Informations pratiques pour prendre les pistes à vélo en Mongolie
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Après avoir passé 2 mois en Mongolie à pédaler, c'est à regret que nous sommes sortis des frontières de ce pays tant nous avons eu un grand coup de coeur pour lui . Nous souhaitons ainsi mettre à profit notre expérience pour communiquer quelques informations concernant ses pistes, car une fois hors du bitume, on plonge dans l'authentique Mongolie, dans cet océan de nature. A savoir que environ 10% des routes sont en goudron, le reste est constitué de pistes, de traces sans panneaux. Trois éléments essentiels sont à prendre en compte avant de quitter le bitume, s'orienter, se ravitailler en eau et l'état de la piste.

S'orienter: Une fois sur la piste, il faut être capable de savoir où l'on se dirige par soi-même, un système de navigation est obligatoire car à chaque croisement ou dédoublement de la piste il y a une décision à prendre, continuer sur la trace de gauche ou de droite? De plus, (dans la région du Gobi) les éléments pour s'orienter comme les montagnes ou les rivières sont absents, il y a juste des collines à l'infini. Pour notre part, nous avons utilisé la boussole et une carte relativement bien détaillée qui répertorie un grand nombre de pistes. "Road Network Map of Mongolia, echelle 1:2000000, Editeur: G. Battogtokh, Land Cadastr, Ch. Tsemed, 2012". Sans vouloir ouvrir le débat GPS/boussole, cette dernière nous a permit de se diriger sur les 640 km de piste empreintés (nous nous sommes seulement perdus sur les 20 premier kilomètres en quittant la route). Notre itinéraire c'est décidé par le ralliement des villages assez proches, le plus grand tronçon sans âmes était de 130 km. Avant de se lancer dans cette océan, nous avons fait traduire à une personne le nom des villages en Cyrillique afin de pouvoir demander notre route aux autochtones. Lorsque l'on demande sa route, il est important de donner, dans l'ordre, le nom de plusieurs des villages qu'on souhaite rallier, cela facilite la compréhension de la personne questionnée. Si vous ne donnez qu'un seul nom de village et qu'elle ne le comprend pas, elle vont vous indiquer une direction pour vous répondre quelque chose, en revanche, en donnant 2-3 noms de destinations, vous augmentez votre chance de vous faire comprendre et d'avoir une information plus juste. Cela permet aussi de vérifier si les pistes existent. A la sortie de chaque village, demandez à plusieurs personnes quelle piste il faut empreinter, car elles sont nombreuses et partent en rayon à tout azimut. Nous avons toujours pointé la boussole pour vérifier grosomodo la direction à suivre, mais il faut profiter de cette présence humaine pour être sure du choix de la trace de départ, car une fois sur la piste, il n'y a pas grand monde. Sur une journée entière, il nous est arrivé, au pire, de croiser 4 véhicules. D'un village à l'autre, il y a parfois une ligne électrique les reliant, si cela est le cas, la navigation est grandement simplifiée car la trace la suit de près ou de loin et elle se dirige à coup sur sur votre prochaine destination. Les habitants vous indiqueront si il y a une ligne de poteaux à suivre ou pas. Sans ligne électrique, la navigation se fait bien sure en suivant la piste et à chaque croisement ou embranchement, il faut identifier laquelle est principale ou plus utilisée pour ne pas la quitter. En cas de doute, pointer l'azimut avec la boussole permet souvent de choisir l'embranchement qu'on va empreinter mais pas toujours. Il arrive que la trace se dédouble et que l'azimut se trouve au milieu des deux pistes qu'on peut parfois voir sur plusieurs km. Si vous n'êtes pas sure de votre choix, une fois en route, pointez votre azimut lorsque vous atteignez chaque colline et point de vue et vérifiez que la piste choisie se dirige dans la direction du prochain village. Si cela est possible demandez votre route en stoppant un véhicule ou en allant vers une yourte si il y en a. Vous pouvez également attendre au croisement, mais cela peut prendre une demi journée avant que quelqu'un n'y passe.

Se ravitailler en eau: En s'approchant de la région du Gobi, nous avons augmenté nos réserves d'eau, nous transportions à nous deux 26 litres d'eau. Nous pensions avoir prévu large, pourtant il nous est arrivé à deux reprises ne pas en avoir en suffisance. Bien entendu, dans chaque village il est possible de faire le plein d'eau. Pour cela il faut repérer le puits. C'est un petit bâtiment 2x2m. avec un toit qui abrite une pompe électrique. Des murs, il y a un ou deux tuyaux qui en sortent pour que les habitants fassent le plein de leurs réservoirs. Sur la petite fenêtre qui donne sur les tuyaux, il y a l'horaire en cyrillique des heures de fonctionnement du puits. Si vous arrivez en dehors des heures de distribution d'eau, il faut attendre au puit, la personne en charge finit toujours par arriver et elle mettra en fonction la pompe. Nous avons toujours consommé cette eau (sans traitement ni filtration) sans être malade, elle est bonne, parfois elle peut avoir un goût terreux.

Prendre de l'eau entre les villages est possible, il y a quelques puits. Pour les trouver il faut repérer les "grands" abreuvoir rectangulaire pour les animaux. Le puits se trouvent à côté, mais il faut se rendre sur place pour savoir si il contient de l'eau ou pas. En générale c'est un tube de béton ou en pierre maçonnée, il est toujours recouvert de planches et de pierres pour éviter qu'elles ne s'envolent avec le vent. Il n'y a pas de corde et récipient, pour puiser de l'eau il faut donc avoir une cordelette de 10 a 15 m. et bricoler un contenant. Dans certain puits, l'eau est trouble, la filtration ou le traitement est recommandé. Merci de bien remettre les planches et les pierres dessus pour éviter tout accident et dépôt de sable à l'intérieur.

Demander de l'eau à une yourte est aussi possible, avant de faire le plein de nos bouteilles nous observions la quantité d'eau stockée par la famille Nous remplissions une ou deux bouteilles si le puits ne se trouvait pas à proximité de l'habitation. Vérifier l'état de l'eau dans le réservoir avant de la consommer. Il nous est arrivé d'avoir de l'eau ayant le goût de lait fermenté et dans une petite citerne nous avons découvert une ponderie d'insectes, ainsi la filtration avant consommation est fortement suggérée.

Concernant la nourriture, il y a des épiceries dans chaque village ou il y a la possibilité de s' approvisionner en denrées de base. Il y a toujours des cigarettes, de la bière, de la vodka, des pâtes, des biscuits, du chocolats, des saucisses et des boites de viandes ou de thon. Souvent on trouve également des oeufs, du pain, des pommes de terres et quelques légumes et fruits Pour trouver le magasin dans le village, vous demandez ou l'on peut acheter des cigarettes en mimant, car si vous demander de la nourriture, les locaux vous indiquerons les cantines ou les restaurant s'il y en a. Sur la devanture de la maison/épicerie il y a un panneau avec les lettres "XYH..." qui indiquent que c'est un magasin alimentaire.

L'état de la piste: Terre battue, sable et gravier sont les matériaux de base de la piste. Le passage de véhicules rapides et le vent forment avec ces trois éléments de la "tôle ondulée" qui se concrétise par des vaguelettes régulières tous les 40 cm. pour une hauteur allant de 10 a 15 cm. C'est très inconfortable à rouler, le vélo est secoué de bas en haut, la scelle tape les fesses et les poignets reçoivent également les chocs. Difficile d'avancer à plus de 8 km/heures. Une grande partie des pistes sont en "Tôle ondulée", il faut donc rouler en dehors des traces pour autant que le sol ne soit pas mou. Il y a également des portions de sable qui, des fois, portent les roues et des fois pas. Si c'est mou, le vélo godille de droite à gauche, il arrive que la roue avant se plante littéralement. L'avancée est donc stoppée net et l'énergie peut nous faire faire un demi tour sur place. Pour certains passages il faut pousser le vélo, malgré les pneus dégonflés pour augmenter leur portance. Certaines portion en terre battue ou en gravier sont très confortables à rouler, cependant la concentration à lire la piste pour éviter les pièges des zones plus môles reste constante. Nous avons été surpris par l'énergie que ces pistes demande à mouvoir un vélo chargé, nous progression en moyenne de 45 km par étape journalière. Il faut également tenir compte du facteur météorologique. Les vents, pas souvent dans le dos peuvent être fort, la chaleur intense du Gobi ne nous a pas toujours permis de pédaler lorsque le soleil était au zénith. Dernière recommandation, lorsque vous planter votre tente, arrimer la toujours comme si vous vous attendez à avoir une tempête, car les vents peuvent être forts (plus de 100 km/heure). Dans les terrains sableux ou de terre cuite trop dur pour encrer la tente, nous avons simplement accouplé les sardines entre elles, c'est très efficace dans les deux cas.

Malgré ces quelques recommandations, nous pouvons que vous recommander de quitter le bitume en Mongolie, Leo dans son dernier message blog à décrit avec justesse le vécu intérieur, les émotions ressenties de cette aventure, perdus dans ces espaces énormes ou le vide nous a entouré. Nous avons pris un énorme plaisir à rouler, à vivre et à vibrer dans cette région. Bonne route et bon voyage.

Notre blog:jeandaetleo.blogspot.com
ZO Zoliaaz ·
Merci pour c'est renseignement, je prend note pour un voyage que je prévois dans quelque années, à la base jusqu'a la Mongolie mais maintenant un tour du monde.
PA Pat39 Regular ·
Je suis d'accord avec ton récit. J'ai effectué ce voyage en 2013 en 4x4 et je retrouve les mêmes interrogations quand aux choix de la piste même avec un GPS.La moyenne journalière n'étant pas la même, notre voyage nous a permis de faire le tour de la Mongolie . J'ai rencontré des cyclistes (Français) et je suis admiratif . Merci pour ce retour d'expérience très utile à tous. Pat39
https://patetmariefranco.blogspot.com/
PE Perju Globetrotter ·
salut 🙂

J'ai effectué ce voyage en 2013 en 4x4 et je retrouve les mêmes interrogations quand aux choix de la piste même avec un GPS

toujours pas d'accord avec toi ......il n'y a aucun problème pour s'orienter en Mongolie ...à condition de savoir se servir de son GPS 😛 ......non je blague !!😏 Effectivement , un gps seul ne sert pas vraiment à choisir les bonnes pistes ou directions face à des départ de traces en éventail . Par contre si cet instrument est couplé avec un logiciel de navigation sur pc , chargé, bien entendu avec des cartes précises de la région , alors là il n'y a aucun problème pour se diriger du premier coup vers la bonne piste. Je n'ai , pour ma part, jamais eu à revenir sur mes pas à cause d'un mauvais choix , tout au plus je me suis trouvé sur des pistes plus du tout utilisées ( donc très difficile à repérer), mais elles avaient été choisies en toutes connaissances de cause.
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
PA Pat39 Regular ·
Effectivement je n'ai pas de PC embarqué . Toujours partant pour 2015? Pat39
https://patetmariefranco.blogspot.com/
PE Perju Globetrotter ·
Toujours partant pour 2015?

Ben c'est toujours dans les cartons. préparation sérieuse à partir de bientôt .....
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
PA Pat39 Regular ·
Tien moi au courant et si nous pouvions nous rencontrer pour en parler . Je pars en Italie mercredi 3/09 jusqu'au 8/09 au championnat du monde d'agility handi, j'accompagne une copine en fauteuil . Puis mi septembre une virée en Grèce pour 3/4 semaines et il sera temps de penser sérieusement au voyage . A te lire . Pat
https://patetmariefranco.blogspot.com/
PE Perju Globetrotter ·
j'ai déjà une idée du circuit au niveau des points de passages principaux. Ensuite je vais, avec les cartes Russes des différents pays, chercher comme je l'avais fait pour la Mongolie, les pistes permettant de rejoindre ces différents points tout en étant le plus possible un peu "paumé" 😉 J'ai déjà repéré des choses assez intéressantes à voir au Kazaktruc , après dans les autres pays c'est relativement classique notamment en Ouzbékistan ( mais là je pense aller me perdre un peu dans le désert du Kysilmachin ) , pour le Tadjik il y a moyen de faire quelques variantes autour de la M41 ... On pourra effectivement en parler 🙂 A+ JP
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
PA Pat39 Regular ·
Re J'ai un circuit dans le Pamir . Nous en reparlerons et échangerons nos idées. A+ Pat
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LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonsoir Jean-Daniel, merci pour ces informations, en 2015 j'ai la ferme intention de passer deux mois à vélo en Mongolie. Tu parles de 640 km de piste, de quel côté as-tu roulé? et combien de kilomètres as-tu fait sur route? Concernant l'eau tu dis 13 litres par personne et le plus grand espacement entre deux points 130 km, cela sous-entend que les moyennes sur pistes étaient faibles.A quelle époque de l'année y étais-tu? Avis aux amateurs je suis toujours à la recherche d'une ou plusieurs personnes pour partager ce voyage à vélo. Fin 2013 j'ai traversé l'Atacama à vélo et cela m'a vraiment donné envie de parcourir d'autres déserts à la force des mollets Luc
TI Tiger3 Veteran ·
Bonsoir Jeandadi, Merci pour pour ton CR , il est plein de renseignements utile. motard, je suis aussi admiratif de vous les Dingues/fou/ extraordinaire /cyclistes. :-) @pour les quatrequatreux , pour moi aussi départ en 2015 pour la Mongolie, si tout va bien. le Pamir me travaille tout autant, envie d'y retourner. 😎

Tiger
http://www.lesroutesdailleurs.fr

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KI Kikilecyclo Veteran ·
bonjour, question mise en oeuvre, il semble que tu sois rodé . j'ai passé trois mois au total, en deux séjours principalement dans l'ouest mongol, avec une petite incursion dans l'extrême ouest du gobi, et aussi deux semaines dans le centre du pays. un peu de lecture et quelques données pratiques ici: 2008 : http://www.vttour.fr/articles/read_36.html http://www.vttour.fr/articles/read_37.html

2010: http://www.vttour.fr/articles/read_48.html http://www.vttour.fr/articles/read_49.html on peut en parler, à +
kiki
LU Lucbertrand Globetrotter ·
Bonjour Christian, merci pour les liens. J'ai déjà regardé les images et je prendrai le temps de lire. Manifestement cela me donne de plus en plus envie de partir, les poussages ça ressemble au Sud Lipez. Ce que je voudrais faire c'est faire une boucle à partir et retour Oulan Bator uniquement à vélo. Mais deux mois ça semble court pour aller jusqu’à l'extrême ouest, il me faudra sans doute envisager de faire une partie par un moyen mécanique. L'avion pour aller à Hovd n'est-ce pas problématique? Merci Luc
KI Kikilecyclo Veteran ·
bonjour, tous les goûts sont permis, mais je doute que la périphérie d'ub soit agréable à vélo, en tous cas je préférerais faire 1 jour de bus / minibus vers la campagne plutôt que de me farcir des dizaines de km au milieu des camions , des 4X4 rapides conduits par des pochetrons . il faut imaginer des pistes parallèles ou ça roule parfois très vite en toyota, avec ton petit vélo au milieu de tout ça , ou bien un beau ruban de goudron truffé d'ornières où tu te fais ventiler les oreilles par ceux qui te doublent à 10 cm. tu poses la question de l'avion : j'ai fait hovd-ub, ub-ulaangom et olgii-ub avec aeromongolia (il y a qq années, un poil moins cher que le concurrent ), sans autre souci qu'un vol décalé de 24 h en dernière minute officiellement pour mauvais temps, en réalité pour défaut de remplissage, il vaut mieux avoir un peu de marge. c'est assez cher ( 2010, de mémoire +/- 250 euros le trajet vers les villes de l'ouest, 5 kgs en cabine et 15 kgs en soute + 2à3 euros par kg supplémentaire), à vérifier . en tous cas compagnies sans pb connu. et puis la steppe... c'est monotone à la longue, vive la montagne à + christian
kiki
JE Jeandadi ·
Salut Luc,

Nous sommes entré et sorti de la Mongolie depuis la Chine au passage frontière de Zamyn-Uud. Nous sommes dans un premier temps remonter par la route sur Ulaambaatar et par la suite nous avons un peu rouler en direction de l'ouest avant de descendre plein sud. Nous avons rouler sur le bitume sur plus de 1200km. Tu trouvera sur notre blog une carte googlemaps avec l'itineraire. Nous sommes rentré en Mongolie en mi-juin pour en resortir mi-aout.

Effectivement notre progression sur la piste etait lente pour de nombreuses raisons. Notre voyage au long cours nous fait transporter pas mal de chose, comme des habits pour pour l'hiver et l'été. Une tente 4 saisons, un sac de couchage d'hiver, des chaussures de marche... bref on transporte chaqu'un quelque 25-30 kilos de matos. En rajoutant quelques litres d'eau et de la nourriture on est carrement trop lourd pour faire des performences. De plus lorsque la pistes était sableuse, tu pousses ton velo ou tu avances lentement. Tout cela pour te dire que pour faire 45 km nous depensions une belle energie. Il faut encore a cela rajouter la chaleur de certain jour qui t'oblige a rester a l'ombre de ton velo de 11 heure du matin a 16 heures durant laquelle tu n'avance pas. Parfois encore le vent te cloue sur place. Mais prendre et avoir du temps pour se balader dans cette region nous a vraiment enchanté, nous avons adoré.

Nous pouvons que te recomandé d'aller usé ton vélo par la-bas.

Meilleures salutations

Jean-Da et Leo www.jeandaetleo.blogspot.com

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