblent : restaurant - hôtel - souvenirs - épicerie - restaurant -hôtel - souvenirs - épicerie … Il y en a tellement que cela devient difficile de choisir. Je pars à la recherche d'un hôtel où passer la nuit. Je n'ai pas besoin de luxe, c'est juste pour dormir, un bon lit fera l'affaire. Déjà je m'écarte du centre-ville, je monte l'avenue Pachacutec où je trouve l'hostal Ima Sumac à 25 Soles négociés, très bon accueil, douche chaude, wc privé, bonne literie et petit déjeuner inclus, je prends. Je dépose mes petites affaires et décide d'aller faire une première visite du Machu Picchu. J'achète le ticket de bus, entre dans le bus, m'assois, quelques minutes passent quand tout à coup je me rends compte que j'ai oublié d'acheter le ticket d'entrée au Machu Picchu. Mais où ai-je la tête ? Je redescends donc du bus et pars au centre d'informations acheter le fameux sésame. Je remonte dans le bus, regarde le ticket et je m'aperçois qu'il est valable trois jours mais pour une seule entrée sur le site. Ah je n'avais pas compris cela, j'avais cru comprendre que l'on pouvait entrer sur le site pendant trois jours. Ca change tout !!! Je demande confirmation à l'employée du bus qui me confirme qu'il n'est valable qu'une journée. Il est 12h30, le site ferme à 17h, je n'y vais pas aujourd'hui. Je redescends du bus et récupère mon ticket. La contrôleuse a dû se dire que j'étais un peu chiant sur les bords mais tant pis.

Je visite un peu la ville avant de me balader le long de la rivière Urubamba, dans ce défilé entre les parois verticales. Je trouve un superbe endroit pour déjeuner, en pleine végétation, au bord de la rivière. Il doit pleuvoir pas mal par ici ??? Je continue cette agréable balade le long du rio jusqu'au petit village de Machu Picchu (Alt 2 040m) en face, de l'autre côté de la rivière, se dresse la montagne du Machu Picchu. D'ici le site est totalement invisible, les seules traces humaines sont quelques terrasses accrochées au flanc de la montagne là-haut à 2 500 mètres. Allez, courage, je décide de grimper jusqu'à l'entrée du site voir ce qu'il y a, 500 mètres de dénivelé par un chemin de pierres et de marches à travers la végétation luxuriante. Une heure plus tard je suis à l'entrée du site où il n'y a rien à voir à part un hôtel et quelques boutiques. Le site est toujours invisible. Je reprends mon souffle car la montée est assez épuisante. J'essaie d'entrer sur le site au cas où mais rien à faire. Le ciel se couvre, il commence à pleuvoir. Il est temps de redescendre sur Aguas Calientes, une heure de marche et de nouveau 500m de dénivelé. Arrivée au bas de la montagne, j'ai les jambes qui flageolent, toutes ces marches irrégulières m'ont cassé. J'arrive à l'hôtel vidé et trempé, une bonne douche, un bon repas et une bonne nuit pour recharger les batteries car demain je remets cela.

Le 29/06, le ciel est très couvert, vers 6h30 j'entre dans le bus qui va m'amener à l'entrée du site par la piste en lacet tracée à flanc de montagne. A 7h00, je présente mon ticket, longe pendant quelques mètres la paroi de la montagne et enfin je découvre le site de cette mythique cité mystérieuse construite au milieu de nulle part, au sommet d'une montagne, parfaitement invisible de la vallée. De nos jours le Machu Picchu est toujours un mystère. Les scientifiques ne savent toujours pas s'il s'agissait d'une forteresse contre les invasions des tribus amazoniennes, d'une capitale religieuse, d'un lieu de culte consacré au soleil ou de la dernière capitale Inca. Ils pensent qu'il fut construit à partir de 1438 par le 9eme empereur Inca : Pachacutec et que la ville aurait pu servir de dernier refuge à Manco Capac et ses fils lors de leur rébellion contre les espagnols jusqu'en 1572. Jamais les espagnols de Pizzaro ne découvrirent le Machu Picchu.

On entre sur le site par le quartier des agriculteurs et leurs terrasses en gradins dont ils avaient la charge avant de pénétrer dans les ruines de la cité. Là, il faut aimer les ruines et les pierres taillées au millimètre. Le Machu Picchu se divise en quartiers séparés en grande partie par une place centrale, une grande pelouse où broutent les derniers alpagas du Machu Picchu. Dans le sud de la ville protégés par une muraille se trouvent les quartiers de la tour centrale, du temple du soleil, du palais royal, des habitations, des prisons et du temple du condor. Entre le palais royal et le temple du soleil descend la jolie ruelle dite des fontaines composée d'une série de petits bassins disposés en cascade les uns à la suite des autres. A l'est de la place, on découvre le quartier industriel, celui des intellectuels et du temple de la lune. A l'ouest, le quartier religieux : la maison du grand prêtre, le grand temple et la sacristie. Dans le prolongement de ce quartier une série d'escaliers permet d'atteindre le point le plus élevé de la cité : l'Intiwatana, l'observatoire astronomique. Mais je vous avoue que pour faire la différence entre les quartiers il faut avoir beaucoup d'imagination à part les temples et les palais où les pierres ont été travaillées et placées au millimètre près le reste n'est qu'une succession de murs et de pignons sans toiture. Sans toiture car elles devaient être composées de joncs et de palmes. La taille des murs et de certaines pierres est assez impressionnante. Beaucoup de murs comportent des niches et des ouvertures trapézoïdales, la marque de fabrique des Incas. On a recensé 285 maisons permettant d'estimer la population à environ 1200 personnes. Le Machu Picchu n'est pas plat et tous ses quartiers reliés par des escaliers se situent à des niveaux différents donnant au site un certain relief. Au fond de la cité se dressent deux pics dont le Huayna Picchu rendant ce lieu incomparable. Le Huayna Picchu surplombe le Machu Picchu de 200 mètres, il faut une heure pour arriver à son sommet. Allons voir ce que l'on voit de là-haut.

Après une heure de grimpette assez physique d'un chemin tracé dans la végétation sur les pentes de ce pic, j'arrive enfin au sommet du Huayna Picchu, à 2 700m, où je découvre quelques terrasses cultivables et quelques vestiges : temple, mirador, porte ??? Mais le summum reste le panorama grandiose qui s'étale sous mes yeux, c'est magnifique. C'est d'ici que l'on se rend vraiment compte de la beauté de l'environnement du site. Le Huayna Picchu se trouve au centre d'un cirque montagneux. Tout autour de moi ce ne sont que montagnes noires où s'accrochent les nuages. Seuls quelques rayons de soleil arrivent à percer la couche nuageuse comme des projecteurs venant éclairer un pan de montagne. Si je regarde vers le bas, attention au vertige, c'est un à pic de 700 mètres avec là-bas, tout au fond, la rivière Urubamba formant une boucle autour de ce piton merveilleux, c'est grandiose !!!

Mais revenons sur le Machu Picchu car ce piton offre aussi une vue magnifique sur le site où domine la vision des terrasses dont la couleur vert tendre fait ressortir la cité de son environnement. Et, lorsqu'un rayon de soleil vient éclairer le site comme un spot, l'instant devient vraiment magique. Bon ! il est 11h, je resterais bien une heure de plus à contempler ce magnifique panorama mais il est temps de redescendre pour laisser la place aux autres car l'accès au Huayna est réglementé.

De retour sur le Machu Picchu, je traverse le quartier religieux et le centre astronomique où se trouve une énorme pierre angulaire dont on pense qu'il s'agissait d'un calendrier solaire. Je passe sousla porte principale de la citadelle surmontée d'un anneau de pierre et de deux poignées creusées dans la roche pour me rendre au mirador. C'est de cet endroit que toutes les photographies du Machu Picchu sont prises. La plus belle vue du site : les ruines, la place centrale vert pâture puis au fond les deux pitons rocheux se dressant vers le soleil. Dernière petite balade vers le pont de l'Inca pour découvrir la face ouest du site et ses terrasses accrochées à la paroi verticale. C'est impressionnant …

Voilà il est 14h30, l'heure de repartir vers Aguas Calientes prendre le train de 16h15. Je redescends à pied, de nouveau sous la pluie, histoire de bien m'imprégner des lieux. Une visite onéreuse, mais que c'était beau. Ce lieu est magique !!!











I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:










Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






