Préparation physique pour ascension Aconcagua

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ST
Bonjour,

J'ai pour projet de faire l'ascension de l'Aconcagua début 2015 en passant par une agence (soit française soit locale en fonction des tarifs).

Pour mettre toutes les chances de mon coté, j'aimerai savoir comment optimiser ma condition physique, sachant que : - j'ai une première expérience de trek avec l'ascension du Kilimandjaro l'an dernier (sans symptôme majeur de mal des montagnes) - je fais du sport 3 fois par semaine environ (dont au moins 20km de course à pied, dont au moins une sortie de plus de 1h30) - je suis fumeuse, mais prévoit d'arrêter environ 6 mois avant l'ascension

Je suis plutôt très motivée, mais je ne sais vraiment pas si ce type de préparation est suffisant ou si d'autres aspects doivent être travaillés...

Je suis donc preneuse de vos conseils !

Merci !
AM Americas Veteran ·
Sur ce site ils expliquent assez bien quelles sont les difficultés de l'ascension : http://www.terdav.com/ps-argentine/tp-circuit-accompagne/at-alpinisme/asc024--aconcagua-6959m

C'est surtout un problème d'acclimatation car se "promener" à plus de 6 000 mètres c'est pas la même chose qu'un trek à 5 000 mètres. Plus on monte et plus l'oxygène est rare donc c'est surtout la tension artérielle et le taux d'oxygène dans le sang qu'il faut contrôler. A partir de ces mesures on vous conseillera ou non ce genre d'expédition.
On ne voyage pas pour chercher son destin mais pour fuir l’endroit d’où on est parti. (Miguel de Unamuno) L'homme est un dieu quand il rêve, et un mendiant quand il réfléchit (Friedrich Holderlin)
WI Willemspie Globetrotter ·
Le mieux est de commencer avec un premier trek d'acclimatation, par ex. Cordon del Plata a Vallecitos, avant d'attaquer l'Aconcagua.
OR OrSiouxsie Regular ·
Je n'ai pas fait l'ascension de l'Aconcagua mais, pour un autre trek, j'ai eu l'occasion de tester les services d'une agence locale, basée à Mendoza, Aconcagua Trek. Très sérieuse, personnel très aimable et compétent, rien à redire. Ils sont réputés à Mendoza.

Pour avoir discuté avec les guides et d'autres Mendocinos de l'ascension de l'Aconcagua, je ne peux que confirmer ce qui est dit ci-dessus. Bien que réputée assez peu technique, l'ascension demande une sérieuse préparation, notamment à travers une acclimation et des treks et/ou ascensions de sommets voisins.

Par ailleurs, il n'y avait qu'une fumeuse, pourtant jeune et sportive, dans notre groupe et je me souviens que, avant même les camps de base de l'Aconcagua, elle avait énormément de difficultés et nous l'avons beaucoup attendu (je crois qu'elle a même renoncé un moment), alors qu'il y avait des personnes de tous âges et toute condition physique dans le groupe. Alors, pour vous mais aussi pour le groupe qui vous accompagnera, je ne peux que vous conseiller d'arrêter de fumer au plus vite ! (sans vouloir généraliser à partir de l'exemple d'une personne mais quand même)
JE JennyBertran ·
Bonjour Stem593, Je n'ai pas l'expérience de l'Aconcagua. Par contre j'ai déjà gravi le Gangapurna au Népal (7455m) et me permets de te donner mes conseils (qui n'engagent que moi).

Bien sur il faut une bonne forme physique. D'ailleurs tu peux faire un rapide test qui s'appelle le Test Ruffier. (cf http://www.guides-montagnes.com/conseils-de-guides/bien-preparer-votre-ascension).

L'endurance est effectivement une qualité essentielle pour maintenir un niveau d'activité optimum avec une conso cardiaque minimale. En général avant mes ascensions, je me prévois 3 sorties de course à pied de 1h dont 1 avec du dénivelé. En plus de l'endurance, je te conseillerais de ne pas négliger l'aspect musculaire. L'important en altitude est de limiter la conso d'oxygène par les muscles.

Enfin, surtout si tu passes le cap des 6500m avec l'Aconcagua, je te conseillerais de bien te préparer à la raréfaction de l'o2. Cela passe bien évidemment par des trek sur place à plus basse altitude mais tu peux aussi le faire en amont. Il existe 2 centres en France (Paris et Aix en Provence) qui proposent des simulateurs d'air en altitude. Cela s'appelle Simalti. Les programmes se font en 10 séances sur 2 mois. Cela a été très efficace pour mon voyage au Népal. Voici leur site pour avoir plus d'infos : www.simalti.com.

Bonne chance. Jenny
ST Stem593 ·
Merci beaucoup Jenny pour cette réponse riche :)
KO Kola Globetrotter ·
J'ai cliqué sur ton lien. Que tu fasses de la pub pour un centre vaguement dédié au bien être, soit. C'est à la mode, très en vogue... et très cher.

Mais laisser penser que respirer un air raréfié en oxygène assis confortablement dans un fauteuil pourrait prévenir le mal des montagnes, c'est dangereux et ça frise la malhonnêteté.
SB Sbecker Veteran ·
En plus de l'endurance, je te conseillerais de ne pas négliger l'aspect musculaire. L'important en altitude est de limiter la conso d'oxygène par les muscles.

Bonjour Jenny

J'ai un avis quelque peu différent sur l'aspect "préparation musculaire". En effet, l'effort en haute altitude est un effort cardio pulmonaire très intense: on monte très haut dans les tours pour un effort musculaire très modeste. Quand à limiter la conso d'oxygène par les muscles, je ne vois pas trop comment faire. Et ça n'est certainement pas en augmentant la masse musculaire qu'on va le faire.

Il me semble donc qu'au delà de séances de course à pied en endurance, il peut être pertinent de faire du fractionné pour essayer de solliciter l'appareil cardio pulmonaire à haute intensité.

En étant des femmes, toi et Stem593 possédez une qualité essentielle en haute altitude, qualité dont beaucoup de messieurs manquent: cette qualité, c'est l'humilité. Je m'explique: beaucoup de personnes très bien préparée sur le plan physique se prenne un mur en haute altitude pour 2 raisons: 1) ca peut sembler paradoxal, mais bon nombre de bons sportifs ne sont pas habitués à souffrir à l'effort (merci les endorphines). Or même avec une bonne acclimatation, même si on s'appelle R.Messner [:)], au delà de 6000m on est amené à souffrir (un peu [:)])

2) le sportif bien préparé peut voir son ego très perturbé et "exploser" sur le plan mental

Maintenant, il y'a un risque à avoir trop d'humilité: celui de renoncer trop facilement. Je pense donc qu'au delà de la préparation physique, il faut avoir à l'idée les difficultés physiques qu'on ne manquera pas de rencontrer, y faire face calmement et ne pas renoncer facilement. Pour savoir s'il faut renoncer ou pas, la bonne question à se poser est "est ce que je mets en danger ou est ce que je mets en danger les personnes qui m'accompagnent ?". Si ça n'est pas le cas, il faut s'accrocher !

Samuel
JE JennyBertran ·
@Kola : ce n'est pas de la pub. Je l'ai testé et je donne mon avis. C'est bien le but d'un forum. J'y ai croisé de nombreuses personnes qui préparaient ou revenaient de voyages au Pérou, Bolivie, Argentine et Tanzanie. Elles ont, comme moi, senti la différence avec ces séances Simalti. Cela n'évite pas bien sur de se préparer à l'ascension sur site.

@Samuel : ok merci pour ton avis. 100% d'accord sur l'humilité. C'est essentiel en haute montagne.

A bientôt Jenny

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