Randonner dans le Cordón del Plata (cordillère frontale), retour d'expérience
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Bonjour à toutes et tous,

De retour d'un voyage formidable en Argentine, qui m'a conduit en un peu plus d'un mois de l'active Buenos Aires aux paisibles et impressionnantes montagnes de la Cordillère, avec une halte formidable à Valparaiso ( c'est tellement facile, et c'était tellement bien), je partage ici avec vous mon expérience sur les presque deux semaines que j'ai passées dans le Cordon del Plata.

J'ai tellement eu de mal à savoir comment faire, où aller, que voir en me rendant dans cette région, que je m'en suis finalement remise à la proximité de refuges de montagnes pour décider de mon sort. C'a été une décision merveilleuse car j'ai débarqué dans un environnement extraordinaire, hors saison ! (enfin un poil avant l'ouverture de la saison) J'ai donc pu profiter de dix jours complets de randonnée dans le Cordon, quasiment toujours seule (mais prudente).

RANDONNER AUTOUR DE MENDOZA - LES AVANTAGES

Par souci de facilité (la ligne droite du bus Buenos Aires - Mendoza), et un peu par hasard aussi (choisir la Cordillère de Mendoza plutôt que celle de Salta ou Bariloche), j'ai cherché dans les alentours de Mendoza. Mon souci était le suivant : pas le temps de monter à l'Aconcagua (ni les moyens d'ailleurs), pas du tout envie de faire deux jours de randonnée et ensuite devoir me déplacer encore, et besoin de me ressourcer. Puente del Inca, à cet égard, ne me satisfaisait pas tout à fait (même si j'y suis passée depuis, et quelle claque, ce n'était pas l'objectif).

Un peu par hasard, j'ai découvert que le Parc régional du Cordon del Plata, situé à 291 km de Mendoza, permettait à un randonneur, autant chevronné que débutant, d'avoir un programme bien rempli pendant dix à quinze jours. Et il y a un hébergement possible en cas de neige. Et on peut camper. Et on peut manger dans les refuges, ou s'arranger avec eux pour stocker de la nourriture, voire s'en faire monter par les gens du coin (moyennant finances). Et il y a des altitudes pour tout le monde, de 3000 à 4800m.

Le site a été à la hauteur de toutes mes espérances, quel endroit magique !

Sans vous raconter plus avant ma vie, voici les infos pratiques qui permettront à certains et certaines d'entre vous de suivre mes traces dans ce lieu paisible et enchanteur, idéal pour randonner tranquillement, ou pour s'acclimater et se préparer à l'ascension de l'Aconcagua justement.

TRANSPORT

De Buenos Aires à Mendoza - vols low cost intérieurs (Aerolineas, Andes, LATAM) Ca vaut vraiment le coup de regarder, le retour m'a coûté moins cher que le bus. - bus intérieurs Andesmar, CATA... L'offre est riche, et la qualité est uniforme, et plutôt haute. Des sièges confortables, une facilité de déplacement

De Mendoza au Cordon

A la gare routière de Mendoza (à quelques km du centre, ça se fait à pied, ou on peut se faire déposer depuis l'aéroport ou le centre en taxi) La compagnie qui s'enfonce dans cette partie de la région s'appelle Buttini. Ils ont un comptoir dans la gare, et trois bus par jour partent dans le coin. Un part à 7h et des brouettes le matin, il y en a un à 12h50 et un autre en milieu d'après-midi. De Mendoza, le bus que vous cherchez se rend à Los Zarzuelos, un peu après Potrerillos. Vous irez jusque là. NB : la route est sublime, notamment la découverte du lac artificiel en arrivant à proximité de Potrerillos Il y en a, en bus, pour deux bonnes heures.

Du bas du Cordon aux zones de randonnée

Ca se complique un peu ici. Il y a une route qui monte dans le Parc régional et jusqu'à l'ancienne station de ski de Vallecitos (abandonnée pour causes économiques, et face à la fonte progressive des neiges - réchauffement climatique levez les bras) Si vous êtes en voiture, pas de souci donc. Si vous êtes comme moi à pied, harnachés à un gros sac de randonnée avec tente et sac de couchage, c'est un moment assez désagréable, car la route est assez monotone, et ça dure ! Il y a peut-être une dizaine de kilomètres (plutôt 15 que 10) entre l'arrêt de bus et l'arrivée dans une zone satisfaisante point de vue randonnée. Ce que j'ai fait : m'arranger avec un refuge pour profiter de la montée d'autres personnes, ou d'un membre de l'équipe. Il y a quelques voitures qui passent le week-end, mais sinon à part les gens qui vivent là-haut, pas grand-monde. Le stop est donc un peu aléatoire. Pour les plus prudents, les refuges vous indiquent un numéro de chauffeur qui monte souvent dans ce coin et est le chauffeur officiel de la zone, il vous monte pour 15 dollars me semble t-il, et vient vous chercher à la sortie du bus.

Vous y voilà !

HEBERGEMENT Trois refuges là-haut - Refuge San Bernardo (mon chouchou, un ou deux euros plus cher que les deux autres, mais plus grand et plus confortable) - Refuge Pausi (minuscule, dépanne) - Refuge de l’Université (ambiance très sympathique, mais ne font pas à manger) Les tarifs tournent autour de 10 euros la nuit pour un lit / douche / cuisine en accès libre. Ensuite, il faut payer quelques euros pour avoir accès à la cuisine, ou à une douche chaude. Le camping Si la météo le permet, à une heure de marche à peu près de la zone des refuges, en grimpant, il y a un espace de camping au milieu d’un cirque de sommets, un lieu sublime. L’endroit s’appelle Las Veguitas. Il faut venir équipé, ou être prêt à redescendre aux refuges s’approvisionner si nécessaire. Il y a de l’eau en accès. Pas grand-chose d’autre. Le lieu est en accès libre, et donc il n’y a pas de gestion autre que l’attention des locaux pour s’assurer que les routes sont à peu près praticables et sûres. Et si neige, blizzard, tempête… Il n’y a pas d’abri autre que sa tente. Mais ça vaut la peine, l’endroit est incroyable. La suite d’ici quelques jours, je profite d’une escale à l’aéroport pour commencer ce point ! A vite !

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