Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....




















L’église semi-monolithique de Maryam Korkor nous laisse découvrir ses nombreuses peintures plus ou moins bien conservées (les prêtres font souvent brûler des bougies). Puis on contourne l’église et on longe de nouveau une corniche, on arrive à l’église troglodyte d’Aboune Daniel, la porte est minuscule (1,20m x 0,50m) ; De nouveau des peintures très éclatantes. En redescendant, on croise un groupe de français. Il est déjà midi.
En route pour la prochaine église par une « gravel road ». Avec le véhicule « pourri » qu’on a, cela va tenir de l’exploit. Paysage de campagne cultivée et de montagnes désertiques. On arrive à un pont un peu délabré : des jeunes ont démonté des planches. On se débrouille en inter-changeant les planches restantes. Les jeunes veulent être payés pour "fournir des planches", le chauffeur et le guide refusent.
Arrivée à l’église de Abrha Atsebaha, visite guidée, les peintures ont été réalisées sur de la toile de coton puis collées sur les murs, mais l’église a été en partie incendiée. C’est dommage.
On repart, On déjeune vers 15h en compagnie du guide très sympathique qui nous accompagne depuis la veille, on lui donne 2 sachets de vêtements et un de médicaments ainsi qu’un bon pourboire. Il est très content.
Nous étions 4 dans le Land Cruiser : nous 2, le chauffeur et l’organisateur en chef. Celui-ci est descendu et est remplacé par une néo-zélandaise très sympa qui s’installe à l’avant ainsi qu’un guide éthiopien qui nous rejoint à l’arrière. 1er constat : il n’y a pas de français dans le groupe, mais un important groupe de jeunes style faux baba-cools.
Nous voilà en pays Afar.

Vers 17h, on commence à s’équiper : pantalon, chaussures de marche, lampes, bâtons de marche, bouteilles d’eau qu’on nous distribue. Les hollandaises du groupe baba-cool restent en « petite tenue » : mini short, débardeur extra décolleté et bottines. La tenue adaptée pour escalader les parois d’un volcan de nuit et tous s’équipent de bracelets fluorescents. Puis c’est le diner : spaghettis sauce tomate super pimentée, salade de tomates et concombres, pain et oranges. Vers 18h, il fait déjà nuit noire, le top départ est donné. On commence par marché dans le sable, ça soulève beaucoup de poussière et le groupe marche vite. Puis on attaque une pente douce en marchant sur un chemin sillonnant à travers les pierres de laves. Certains nous envient nos bâtons. On voit au loin le rougeoiement de la lave.
1ère pause, on s’installe tous en cercle et on admire la voie lactée (perturbation lumineuse due aux bracelets fluos !!!) On manque de se faire écraser par les 2 dromadaires qui suivent le convoi et qui portent les matelas et l’eau. On repart, on est également accompagné de 4 militaires équipés de Kalachnikov (en 2012, 5 touristes ont été égorgés sur les pentes du volcan).
2ème pause, puis on arrive au bord de la caldeira. C’est un immense cratère et au milieu, il y a un petit cratère (lac) en hauteur dans lequel bouillonne la lave, ça bouillonne, mais ça ne déborde pas. Quelquefois ça gonfle, puis il y a des bulles et ça retombe. On descend dans la caldeira, on contourne la lave sèche du dernier débordement (janvier 2016), la lave est craquante et on ne peut pas marcher dessus, ça peut encore être chaud dessous. Puis on escalade un monticule et on a une vue plongeante sur la lave, on est à environ 100m de la lave. On reste là à admirer le spectacle et à prendre des photos.


Mais il ne faut pas tarder pour éviter la chaleur. Descente au pas de course : 3h pour monter, 2 pour descendre. Pas le temps de prendre des photos ou de faire pipi. Les militaires sont là pour nous faire avancer. Retour au camp de base, on se change, on petit-déjeuner et on reprend la piste défoncée à travers la lave. On s’arrête au bord d’un lac salé (type Mer Morte) pour se baigner et profiter des « hot springs » tout à côté. On est quelques uns à ne pas profiter du bain par manque d’envie. Pour déjeuner, on s’arrêtera dans une gargote de village, même repas que la veille servi par le ETT, la gargote sert seulement de support et on y consomme des boissons et un bon « buna ». le groupe se sépare, certains repartent directement sur Mekele, les autres (dont nous) restent. Après quelques kilomètres, on se retrouve dans une guest-house.
Sont restés Christine, le couple d’anglais, le jeune japonais, 3 jeunes anglais et la petite amie de l’un d’eux qui est tchèque. C’est super, juste les gens avec qui on a des affinités. La conversation s’engage à l’ombre, assis dans une cour, autour d’un buna. C’est sommaire, on dormira dans des chambres par terre, il y a 1 douche (pocket shower) et 2 WC. On passera un agréable après midi qui s��achèvera par un bon repas local (injira + légumes + viandes et pastèques) arrosé d’une bonne bière fraîche. Encore un dernier « buna » et au lit.

On doit attendre l’autorisation des militaires Afar pour partir. Repas : pommes de terre, courgettes, oignons et pain avec un bon buna. Dès que les militaires sont prêts, on part. On descendra à l’altitude -100m. Après 2h on arrive au bord du lac de sel sur le salar. On s’arrête dans le « village étape » fait de cabane en grosses branches recouvertes de paille. C’est plat à perte de vue et pas de toilette (c’est un peu dommage, car on se retrouve entouré de papier WC, de bouteilles plastiques et autres détritus qui entourent le « village ». En fin d’après midi, on part en direction de l’eau pour le coucher de soleil. On croise une caravane de dromadaires chargées de plaques de sel : impressionnant ! On s’arrête au bord de l’eau, c’est agréable de mettre les pieds dans l’eau salée. Au coucher du soleil, on nous propose un verre de vin blanc éthiopien (sa couleur est ambrée), pas mauvais. On apprécie le geste.
Après le coucher du soleil, on repart vers le village installé sur le toit des 4x4, l’air est encore très chaud. On s’installe pour la nuit dans des supers lits en corde tressée. On est tous alignés les uns à côté des autres. Dîner : soupe aux choux, pâtes sauce tomates avec concombres et tomates, pain. Après, on discute, on s’installe à la belle étoile, les lits sont comme des hamacs. Il fait encore chaud et le vent s’est levé Au loin on entend de la musique et à côté de nous, le chinois ronfle. En pleine nuit JF est réveillé par un âne qui vient se frotter contre son lit. A plusieurs reprises on entendra des renards glapir tout autour du camp.
Après de nombreuses photos, départ pour le Dallol, zone volcanique d’eau chaude. Après une petite montée, on se retrouve dans le champ volcanique avec ses concrétions de sel multicolores (plus ou moins toxiques). Les militaires ne nous quittent pas, la frontière avec l’Erythrée est à moins de 5km et on voit un poste frontière.
Après 1h de déambulation et de nombreuses photos, on repart pour la mine de sel. L’eau du lac se déplace avec le vent et on est obligé de faire un grand détour car les chauffeurs évitent de rouler dans l’eau salée profonde. En fait de mine, c’est plutôt une exploitation de la croûte de sel. Les travailleurs de force cassent le sel à la pioche, puis à l’aide d’une sorte de hache retaillent les morceaux pour les « calibrer » et ensuite les installent sur la dos des dromadaires. Il fait 40°C et le sel corrode tout. C’est un travail très difficile. Cela nous gêne un peu d’assister à ce travail car après, on regagnera nos voitures climatisées et eux resteront là.
On repart en direction de la frontière du pays Afar, dans la même gargote qu’à l’aller.
Encore 2h de route après le repas, on retrouve les paysages du Tigray avec toutes les plantations et l’hôtel à Mekele. Le groupe se donne rendez-vous à 18h30 pour un dernier diner (4 jours de promiscuité ça crée des liens). Au « Axum Hôtel », on hérite d’une chambre au 6ème étage, minuscule, où des travaux de réfection ont été faits, mais ils ont oublié de faire le ménage après et sans eau chaude. A peine douché, on est contacté par la réception, Naizgi nous attend. On fonce, non, c’est son frère. On a une explication fumante sur l’absence de Naizgi au rendez-vous précédent. Le frère est venu réclamé le dernier acompte, on hésite à le donner de suite, mais on se laisse convaincre. Il promet, demain ce sera super avec un super lodge puis camping dans une famille. Devant nos réclamations, on nous propose aussi de changer de chambre, ce qu’on accepte. Il est déjà 18h, on n’a pas envie d’aller à notre dîner à pied, on ira en tuk-tuk local. Super expérience. On retrouve le groupe pour dîner, ce soir pizza et bière pour changer un peu. Soirée très agréable, on a l’impression d’être dans une soirée étudiante. On se sépare sans avoir oublié d’échanger nos adresses mails. Retour à l’hôtel en tuk-tuk et dodo.
On s’arrête dans un village acheter du miel (c’est pas tout à fait comme ça que nous avions compris pour l’achat du miel), mais enfin, on repart avec 1kg du précieux produit. On arrive à My Lomin Garden Botanic Lodge vers midi, nous sommes les seuls clients. Grande chambre toute neuve dans un pavillon tout béton (c’est le summum pour eux), mais pas d’eau (on "devrait" en avoir dans l’après midi quand on aura fini d’arroser les plantes). Effectivement, nous sommes au milieu d’un magnifique jardin.
Nous sommes seuls dans la salle de restaurant, beaucoup de plats à la carte, mais très peu de disponible et le serveur parle très peu anglais. Ce sera injira chiro pour Valérie, injira bozena pour JF. Après le repas, un petit repos. On doit réveiller le chauffeur et son frère qui sont en train de dormir dans l’herbe à côté de leur véhicule et s’est parti pour la visite de 2 églises. La 1ère est accrochée au milieu de la falaise, on grimpe, on grimpe,

ce que Valérie ne verra pas 😉
Retour au lodge et toujours pas d’eau. L’eau pour 4 chambres doit arriver par le tuyau d’arrosage (bonjour la pression). Au bout d’un moment, un mince filet d’eau froide coule par la pomme de douche, il ont prévu une grande poubelle à mettre dessous avec un broc pour se laver. Ce soir au diner : injira poulet pour Valérie et injira chèvre pour JF, heureusement que la bière est bonne. Retour dans notre pavillon suivis de près par un garde armé qui dormira dehors à côté de notre porte. Cette nuit ce sera « combat contre les moustiques ».
Malheureusement, dès que nous sortons de la ville, fini la gravel road, on est sur un énorme chantier, on va mettre 6h pour ces 95 km et de nombreuses réprimandes au chauffeur qui maintenant conduit n’importe comment, en particulier au bord des précipices. Il roule très vite dans les villages (70km/h) et fonce sur les gens en klaxonnant (il conduit des blancs). Cela nous empêche un peu d’admirer des paysages magnifiques, le Grand Canyon entièrement cultivé !!!! Enfin nous arrivons au village, on nous avait annoncé un hébergement en camping dans une famille. On se retrouvera sur le parking d’un hôtel local entre les bus et les camions de chantier. Petite engueulade au téléphone avec Naizgi 1- pour nous avoir envoyé sur cette route (il ne pouvait pas ignorer les travaux) et 2- les tentes qui nous sont proposées n’ont pas de double toit, les chauffeurs ne savent pas les monter et nous n’avons ni couverture, ni sac de couchage, juste des mini-matelas (contrairement à ce qui était prévu dans le programme). Un petit injira à la chèvre dans le resto local et au lit.
Tous sont habillés en blanc. Les églises creusées dans le rocher sont impressionnantes. On peut aller sur le toit de certaines, il ne faut pas avoir le vertige. Les intérieurs sont assez sombres mais décorés de tableaux aux couleurs vives. Les murs sont parfois sculptés.
A midi, repas dans le meilleur restaurant de la ville, celui-ci ressemble à un immeuble de Gaudi, c’est impressionnant. Repas tout à fait correct.
On repart pour la 2ème partie du circuit et on visite la partie sud des Lalibela jusque vers 15h. On reprend la voiture et à ce moment le correspondant local de Naizgi nous demande de laisser nos bagages et de ne prendre qu’un petit sac car le lodge où nous allons se trouve à 1h30 de marche en montagne. Voilà, une fois de plus, Naizgi n’a pas organisé correctement le voyage. On est pris de court, alors on insiste pour garder nos sacs. (Sur le programme, il était noté : « des mules porteront vos bagages »). Seulement il n’y a qu’une mule et nos bagages sont soit disant trop lourds (l'un 13kg et l'autre 17). Un porteur se chargera donc de porter le sac de JF. Après ½ h de route pour sortir de Lalibela, on arrive en forêt. Là commence l’escalade en suivant le cours d’un torrent à sec. Puis on arrive sur un 1er plateau cultivé (haricots et seigle). Ensuite c’est la falaise proprement dite. On débouche enfin sur une mésa où se trouvent plusieurs constructions. Il commence à faire froid, la nuit tombe et nous sommes à 3000m d’altitude. Le guide, Thomas, nous conduit à notre chambre : une vaste grange avec une grande porte en bois. Un énorme lit trône au milieu de la pièce, une barre de LED nous permet d’y voir clair. Pas d’électricité, pas d’eau. Les toilettes sont dans une maisonnette à côté.


Petit déjeuner en terrasse avec vue sur le canyon. Puis on part pour une grande ballade avec Thomas ; On montera à 3600m sue une autre mésa. En chemin on croise un brancard avec un malade et de nombreuses personnes qui descendent à la ville, elles sont souvent accompagnées d’ânes. Le plateau sur lequel on arrive est tout cultivé et on découvre 2 villages. Une petite fille qui revient d’aller chercher de l’eau nous invite chez elle. Sa mère nous reçoit dans sa hutte ronde au toit de chaume, elle est en train de préparer des galettes. A l’intérieur, on a du mal à s’habituer à la fumée âcre. Une seule pièce avec une mezzanine pour le couchage et en bas un espace pour les animaux. Valérie est juste à côté d’un très jeune veau. Tout de suite on nous propose à boire et à manger. On goute une première galette, puis un seconde différente et avec du piment ainsi que de la bière locale (on trempera juste les lèvres dans le verre) et enfin un buna maison.
Rassasié et après avoir pris de nombreuses photos, nous repartons pour le lodge. On arrivera vers 14h, on déjeunera d’une seule assiette de pâtes pour 2. Puis ce sera la douche tant attendue depuis 2 jours. Dans la maisonnette réservée à la douche, on trouvera des tongs, un fauteuil, une grande poubelle pleine d’eau chaude et un broc. Que c’est agréable !!! Hormis le vent qui passe à travers le mur de pierres non jointives. Puis repos et rangement de nos valise car demain c’est le grand départ. En fin d’après midi nous pourrons admirer et prendre en photos des Geladas, singes endémiques d’Ethiopie.
Ce soir de nouveau le repas en commun, mais nous ne sommes plus que 3 avec l’irlandaise. Soirée très agréable rythmée par des chants en amharique. Un dernier dodo dans ce lit immense. Ce soir il fait moins froid qu’hier ou peut être sommes-nous en train de nous habituer.


On arrive à la dernière église troglodyte. La visite est rapide. Encore ¼ d’heure pour aller jusqu’à la voiture. Là on découvre un superbe 4x4 climatisé (en somme le véhicule qu’il nous aurait fallu pour notre pérégrination). On se change, on ferme définitivement les valises et c’est le départ vers l’aéroport. On arrive vers 10h30 et notre vol est à midi. On attend. Soudain on nous demande de passer dans la salle d’embarquement puis tout de suite dans l’avion. On décolle, nous ne sommes qu’une dizaine dans l’avion et il est 11h30. La vue par le hublot est magnifique. Mais on a pas mal de turbulences et l’avion est tout petit. On atterrit pour ce qu’on croit être notre escale prévue, en réalité nous sommes déjà à Addis Abeba. Il est 12h15 alors que nous devions arrivés à 14h30. On récupère les bagages et on sort de l’aéroport. On essaie d’envoyer et de téléphoner à Naizgi pour savoir ce que l’on doit faire. Pas de réponse. Au bout d’1/4 d’heure, on voit apparaitre un éthiopien muni d’une pancarte avec nos prénoms.
C’est lui le correspondant local de Naizgi. Il nous demande de le suivre car une voiture avec chauffeur nous attend (chouette !!!). C’est une Toyota Yaris et le chauffeur mesure 1,80m, et bien tout tiendra dans la voiture. Arrêt dans un restaurant soit disant typique (bof). Après le buna, on part visiter la ville. 1er arrêt au musée national. On verra Lucie. C’est un musée fait de bric et de broc, les seules pancartes explicatives sont « don’t touch ». Puis le Mercato, plus grand marché d’Afrique. On pensait à un marché avec légumes, épices, animaux et bien non, on se croirait à Barbès. On ne s’attardera pas malgré l’incompréhension du guide. Nouvel arrêt dans des boutiques souvenirs. On finit par acheter 2, 3 babioles. On demande à visiter une église (elles sont très nombreuses), le guide nous arrêtera vers soit disant la plus belle, mais elle est fermée, on en fera le tour. Le guide est pressé de nous déposer à l’aéroport. C’est fait : il est 16h30, notre vol est à 23h. On déambulera dans l’aéroport qui n’est pas très grand, on dinera puis ce sera le grand départ.


























On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


















A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.