Pour ce qui est de la chaleur: pas loin de 40°c les après-midis de la première semaine (mais des nuits relativement fraîches), un jour et demi de pluie et une fin de séjour avec des températures idéales.Pour un circuit de 2 semaines, 4 points de chute qui permettent d'alterner nature et culture: Nefeles guesthouse à Arachova, près de Delphes; Astra inn à Papigko dans les Zagories; l'hôtel odysseon theatro à Kalambaka (météores) et pour finir, Olga à Mouresi, dans le Pélion oriental.
Quelques semaines avant mon départ est paru le carnet de voyage de Trian, qui est tombé à point (je me permets d'ailleurs de vous y renvoyer pour les informations historiques car il est très complet) et est réapparu celui de Lol64, que j'avais raté.
Départ le 9 Juillet de Bruxelles: l'un des avantages du vol de Brussels airlines, c'est qu'on n'a pas à passer de nuit près de l'aéroport pour cause d'arrivée tardive ou de départ très matinal.
Vers 16h nous récupérons à l'aéroport d'Athènes une petite Seat Mii: petit moteur, certes (elle aura un peu de mal dans certains virages en épingle à cheveux) mais un coffre qui permet de caser les 2 sacs de voyage et les 2 sacs à dos: super! Et il y a aussi la clim', heureusement car le thermomètre flirte avec les 40°C.
Petit aparté sur les routes grecques (du moins, celles qu'on a empruntées): je m'imaginais des petites routes étroites pleines de trous ... que nenni! Partout, elles ont été bien plus larges que beaucoup de départementales françaises (très peu d'endroits où on ne pouvait pas se croiser) et globalement en bon état, voire en très bon état. Les autoroutes sont peu fréquentées, probablement en raison de leur coût . Quant à la conduite des grecs, comment dire ... le respect des panneaux est inversement proportionnel à leur densité (si je vous dis que j'ai compté jusque 8 panneaux pour un seul virage ...). Bref, après 2 semaines de conduite, j'ai compris qu'on se décalait sur l'espèce de bande d'urgence (bien que cela soit strictement interdit) pour laisser les autres vous doubler, qu'on pouvait se garer n'importe où à condition de mettre ses warnings (surtout pas un clignotant) mais je n'ai toujours pas compris la différence entre un stop et un cédez le passage, vu que je n'ai vu personne s'arrêter à un stop!
Direction donc en cette fin d'après-midi vers Arachova, un petit village de (moyenne) montagne, situé à moins de 10 km de Delphes. Le dernier km pour arriver à Nefeles guesthouse est un peu chaotique mais la vue sur la vallée depuis la chambre est superbe et l'accueil très ... grec, c'est-à-dire, très chaleureux.

Lundi 10/07: Après un petit déjeuner copieux et fort peu diététique (la propriétaire et sa maman cuisinent tous les matins quantité de tourtes et de gâteaux en tout genre), nous entrons dans le vif du sujet avec la visite du site de Delphes. Nous y arrivons avant 9h, il y a encore peu de monde. Nous entrons par l'agora romaine et la visite se fait en suivant la voie sacrée qui serpente jusqu'au temple d'Apollon.


Au musée, que nous visiterons plus tard, une peinture et une maquette présentent le site comme il devait être à l'époque (l'agora se situe en bas, à droite; le temple d'apollon est le bâtiment le plus imposant).

Nous décidons de monter directement au stade, tout en haut du site et de visiter le reste en redescendant.
Excellente idée (pour être honnête, empruntée à quelqu'un de VF (Lol64 me semble-t-il [;)]): quand nous arrivons, un couple part et nous avons le lieu pour nous seules pendant un quart d'heure jusqu'à l'arrivée d'un groupe. Quel calme! (....olympien?) ... juste le chant des cigales.... c'est magique!
Muriel
Le théâtre, qui pouvait accueillir 5000 personnes, est impressionnant, même si une partie de la scène a disparu (comme le montre un croquis au musée)
:
Du temple d'Apollon, qui devait être le bâtiment le plus imposant de l'époque, il ne reste qu'une dalle et quelques colonnes dont se dégage une impression de majesté:



Quelque part sur le site....

ou la colonne des danseuses:
.. qui soutenait le célèbre omphalos, considéré comme le nombril du monde:
et dont la tholos est le monument principal.
Comme il fait très (très) chaud, nous décidons de passer l'après-midi dans des contrées plus fraîches ...
Muriel
Quelques vues des bâtiments:


Et de la vallée:

Comme j'ai beaucoup apprécié ce monastère, j'ai fait beaucoup de photos ... il y en a donc quelques unes de plus ici.
La descente vers Antikirra est effectivement très belle, tout comme une grande partie de la route qui va jusque Galaxidi.
Malheureusement, il y a beaucoup de brume et les photos ne rendent pas la beauté des paysages:
Petit arrêt à la plage tranquille d'Aghios Isidoros, à la sortie d'Antikirra.
Galaxidi nous a un peu déçues: il faut dire que nous y arrivons à l'heure de la sieste et le village est effectivement très endormi en dehors des terrasses le long du port.
Inconvénient largement compensé par la situation géographique du village, dominé par les "tours d'Astraka", parois rocheuses verticales.
Comme 45 autres villages des Zagoria, Papigko (qui est en fait un ensemble de 2 villages distants de 4 ou 5 km, Macropapigko, où nous logeons et Micropapigko, où la route s'arrête) est un village traditionnel avec ses maisons en pierre, ses toits de lauze et ses ruelles pavées.
Beaucoup de ses maisons ont été rénovées tout en gardant ce style traditionnel et abritent des chambres d'hôte ou des petits hôtels.
Nous logeons à l'astra inn, un ensemble de maisonnettes divisées en chambres et appartements:
Le restaurant, juste à côté est approvisionné par le potager en contrebas: fraîcheur garantie [;)]!
La région est propice aux activités nature: baignade (à condition de ne pas être frileux), rando, escalade, rafting etc...
Peu de touristes (on a quand même entendu parler français) mais pas mal de grecs le weekend.
Nous avons 3 jours sur place: nous alternerons balades et visites.
Première petite marche (à peine un quart d'heure de l'Astra inn): direction Ovirès où, dans un virage de la route entre les 2 Papigko, se trouve la rockpool, assez fréquentée en fin d'après-midi.
Nous avons voulu voir à quoi elle ressemblait tôt le matin. Et bien, à ça....
Elle semble être vidangée régulièrement (à la base du "barrage", un trou peut être bouché ou débouché, permettant à l'eau de se renouveler ... heureusement ).
Une de nos balades nous a conduites un peu plus haut sur la rivière: eau très claire, personne en vue mais configuration moins propice à la baignade (sauf aux bains de pieds!).
En cours de route, nous voyons des ruches bien protégées (pas mal de producteurs de miel dans la région). Nous en reverrons régulièrement, ainsi barricadées derrière x rangées de fil électrique.
Mais qui sont ces voleurs de miel,
La réponse (probable) nous sera donnée par un panneau explicatif en bord de route:
Elle monte continuellement et offre, une fois sortis de la forêt, de jolies vues sur la vallée.
En bas de la route aux lacets, coule une rivière, avec une petite plage de galets. Point de départ de rafting, cet endroit permet aussi aux audacieux (non frileux) de faire quelques plongeons.
Un peu plus loin, le village de Vikos et ses célèbres gorges. Enfin, célèbres ... bien que les plus profondes d'Europe (environ 1000m) et malgré un belvédère aménagé avec une vue impressionnante, il n'y a personne!

.. ou 3!
Pour qui aime la rando, c'est une région superbe et il y a de quoi faire avec tous les sentiers qui relient les différents villages.
Des gens du pays nous ont dit que c'était magnifique à l'automne (il y a en effet beaucoup d'érables) et les grecs semblent apprécier particulièrement l'hiver quand la neige recouvre les tours d'Astraka.
Et celle du Pélion, c'est à la page suivante.
Bien entendu, si quelqu'un a des questions sur l'une de ces régions, c'est avec plaisir que j'y répondrai (si je peux!)
.. est un peu grise.
Bref, on réussit à aller dîner sans se faire mouiller, entre 2 averses, mais le lendemain, la météo ne s'est pas arrangée: brouillard, pluie...
Bon, on est là pour visiter, alors ...allons-y quand même! On a prévu de visiter quelques monastères à l'intérieur, commençons donc par ceux-là.
Direction Varlaam et le Grand Météore. Le ticket d'entrée est à 4€ et la jupe (portefeuille) obligatoire pour les femmes (le pantalon n'est pas accepté ...enfin, si, mais sous la jupe).
Dans ces 2 monastères, les réfectoires ont été transformés en musée ... où les photos sont interdites. Mais ailleurs, on peut!
Tout d'abord, le Grand Météore...

Les extérieurs sont forcément décevants dans toute cette grisaille [:(].
Tiens, cette vue me rappelle quelque chose: c'est exactement la même que celle qu'on a eue au Costa Rica quand on est allé voir (si je puis dire) le volcan Poas...
Sinon, sous le soleil, ce doit être joli...
Au tour de Varlaam maintenant...que l'on "aperçoit" depuis le Grand Météore
Les extérieurs doivent également être esthétiques sous le soleil mais aujourd'hui, ils sont seulement ...mouillés!
Mouillées, nous aussi on l'est et la pluie ne semble pas se calmer, alors, retour à l'hôtel.
Une petite accalmie nous permettra dans l'après-midi de faire un petit tour en ville, de découvrir la place principale
Une autre église byzantine (fermée)...
Et quelques cigognes, pas tout à fait inattendues puisque Trian en avait parlé.
La pluie retombe ... retour à l'hôtel.
En regardant (bien plus qu'en écoutant [;)]) le JT du soir, nous comprenons que la météo est exécrable sur toute une partie de la Grèce et que la région de Thessalonique a été particulièrement touchée par les pluies (inondations, dégâts etc...).
Pourvu que ça ne dure pas trop!
Et le lendemain...
Voilà 4 monastères sous le soleil (de gauche à droite: Roussanou, Agios Nikolaos, le grand Météore et, plus près, Varlaam).
C'est reparti pour la même route avec un premier arrêt à Roussanou
Les escaliers continuent après l'entrée du monastère jusqu'à une petite esplanade, d'où on a la plus belle vue au coucher du soleil (parait-il car ça, étant donné la météo qu'on a eue lors de nos 2 soirées, je ne peux pas confirmer [:P]).
Bon, pour ceux qui n'aiment pas marcher (ou ne le peuvent pas), ce point de vue est accessible par la route qui va vers Agia Triada.
Une fois tous ces escaliers redescendus, on repart sur la route d'hier, histoire de voir ça sous le soleil....Comme l'a indiqué Lol64 (du moins, je crois), sous le parking du Grand Monastère, un petit sentier descend à une autre esplanade où la vue est magnifique (cf photo du message précédent). De là, on voit également très bien Varlaam:
Dernier arrêt au monastère d'Agios Stefanos, au bout de la route, que nous ne visiterons pas:
Il est temps de reprendre la route vers notre prochaine et dernière étape, Mouresi, dans le Pélion.
A cause de la météo, nous n'avons aucun regret d'avoir passé 2 nuits aux météores, même si les visites sont faisables en n'y passant qu'une seule nuit.
Muriel
Sur les conseils de Léna, nous allons dîner à Kissos, au restaurant Sinantisi où nous mangeons la plus grosse salade de notre séjour!
Et nous allons jeter un oeil à l'intérieur de l'église, à quelques pas de là; cela en vaut la peine:
De ce côté du Pélion, les villages s'étalent sur le flanc de la montagne, qui tombe directement dans la mer. Les sentiers de randonnée ont l'air assez pentus (mais ombragés) ... on n'a pas testé (pourtant, après la pluie, la température est devenue idéale)... on va plutôt profiter des plages .
Les plus proches, ce sont celles de Papa Nero et Agios Ioanis. Tout en bas, à droite: Papa Nero, une plage assez grande, du sable grossier (mais pas trop inconfortable) et même quand il y a du monde, elle reste tranquille:
Attention, quand je dis "du monde", ce n'est pas non plus être entassé les uns sur les autres. D'ailleurs, du monde, on en verra surtout le weekend, les grecs semblant apprécier la région.
Au passage, un peu d'art moderne, ça ne fait pas de mal [;)]!
Voilà donc la plage d'Agios Ioanis, où ne nous arrêtons pas ....
Nous continuons jusqu'au bout du chemin piétonnier. Après le minuscule port, un sentier (puis des rochers) permet d'atteindre la jolie plage de Plaka:
Nos repas du soir nous emmènent également au village de Tsagarada où un platane millénaire donne de la fraîcheur à toute la place. Il a même fallu ériger un pilier de pierre pour soutenir une de ses branches:
Retour sur la plage, à Damouchari. La plage en elle même, faite de gros rochers blancs et sans aucune zone d'ombre ne nous a pas convaincues:
Néanmoins, le petit village avec ses quelques boutiques et restaurants donnant sur le port est agréable. D'ailleurs, sur la toute petite plage du port, il y a très peu de monde, voire personne...
Et quand on prend un peu de hauteur, c'est tout de même très joli
Dernière plage visitée, celle de Mylopotamos, qui se situe un peu plus au sud et est souvent citée comme la plus belle de la région.
C'est vrai qu'elle est très mignonne, coupée en 2 parties par une arche rocheuse ... mais "l'affluence" de début d'après-midi a fait fuir les adeptes de la tranquillité que nous sommes 
Dernière visite dans le Pélion: le village de Miliès, situé sur la route qui va à Volos (Volos, c'est la grosse ville du coin) ... mais sur la route qui passe par le sud! Et là, on se rend compte qu'elle est beaucoup plus large, moins escarpée et moins sinueuse que celle prise à l'aller. De plus, elle offre de jolies vues sur la mer. On la prendra donc sans hésitation pour notre retour vers Athènes le lendemain (contre l'avis du GPS ).
A Miliès, il y a une bibliothèque qui abrite des livres très anciens (elle était fermée [:/]), une église (qui ressemble à celle de Kissos, en un peu plus grand) et un petit train touristique qui fait un aller-retour par jour entre une petite ville dont j'ai oublié le nom (mais elle est plus proche de Volos et du coup, ça nous faisait partir vraiment tôt pour prendre ce trajet de train, dommage!).
Place de l'église et gare sont reliées par un petit chemin (escarpé! [;)]) mais sympa:
(Ben oui, sur la place de l'église, il y a un café [:)])








