
Au téléphone Thomas m’avait invité à télécharger l’application ZENLY www.numerama.com/...-de-la-snap-map.html Cela permet de localiser ses amis si la fonction GPS de leur Smartphone est activée et qu’ils sont connectés. En fin de matinée, je m’étonne de toujours voir Thomas et Francine à 65 km de Sète à l’endroit où ils ont dormi. Toujours pas d’info sur la page Facebook jusqu’à qu’enfin apparaisse : SUPER INQUIET CE MATIN MON HANDBIKE NE DEMARRE PLUS. 1 heure QU ON CHERCHE En fait ils perdront plusieurs heures avant de comprendre que l’interrupteur n’est jamais passant et de le shunter. Alors qu’ayant gagné Sète, je profite de la terrasse d’un restaurant quai du Mistral, j’ignore qu’eux vont commencer une course contre la montre pour embarquer avant le départ du ferry.

Je m’offre une daurade et une dame blanche
en regardant passer des bateaux de touristes surbaissés adaptés au pont de chemin de fer.
Il s’agit du pont à bascule proche de la gare. Puis je me promène en ville en achetant quelques vivres.
Peu après 17h je gagne la gare maritime. Une camionnette italienne attire mon attention et je fais connaissance d’Adalberto qui prépare son tricycle couché et sa remorque.
Les 2 sont recouverts de panneaux solaires et il a déjà participé comme Thomas Papay au Sun Trip www.thesuntrip.com/presentation/. Il parle bien français, nous échangeons et je lui offre du raisin que je viens d’acheter. Puis je surveille son attelage pendant qu’il se repose sur le matelas dans son fourgon. Il pensait le laisser stationner là pendant 2 mois. Un marocain vivant en France et qui vient assister à tous les départs de bateaux lui déconseille et l’accompagne à un garage peu couteux. Mais comme le propriétaire est absent, Adalberto est contraint de lui laisser les clés. Cela commence sous le signe de la confiance internationale. Ils reviennent tous les 2 sur le scooter du sétois. Puis arrive Francis avec son tricycle sur la remorque de sa voiture. Il a roulé avec les participants depuis la Savoie mais il ne pourra pas pour des raisons de calendrier embarqué pour le Maroc. Il confirme qu’ils sont en retard. Avec lui je monte les escaliers pour aller au guichet. L’hôtesse qui demande nos prénoms ne trouve pas nos réservations. Pas de Francine, Thomas, Joy ou Gilles. En fait c’est un peu compliqué : Joy n’est pas son vrai prénom, il s’appelle Thierry et le billet est au nom Thomas qui se prénomme en fait Pierre-Thomas. Je m’inquiète pour son accès au guichet mais il n’aura pas besoin de monter à l’étage (non équipé d’ascenseur). Il suffira de présenter nos 4 passeports pour avoir les tickets d’embarquement. Adalberto lui n’a pas demandé à Francine de lui acheté sa place préférant régler au dernier moment. Si vous avez réussi à suivre, nous serons 5 à embarquer pour cette aventure : Thomas paraplégique et initiateur de ce raid, Joy qui sera son aide, Francine qui a participé à l’organisation, Adalberto et moi. Enfin s’ils arrivent avant le départ du ferry.
Peu après 18h Thomas arrive avec Francine. Ils ont roulés jusqu’à 70 km/h sur la voie rapide. Alors que je viens lui dire bonjour, pour notre premier contact il sert affectueusement son bras au niveau de mes cuisses pour il me semble me féliciter de mes premiers 350 km et m’encourager. Je découvre son handbike
dont les roues servent également à son fauteuil pour limiter le poids.
Je retrouve avec plaisir Francine. Mais Joy n’a pas pu suivre car il a une roue crevée sur sa remorque ce qui le ralentit.
ll n’arrive qu’à 18h30 épuisé. Nous sommes les derniers à embarquer.

Un contrôleur de billet se souvient d’avoir vu embarquer il y a un an Paul Bermejo avec son tricycle couché solaire : voyageforum.com/...post=7621147#7621147

Difficile de passer inaperçu avec de tels véhicules. Mais il semble que de simples vélos soient déjà rares. Rien n’est prévu pour. L’équipage philippin nous propose des sangles pour les arrimer aux crochets implantés régulièrement dans le sol métallique.
Pour les tricycles déjà stables sur leur roue pas de problème pour mon VTT je ne vois que la solution de le coucher.
Un philippin me propose de le sangler contre une caisse en métal. Je laisse ma tente sur le porte bagage et emmène mes 5 sacoches jusqu’à la cabine que je partage avec Francine et Adalberto. Thomas et Joy dormiront dans une cabine avec sanitaire adapté aux Personnes à Mobilité Réduite que Francine avait retenue en achetant nos billets.
Sur le pont quelques membres du personnel immortalisent le départ de cette traversée qui va durer 37 h.
Nous quittons Sète en même temps que le soleil.

Je publie mon premier message sur le Groupe Solarbikes pour informer ses membres sur Facebook :
13 septembre, 19:56 Tom, Joy, Francine, Adalberto et moi, les 5 cyclistes sont bien montés à bord.

C'est parti ! bien installés dans les cabines.

Le pilote veille sur notre sortie du port.

je finis de rassurer les followers en ajoutant :
13 septembre, 20:10 Sortie réussie. Les canots de sauvetage sont en place.

Il est très venté en raison de la vitesse de croisière.
Je découvre les différents niveaux de ce grand bâtiment nommé Majestic,
à travers de nombreux couloirs et escaliers.


Comme la compagnie est italienne, la boutique vend beaucoup de ses produits.
D'ailleurs peu de personnel parle français ou marocain. Nous aurons un peu de mal à comprendre qu'il est plus avantageux pour les repas d'acheter d'avance du crédit (avec bonus) sur une carte que de payer à chaque passage au restaurant. Malgré les annonces sono multilingues je découvrirai par hasard la diffusion d'un film en français dans une grande salle de cinéma. Cette ligne Sète Tanger était auparavant exploitée par une compagnie marocaine. Mais en raison de difficulté financière elle a été confiée à la GNV. www.sete-tanger.net/fr/pages/sete-tanger Et nous ne pouvons que nous réjouir que cette liaison perdure.


nous sommes réunis pour un exercice d'évacuation (à l'intérieur).
Avec juste encore assez d'obscurité pour voir en écritures lumineuses la devise du Maroc : Dieu, la Patrie, le Roi.
Je m'attendais qu'avec le statut PMR de Thomas nous soyons prioritaires. Mais nous sommes invités à attendre.





C'est inouï !
Puis nous attendons Youssef qui va nous héberger pour notre première nuit. Comme il habite à 30 km au sud de Tanger. Il ne pourra venir à vélo pour ces 2 fois 70 km.





mais un vent assez soutenu nous fait face. Et bien qu'il vienne du Sud il est froid.
Les autres l'ont compris aussi et après seulement 4 km lors de son arrêt Youssef me propose de mettre mes sacoches dans sa voiture. Comme c'est un DOOBLO,
je mets carrément mon VTT dans le coffre. Je ne souhaite pas retarder les autres ou me retrouver perdu dans Tanger.
Je passe donc du statut de participant à celui de reporter. Je peux prendre les cyclistes et les paysages en photo en roulant. Et encore mieux à chaque arrêt pour les laisser passer.

Joy et son superbe vélo cargo
Francine

qui lui donne un petit coup de pousse.
Je suis mieux dans le véhicule pour tous ces passages pentus.



J'aurai du mal à comprendre qu'elle ne peut pas rouler doucement.
En fait son moteur puissant risque de chauffer et de griller dans les montées à faible allure.
C'est Thomas qui lui a demandé de s'équiper ainsi car il souhaite faire un grand tour du Maroc et ne peux rester trop d'heures de suite sur son tricycle.
J'ai de la chance car je bénéficie d'un guide natif à l'arrivée sur Tanger.


Plus trace du
petit port d'origine.
Place aux grands boulevards et aux rond-points.
Je m'étonne de croiser de très nombreux mini- bus alors que nous arrivons dans la zone d'activité. Youssef me dit que c'est l'heure de la débauche. Pourquoi ne pas utiliser de grands autocars ? Il me répond que c'est plus facile dans le trafic.



ou du secteur.





et les commodités de son hébergement.

J'avais glissé un mot de remerciements sur le siège du tandem de Youssef et 200 Dirhams pour le gasoil. Il n’appréciera pas cet affront à l'hospitalité marocaine. Il voudra d'abord me rembourser en les donnant à Thomas lors de son passage au retour. Il faudra quelques échanges sur FB pour nous réconcilier en lui affirmant que ce dédommagement ne concernait que les frais de transport et pas son invitation. Il m'a vraiment évité une épreuve en me transportant.
Ayant repéré l'accès à la route la veille, j'ai décidé de partir devant pour prendre de l'avance sur les VAE pour ne pas les retarder.
Dés le premier km en quittant la maison de Youssef, je reçois un coup de klaxon d'encouragement. Idéal d'effectuer mes premiers tours de roue au Maroc sur la Nationale 1. Moins bien de constater que le vent de Sud est déjà levé et qu'il me freinera toute la journée. J'espérais en partant tôt qu'il serait moins fort et ne pas finir l'étape de 85 km à l'arrache. Cela change de mon trajet Valence d'Agen Sète où avec la pluie j'avais le vent dans le dos. Là c'est de face avec le soleil. (On se doute bien que le pire c'est la pluie dans la figure).
Les vaches paissent au bord de la route
et les motos 3 roues sont également levées.
Après seulement 17 km parvenu à une centrale électrique,
je suis rattrapé par Francine,
Thomas, Joy et Adalberto. Ils me proposent de suivre Joy qui de par sa carrure et la hauteur de son vélo-cargo me coupera le vent. Ce sera d'autant plus efficace qu'il n'a plus sa remorque. Il l'a laissé chez Youssef pour s'allèger. Il l'avait prise notamment pour transporter les sondes urinaires nécessaire à Thomas et qui sont interdites d'importation (un ami en a par avance apporté d'autres pour ravitailler lors des jours de repos prévus à Marrakech) et des compléments alimentaires. Joy distribue la marque shop.usana.com/...istributorId=6944415 . je pense que c'est comme cela qu'il a connu Thomas qui utilise ces produits comme d'autres sportifs.
Je colle à sa roue allègrement à 20 km/h. Mais dés que la pente s'accentue je décroche même s'il ralentit. Il m'est alors difficile de revenir. Si une opportunité de "raccrocher" m'est offerte, l'effort consenti m'empêche alors de suivre le rythme. Et je les gène dans leur progression. Rappelons que Thomas souhaite éviter de passer de nombreuses heures sur son trike la position devenant douloureuse et qu'il veut faire de grande étape pour boucler son tour du Maroc. Comme Youssef m'avait dit qu'Asilah est belle, je propose de passer dans le centre. Mais Thomas préfère continuer sur l'axe principal. Je leur dis que je préfère rester assis là et les abandonne pour découvrir ce village pittoresque. Je fais mon premier achat en Dirhams au marché pour 3 tomates.
La N1 est longée par l'autoroute à l'Ouest
et la voie ferrèe à l'Est.
De nombreux vendeurs de melons y sont installés.
Je m'arrête pour déguster un melon canari de 2 kg. Je reprends la route après avoir épluché le reste pour ne pas me charger de la peau et des pépins.

Je continue sur un superbe revêtement;

Puis je les retrouve parce qu'ils se sont arrêtés pour acheter des bananes. Je demande à Francine qui m'en offre une de me prendre en photo avec ma tenue anti-solaire (c'est la première fois de ma vie que je roule ainsi en cette saison).
Je leur propose du melon mais Thomas dit qu'ils n’ont pas le temps (dommage il était prêt à consommer : épluché et coupé en part dans ma boite TUPPERWARE). Francine confirme mais elle n'a pas du comprendre ce que je proposais. Je repars devant profitant d'une descente pour m'élancer. Mais à la première bosse mon smartphone est éjecté de ma sacoche de guidon que je n'ai pas pris le temps de refermer. Heureusement je l'entends tombé et sa housse plastifiée absorbe le choc. Je suis de nouveau seul ce qui me permet de prendre des photos.






et des quartiers moins favorisés.

J' y reprends des forces avec mon melon et quelques biscuits. Puis je traverse la ville en essayant de me rapprocher de Thomas et Francine symbolisés sur mon smartphone. Elle m'a appelé pour me dire qu'ils sont dans un camping, aire de camping-car au bord de la N1. Thomas recommande d'aller un peu plus loin traverser au passage piétons.
Je passe devant une école coranique.

Curieux de constater que des personnes sont payées pour arroser à la main toute la journée pour obtenir de belles pelouses.
Je parviens au camping après 89 km.
Pour moi, ce fut l'arrache totale
et elle a mal partout.
Chacun installe son campement
Joy aide Thomas à monter sa tente. Elle intègre un partie abri prévu pour une moto. Cela lui permet d'y pénétrer avec son fauteuil et d'y avoir ses aises.
Ensuite il recouvre de terre des vomis autour de sa tente.
Avouant ainsi le manque d'agilité de son attelage. Le vélo à Gilles l'est forcément.
Après 5km, il est revenu bredouille, désespéré de ce pays où l'on ne peut trouver ni vin ni bière. Il a dit que j'avais du mérite de rouler avec ce VTT. Il m'a conseillé d'y atteler une remorque motorisée (cela permet d'avoir un vélo sans assistante pour tous les jours et avec lorsqu'il est chargé). Je lui dis que là mon vélo était léger puisque j'avais vidé mes sacoches dans ma tente. Et que " Chi va piano va sano " mais il ne semble pas comprendre mon italien. En tous cas, je suis admiratif puisque à 79 ans il va faire une partie du Sun trip 2018. Celui que Youssef va faire en tandem accompagné d'une personne à mobilité réduite.
Alors que le magasin Cyclable de Toulouse m'a prêté une sacoche avant, le temps de retourner la mienne chez le fabricant, la deuxième a également une fermeture qui s'est cassée depuis mon départ. Et celle d'une de mes sacoches arrière n'a pas supporté les 30 km dans la remorque d'Adalberto. La solide réputation de solidité du fabricant allemand Vaudé me semble bien galvaudée.
je quitte le camping de Larache à 8:15. C'est le temps habituel qu'il me faut pour petit-déjeuner, faire ma toilette, plier ma tente et ranger chaque chose à sa place dans mes 5 sacoches. Je reprends la nationale 1
Il y a des travaux pour la réalisation d'une nouvelle voie ferrée.

où chacun s’affaire aux travaux agricoles.
Avec de modestes moyens

Cela n'est possible que grâce à l'irrigation.
Je n'ose pas prendre en photo les enfants dans les champs. Je suppose que c'est parce que nous sommes dimanche et qu'ils sont en famille. Il y a souvent des personnes seules qui attendent au bord de la route, le stop et l'entraide semble populaires.

Pas de vendeur au bord de la route et aucun commerce. Je finis par trouver une épicerie où j'achète un Coca-Cola dont le prix 5,50 dirham est imprimé sur la bouteille
et une grande bouteille d'eau à 5. Le vendeur profitant de mon inexpérience avec les pièces tente de me faire payer un DH ou 0.5 de plus. Un client intervient en me rendant la différence sur son argent que le commerçant lui rend aussitôt. Il me dit qu'il y a des gens qui ne comprennent pas que nous sommes égaux. "Toi et moi, Kif-Kif" me dit-il. Je lui sers la main tout en acquiesçant ému par sa sincérité. Enfin dans un marché de village, j'achète du raisin et une banane. Mais je n'ose faire une photo qu'à la sortie où des camions sont chargés de compost.
J'ai parcouru 60 km sans voir un endroit accueillant pour déjeuner. Je trouve enfin un bois
que je rejoins péniblement en traversant un caniveau de sable. Je profite de couches de bébé pour éviter que mes roues ne s'enfoncent trop.
J'apprécie de pouvoir m'isoler pour cette pause déjeuner. Non pas que je me sente en danger avec tous ces Marocains qui sont partout au bord des routes. Principalement pour faire du stop en campagne mais aussi se déplacer dans les villages et discuter ( beaucoup moins les femmes) et qui marquent le plus souvent des gestes de sympathie et d'encouragement aux cyclistes. Mais plutôt une certaine gêne en raison de nos différences de niveaux de vie et de la barrière de la langue.

Mais le raisin type Italia n'est pas sucré. Il ne vaut pas le raisin petit grain que j'ai acheté à Sète et dont j'ai offert une grappe à Adalberto quand il est arrivé à la gare maritime avec son fourgon ( il m'a alors demandé s'il était douce). J'y ajoute 2 pâtes de fruits. On m'a déconseillé de manger des crudités au Maroc et cela me ferait mal au ventre d'attraper la tourista avec du raisin sans goût...
Je ne verrai que 2 indications Kénitra sur 60 km. En dehors de ceux de l'autoroute que l'on ne peut pas manquer.
Je passe au-dessus d'un canal d'irrigation.
Ils sont très utilisés dans cette région agricole. Nous nous encourageons mutuellement un ouvrier et moi alors qu'il repart avec son groupe, outils à l'épaule. Passé sous le bon tunnel la route devient piste en raison des aménagements ferroviaires.
En effet une ligne de chemin de fer très récente est parallèle à l'autoroute.
www.routard.com/...ign=Routard_NL_Actus
Amusant dans le même temps en France, nous n'avons plus les moyens de financer de nouvelles lignes TGV.

Des moutons passent dessous guidés par 2 enfants.
Des bananes sont cultivées sous serre.
Puis la chaussée est de plus en plus défoncée avec des bribes de goudron. Les habitants sont vraiment laissés-pour-compte. Il y a une superbe autoroute, une voie ferrée flambant neuve qui les entourent sans qu'ils aient les moyens de les utiliser et une route SECONDAIRE sur laquelle ils peinent.
Tous les véhicules que j'ai croisé roulent sur le bas côté pour me laisser le peu d'asphalte disponible.
Il faut dire que l'on est moins secoué sur la sable que de sauter d'un morceau de bitume à l'autre. Je plains nos amis avec leurs roues multiples car cela dure sur des dizaines de km.
Apparait une station service qui semble abandonnée.
Francine m'apprendra que cette route est appelée à disparaitre et sera remplacée par une autre. Pour l'heure j'y croise toujours beaucoup de monde. Les enfants qui ont travaillé au champ en famille et que je n'ai pas osé photographier accourent à mon passage où répondent à mes signes. Je crois que j'aurais dit mille fois bonjour aujourd'hui. Certains s'accrochent au vélo pour me retenir tant que je ne leur donne pas d'argent. Je suis obligé de me fâcher. Surtout lorsque l'un d'eux tire sur la sangle de ma sacoche au risque de me faire perdre une fermeture supplémentaire. Un autre pédale vigoureusement à mon passage. Je ralentis pour l'attendre. Nous roulons ensemble un moment, il hèle son copain en répétant : "Kénitra, Kénitra" car il m'a demandé où j'allais. Plus loin ces 2 jeunes cyclistes freinent avec les pieds, comprenant qu'ils ne veulent pas aller plus loin, je propose une photo. Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie.
Moins drôle 3 chiens se lancent à ma poursuite.
J'accélère, mauvaise stratégie et le moulinet de mes jambes excite celui qui à ma gauche grogne au niveau de mes chevilles. Heureusement le sol ne présente pas d'irrégularités sur lesquelles j'aurais pu chuter dans la panique.
Rare décor agréable de la journée :






Le centre ville est animé est décoré.

Je parviens à la ville après 140 km. Mais je ne trouve pas le camping. Du moins je passe devant un qui semble fermé et qui ne présente aucune entrée. Arrivée à la plage, j'interroge un policier à un rond-point. Il me confirme que je suis passé devant. 2 km de plus mais toujours pas d’accès. J'appelle Francine qui me dit que l'entrée est dissimulé par des travaux. J'entre au camping de la plage à 20:45 et présente mon passeport au gardien qui le prend en photo avec son téléphone.
Les cyclistes n'ont pas pu planter leur tente sur le terrain trop dur. Ils ont obtenu l'autorisation de dormir dans la salle d'activité. En arrivant tard, j'ai l'avantage de bénéficier de leurs démarches. Tandis qu'ils partent manger en ville, j'étale le contenu de mes sacoches sur le comptoir du bar
qui est fermé en cette période. Même si nous ne campons pas je dois sortir ma tente pour la faire sécher.
Nous allons dormir sur les transats.
avant de me faire chauffer de l'eau pour mon bouillon cube vermicelle et de manger la boite de maquereau mariné que j'ai emmené.
Je suis sidéré que les autres ne transportent pas de quoi manger (Sauf Joy qui a un stock de fruits secs et les préparations USANA qui lui servent de petit-déjeuner ainsi qu'à Thomas). Ce dernier avait demandé à Francine de laisser son réchaud avant le départ (pour s'alléger).
C'est le grand confort, il y a même un vieux slip et un préservatif usagé sur le comptoir :
Avant de me coucher, je publie un très court message sur FB pour rassurer les followers car il me semble que les VAE n'ont pas mis d'information :
17 septembre, 23:37
Parti du camping de Larache à 08:15, je suis arrivé au camping de Mehdiya près de Kénitra à 20:45 après 140 km. Les autres sont arrivés un peu plus tôt. Pas le courage de raconter quoi que ce soit.
Le soleil est au rendez-vous pour les préparatifs
Après avoir passé sa pompe à Thomas à son appel pour qu'il regonfle ses pneus, il me remercie en me disant : "c'est gentil" et m'explique que les nombreux trous ont favorisé la perte d'air (qui s'échappe un peu quand le pneu est pincé contre le bitume).
Je souhaite partir devant mais le réceptionniste n'étant pas arrivé, je ne peux régler. Je demande à Francine qu'elle le fasse pour moi.
Je pars vers la plage et regrette de ne pas mettre baigné alors que nous étions si proche de l'océan.





Je continue en direction de Rabat (mais pas par l’autoroute).
Je m'arrête au niveau du jardin exotique de Bouknadel,


Il est 11:30 et selon l'affichage, cela devrait être ouvert.
Je profite de cet endroit agréable et de l'ombre pour téléphoner à Air Arabia pour confirmer la possibilité d'embarquer un vélo.

et Francine et Adalberto que je réussis à photographier malgré la surprise.
D'après Zenly je ne les voyais pas si proches.
Un responsable rentre dans le parc et m'annonce que l'ouverture sera retardée.
Je renonce à y faire ma pause déjeuner, j'ai déjà grignoté en attendant.
Nous arrivons dans Rabat qui est la capitale mais qui n'est pas très étendue.
Et nous nous arrêtons au CARREFOUR car Thomas a besoin de sacs poubelle.

J'ai un peu de mal a m'y retrouver dans les rayons. (je ne vois pas de compote)
Je crains d'avoir épuisé le temps de cet arrêt.
Mais Adalberto en a profité pour s'acheter un téléphone. Les 2 vieux dont il disposait ne fonctionnent plus.

Joy s'arrête dans un garage à l'enseigne BOSCH en demandant s'il peuvent régler son problème.
Alors qu'il a acheté un vélo-cargo avec un moteur et des batteries de cette marque, il a fait monter juste avant le départ des panneaux solaires qui devraient les recharger. Mais pas un électron a rempli cette mission. Il fonctionne juste avec ses batteries extractibles qu'il recharge sur le secteur. Des habitués lui ont dit qu'il est toujours difficile d'assembler du matériel de marque avec d'autres composants et ce n'est pas ici qu'ils vont lui donner la solution.
Je prends en photo les autres participants
puis nous repartons. Dommage de ne pas visiter la médina de Salé alors que nous passons devant.
Thomas s'est renseigné auprès de cyclistes locaux pour la traversée de Rabat. Ils conseillent d'emprunter une piste cyclable pour traverser l'oued Bou Regreg.
Effectivement l'accès au pont Hassan II est interdit aux vélos.

nous demandons aux forces de l'ordre.
Il faut emprunter le pont du tram.
qui comprend une bande cyclable.
C'est super !
Je suis tenter de continuer par l'estuaire de ce fleuve. Étant certain de retrouver ici la côte que nous allons longer jusqu'à Mohammedia. Mais Thomas me dit que je me trompe et démarre brutalement vers le grand boulevard de la N1. Il nous laisse frustrés Francine, Joy et moi de ne pas profiter de ce superbe paysage où nous voyons des bateaux et devinons la plage de Rabat.
Il ne veut prendre aucun risque en suivant scrupuleusement la trace de son GPS. Sa hantise est de se retrouver seul à un endroit où il ne pourrait pas faire demi-tour.
Cela commence par un morceau de piste cyclable. Mais rapidement nous trouvons dans la circulation très dense.
Avec la succession de feux, je suis le seul à pouvoir me faufiler à droite des files de voitures.
Je profite de mon avance pour activer le GPS de mon smartphone et inviter tout le monde à tourner à droite pour trouver la Côte beaucoup plus agréable et dotée plus loin d'une promenade qui peut faire piste cyclable.
Je suis un moment les VAE

Dés que je pénètre dans la cour de ce qui est affiché comme musée, je me fais engueuler. Je suis pas le bienvenu. Apparemment c'est l'heure de la prière car je vois un homme sur son tapis.
Je profite des aménagements récents

Et l'on arrose en plein soleil.

où les contrôles sont fréquents.
Les conditions de roulage sont très agréables
avec les traversées successives d'agglomérations.
Je me fais un nouvel ami :
Il a le même système de transmission sans chaine

Au village suivant je retrouve grâce à leurs véhicules en stationnement

et les photos.

Mais ils me rattrapent avant qu'elle ait lu mon message.
Joy décide de rouler avec moi pour profiter en s'arrêtant plus souvent.

Je peux enfin me baigner dans l'océan. plutôt faire trempette dans un petit bassin de la côte rocheuse. Pas besoin de monter la tente puisque nous avons choisi de louer un bungalow. A 5 c'est souvent moins cher que de payer pour chaque tente.
Les cyclistes ont fait la connaissance d'un anglais qui roule seul et lui ont proposé de passer la soirée avec nous. Il demande à Francine si je suis prof d'anglais car il a trouvé mon accent excellent lors de mes premiers mots. Il sera vite déçu.
Alors que Francine fait remarquer que nous aurions du longé l'estuaire aussitôt après le pont pour profiter des paysages. Thomas se met en colère et la fait pleurer. C'est gênant devant notre invité qui comprend très bien le français. J'interviens en ajoutant que tout le monde peut se tromper mais qu'il y a la façon de le dire. je n'ai pas apprécié son ton péremptoire. Fâché, il va s'isoler dans sa chambre.
La première fois qu'il m'avait demandé de positionner ses pieds sur son tricycle et que je ne savais pas comment faire, j'avais trouvé sa façon de demander service en m’engueulant peu adapté. C'est Francine qui avait positionné correctement ses pieds et mis en place les cordelettes élastiques qui les maintiennent sur les supports. Elle souffre également de son manque d'amabilité alors qu'elle lui rend service tout au long de la journée. C'est toujours difficile avec les personnes handicapées. Dans le laboratoire où je travaillais, nous avons accueilli une jeune malentendante. Elle n'a pas réussi à s'intégrer car personne ne voulait travailler avec elle trop habituée à obtenir tout ce qu'elle voulait auprès de ses parents ou d'éducateurs. Elle m'a offert un déjeuner pour me remercier d'avoir travaillé avec elle plusieurs semaines sur un poste isolé avant son départ dans un autre service .
avec cette école de formation de personnel de bord.
Owen qui est d'Abergele au Pays de Galle a choisi de nous accompagner.
Il nous offre un jus d'orange fraichement pressé
qui est délicieux et appréciable avant que nous attaquions
30 km de la zone industrielle de Casablanca,
Nous stoppons pour admirer la Mosquée Hassan II,
proche de l'océan.
J'achète un melon canari et Owen des bananes.
Je demande si nous pouvons les consommer à la terrasse d'un bar en prenant des boissons qu' Adalberto nous offre.
"Pas le temps" de l'aider. Il reste 80 km à parcourir.
(je dois être un peu rancunier me rappelant que c'est ce que Thomas m'avait dit quand j'avais proposé du melon)



Francine met à charger sa batterie avec sa mallette de transport
et tous les 4 nous allons au restaurant du camping. Quand Thomas et Joy arrivent nous rajoutons une table pour manger ensemble. Mais quand je prends une photo du groupe pour ressouder l'équipe Thomas détourne le regard.
Il finit par me dire "tu sais qu'il existe un droit à l'image".
Je suis scié ! Alors que précédemment il était tout content que je le prenne en photos et que je les publie sur FB.
Il ajoute : " en plus c'est un SOLAR bike ! "
Devant cet argument imparable qui m'exclut de facto, je lui réponds :
"Tu es comme un gamin ! Ton jouet ne fait pas ce que tu veux alors tu le jettes"
"Pour moi ça va être vite fait un clic et c'est fini !"
Plus tard alors que je fais mes adieux à Joy, il m'explique que lui en tant que revendeur USANA a un "droit à l'image" (on ne peut théoriquement pas diffuser des photos de lui sans l'accord de sa société) mais il ne le fait pas valoir. Il doute que je quitte le groupe. Je lui confirme ma volonté (le plus "drôle" c'est qu'il devrait aussi être exclu, son vélo n'ayant de solaire que l'apparence). Francine elle hésite, tiraillée entre son engagement, son désir d'aider et sa volonté de profiter davantage de ce voyage. Elle me dit que c'est bien que j'ai pu lui répondre fermement, elle se serait mise à pleurer.
J’offre un thé à Owen avec mon réchaud (celui du bungalow n'est pas alimenté) et propose des galettes de riz et du beurre de cacahouète (acheté à CARREFOUR Rabat).
Je demande à Adalberto de me rendre mon second briquet que je lui avais prêté depuis Larache et dis au revoir à Francine que j'ai plus de chance de retrouver sur les routes françaises.
J'ai de la veine alors que je quitte le groupe, je vais rouler avec un nouvel ami gallois.
Nous prenons le temps de visiter

(ce que Francine aurait aimé faire)
Puis trouvant une boutique INWI tenue par 2 jeunes qui parlent français, j'explique mon souhait de recharger ma carte SIM. En effet la veille alors que j'appelais ma sœur en France la communication a été coupée. Puis j'ai reçu un SMS me disant que je n'avais plus de crédit (pourtant je pense avoir très peu appelé l'international) . Dans une boutique à 22h je n'ai obtenu qu'une recharge de 50 Dirhams et je ne sais pas si je l'ai utilisée correctement pour l'étranger. Owen me dit que ce serai plus avantageux de changer de carte SIM. Ce que confirme le vendeur. Je ne veux pas participer à cette société du jetable mais il est dans l'impossibilité de créditer mon compte ne pouvant se connecter au site INWI. Dépité je demande une nouvelle carte SIM mais il ne peut l'activer sans le site. Pourtant c'est ce qu'ont fait les filles à l'aéroport. Le jeune me dit que ce sont des cartes spéciales...
Habitations anciennes

Récolte des algues
et séchage au soleil.
nous longeons la côte,
les ânes cherchent l'ombre mais la température n'est pas trop élevée.
Owen m'a conseillé ces yaourts très agréable à boire.
Nous profitons des paysages
Avant d'arriver au port industriel de Jorf Lasfar.
Pour la première fois, je prends le temps de déjeuner au restaurant.
Je demande au serveur de photographier ses uniques clients.
Nous reprenons la route régionale 301
Elle longe la côte vers Essaouira. Mais nous allons quitter provisoirement cette destination pour d'abord nous rendre à Marrakech comme initialement prévu.
être passés devant des marais salants,
nous prenons la route secondaire 3416
qui nous emmène vers l'intérieur


à pied,
en âne
ou en camion.
Toujours un fort contraste entre ruralité
et autoroute au-dessus de laquelle nous passons
pour atteindre Sidi-Smaïl où nous espérons trouver un hôtel.
Contrairement à ce qu'Owen a pu voir sur internet, des jeunes que j'interroge à la terrasse d'un café nous affirment qu'il y en a pas avant Sidi-Bennour. Il nous faut faire encore 21 km. Alors que le soleil descend, Owen me dit qu'il ne veut pas rouler de nuit. Il demande si nous pouvons planter notre tente derrière une station service. Devant la réponse négative et après avoir acheter de l'eau, je lui dis ne pas s'inquiéter ayant de la lumière et un gilet réfléchissant.
Arrivés à Sidi-Bennour nous profitons de l'éclairage de la ville, un policier nous confirme l'existence d'un unique Hôtel très modeste.
Mais pour 100 Dirhams (10 €) par personne, on ne peut pas demander mieux !

Pour nous réconforter je prépare, dans une salle commune, un bouillon cube vermicelle.
Puis je réchauffe un sachet de carottes lentilles que je transporte depuis mon domicile.
Owen veut me dédommager. Je lui dis que ce n'est pas nécessaire.
je veux publier ce message :
Je me suis inscrit sur Facebook pour participer à Solarbikes 2017. Je ne voulais pas utiliser ce produit américain ni afficher ma vie sur le net. Pourtant c'est un peu ce que je fais sur VoyageForum.
Je pensais en faisant toutes ces publications finir par en faire une overdose. Je n'ai pas eu le temps
Thomas m'a fait valoir son droit à l'image. Il m'a reproché certains de mes écrits. Il m'a dit qu'il s'agit d'un SOLARbikes. N'étant plus désiré, je quitte l'aventure avec un soulagement certain. Mais satisfait d'avoir participé au début.
Malgré 3 tentatives, il ne sera pas publier sur la page du groupe. Cela m'ennuie j'avais justement terminer mon dernier message par :
"Plus rarement des jeunes demandent de poser pour un selfie. La suite au prochain numéro..."
Je suis contraint de la publier sur ma page perso mais je n'y ai qu’une douzaine d'amis (je reçois tout de même quelques messages d'encouragement et d'intérêt pour la poursuite du voyage et des récits). Les suiveurs de Solarbikes ne comprendront pas pourquoi je ne mets plus de news.
Je tente de leur proposer de devenir mes amis pour qu'ils puissent accéder à la suite de mes récits. Mais mon smartphone me propose que les premiers membres du Groupe dans l'ordre alphabétique à chaque fois que je clique sur la liste. Même quand les premiers seront devenus mes amis.
En fait je suis soulagé de ne plus m'imposer de passer des heures sur le clavier du smartphone (beaucoup moins pratique que celui d'un ordi).
Notre petit-déjeuner a eu raison de mes derniers grammes de gaz.
Devant l'hôtel nous discutons avec un sympathique marocain
qui y a également dormi. Il ne voulait pas rouler de nuit pour rentrer à son domicile.
Il a travaillé avec EDF en France. Justement j'avais pris en photo les compteurs dans le couloir d'entrée de l'hôtel des Voyageurs :

En route il m'a raconté qui lui est également arrivé d'être poursuivi par des chiens mais il avait eu moins de chance que moi. Il avait chu et s'était blessé au coude.
Nous quittons la ville en traversant des quartiers très pauvres
mais toujours avec des constructions en cours
et des sourires.
Nous retrouvons La N7 qui va nous conduire à la ville ocre.
A nouveau, des canaux d'irrigation


Peu avant midi nous tombons sur les VAE
qui ont du s'arrêter à cette école (reconnaissable à ses couleurs) car Thomas souffre de maux de ventre. Il pense qu'il a choppé des bactéries chez le tailleur qui les a hébergé hier entre son atelier et sa famille. Du moins c'est son épouse qui a offert l'hospitalité lui était moins accueillant (Ils n'ont pas pu dormir à l'hôtel des voyageurs en raison de ses escaliers étroits).
Thomas ne m'adresse pas la parole mais alors que je m'apprête à repartir après avoir photographié Owen, il me jette : " Gilles ! Tu ne publies pas des photos de moi". Je lui réponds : "Non ! J'ai compris, je ne suis pas si bête !"
Ce sera mon dernier cliché. Après m'avoir mis sur un piédestal et m'avoir dit que la vraie écomobilité est celle que je pratique. (Pour une simple remarque) Il m'a dit que je l'avais déçu et que dans mes récits, c’est toujours : "Moi, je". Il n'a pas tout à fait tort mais je lui avais répondu : "Forcément vous ne m'attendez pas alors Je suis seul".
Il ajoutera qu'il n'a pas le choix. Je lui répondrai " Si ! Tu aurais pu faire des étapes de 50 km".
Quelques km plus loin, un jeune s'accroche et ne veut pas nous lâcher.
Le paysage est souvent à tendance désertique
avec le manque de pluie.
Vers 13h nous croisons des enfants sur la route.
Nous achetons des boissons et quelques grignotages. Un marocain nous propose de s'assoir. Je lui offre des fruits secs mais il les refuse n'ayant plus assez de dents. Heureusement j'ai une madeleine dans un sachet individuel et cela lui fait plaisir. Owen nous prend en photo et il nous demande de l’envoyer à son fils en recopiant le n° de téléphone noté sur un cahier.
Nous passons devant ces belles pierres en cours de restauration.
Je m'arrête dans un marché où il n'y a que des hommes. Ce vendeur veut m'offrir le melon que je choisis. Je refuse et lui donne quelques DH. Je lui demande si je peux le prendre en photo et cette fois il me demande de l'argent et c'est moi qui refuse. Finalement il se redresse et pose fièrement.
La N7 est très roulante.
la vitesse y est limitée à 100 km/h.
Nous y croisons de nombreux camions
et la voie ferrée.
L'huile est VERTE
Même les cactées souffrent de la sécheresse.
Nous demandons aux ouvriers l'autorisation de profiter d'un peu d'ombre
pour manger le melon.
Le responsable nous dit que par contre il est interdit de faire des photos des bâtiments.
Nous sommes dans une zone d'extraction de phosphates considérée comme stratégique mais traversée par une nationale.
Vers 17h, Owen achète du raisin qui est très bon.
A côté du café où nous buvons du thé à la menthe, il y a une boucherie.


Je me laisse guider par Owen et son smartphone vers l'auberge de jeunesse qu'il a trouvé sur le net. Dans la circulation certainement avec un changement de vitesse trop rapide, je fais sauter ma chaine. Garé sur le trottoir j'utilise le gant jetable qui m'a été donné pour me servir dans la biscuiterie à Sète et que j'ai bien fait de conserver. je le mets maintenant à la poubelle. Nous parvenons à l'hébergement vers 19h après 136 km. Je fais un flop en disant à Owen : "Give me five !" Il comprend finalement que je l'invite à taper dans ma main. Je le félicite pour le choix de ce quartier calme. Nous attachons nos vélos dans la cour de l'auberge.
C'est très calme,
Nous sommes seuls dans le dortoir. Owen ayant déjà voyagé au Maroc me dit qu'il est fréquent que sur Internet les auberges soient complètes et qu'en réalité il n'y ait personne.
(Certainement un moyen d'être tranquille pour le personnel)
C'est super, Owen aime aussi marcher et nous partons à travers la ville.



Mais apparemment c'est aussi fermé le weekend.
Owen me fait gouter les figues de barbarie
puis du jus de grenade.
Je refuse la paille proposée en expliquant au jeune les conséquences de son utilisation :
Avenue Mohammed V
nous parvenons à la mosquée de La Koutoubia
qui a été labellisée verte pour la COP22.
Nous gagnons la place Jemmaa-el-Fna
incontournable lieu touristique
avec son magnifique marché.

Nous pénétrons dans les souks
C'est un labyrinthe de rues étroites où hélas les cyclomoteurs sont autorisés à circuler.
Difficile de s'y diriger au milieu d'un grouillement de touristes et de locaux.
Owen demande la direction du quartier des Teinturiers. Un jeune est très prompt à nous l'indiquer. Ce qui est étrange c'est qu'il enfourche sa moto pour nous guider puis qu'il passe le relais à un ami. Nous arrêtons de suivre ces guides trop zélés pour être honnêtes. S'adressant dans un autre commerce Owen déclenche le même manège. Nous interrogeons des touristes. Certains reviennent masqués indiquant que nous sommes sur la bonne piste. Je tente ma chance auprès d'un marocain âgé que je croise. Il a un de ces sacs de toile colorée qui ont remplacé les sacs en plastique au Maroc. l'idée qu'il vient de faire ses courses dans son quartier me mets en confiance. Il me dit qu'il habite près du quartier des teinturiers et se propose de m'accompagner. Comme les ruelles défilent, Owen sentant l'arnaque, cesse de nous suivre. Quand le marocain passe le relais me disant qu'il s'arrête là (ce doit être la limite de son territoire), je profite d'une rue assez large pour qui circule un taxi pour m'engouffrer dedans. Je ne suis même pas capable de dire le nom de la place où je veux qu'il m'emmène mais je demande celle avec toutes les calèches. Nous devons être assez proche mais le chauffeur me fait un grand tour touristique. Il me réclame 400 Dirhams je ne lui en donne que 100. Je dis à Owen qui m'appelle au téléphone de me retrouver devant le poste de Police que j'avais repéré sur la place Jemaa-el-Fna. Je m'y rends.
Les policiers dans l'ombre ont vu que je prenais une photo. Ils me demandent mon smartphone. Constatant que je n'ai pris que le bâtiment, ils m'autorisent à la conserver. Je dis que c'est pour rassurer des amis et les encourager à venir. Je demande ce que l'on risque à suivre ces marocains pleins de bonne volonté. Ils me disent qu'ils entrainent les touristes dans des boutiques et que c'est très difficile d'en sortir sans rien acheter. Ils conseillent de prendre un guide officiel.
En attendant Owen j'achète un plan de Marrakech (ayant rendu celui prêté) puis nous allons manger un couscous dans un petit restaurant.
Sur le chemin du retour il y a des autocars
parfois électrique :www.huffpostmaghreb.com/...kech_n_17735232.html
dans un couloir réservé.
les taxis sont facilement identifiables par leur couleur unique,
la circulation fluide sur les grands boulevards
et la promenade à pied agréable.
Voulant profiter des ces 2 jours de repos pour laver mon linge, je demande au réceptionniste où je peux trouver une laverie. Je propose à Owen d'emmener le sien. Il est beaucoup moins chargé que moi et pense tout de même avoir pris un tee-shirt de trop. Il me demande si je regrette d'avoir emmener quelque chose. Je lui réponds que non. Après réflexion : une pochette plastique transparent qui se fixe sur la sacoche de guidon dans laquelle on glisse une carte routière. J'aurais pu y mettre mon smartphone si j'avais dû l'avoir sous les yeux en permanence. Mais je ne m'en suis pas servi.
Cette fois je prends mon vélo et la circulation n'est pas si dangereuse. Un ami de ma cousine vivant à Marrakech lui avait dit qu'il faut être fou pour faire du vélo au Maroc et que rouler en tricycle serait suicidaire. Heureusement Paul Bermejo m'avait rassuré et effectivement ce n'est pas plus dangereux qu'ailleurs. Le gardien m'ayant dit que la laverie se trouve près d'un Mac Do je m'étonne de ne pas lavoir (la voir). On m'informe qu'elle est à côté de l'autre fast-food de la même enseigne. Ne trouvant pas à ce nouvel endroit, je demande à un homme marchant sur le trottoir. Il va m'y amener. En cheminant il me dit qu'il est artiste peintre et qu’aujourd’hui c'est une très belle journée parce que sa fille est née. Il me demande si j'ai des enfants. Nous arrivons dans une galerie commerçante et insiste pour que je rentre dans son atelier en attendant l'ouverture de la laverie. M'invitant à laisser mon vélo devant la porte, il commande un thé pour nous 2 à son employé. Il me demande si j'ai déjà peint et me propose le pinceau qu'il a trempé dans le jaune, guidant ma main pour faire le sable. puis le bleu pour le ciel sur la toile (qu'il avait tendu d'avance). Il dessine 2 grands palmiers qui me représentent moi et mon épouse et 3 petits qui symbolisent mes enfants.
Après qu'il ait peint nos prénoms en arabe commence le traditionnel marchandage. Il inscrit 900 dirhams sur un papier et m'invite à faire une proposition. je propose 100 sachant que cette négociation va se terminer entre les deux sommes. Après ce petit jeu d'écriture je m'en tire pour 400. Bien sûr je pourrais refuser la toile n'ayant rien demandé. mais il y a ma femme et mes enfants dessus. Je ne sais pas si ce peintre est croyant mais moi qui suis athée, je dirais que sa méthode n'est pas catholique. Mentir et jouer sur les liens familiaux pour faire son business, je crois que cela n'est encouragé par aucun Dieu. Il m'accompagne à la laverie qui se trouve à 100 m et qui bien sûr est ouverte depuis longtemps. Dorénavant, je saurais ce qu'il en coûte de demander un renseignement à Marrakech (la leçon vaut bien un fromage). S'il ne s'agissait pas de peinture à l'eau, je dirais que son arnaque est bien huilée.
En fait il s'agit d'une blanchisserie et il faut payer pour chaque vêtement. Je m'en retourne les sacoches pleines de linge sale mais le porte-monnaie allégé et avec un souvenir.
je m'arrête devant le magnifique bâtiment de la gare.
Le hall et le panneau d'affichage sont ultra modernes.
Je passe la porte d'accès aux quais avec mon vélo. Un agent de sécurité me demande aussitôt ce que je fais. Pour meubler je lui pose la question de savoir si les bicyclettes sont autorisées dans les trains. Il me répond que non m'invitant à sortir. La COP 22 n'est pas passée par là !
Il y a une galerie marchande également neuve. Je pénètre dans la boutique INWI.
Après avoir renseigné ce couple, le commercial m'affirme que j'ai beaucoup de crédit et que je n'ai pas besoin de recharger.
A l'accueil de l'AdJ. nous rencontrons une anglaise rare cliente. Nous lui proposons de venir diner avec nous. Nous retournons à la terrasse toute proche où nous avions diner la veille à côté de la compagnie d'autocars CTM qui assure des liaisons nationales et internationales. L'endroit est calme et la température agréable. Puis nous l'accompagnons jusqu'à la gare où elle doit prendre un train à 4h du matin. Elle profitera du Wifi et de la présence de monde au Mac Do pour attendre.
Durant la nuit je me lève pour voir si mon smartphone que j'ai laissé dans le salon près du WIFI a réussi à envoyer les nombreuses photos que j'ai déjà faites sur mes 1000 premiers km pour les sauvegarder. Le gardien y dort avec un ami.

Enfin pas pour longtemps car de l'intérieur on peut retirer le levier.
Je vais pouvoir remplir le sac que j'ai trouvé boulevard de l'URSS à Toulouse alors que j'y circulais en www.velo.toulouse.fr/ Je referme le portail sans le verrouiller pour m'assurer de pouvoir rentrer.
Mon PdJ sera composé de jus de fruit que j’enrichis en vitamine C avec les citrons verts du jardin, de yaourt et de dattes. J'ai également acheté du gel douche, papier WC et du dentifrice. Je pars toujours avec un tube entamé pour diminuer son poids mais là c'était trop peu. Par chance j'ai trouvé un mini tube (rare en France).
Tandis que le gardien fait sa prière devant sa loge,
je dépose 2 rouleaux de papier WC sur le lit d'Owen. Il me dis qu'il va me régler sa part sur la chambre et qu'il ne veut plus faire dépense commune (j'avais proposé de payer chacun son tour pour la chambre, le couscous... et d'équilibrer les comptes avec un fichier EXCEL) parce qu''hier il a tout payé. C'est comme-ci je recevais une baffe, Je suis vexé qu'il ait pu imaginer que je voulais profiter de lui. Effectivement hier il a payé les figues de barbaries et les jus de grenade mais je pensais que c'était en compensation de ce que je lui avais offert. Non pas que cela avait de la valeur en soit. C'était plutôt le fait de les avoir transporté sur des centaines de km et d'en disposer au moment opportun. Même le gaz utilisé ne valait rien pourtant il avait une valeur inestimable car c'était ma dernière cartouche (voir préambule). Là où j'ai merdé c'est au Mac Do de la gare. Alors que nous allions boire un coup avec notre amie anglaise, pressé d'aller faire pipi, je lui ai demandé de me prendre un thé au comptoir. J'aurais dû être plus vigilant et au moins proposer de le rembourser.
Owen a trouvé un Hammam qui selon TRIPADVISOR est noté d'un très bon rapport qualité prix. Nous prenons nos vélo pour retourner dans la Médina. Guidés par le GPS d'Owen, nous tournons en rond. Pas mieux avec mon plan tant il est difficile d'identifier les ruelles. Owen finit par demander alors que nous étions tout proche le hammam Mouassine à un commerçant qui nous y accompagne. Je lui donne la pièce. Un homme prend en charge nos vélos. Un jeune nous accueil en nous présentant les tarifs qui comprennent le thé offert à la fin. Je demande si nous pouvons en bénéficier tout de suite car nous sommes assoiffés par notre longue recherche.
Nous sommes confiés chacun à un masseur. le mien petit et trapu a des allures de bonze. Ayant été privé de mes lunettes je suis conduis par sa main vigoureuse à m'allonger sur le sol sur un tapis très fin. Il commence par ce que nous appellerions un gommage et qui me donne la sensation d'être frotté avec une toile émeri. Puis c'est au savon noir qui sera rincé à coup de seau d'eau. Enfin le moment le plus agréable est le massage avec une solution huileuse toujours à même le sol. Bien détendus, il ne nous reste plus qu'à régler après un second thé agréable. Nous donnons chacun un pourboire à nos masseurs avant de retrouver nos montures.


Je retrouve mon linge qui a bien séché sur les fils prévus à cet effet. Je l'ai lavé en le foulant avec les pieds dans le bac à douche. Méthode utilisée par les Chinois et les Marocains (comme je l'ai constaté au premier restaurant où j'ai déjeuné avec Owen)
Nous finissons la soirée à la terrasse d'un restaurant européanisé mais il ne vendent tout de même pas de bière que nous aurions appréciée.

et encore plus pour retrouver des signes de sympathie ou d'encouragement en réponse à nos bonjours. C'est chez les femmes que je décroche les premiers sourires. Enfin celles suffisamment âgées pour y être autorisées. Il leur faut atteindre la ménopause pour être enfin libérées. La circulation est peu dense. en ce dimanche et nous bénéficions d'une véritable bande cyclable qui disparaitra après 40 km.
Nous prenons un thé sur l'aire d'une station service.
Un client est intéressé par notre présence. Le serveur fait la traduction. Il nous fait comprendre que je devrais mettre le drapeau marocain au-dessus du drapeau français. Je réponds que j'ai commencé par rouler en France ( et dis à mon camarade anglais que je suis Français et que je ne l'ai pas choisi). 2 hommes balaient la station.
Nous reprenons la route.
Souvent il n'y a pas d'indication sur les bornes qui ont été repeintes.
Partout la sécheresse.

pas une goutte d'eau dans les oueds.
Une cimenterie
agrémentée de rares fleurs.

mais peu d'effet pour le moment.

La sensibilisation à la sécurité me semble efficace.


Francine a remarqué un homme qui semble guetter la fin de notre repas. Ces morceaux de poulet ne sont pas faciles à manger. Comme la plupart des plats cuits au charbon de bois sont cramés à l'extérieur et crus à l'intérieur et la chaleur coupant l’appétit, nous ne nous sommes pas acharnés dessus. Je demande au restaurateur s'il nous autorise à lui donner nos restes.

au prochain rond-point à gauche.
Arrivés à celui-ci nous demandons confirmation. Mais tout le monde nous dit qu'il n'y en a pas. Pourtant le motel
situé à 5 km derrière la station service
est sur Chichaoua. Mais il y a aussi une mosquée fort active toute cette soirée. Il nous faut bien 2h pour les formalités de passeport, obtenir des tickets de douches et les faire après avoir obtenu les clés des 2 chambres avec le sentiment d'être sous surveillance permanente. Même le placement des vélos doit se faire contre le mur et pas juste à côté.
Francine et moi devons déclarer que nous formons un couple. Pour qu'elle soit autorisée à dormir dans une chambre à 3 lits avec 2 hommes.
Lorsque je vais prendre ma douche, je remets le ticket à la dame qui les gère. Elle va se plaindre au réceptionniste que je n'ai pas payé car j'ai donné la mauvaise partie. Je me mets à gueuler et il menace de prévenir la sécurité. Pour prouver ma bonne foi, je retourne à la chambre chercher le talon que j'avais pris pour une partie à conserver.
Francine qui avait constaté un problème dans l'entrainement de son trike a la chance que 2 mécaniciens
du garage proche lui dépannent sa roue
à l'intérieur de laquelle une fine bague s'était cassée. Ils ne veulent pas être payés alors qu'ils ont passé du temps au démontage remontage.
Elle leur donne 200 Dh alors que finalement, ils n'en demandaient que 150.



attablés tous les 5 sur une terrasse devenue encore plus agréable avec la diminution de la température. Les marocains qui nous entourent s'absentent régulièrement pour entrer dans la mosquée à chaque appel à la prière. les femmes restent attablées tandis que les enfants jouent au toboggan ou à la balançoire.
A chaque fois que l'on règle quelque chose dans la partie bar restaurant qui dispose d'un personnel important, ils appellent le Caissier seul autorisé à toucher à l'argent. ce fut pareil au hammam. Le jeune s'est occupé de nous sauf pour le paiement. Les marocains ne se font pas confiance entre eux. Comment pourraient-ils l'avoir en nous ?
Owen est réveillé dans son premier sommeil. Le gardien de nuit demande de sortir son vélo qu'il a mis dans le couloir. Dans le courant de la nuit nous nous apercevons que nous sommes enfermés.


Je devais trouver l'étape trop facile et avais besoin d'être freiné.
Comme d'habitude Owen et moi, les 2 non assistés, prenons le départ en avance.

Nous croisons souvent de vieux BERLIET.
Le décor invite à la pose.

Quand une caravane me double cela sent les vacances.
je m'arrête en contrebas de la route pour manger le melon que je viens d'acheter.
C'est l'idéal pour filmer les VAE qui arrivent
share.orange.fr/#VYNKMcaU6h30f1f8e42c
Seule Francine entend ma proposition de partager mon melon.

De retour sur la chaussée,
Nous rentrons dans une vaste région de production d'huile d'argan




Nous sommes bien installés.

C'est le premier vrai après-midi de repos...
Après la piscine, le farniente,

nous allons faire un tour à Ounara.




Puis nous mangeons des plats préparés par le camping.

Nous terminons la soirée avec le billard.

Quelques gouttes de pluie se font entendre sur le toit de notre bungalow. Je sors aussitôt retirer le linge d’Owen qu’il avait étendu sur mon fil à linge. Il est 05h50, inutile d’attendre la sonnerie de son réveil. Ma première activité est d’échanger les cartes SIM des téléphones de Francine. Elle avait à la sortie du bateau installée sa carte INWI dans son Windows phone et n’a jamais pu utiliser Internet. Elle s’est racheté pour 50 DH une autre carte SIM pour son téléphone ANDROID. Mais dans celle-ci, il n’y a presque pas de crédit. J’ai eu cette nuit l’idée d’inverser les deux. Mais l’opération est délicate à la seule lueur du plafonnier. D’autant que l’une des entrées est nano SIM et l’autre micro. A l'extérieur éclairé par Francine, dans ma 4ème sacoche, je trouve l’adaptateur que j’ai emmené mais il s’agit d’un micro vers standard. Nous utilisons son adaptateur nano vers micro qui portait sa carte FREE France. Mon rasoir jetable s’est cassé.
Cela fait une chose de moins à faire. Je n’en avais emporté qu’un pour ce séjour de 15 jours, peut-être moins si je n’arrivais pas à suivre les vélos solaires. (je les utile couramment 2 ou 3 semaines et il m’est déjà arrivé que le plastique casse). Mais je suis tout de même en retard par rapport à mon ami anglais. Nous quittons le camping des Oliviers (racheté par André, un français, il y a quelques mois). Nous sommes à 22 km d’Essaouira. La nationale est peu fréquentée, il y a même des ânes qui se permettent de traverser les 4 voies.
Contrairement aux jours précédents, il apparait des indications : Camping, Gites…
Le ciel est gris et la température baisse en arrivant à Essaouira.
Vers 9h, le carrefour market ne semble pas près d'ouvrir. Francine qui nous rejoint souhaite comme nous visiter la ville. J’ai cru comprendre qu’Adalberto et Joy non. Comme cela ne bouge pas. Je commence seul le tour de la cité.
Je longe un parc dans lequel je vois un dromadaire,
je traverse des quartiers peu accueillants,
achète une tomate et des bananes sur un marché. Je progresse jusqu’à du sable mais sans voir le littoral. Je demande à un policier la direction du port.
Celle-ci me fait traverser la Médina où j’achète le maintenant habituel yaourt à boire DANONE. Francine m’appelle pour me dire qu’elle est avec Owen au milieu de la plage où ils discutent avec un français vivant ici depuis quelques mois. Je les rejoins après cette boucle de 8 km où presque tout était moche ( comme dit fr.wikipedia.org/.../Juliette_(chanteuse) : Il vaut mieux être belle, belle et rebelle que d'être moche, moche et remoche). La plage est sa grande promenade, elle est agréable.

Francine m’apprend qu’Adalberto est passé comme une flèche sans même ralentir. Un marocain essaye de nous vendre une photo en compagnie de dromadaires à la sortie de la plage.
Les vélos solaires font grise mine. Moi je ne me suis jamais senti aussi bien. Comme il n’y a pas de soleil, à la première montée en quittant la ville, je passe en short et torse nu. C’est la première fois dans ce périple de 1300 km effectués. Francine doit souvent nous attendre dans cette succession de montées, descentes. Je l’invite aux prises de vues avec son appareil et prend beaucoup moins de photos que d’habitude. J’envie sa position chaise longue à roulette depuis laquelle elle peut mitrailler sans se soucier de l’équilibre grâce à ses 3 roues. Moi je dois dégainer mon Smartphone qui au mieux est dans ma poche, si j’ai une chemise, dans ma sacoche de guidon (là c’est casse-gueule). Le tourner 2 ou 3 fois pour qu’il soit dans le bon sens et trouver le déclencheur sur l’écran tactile tout en conduisant avec la main gauche. Quasiment impossible dans ces conditions de saisir une action ou de prendre discrètement des sujets qui ne le souhaitent pas. Depuis que Thomas a du abandonner son tour. Nous ne sommes plus pressés. Il n’y a plus de course et nous n’avons rien à prouver tout au moins pour ma part. Pourtant il y a toujours la contrainte de l’hébergement.
Nous craignons de ne pas en trouver avant Imssouane. Nous aurons alors parcourus 130 km. Après cette matinée en dilettante, il faut s’activer. Adalberto en vieux routard l’a bien compris. Je progresse lentement dans les montées en poussant à de rares occasions mon VTT si la pente est un peu plus forte et pour me détendre les jambes. Après une dizaine de km sur une chaussée médiocre après Essouira,
la route devient meilleure en retrouvant la N1
après un triangle où je ne sais pas si je dois prendre à droite ne voyant pas Francine qui utilise son GPS pour nous guider. Elle est pourtant toute proche à m’attendre. Un marocain quitte la table de son bistrot pour m’indiquer la direction qu’elle a prise. Je le rejoins pour lui serrer la main et le remercier. Owen arrive. Je partage mes bananes et lui les dattes dont il a acheté 2 Kilos à Marrakech. Dès qu’une descente s’offre à moi, j’en profite pour prendre de l’élan et le conserver le plus longtemps, améliorant mon Cx par diverses positions qui permettent également de reposer les fesses. J’atteindrai ainsi 57 km/h. en deçà de mon record de 65 avec le même équipage : voyageforum.com/...post=7793948#7793948 .
Un cycliste en vélo de course,
propriétaire de Essouiravéloshop, roule avec nous un long moment . Il pousse un peu Owen. Il me conseille un casque. Je lui conseille un rétroviseur en lui disant qu’en 50000 km avec mon VTT il m’est arrivé de me dire 2 ou 3 fois que je devrais avoir un casque mais que chaque km le rétroviseur m’a été utile pour voir où sont les amis derrière, voir le camion qui approche… il me conseille de pédaler à 50 ou 60 tours/min. Je lui réponds que je n’ai pas de puissance dans les jambes et que je suis tout le temps obligé de mouliner. Il me dit qu’il faut ne faire travailler que les jambes alors que tout mon corps à tendance à participer. Qu’il faut se reposer dans les descentes. Je n’en ai hélas pas le loisir dans cette randonnée. Enfin il me dit que je pourrais mettre des pneus étroits. Je rejette cette proposition disant qu’il m’arrive de rouler sur des pistes. Notamment le chemin de halage du canal du Midi qui n’est pas près de devenir une piste cyclable. D’ailleurs avant de nous quitter,
il s’arrête sur la chaussée alors que je stationne sur le bas côté.
Nous mangeons un tajine à Smimou. J’ai bien fait de remettre ma chemise car je vois plusieurs couples de jeunes hommes qui se tiennent par la main ou par l’épaule. J’imagine qu’ils assouvissent leurs pulsions de cette manière en attendant de fonder un foyer. Ce qui est pour eux très difficile. Mais n’allez pas prendre cela pour la vérité (on sait bien que l’on trouve n’importe quoi sur Internet et ne comptez pas sur moi pour enquêter plus profondément dans cette voie). D’ailleurs Owen me dit quand j’en vois de nouveau à Imssouane que ce ne sont pas des gays. Pourtant ils sont d’âge mûr !
Grâce à l’application Zenly Francine voit que Joy n’est pas très loin devant mais ils repartent avant nous.
Avec le relief, les paysages deviennent beaucoup plus beaux. Surtout grâce à la proximité de l’océan. Même s’il ne pleut pas l’humidité permet à la végétation de survivre.














I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:










Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...

A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.






