Syrie et Liban: trois villes, trois rencontres

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Rentré voici deux semaines d’un petit voyage en Syrie et au Liban, je replonge ce soir dans le ciel bleu qui ne m’a presque pas quitté pendant 3 semaines. L’occasion de raconter quelques rencontres, quelques villes, quelques routes... Espérons que cela fera venir le printemps, on peut toujours rêver!

PREMIERE RENCONTRE : ALEP-ABDHU



Je suis arrivé à Alep après une nuit de bus, Ankara-Antakya puis Antakya-Alep. Un plaisir lors de l’aterrissage à Ankara, lorsque j’ai été ébloui par les coupoles en aluminium des mosquées reflétant le soleil, j'ai réalisé que je retrouvais une région que j'aime profondément. Parti vers 19h d’Ankara, à chaques arrêts, dans chaques villes, le même rituel : chanson, musique, tambour, drapeau turc. Une centaine de personnes au minimum accompagnaient les jeunes conscrits jusqu’au bus. Les amis, la famille, les mères en pleurs à l’idée que leurs fils se retrouve loin, dans l’armée. Personne ne savait d’ailleurs à l’avance dans quelle région ils feraient leur service. Les plus chanceux à l’ouest, dans une ville, les moins gâtés à l’est, dans le froid et la tension des régions kurdes.

Je suis donc à Alep, j’ai retrouvé les saveurs du Moyen-Orient, un sourire béat, idiot même, s’affiche sur mon visage. Dans cette région, je me sens bien. C’est comme ça, toujours! Après avoir mangé du poulet grillé et une salade au goût de menthe et de citron, je quitte le quartier des vendeurs de pneux où je loge, dans le nouveau centre de la ville. Direction le vieux centre. En chemin, je fais la connaissance d’Abdhu qui me demande simplement si j’ai besoin d’aide. Aucunement! Mais nous passerons quand même deux jours ensemble...

C’était vendredi, j’ai marché avec lui sous les arches du souk. Tout était calme, nulles difficultés à s’imaginer quelques siècles dans le passé. De Khans en petites ruelles, nous tombions parfois sur des enfants jouant au foot. D’autres profitaient du jour de repos pour laver les voitures et les camionnettes. Une odeur de narghillé trahissait quelquefois la présence d’hommes se détendant derrière les grilles baissées des magasins. Les murs hauts, les pavés, tout était construit en pierres blanches. Du haut des remparts de la vieille ville, j’ai contemplé Alep. Des enfants dévalaient une pente sur un tricycle en plastique. Le soleil brillait, déclinant lentement. Le blanc de la ville se faisait plus rosé, puis orange.

Le soir, j’ai suivi Abdhu vers les quartiers chrétiens. C’est la sortie du vendredi pour bon nombre de jeunes musulmans d’Alep. Le vendredi n’étant pas férié pour eux, les arméniens et les autres chrétiens ont leurs commerces ouverts. Mais ce n’est pas le plus important. Abdhu venait surtout se rincer l’oeil et contempler la beauté de toute ces filles habillées de manière très “sexy”, jean's moulants, très maquillées... Selon lui, il existe des cas de mariages mixtes musulman-chrétien mais ça pose de gros problèmes pour les familles. C’est très rare.

Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. Je trouve toujours passionnant d’entendre des avis forgés par des informations et des propagandes différentes des nôtres. C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ? Bien sûr que si! Je pense tenir un vérité mais finalement non... Il n’y en a pas qui tienne.

Abdhu est membre du parti Baas. Il aime son président... Tout le monde l’aime ici, pas le choix! Et ils doivent vraiment l’adorer vu le nombre de portraits qui ornent les murs de la ville, des magasins, des hotels, des maisons.... Je me marre, les pauvres! A la frontière était écrit : “Welcome to Assad’s Syria”. Chez nous, les fascistes disent “la France au français”. Là-bas, ils n’en sont même pas là!

Revenons à Abdhu. Il pense que son président est moyen dans la politique intérieur mais fort dans la politique extérieur. Selon lui, il les protège contre Israël. La plupart des syriens se sentent quotidiennement menacés par Israël. Il me parle des personnes emprisonnées, exécutées pour raisons politiques. Il me dit qu’il est prêt à accepter que le pouvoir tue un de ses amis pour ces raisons là car cela évite des morts plus nombreux, conséquence de l’affaiblissement du pouvoir et du pays face à ses ennemis.

L’Irak selon lui ? Les USA et Israël sont en train de manipuler Chiites et Sunnites afin de créer un conflit d’Arabie Saoudite jusqu’en Iran. Ceci dans le but d’affaiblir le monde musulman et de vendre des armes. Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas.

Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!! Je proteste mais il attache autant de crédit à ce que je lui dis que l’inverse. On est tous les deux absolument convaincus de nos idée. Et encore plus sûrs de l’absurdité de ce que dit l’autre. Que faire... Je me pose des questions. Toutes les évidences auxquelles nous croyons ne seraient-elles que le fruit des informations, justes ou fausses que nous recevons. Et en quoi mes convictions sont elles plus vraies que les siennes? Sinon en ce qu'elles m'appartiennent?

Autre fantaisie que j’écoute dans un parc, devant un ballet de fontaines, suivant le rythme d’une musique libanaise : selon Abdhu (qui ne va pas à la mosquée, qui est très peu pratiquant) l’avenir du Moyen Orient est écrit dans le Coran. Israël va envahir la Syrie, la Jordanie et une partie de l’Arabie-Saoudite. Suite à cela, les états arabes s’uniront et rayeront Israël de la carte. Rien que ça. C’est Nostradamus version Middle-east... Je ne connaissais pas! Je passe sur les histoire d'espionnage qu'il me raconte. J'ai déjà remarqué ce genre d'attitude paranoïaque dans ces pays. Franchement, je ne crois pas à son histoire d'un couple d'espions danois se faisant passés pour des routards et curieux de tout! Suivant ce critère là, je suis moi aussi un espion!

Le lendemain, je vais avec Abdhu à l’université. Elle est immense. Il me faut bien 40 minutes pour traverser le campus. Dans les couloirs, des jeunes qui discutent et rient. Des étudiantes et des étudiants qui se regardent, se sourient, se séduisent, peut-être. Comme ici, en France! C’est l’activité principale des 18-22 ans. Parler avec et surtout au sujet du sexe opposé. Décidemment, on est tous frères... L’internationnalisme hormonale.

KH Khaldoun Regular ·
Un petit bémol concernant ces jeunes qui "aiment leur Président". J’ai le souvenir d’un étudiant avec lequel j’ai mené une conversation à bâtons rompus dans un train circulant entre Lattaquié et Tartous (été 2005). Comme l’immense majorité de ses camarades d’université, il ne recevait pas un centime de l’Etat, et la discussion a inévitablement dévié vers la dictature en place. Mon interlocuteur a oublié un moment où il était, fustigeant à voix haute ce gouvernement de corrompus et de voleurs. Lorsque je lui ai désigné du regard un type qui nous tournait le dos un peu plus loin et qui semblait tendre les radars, il a blêmi et changé de sujet brusquement.

A Alep, c’est un jeune archéologue engagé dans la restauration d’un édifice historique qui m’a dépeint avec un humour cynique la dictature orwellienne en place.

Autre réflexion : ton texte se termine sur une note plaisante concernant les rapports amoureux en Syrie. Témoignages en tête, je garde le souvenir d’un pays (comme de bien d’autres) où les frustrations sexuelles sont dramatiques.

Khaldoun
AR Aristomakos Globetrotter ·
"Il me dit que le nombre de morts irakiens tués par des soldats de la coallition est bien plus important que ce que l’on veut bien dire dans le médias occidentaux. Pourquoi aurais-je plus raison que lui sur ce point? La propagande existe aussi dans nos chères démocraties. Je ne sais pas. "

Oui, la propagande existe aussi chez nous. Mais elle est plus insidieuse. Ce n'est pas le cas dans les dictatures du proche orient où la propagande est parfois grotesque :l'opération de suez de 1956 ou le passage du canal en 1973 sont considérées comme des victoires arabes. Alors qu'il s'agissait de défaites militaires.

Les attentats sunnites font des dizaines de morts chaque jours. C'est du jamais vu dans l'histoire du terrorisme. Donc oui, les Américains font beaucoup moins de victimes que les terroristes sunnites (et que la police et l'armée irakienne !). Dire le contraire est du révisionnisme historique. De la propagande pure. Par contre en 1991, les américains ont massacré de nombreux civils irakiens par leurs bombardements, sans que cela ne suscite le moindre rappel de la part du monde arabe aujourd'hui ! C'est incroyable !

"Il m’étonne un peu. Abdhu est étudiant, pas pratiquant, issu d’une famille aisée. Pourtant il est convaicu que les attentats du 11 Septembre sont l’oeuvre des juifs!!!"

Comment se mettre à dos son meilleur ami arabe ou musulman, cultivé ? Parlez-lui d'Israel. Et s'il est inculte ou bête, parlez-lui du génocide des juifs de 1941/45. Vous serez effaré.

Puis-je me tromper ! [:|]
Ben
OP Opai Veteran ·
C'était ironique, je ne suis pas aveugle non plus! A bosra, par exemple, un gars m'a dit, en substance, que les gens de tous pays pouvaient s'entendre. Américains, français, syriens etc... Mais que il faudrait pour arriver à ça trancher la gorge des Chirac, Bush, Blair et.... " our President". Il parlait très fort, dans la rue, assis devant son magasin. Et bien aussitôt, son ami a crié "Mahmoud", comme pour lui rappeler qu'il se mettait en danger! Et puis, cet ami m'a regardé et m'a dit, en artciulant bien : " Tout le monde ici aime notre président". Il l'a dit deux fois en me demandant si j'avais bien compris. Dans ces yeux et dans son ton, j'ai entendu plutôt : "tout le monde ici est obligé de dire cela!". C'est évident que les syriens n'adorent pas les Assad. Mais ils ne peuvent pas le dire trop fort quand ils sont dans leur pays...
OP Opai Veteran ·
Abdhu me disait que tous les musulmans étaient frères. Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil...Lorsque je lui ai signalé les attentats en Irak dont tu parles, il m' a répondu que c'était l'oeuvre des américains. Par manipulation etc...

En fait j'ai remarqué que dès que quelque chose n'allait pas dans la région, il y avait selon lui, les méchants israëliens ou américains derrière. A chaque fois. C'en était agaçant de mauvaise fois. Les disfonctionnenements ne sont en rien liés à leurs gouvernants! J'imagine que la propagnade a aussi cette effet de victimisation du monde arabe.
NI Nitya Regular ·
La Syrie supporte le poids des réfugiés des conflits de la région..... Dans son éditorial du 19 février, le quotidien Al Quds soulève la question peu traitée du sort des réfugiés irakiens actuels et de leur devenir.

Plus d’un million de personnes, selon les statistiques des Nations Unies, ont quitté l’Irak de la démocratie américaine et ce chiffre augmente d’une moyenne de cinquante mille personnes par mois à destination des pays limitrophes comme la Jordanie et la Syrie. (...) Ces pays, notamment la Syrie et la Jordanie, ont eu à faire face à une crise identique quand en 1948 ils ont vu arriver des milliers de réfugiés palestiniens. Deux éléments avaient amorti l’impact. Le premier était une solidarité arabe très forte entre les peuples et les gouvernants étaient déterminés à libérer la Palestine considérée comme une obligation nationale. Le second était l’existence du Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés qui a assuré le gîte, la nourriture, les soins et la scolarité gratuite. Dans le cas des nouveaux réfugiés irakiens, la situation est toute autre. Ces réfugiés sont sans aucune quelconque protection. Les pays occidentaux qui ont approuvé l’invasion et l’occupation de l’Irak se détournent d’eux et, à l’exception de quelques privilégiés, leur ferment leur porte. (...) Un haut responsable syrien a fait part à notre journal de l’amertume du gouvernement syrien face au comportement occidental et onusien vis à vis de ce million et demi d’irakiens qui se trouvent actuellement sur le territoire syrien dans des conditions très difficiles. Il nous a révélé que l’ONU a proposé une aide de l’ordre de 12 dollars par réfugié et par an, soit un dollar par mois ! Le gouvernement syrien a rejeté l’offre qu’il a jugé insultante pour lui et offensante pour les réfugiés. Les Etats Unis, qui ont dépensé 500 milliards de dollars pour la guerre de l’Irak sous prétexte de le libérer de la dictature et préserver la dignité et les droits de l’irakien n’offrent rien à ces réfugiés qui sont, en principe, sous sa protection, conformément à la Quatrième Convention de Genève traitant du statut des citoyens dans les pays occupés. Cette hémorragie humaine ininterrompue de l’Irak fuyant les voitures piégées, les escadrons de la mort, les milices ethniques et les épurations auxquelles elles se livrent pèsera lourdement sur les générations futures durant plusieurs décennies......
NI Nitya Regular ·
Le soir, nous avons engagé une discussion que j’attendais, que j'esperais même. Nous avons parlé de politique et de la situation dans la région. (...) C’est souvent choquant mais cela fait réfléchir: est-ce que mes convictions ne sont elles pas aussi étranges à entendre pour lui ?

il ne s'agit pas de croyances mais d'analyses différentes....il est évident que l'intervention américaine et les guerres que les usa ont menées en Irak depuis 91 ...ne vont pas dans l'interêt des arabes de la région ...à part une poignée marionnettes qui se partage le puillage des richesses aujourd hui et bien sûr les marchands d'armes ....par contre ça sert tout à fait la strategie à court terme d'Israel ...le premier pays à s'opposer à un retrait américain de l'Irak ...? c'est Israel ...comme il a été le premier à soutenir une intervention des usa ....il est question d'interêts....pas de sentiment et de belles paroles ....
OP Opai Veteran ·
Très intéressant cet article. Mais je ne comprends pas. Est-ce là une copie de l'article ou juste une phrase suivie de ton commentaire??

Je ne parle absolument pas de sentiments ou de belles paroles. Au contraire, je parle de convictions et d'avis. Et je rajoute que plusieurs avis, plusieurs vérités, même divergentes peuvent coexister. Celle-ci étant le fruit d'information différentes ou plutôt manipulation de la vérité différente, ici ou là. En effet, en choisissant de focaliser l'attention sur certains faits et non d'autres, en analysant les choses d'une certaine manière, en transformant parfois tout simplement la vérité, on forge des convictions totalement opposés à partir des mêmes faits.

Là où je parle de croyance pour ne pas dire d'ignorance c'est quand j'entends des idioties du type "les juifs sont responsables des attentats du 11 Septembre" ou encore "la disparition d'Israel est écrite dans le Coran...". Ca a la même valeur pour moi que les horoscopes dans TV Magazine sauf que dans ce contexte, ces énormités, cette propagande, deviennent une arme. Et le fait que des personnes très éduquées croient à ces bêtises montrent bien à quel point la propagande est forte.

Pour ce qui est des états arabes, je suis convaincu que les gouvernements du type ASSAD s'arrangent bien de la situation. Une résolution de la crise serait sans doute la pire chose qui pourrait leur arriver. Car le pays s'unit derrière eux et accepte beaucoup uniquement car ils exploitent à fond le spectre de la menace des USA et d'Israel.

J'ai rencontré un réfugié palestinien à Damas. Quand ils manifestent pour réclamer un meilleur sort face au gouvernement Assad, ils se font embarquer, cogner, torturer. Les Palestiniens sont utilisés par ces gouvernements, je suis sûr qu'au fond, ils s'en foutent. Les pays arabes ne se sont pas toujours bien comporter envers ce peuple. Les palestiniens sont les premier à le dire. J'ai déjà entendu de la bouche d'un réfugié palestinien en Jordanie que Chirac vaut mieux que tous les présidents arabes.

Pour les réfugiés irakiens, c'est un immense problème. A Damas, les prix de loyer ont augmenté. Plus à l'est, Deir-er-zor, Qamishle, il y a dans la rue, des irakiens qui tentent de survivre en faisant les pires travaux. Des adolescents seuls, parfois. Dans leur bouche une parole : "Fuck Bush". Les victimes, ce sont eux. Et tout ceux qui veulent récupérer cela pour accroître leurs pouvoirs et durcir leur politique, n'ont aucun intérêt à ce que tout cela s'arrange.
NI Nitya Regular ·
"" je suis convaincu que les gouvernements du type ASSAD s'arrangent bien de la situation. Une résolution de la crise serait sans doute la pire chose qui pourrait leur arriver. Car le pays s'unit derrière eux et accepte beaucoup uniquement car ils exploitent à fond le spectre de la menace des USA et d'Israel.""

Je te signale que c'est Israel qui refuse tout règlement de la crise !! et pour preuve le dernier refus de la proposition du sommet de Riyad : tous les etats arabes proposent la reconnaissance d'israel, l'établissements de relations diplomatiques contre le retrait des teritoires occupés, y compris le Golan syrien ...mais israel continue de construire des colonies sur les territoires occupés ; affame un peuple entier et le maintient dans la misère ...israel a instrumentalisé le Hamas pendant 20 ans pour détruire Arafat et l'OLP ....la vérité c'est que c'est ce pays qui fait du problème de sa sécurité son fond de commerce ....
OP Opai Veteran ·
Ouiouiouioui....

Israël est le grand méchant loup et Assad, le Hamas et le Hezbollah le petit chaperon rouge.

Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que les fautes et les souffrances sont partagées??

A la frontière syrienne, à Qamishle, il est écrit en grand : "WELCOME TO ASSAD'S SYRIA". La syrie des Assad, pas des syriens. Et quoi je vois ça, je me dis que à l'heure actuelle, les syriens souffrent plus directement de leur dictateur que d'Israël. On pourrait aussi parlé du Liban où les éléments étrangers (Syrie et Israël) se font la guerre en se foutant royalement des libanais et même des réfugiés palestiniens. Mais je le ferai dans la suite du carnet de voyage en rapportant ce que j'ai pu entendre.

israel continue de construire des colonies sur les territoires occupés ; affame un peuple entier et le maintient dans la misère

Je suis absolument d'accord avec ça mais ne vois pas en quoi cela fait des ASSAD des gens corrects! Il y a des pourris, des dangereux des deux côtés.

Ta pensée est binaire : Israël fait des erreurs donc ses ennemis ont toujours raison. C'est très limité. Très politique...
NI Nitya Regular ·
je n'ai jamais dis que les assad étaient un modèle de démocratie !
OP Opai Veteran ·
D'accord!!! Moi non plus...[;)]
NI Nitya Regular ·
ça ne sert à rien de relativiser l'occupation des territoires arabes et la souffrance des peuples qui en résulte les guerres, spoliaitons, misère etc....drôle de "retournement" la souffrance des réfugiés c'est la faute de la syrie !!pas d'israel qui a volé les terres, qui refuse tout réglement, qui vole l'eau aujour dhui ...en rejetant les eaux polluées en Jordanie ....qui refuse tout accord de paix, et tout droit au palestiniens ...autre remarque : avant de prétendre faire une analyse et de parler de la situation de cette région : il faut lire, lire lire, des ouvrages sérieux ... pas se limiter à la propagande israelienne via les clichés du journal de 20 h ....et ce n'est pas en 15 jours que tu peux tirer des conclusions ....
NI Nitya Regular ·
à lire sur lemonde.fr L'intégralité du débat avec Dans un chat au Monde.fr, jeudi 29 mars, Robert Fisk, correspondant de "The Independant" au Proche-Orient et auteur de "Liban, nation martyre", A&R - Panama, annonce qu'il a reçu du "plus grand parti de l'insurrection en Irak" un plan de paix en cinq points., jeudi 29 mars 2007 atia : Quelles leçons tirez-vous du sommet de Riyad où les pays arabes ont essayé de relancer l'initiative de paix avec Israël qu'ils avaient adoptée en 2002 à Beyrouth ?

Robert Fisk : C'est une bonne idée. Mais vraiment, comme toujours, je suis désolé de dire qu'Israël n'a pas accepté. C'est un mystère pour moi de comprendre pourquoi Israël n'a pas accepté l'initiative en 2002. Vraiment, cela donne à Israël la sécurité et la reconnaissance de la plupart des pays arabes. Mais le roi Abdallah d'Arabie saoudite est très angoissé car il pense que l'occupation américaine en Irak perturbe toute la région, et je pense que les Saoudiens veulent une résolution entre les Palestiniens et les Israéliens maintenant, avant que la grande tempête n'arrive de Mésopotamie.la suite sur lemonde.fr
NI Nitya Regular ·
Uri Avnery Comment peut-on indiquer sur la carte un Etat qui, depuis son premier jour, refuse, consciemment et catégoriquement, de définir ses frontières ? INCROYABLE ! Dans les livres scolaires palestiniens, il n’y a aucune trace de la Ligne verte ! Ils ne reconnaissent pas l’existence d’Israël, même pas dans les frontières de 1967 ! Ils disent que les « gangs sionistes » ont volé le pays aux Arabes ! C’est ainsi qu’ils empoisonnent l’esprit de leurs enfants ! Ces révélations à vous glacer le sang ont été publiées cette semaine en Israël et à travers le monde. La conclusion va de soi : l’Autorité palestinienne, qui est responsable des livres scolaires, ne peut pas être un partenaire dans des négociations de paix. Quel choc ! La vérité est qu’il n’y a rien de nouveau là-dedans. Toutes les quelques années, quand tous les autres arguments pour refuser de parler avec la direction palestinienne sont épuisés, on ressort l’arme ultime : les livres scolaires palestiniens appellent à la destruction d’Israël !(...) Ainsi, aujourd’hui c’est parfaitement clair : les livres scolaires palestiniens prêchent la haine d’Israël ! Ils nourrissent une nouvelle génération de terroristes ! Par conséquent, il ne peut bien sûr pas être question qu’Israël et le monde mettent fin au blocus de l’Autorité palestinienne. BON. ALORS QU’EN est-il de notre côté ? A quoi ressemblent nos livres scolaires ? La Ligne verte y apparaît-elle ? Reconnaissent-ils le droit des Palestiniens à établir un Etat de l’autre côté de nos frontières de 1967 ? Enseignent-ils l’amour des Palestiniens (ou même l’existence du peuple palestinien), ou le respect des Arabes en général, ou une approche de l’Islam ? Réponse à toutes ces questions : absolument pas ! Du jardin d’enfants jusqu’au dernier jour du lycée, l’élève israélien n’apprend pas que les Arabes ont quelque droit que ce soit sur quelque partie que ce soit de cette terre. Au contraire, il est clair que la terre n’appartient qu’à nous, que Dieu nous l’a personnellement donnée, que nous avons certes été chassés par les Romains après la destruction de notre Temple en l’an 70 (un mythe) mais que nous y sommes revenus au début du mouvement sioniste. Depuis lors, les Arabes ont sans cesse essayé de nous exterminer, comme les Goys l’ont fait à chaque génération. En 1936, les « gangs » (terme israélien officiel pour désigner les combattants de la révolte arabe) nous ont attaqués et assassinés. Et ainsi de suite, jusqu’à aujourd’hui. Quand il sort du moule pédagogique, l’élève juif israélien « sait » que les Arabes sont un peuple primitif avec une religion meurtrière et une culture très pauvre. Il porte cette conception en lui quand il (ou elle) rejoint l’armée quelques semaines plus tard. Là cette façon de voir est presque automatiquement confortée. L’humiliation quotidienne aux barrages des vieillards et des femmes - pour ne pas parler de tous les autres - ne serait pas possible autrement. LA QUESTION est bien sûr de savoir si les livres scolaires ont réellement une telle influence sur les élèves. Dès leur plus jeune âge, les enfants sont imprégnés par l’atmosphère de leur environnement. Les conversations à la maison, les images à la télévision, ce qui se passe dans la rue, les opinions des camarades à l’école - tout les influence beaucoup plus que les textes écrits des livres, qui de toute façon sont commentés par les professeurs qui eux-mêmes ont été soumis à ces influences. Un enfant arabe voit à la télévision une vieille femme pleurant la démolition de sa maison. Il voit sur les murs dans la rue les photos des martyrs héroïques, fils de son quartier, qui ont sacrifié leur vie pour leur peuple et leur pays. Il apprend ce qui est arrivé à son cousin assassiné par les méchants Juifs. Il entend dire par son père qu’il ne peut pas acheter de la viande ou des œufs parce que les Juifs ne lui permettent pas de travailler pour apporter de la nourriture à la famille. A la maison, la plus grande partie de la journée, il n’y a pas d’eau. La mère parle du grand-père et de la grand-mère qui, depuis 60 ans, croupissent dans un misérable camp de réfugiés au Liban. Il sait que les membres de sa famille ont été chassés de leur village de ce qui est devenu Israël et où les Juifs vivent maintenant. Le héros de sa classe est le garçon qui sauta sur un tank israélien, ou qui osa jeter une pierre d’une distance de 10 mètres contre un soldat qui pointait son arme sur lui. Un jour nous sommes allés dans un village palestinien pour aider les habitants à reconstruire une maison qui avait été détruite la veille par l’armée. Alors que les adultes travaillaient à terminer le toit, les enfants du coin s’étaient rassemblés autour de Rachel, mon épouse, montrant un vif intérêt pour son appareil photo. La conversation s’engagea ainsi : D’où êtes-vous ? D’Amérique ? Non, d’ici. Êtes-vous messihiin (chrétiens ?) Non, Israéliens. Israéliens ? (Rire général) Les Israéliens sont comme ça : Boum, boum, boum ! (les gamins prennent la pause de soldats en train de tirer.) Non, d’où êtes-vous pour de vrai ? D’Israël, nous sommes Juifs. (Ils échangent des regards.) Pourquoi venez-vous ici ? Pour aider. (Soupirs et rires.) Un des garçons court vers son père : cette femme dit qu’ils sont juifs. C’est vrai, confirme le père embarrassé, ce sont des Juifs, mais de bons Juifs. Les enfants partent. Ils ne semblent pas convaincus. Que peuvent changer à cela les livres scolaires ? Et côté juif israélien ? Dès son plus jeune âge, l’enfant voit à la télévision les images d’attaques-suicide, de cadavres déchiquetés, les blessés emmenés dans des ambulances avec leurs sirènes hurlantes. Il apprend que les nazis ont assassiné toute la famille de sa mère en Pologne, et, dans son esprit, les nazis et les Arabes ne font plus qu’un. Aux informations de chaque jour, il entend de mauvaises choses sur ce que font les Arabes, qu’ils veulent détruire l’Etat et nous jeter à la mer. Il sait que les Arabes veulent tuer son frère soldat, sans aucune raison, simplement parce que ce sont des assassins. Rien sur la vie dans « les territoires », souvent à peine quelques kilomètres plus loin, ne parvient jusqu’à lui. Jusqu’à ce qu’il soit mobilisé, les seuls Arabes qu’il rencontre sont des travailleurs arabes israéliens faisant un travail subalterne. Quand il rejoint l’armée, il ne les voit qu’au travers des viseurs de fusil, chacun d’eux étant un « terroriste » en puissance. Pour qu’un changement dans les livres scolaires ait une quelconque valeur, c’est la réalité sur le terrain qui doit d’abord changer. EST-CE À DIRE que les livres scolaires n’ont aucune importance ? Non, il ne faut pas les sous-estimer. Je me souviens avoir donné une conférence dans un kibboutz à la fin des années 60. Après avoir expliqué la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien à côté d’Israël (idée vraiment révolutionnaire à l’époque), un des membres du kibboutz s’est levé et a demandé : « Je ne comprends pas ! Vous voulez que nous rendions tous les territoires que nous avons conquis. Les territoires sont quelque chose de concret, de la terre, de l’eau. Qu’aurons-nous en échange ? Des mots abstraits comme « paix » ? Qu’obtiendrons-nous comme tachles (mot yiddish pour désigner des choses pratiques) ? » J’ai répondu que, du Maroc à l’Irak, il y a des dizaines de milliers de salles de classe, et que dans chacune d’elles, une carte est suspendue au mur. Sur toutes ces cartes, le territoire d’Israël est appelé « Palestine occupée » ou tout simplement rive gauche. Tout ce dont nous avons besoin, c’est que le nom d’Israël apparaisse sur ces milliers de cartes. Quarante ans ont passé, et le nom « Israël » n’apparaît pas sur les livres de classe palestiniens, ni, je le suppose, sur aucune carte scolaire du Maroc à l’Irak. Et le nom « Palestine » n’apparaît bien sûr sur aucune carte dans les écoles israéliennes. Ce n’est que quand le jeune Israélien rejoint l’armée qu’il voit une carte des « territoires », avec un puzzle dément de zones A, B et C, de blocs de colonies et de routes d’apartheid. NON, je ne prends pas les cartes à la légère. Surtout pas les cartes dans les écoles. Je répète ce que j’ai dit alors : le but doit être que l’enfant à Ramallah voie devant ses yeux, sur le mur de sa salle de classe, une carte sur laquelle l’Etat d’Israël soit indiqué. Et que l’enfant à Rishon-le-Sion voie devant ses yeux, sur le mur de sa salle de classe, une carte sur laquelle l’Etat de Palestine soit indiqué. Pas par contrainte, mais volontairement. Cela est bien sûr impossible tant qu’Israël n’a pas de frontières. Comment peut-on indiquer sur la carte un Etat qui, depuis son premier jour, refuse, consciemment et catégoriquement, de définir ses frontières ? Peut-on vraiment demander que le ministère palestinien de l’Education publie une carte sur laquelle tout le territoire de la Palestine se trouve à l’intérieur d’Israël ? Et, par ailleurs, comment peut-on marquer sur la carte le mot « Palestine » s’il n’y a pas d’Etat palestinien ? En fait, même la plupart de ces hommes politiques israéliens qui prétendent - au moins formellement - soutenir la « solution des deux Etats » feront tout pour éviter de dire où se trouverait la frontière entre les deux Etats. Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, est totalement opposée à l’intention annoncée par sa collègue, la ministre de l’Education Yuli Tamir, de marquer la Ligne verte de peur que celle-ci soit considérée comme une frontière. Paix veut dire une frontière. Une frontière fixée d’un commun accord. Sans une frontière, il ne peut pas y avoir de paix. Et sans paix, c’est le comble de la chutzpa de demander à l’autre côté quelque chose que nous refusons totalement de faire nous-mêmes. Article publié le 25 mars 2006, en hébreu et en anglais, sur le site de Gush Shalom - Traduit de l’anglais « Without Borders » : RM/SW
OP Opai Veteran ·
Je ne tire aucune conclusion, je ne relativise aucune soufrance, je ne dis pas que la soufrance des syriens est dû à leur gouvernement exclusivement mais juste que celui-ci y participe aussi. Je lis beaucoup et n'ai plus regarder le journal des 20h depuis au moins 3 ans!!

J'ai l'impression que tu es sourde! Pourquoi doit on obligatoirement être pro ou anti-quelque chose? Dire "les gouvernements arabes ne sont pas irréprochable" ne signifie pas "Israël est irréprochable". Mais c'est ce que tu sembles vouloir entendre à tout pris! Pourquoi? Ne peut-on pas discuter, simplement, sereinement, sans sur-interpréter? Je ne suis en guerre contre personne, moi! Je pense que dans tous conflits, les torts sont partagés.

Et je ne tire aucune conclusion sur quoi que ce soit, je n'ai aucune compétence ou légitimité pour cela. Qu'ais-je dis de tel dans mon carnet de voyage?

1) Qu'il est intéressant d'entendre des vérités différentes de celles qu'on a l'habitude d'entendre (tu sais, remettre ses certitudes en questions, DOUTER. Ca ne fait pas de mal et évite le fanatisme)

2) Que les peuples arabes qouffrent AUSSI de leurs gouvernements. Et il semblerait qu'on soit d'accord là dessus!

Alors, s'il te plaît, ne me fais dire ce que j' n'ai pas dit. Relis plusieurs fois ce que j'écris! Tes réactions sont complètement passionnelles alors que j'ai l'impression que nos pensées convergent sur bien des points!

Dans ces conditions, je pense que c'est inutile de continuer cette discussion...

Plutôt, effectivement, lire des bons livres, commes celui de Robert Fisk sur le Liban : "Liban, nation martyre"
NI Nitya Regular ·
""Dire "les gouvernements arabes ne sont pas irréprochable" ne signifie pas "Israël est irréprochable". Mais c'est ce que tu sembles vouloir entendre à tout pris! Pourquoi?""

je suis heureuse de te l'entendre dire ....car depuis toujours l'argument d'Israel qui lui sert de couverture c'est : je suis le seul etat démocratique dans la région ...la syrie est une dictature etc...mais les exemples récents " "d'interventions militaires pour démocratiser la région "" nous ont appris qu'on n'importe pas la démocratie dans une pochette surprise ....

"" Ne peut-on pas discuter, simplement, sereinement, sans sur-interpréter? Je ne suis en guerre contre personne, moi! Je pense que dans tous conflits, les torts sont partagés.""

bien sûr... on peut discuter ....m^m si on n'est pas d'accord ? Non dans ce conflit les torts ne sont pas partagés ! excuse-moi si je me suis énervée ? mais j'en ai assez de la tarte à la crème " les arabes sont antisémites etc....."m^me si je reconnais qu'il ya une phobie des juifs dans les pays arabes ...mais balancer ça dans ce forum sans analyse ne fait qu'alimenter un cliché qui renforce alors de son coté une haine des arabes ...assez forte déjà dans notre pays ....il faut savoir que dans ces pays les gens sont très peu éduqués ( niveau d'études cf le rapport de l'onu récent ) l'acès à l'information, à la culture au débat inexistant, la notion d'antisémitisme est dérisoire pour eux qui vivent les juifs comme de puissants oppresseurs ....mais heureusement tous ne pensent pas que les juifs ont qlq chose à avoir avec le 11 septembre !!
OP Opai Veteran ·
Ibrahim et Baalbeck :

Rue principale de BaalbeckJ'ai quitté Homs pour rejoindre Baalbeck. Il pleut. Je me suis sans doute trompé de terminal de bus. Rien ne part d'ici vers Baalbeck. Finalement, je trouve un vieux bus qui m'emmènera près de la frontière. Plus on se rapproche de la frontière, plus c'est boueux. Le bus traverse quelques villages. Des tiges d'aciers sortent de piliers en béton. Je pense que ces maisons, sont en perpétuelle construction. Il y a aussi des champs de tentes. Des gamins courent dans la boue. Il y a du brouillard, il pleut, il fait froid. Le bus est presque vide.

Mon entrée au Liban se fait plus longue que prévu. Le policier, dans son bel uniforme veut pratiquer son français. Il me pose plein de questions sur ma famille, mon boulot, le but de ma visite. Il y a peu de passage par ici, il s'occupe! Après une quinzaine de minutes de discussion, il me rend mon passeport. Direction Baalbeck, la pluie a cessé. Dans le minibus, les fenêtres sont fermés et les hommes fument. C'est étouffant. J'ai faim et me gave de graines de tournesol.

Sur la route, pas mal de check-point. Des blindés, des militaires, des sacs de sables. Je descends du bus avec le fils du fleuriste de Baalbeck. Il me conduit jusqu'à mon hôtel. Je prends un lit dans un dortoir. Au centre de la pièce, un poêle à essence. Cinq vieux lits très hauts au matelas moelleux et profond. Par la fenêtre, j'ai une belle vue sur le temple de Venus.

Je rencontre Ibrahim chez un marchand de falafels. Il parle allemand car il a vécu onze années en Allemagne. dans la ville où j'ai moi même étudié deux pendant deux ans. Il ponctue toutes ses phrases par merde : "scheise". Il a fui la guerre civil en passant par la Syrie, la Pologne, la DDR puis la RFA. Il a erré un bon moment d'un centre d'accueil à l'autre. Puis il a rencontré un femme avec qui il a fait deux enfants. Il est parti vers dix huit ans et a senti une grande sensation de liberté. Ses frères ont combattu, été emprisonnés en Syrie et au Liban. Il a multiplié les expériences, encore jeune, loin de sa famille. Il a essayé toutes sortes de drogues, a fait parfois un peu de prison. Finalement, il est rentré au Liban en 1997. Il m'a dit qu'il s'est fait renvoyer chez lui car il s'était séparé de sa compagne. La situation dans son pays avait aussi changé.

Il me propose de venir chez lui. Je le suis dans les rues. Partout, des urnes bleues et jaunes pour recueillir les dons au Hezbollah. Sur les murs, dans les boutiques, des portraits de Nassrala, souriant. Beaucoup de policiers dans cette ville, fief du Hezbollah. Une petite rue en travaux nous conduit chez Ibrahim. Nous contournons deux carcasses de mercedes et un ruisseau qui dévale la rue de terre. Il occupe un étage dans la maison de ses parents. Ceux-ci vivent en dessous, la famille de frère vit au dessus. Les deux pièces de l'appartement d'Ibrahim sont meublées de vieux tapis usés et de longs canapés. Les plafonds sont très hauts, avec des moulures. Il fait sombre, l'électricité est coupée jusqu'à 18 heure.

Il me fait du pop corn et du thé. Il s'excuse de la simplicité de l'accueil . On le sent peu à l'aise pour s'occuper des tâches ménagères. Dis plus clairement, c'est vraiment sale chez lui! Sur une étagère se tient la photo du père. Il me montre des images du temps pas si lointain où il vivait en Allemagne. Il est très nostalgique, je le sens même complètement déprimé. Ibrahim a un peu moins de quarante ans. Il ne trouve pas de boulot. Il a d'ailleurs arrêté de chercher depuis longtemps. Il n'a pas d'argent. Cela entraîne une autre misère : il ne peut avoir aucune vie amoureuse. Pas d'argent, pas moyen de sortir, de faire des rencontres ou de se marier. Il se sent dans une impasse, à vivre au crochet de sa famille. Et il ne voit aucune issue. L'horizon est encore plus bouché depuis quelques mois où la situation du pays a empiré. La crise politique et la guerre ont entraîné une grosse crise économique. Il passe donc ses journées à fumer le haschich local et à marcher dans la petite ville de Baalbeck.

L'électricité revient. Il allume un petit chauffage à induction en forme de parabole et branche la télé sur Fashion TV. On passe la soirée ensemble, sur fond de défilés de mode. La haute couture en toile de fond des drames qu'il me raconte. Si seulement, il était né ailleurs, avec un peu de chance, il n'aurait pas été victime de l'Histoire. Les voisins du petit Liban se servent de ce pays comme d'un terrain de football. Mais ces balles tuent. La Syrie, Israël, l'Iran, les pays arabes se foutent absolument du sort des libanais. Ceux-ci ne demandent que la paix. Je doute fort que les forces en présence la désirent car cela signifierait la fin de leur pouvoir. L'ambiance est lourde. En partant, sans trop y croire, il me demande si je peux lui donner un peu d'argent. En rentrant à l'hôtel, je partage un maté avec un commerçant syrien. Il dort dans le lit à côté du mien, tout habillé, avec une casquette vissée sur la tête!

Baalbeck dans une flaque d'eauLe lendemain, je visite Baalbeck, magnifique, gigantesque. Je suis seul, complètement seul sur le site. Une coupure d'électricité interrompt ma visite du petit musée. Avant de prendre le bus, je retrouve Ibrahim pour un café. Sous la tente du Hezbollah, il se fout du barbu qui nous sert en le traitant de Papa Noël. On se marre, le barbu aussi!

Sur le chemin vers Beyrouth, on peut reconnaître à quel tendance appartient chaque village. Les portraits de la famille Hariri remplacent parfois ceux de Nassrala. Dans le minibus, la moitié des passagers sont des soldats ou des policiers.

Arrivé dans la capitale, sous le soleil, un officier de la marine me mène jusqu'à mon hôtel, près du port. dans le centre, partout, des chars, des blindés, des militaires. La place des martyrs est occupés depuis des mois par les opposants pro-syriens au gouvernement en place. La crise politique est profonde. On le sent, partout. Tout le monde craint un retour à la guerre civile. Elle est d'ailleurs encore bien présente, partout. Des buildings ont été construits mais il reste de nombreux immeubles éventrés. Cette cohabitation est étrange. Les gens semblent absorbés dans des pensées sombres, angoissées. Aucun sourires. Je n'ai jamais senti une telle ambiance à cette échelle, à l'échelle d'une ville, d'un pays. Le soir, le centre est bouclé, les barbelés tirés. Me voilà obligé de demander mon chemin aux militaires. Je passe au dessus de la place occupée où des portraits de Nassrala cohabitent avec ceux de Aoun. Il y a même quelques drapeaux soviétiques qui flottent sur les tentes. Le peuple est bien gentil. On leur promet des changements, la guerre, ou la paix. On agite la peur d'Israël ou de la Syrie. Au bout du compte, ce qui intéresse les opposants et les gouvernants c'est bien plus le pactole que la population. Des sommes gigantesques sont là pour la reconstruction du pays. Et chacun veut sa part. La plus grosse possible.

centre de Beyrouth
DO Dolma Globetrotter ·
Mais dis donc ! Il ne manque pas grand'chose pour que tu sois le "Anne Nivat" de VF toi !!! Merci de nous faire partager de telles rencontres cher Opai...

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
AV Averoes2007 ·
Aristomakos dit "Comment se mettre à dos son meilleur ami arabe ou musulman, cultivé ? Parlez-lui d'Israel. Et s'il est inculte ou bête, parlez-lui du génocide des juifs de 1941/45. Vous serez effaré"

Et comment se mettre a dos son ami juif (cultive ou pas, pratiquant ou pas) ? Parler lui de palestine et de toutes les injustices faites aux palestiniens. Vous serez effaré. J'en fait l'experiencerecemment. Tous les palestiniens sont des terroristes, kamikazes. "On" est pas assez nombreux c'est pour ca que "On" tolere pas les mariages mixte pour faire plus d'enfants...etc.

La vie ma appris que tout etait relatif et qu'il faut se garder de porter ce genre de jugements.
JU Jug972 Regular ·
Bonjour Opai, merci pour ton récit de voyage vraiment intéressant et qui contribue à me motiver pour aller à la rencontre de ces magnifiques pays. Cependant j'ai été un peu surpris par le paradoxe de ton ouverture d'esprit en Syrie, lorsque tu remets en question tes opinions et tes préjugés face aux arguments de Abdhou, et lorsque tu qualifies ensuite leurs opinions d'"idiotie", notamment concernant les attentats du 11 septembre. Penses-tu vraiment qu'il est plus judicieux de croire que des saoudiens, après un stage de quelques mois en pilotage d'avion, ont pû commettre ces attentats? et qu'on a pû retrouver dans les décombres des tours le passeport de l'un deux, alors que tous les corps ont été désintégrés???!!! Remets-tu vraiment en question tes préjugés Opai? Je t'invite à regarder ce reportage, réalisé par des américains, sur le site suivant : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8104, après un article fort intéressant, suivi d'un débat.

Bonne lecture, et bon film!!!
OP Opai Veteran ·
Et bien oui, ces thèse révisionniste teintées d'obscurantisme, pour rester poli, je les trouve idiotes! Tout comme dire que la chute d'Israël est écrite dans le Coran... il y a boire et à manger dans ces Bouquins là, mais il faut se calmer quand même...Ou alors on accepte que la Bible et le Coran, ca vaut Nostradamus et Mme Soleil!!! L'idée qu'aucun juif n'était aller travailler le 11 Septembre est aussi gobée par tous au Moyen Orient. Or, c'est absolument faux. Ca, c'est prouvé! On nage donc dans l'irrationnel et la propagande.

Ca me rappelle un guignol proche de l'extrême droite qui avait un certain succès en défendant ces idées (11 septembre, manipulation des juifs et des USA) sur les plateaux télé, quelques mois après les attentats. Son seul argument était : prouvez moi que j'ai tort! Ca a été fait...On ne le voit plus.

D'ailleurs, dans cette région, on revoit aussi allègrement l'histoire de l'extermination des juifs durant le troisième Reich...
HE Hery Veteran ·
mais israel continue de construire des colonies sur les territoires occupés ; affame un peuple entier et le maintient dans la misère ...israel a instrumentalisé le Hamas pendant 20 ans pour détruire Arafat et l'OLP

Bonjour Madame,

vous vous en tirez un peu vite … le fautif, il est convenu : L’ETAT DE JUIFS, l’usurpateur de la région. Et vous essayez de le justifier par un truc primitif. Vous prenez Uri Avnery, un essayiste et journaliste israélien très réputé (sa position critique contre son pays ist bien connu) que j’estime, moi, absolument, pour nous faire preuve : voyez, même un Israélien désespère de la politique butée de l’Israël dans la région, ce que nourrit le mythe des Paléstiniens pitoyables : cette méthode se dit « instrumentalisation », ou, pour le dire suggestivement, ce qu'était le Hamas pour les Israéliens pendant 20 ans, c’est Uri Avnery pour vous ici et maintenant ...

Il y a des années, voire des décennies, le conflit arabe-israélien se présente comme escalade des violences, comme escalade des accusations mutuelles, comme escalade des déclarations de volonté etc. etc., bref, il s'agît d'un conflit extrêmement complexe. Trop d’Etats se sont rendus coupables de ce conflit, et sa fin n’est pas en vue ... Dans cette région, pour vous, bien sûr, c’est l’Israël (en harmonie avec les Etats-Unis), le coquin, et dans le reste du monde, je suppose, c’est George W. Bush, la crapule, ou même le pape ...

Une vision du monde en noir et blanc, mais la réalité au Proche-Orient, est-elle vraiment si simple ?! Les problèmes dans la région, sont-ils dûs à la politique de l’Etat juif seulement, ou même à son existence en total ?! Un voisin difficile, ou un pressant indésirable ?! Les problèmes en total se volatiliseraient-ils si l’Etat juif disparaîtrait demain ?! Qu’est-ce que vous pensez ?! ... Alors, que faire ?! Remettre le lobby juif de l’US à sa place, ce lobby et un complot des néo-conservateurs qui entraînent le gouvernement de Bush à une politique pro-Israël bien nuisible pour les intérêts nationaux des Etats-Unis (> cette théorie attribue beaucoup trop d’influence aux Juifs, comme souvent dans l’histoire) ?! Condamner l’Israël pour la paix et l’arrêter (> des recettes inutiles devenues une obsession pour la bourgoisie ainsi que pour l'establishment de chez nous) ?! Ou, pour pousser les choses à l’extrême : l’Etat juif est-il même un anachronisme, une faute historique ?! Et, par conséquence, sa non-existence transformerait le monde musulman – du Maroc à l’Egypt, de la Syrie à l’Indonésie – en un monde plus heureux, en particulier parce que la chute originelle, voire la fondation de l’Israël n’aurait jamais lieu ... ?!

Vous y croyez ?! Si vous pensez ainsi, vous êtes vraiment pauvre ...

Madame, je vous recommande de lire (et lire seulement !) le fameux livre du Paléstinien Edward W. Said (un intellectuel pas suspect d’être pro-Israël), intitulé « Orientalisme » ; là, vous apprenez qu’il faut s’imprégner à l’« Autre » d’abord au lieu de le diaboliser, ou autrement dit, au lieu de se servir d’un anti-américanisme primitif ...

Arrêtez de nous parler des Arabes (dont les Paléstiniens) maltraités par les Occidentaux, arrêtez de les styliser victimes, arrêtez de minimiser les fautes et incapabilités des Arabes pendant de centaines d'années jusqu'aujourd'hui par une solidarité latérale qui ne sert à rien sauf à une bonne conscience de votre part !!!

hgb
NI Nitya Regular ·
Cher Monsieur, et vous arrêtez de pleurnicher ! Israel n'a besoin d'aucun pays de la région pour le détruire il le fait lui-m^me très bien ....je vous invite à lire un peu plus les israéliens eux-même ....voici un morceau choisi ....bonne lecture ! Nitya

Israël est « un ghetto sioniste », estime Avraham Burg, ex-président de la Knesset

Israël est « un ghetto sioniste » porteur de sa propre fin, parce qu'il se définit comme État juif, affirme Avraham Burg, ancien président du Parlement israélien dans une interview publiée hier. « Définir Israël comme État juif est la clé de sa fin. Un État juif, c'est explosif, c'est de la dynamite », déclare-t-il au quotidien Haaretz.

« C'est confortable de présenter Israël comme un État juif démocratique. C'est sympa, nostalgique, c'est de la guimauve rétro. Cela donne un sentiment de bien-être, mais c'est de la nitroglycérine », ajoute M. Burg, qui vient de publier un livre intitulé "Battre Hitler." Dans le livre, il qualifie Israël de « ghetto sioniste » et s'en prend violemment aux agissements israéliens dans les territoires palestiniens occupés, les comparant à ceux de l'Allemagne nazie.

Également ex-président de l'Agence juive, organisme paragouvernemental chargé de l'immigration en Israël, M. Burg préconise de réexaminer la Loi du retour, qui permet à tout juif de la diaspora de « revenir » en Israël pour y devenir ipso facto israélien. « Cette loi est un miroir qui nous renvoie l'image d'Hitler, et je ne veux pas qu'Hitler définisse mon identité », poursuit-il.

Juif religieux et ex-militant du mouvement anticolonisation La Paix maintenant, M. Burg, aujourd'hui homme d'affaires, qualifie la société israélienne de « paranoïaque » et la compare à celle de l'Allemagne prénazie. « La barrière de séparation (construite en Cisjordanie) procède de cette paranoïa. Elle veut signifier qu'en deçà de cette ligne il y a les barbares. C'est xénophobe et pathétique », affirme-t-il, dénonçant les « assassinats ciblés » menés par l'armée israélienne contre des activistes palestiniens, « dont certains sont des meurtres ».

Détenteur d'un passeport français, il se veut désormais « citoyen du monde » et conseille à ses compatriotes de se doter de passeports étrangers. « Les élites d'Israël sont déjà parties, et sans élite, il n'y a pas de nation. »
HE Hery Veteran ·
Madame,

qui pleurniche ?! C'est vous qui pleurez "les pauvres Paléstiniens" maltraités par "les mêchants Israéliens" ...

De plus, je vous recommande de parler vous-même au lieu de prendre un Israélien dont vous partagez l'avis. Il me semble que vous croyez que cette manière conforte votre position mais c'est une erreur !!!

Je suis d'accord avec beaucoup de propos d'Uri Avnery, et de plus, je peux accorder à A. Berg désignant l'Israël "un ghetto sioniste" (par contre, "agissements israéliens dans les territoires palestiniens occupés, les comparant à ceux de l'Allemagne nazie", pardon, c'est du populisme idiote que vous félicitez évidemment) mais ils ne représentent pas l'Israël entier. Les voix critiques arabes (oui, elle existent aussi), vous ne les discernez pas. Bien sûr, on n'aime pas se laisser détruire sa perception de l'adversaire ... Mon Dieu !

hgb
NI Nitya Regular ·
ben voyons ! les palestiniens ne sont pas du tout maltraités, privés de ravitaillement, de nouriture, de soins, du droit de circuler et de travailler sur leur terre ....je vous invite à visiter Gaza qui est une grande prison à ciel ouvert le plus grand camp que l'humanité ait connu, sauf quaujourd hui il est difficile d'exterminer des peuples sans que ça fasse du bruit ...alors on les tue à petit feu, ou on les assassine un par un ....en plus vous avez l'air très mal informé, au dernier sommet de Riyad l'Arabie saoudite et les autres pays du conflit ont proposé un accord de paix, une reconnaissance d'Israel etc...et c'est Israel qui a rejeté l'offre, comme quoi le conflit c'est le fond de commerce de ce pays ou de ses dirigenats actuels .... j'espère que vous allez vous informer correctement et revenir à de meilleurs et justes sentiments car vos positions n'aident pas du tout l'Israel ni son peuple à long terme....
HE Hery Veteran ·
Bonjour,

désolé, vous ne comprenez pas du tout ce que je veux dire ... Encore une fois : il ne s’agit de pro ou contre Israël ni de pro ou contre Paléstine. De plus, pour moi, il ne s’agit pas de la question de culpabilité ; comme déjà dit, le conflit est trop complexe pour y avoir une simple réponse, une telle que vous nous présentez, résultat d’une pensée en noir et blanc : ici les bons (Paléstiniens), là les méchants (Israéliens), donc, une personne qui ne partage pas votre position, elle est pro-Israël et mal informée. Madame, d’un conflit qui dure depuis 60 ans, et dont une solution est plus loin que jamais, alors, en peut-on sérieusement rendre responsable une seule partie ?! ... En haut, Opai a posé une question assez remarquable [!!!] : « Pourquoi est-ce si difficile d'admettre que les fautes et les souffrances sont partagées ?? » Songeur, sage, sans zèle aveugle, sans être pédant. Vous en êtes assez loin ... Sur le fait que les Israéliens sont malfaiteurs ET victimes ainsi que les Paléstiniens (et ses amis arabes) sont victimes ET malfaiteurs, ça exige trop de vos forces d’esprit ...

Madame, pour bien comprendre, je condamne, comme vous aussi, la politique d’occupation des Isréliens, et je condamne leur comportement arrogant face aux Paléstiniens en s’amusant avec eux, en les humiliant, et en les maltraitant avec leur supériorité militaire. Mais : je condamne aussi la hypocrisie infinie d’Arafat et son entourage, je condamne le Hamas et ses frères terroristes ainsi que les auteurs d’attentat paléstiniens, je condamne les profiteurs de la misère à Gaza (les quelques Paléstiniens ainsi que ses faux amis arabes dans la région), tous ceux rendant un mauvais service au peuple paléstinien.

Quant au sommet de Riyad, Madame, croyez-vous que vous êtes la seule d’y être informée ?! Et, qu’est-ce que vous en voulez dire ?! Il y avait pendant les derniers 40 ans combien d’offres de paix, combien de négociations de paix, combien d’armistices ?! ... tous rejettés ou cassés par l’autre côté ... et souvent sans vraie volonté à parvenir à une solution, du côté israélien, et aussi du côté paléstinien ... Mais pour vous - facile à le deviner - les Israéliens sont ceux à contrecoeur, les Paléstiniens sont les colombes de la paix ... C’est à crever de rire !

S’il vous plaît, permettez-moi encore une fois de me prononcer sur votre témoin israélien, A. Berg : ce Monsieur, un Juif, compare les territoires paléstiniens occupés avec un camp de concentration, les agissements israéliens à ceux de l’Allemagne nazie. L’ignorance de cet homme dépasse toute mesure, et vous l’applaudez. D’abord, malgré toute misère dans les territoires paléstiniens occupés, elle ne résiste pas à l’horreur dans les camps de concentration. Une telle comparaison est insensé, et – c’est grave - une injure de façon incroyable face à tous ceux qui devaient endurer ce terreur. Et ça sort de la bouche d’un Juif. De plus, les camps de concentration servaient à rendre les Juifs à leur exterminaison ... Voulez-vous sérieusement faire la comparaison Gaza/Auschwitz ?! Qui le fait, souffre de maladie mentale. Finalement, une anecdote très macabre : vos amis sympa, les Arabes, étaient, en grande partie, des partisans ardents de la politique de race des nazis. En Afrique du Nord et ailleurs, ils ont proposé leurs services aux nazis à ramasser les Juifs pour les envoyer aux camps. Ils se sont imposés carrément à le faire, à soutenir les nazis. Très gentil, non ?! Vous ne le croyez pas ?! Vous en voulez avoir des références ?! Et, grande demande de ma part, Madame, vous vous comportez comment à l’égard de votre voisin, sachant qu’il préférait vous voir au radiateur à gaz qu’en bonne santé ?!

Je pourrais continuer sans fin mais je crains que c’est pas évident. La dame préfère « les simples vérités » ...

revenir à de meilleurs et justes sentiments ... vos positions n’aident pas du tout l’Israël. C’est la différence entre vous et moi. Vous parlez des sentiments, émettez des manifestations de sympathie naïves et éblouies, par contre, moi, je parle de convictions et d’avis, sans aucun penchant infantil à l’un ni à l’autre côté. Je n’avais jamais eu l’intention d’aider l’Israël mais du moins de tenter de comprendre ce pays, c.à.d. sa politique, sa paranoïa, ses angoisses, ses schizophrénies ... Mais de telles réflexions n’ont pas de place dans une tête qui marche selon le schème noir/blanc ...

En fin de compte, et encore une fois, rien ne doit justifier ou excuser l’occupation juive et le martyre dont souffre les Paléstiniens à Gaza et à Westjordanland, pourtant, réfléchissez aussi un peu sur le comportement sordide des Etats arabes dans la région – eux ressemblant plus au paléolithique qu’au 21e siècle - face aux Paléstiniens, tels que la dictature dynastique syrienne, l’Egypt autoritariste, la pieuse kleptocratie arabie-saoudite, le despotisme clérical de l’Iran, lui, voulant jeter les Juifs dans la mer (et pas les reconnaître) ... Réfléchissez un peu sur les fautes et carences du monde arabe (au lieu d’imputer toute culpabilité à l’Israël) ... Réfléchissez un peu sur la possibilité que la misère arabe soit causée par les Arabes eux-mêmes (au lieu de soupçonner l’occident) ... Réfléchissez un peu sur les raisons pour le retard du monde arabe, par la manque des Lumières et donc de la liberté, de la connaissance, des femmes modernes. Réfléchissez un peu sur ce comment le Proche-Orient se figurerait sans l'Israël, sur sa situation en général et sur la situation des Paléstiniens en particulier (je crains que vous accéderiez à des connaissances assez désillusionnées) ...

Sinon, rêvez de 1001 nuits ...

hgb

P.S.:

sauf quaujourd hui il est difficile d'exterminer des peuples sans que ça fasse du bruit ...alors on les tue à petit feu, ou on les assassine un par un 1) Peut-être, vous avez raison en ce qu'une Shoah ne serait pas possible aujourd'hui mais ne soyez pas trop optimiste à ce point. Pensez à Ruanda où un peuple s'est massacré et le monde entier était son auditoire. 2) Je suppose que ce que vous en voulez dire, c'est que les agissements des Israéliens correspond à un génocide caché et plus subtile. Madame, je ne trouve pas de mots. Un tel populisme n'est pas à dépasser en idiotie. Pardon ...
NI Nitya Regular ·
oui je sais les etats de la régions ne sont pas démocratiques ....ce n'est pas en maintenant ce conflit et en refusant l'accord de paix que ça va changer... ce qui importe ce n'est pas je que je dis moi, ni vous ....vous vivez confortablement en Allemagne ....mais c'est ce que dit Abraham Burg ancien président du parlement, ancien président de l'agence juive ....

Avraham Burg, ancien président du parlement israélien, ne tire plus la sonnette d’alarme. Il estime que c’est trop tard pour Israël : il compare dans le quotidien Haaretz l’état de xénophobie de la société israélienne à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme. Et il conclut "Nous sommes déjà morts".

"Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l’ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l’agence juive, Avraham Burg. M. Burg n’a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu’à qualifier Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu’il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu’après la création d’Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense d’un Etat juif démocratique, il indique : "C’est confortable, c’est sympa, c’est de la guimauve, c’est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c’est de la nitroglycérine." Auteur d’un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste "La Paix maintenant "envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l’image d’Hitler" et "je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité". Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s’insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus". M. Burg compare l’état de la société israélienne à l’encontre des Arabes à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d’Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !". Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation." Michel Bôle-Richard Article paru dans Le Monde l’édition du 10.06.07.
CE Cessey ·
La démocratie ? comment la définir? pas de democratie en Syrie, c'est certain, mais le peuple que vous cotoyez semble heureux et défend son président, mais ne vous dira pas que les prisons sont pleines de gens qui souhaitent une democracie!! Le Liban reçoit les coups! des Syriens et des Israeliens! à se demander parfois si ils ne sont pas d'accord ensemble ... toujours par intermediare bien formé sur le sol Libanais. Cette région est un désatre, et quoique l'on dise un seul pays pour deux peuples- Israel et la palestine, et la est venu le terreau de la guerre. Si vous parlez des refugiés, le petit pays du Liban à eu son compte de refugiés palestiniens.

Mais quel gachi! ces pays et leur populations sont formidables, acceuil, gentigesse .. Ne perdons pas espoir, pensons à la paix dans cette region, et quel chemin et routes magnifiques à parcourir. J'ai fais plusieur fois le voyage, Paris Beyrouth, puis de Beyrouth Damas, Alep.
JU Jug972 Regular ·
Evidemment, toute information qui n'épouse pas les versions officielles et médiatiques, vous la trouverez idiote. Donc plus la peine de discuter sur ce point-là. Et puis, vous manifestez un tel respect pour la religion de ceux qui vous ont aimablement accueilli "Ou alors on accepte que la Bible et le Coran, ca vaut Nostradamus et Mme Soleil!!!". Je vis actuellement en Martinique, et vous me rappelez une "amie" belge venue en vacances, qui m'avait dit un jour, inocemment, que beaucoup de personnes en Martinique ressemblent à des animaux, physiquement parlant! Et elle prétend ne pas être raciste, car elle a un petit ami noir. Elle me disait aussi que lorsque les belges étaient au Congo c'était très bien, mais lorsqu'ils sont partis, les noirs se sont massacrés entre eux. Quelle méprise, face à l'histoire et à la mémoire de tous ceux qui se sont fait massacrés au nom de la colonisation!!! Je constate en tout cas que, même dans un forum de globe-trotters où je pensais trouver des personnes tolérantes et ouvertes d'esprit, le culte de la personnalité blanche et occidentale perdure toujours chez vous. J'éprouve une certaine horreur du regard hautain, juge et accusateur de ceux qui se prétendent civilisés, sur les pays non-occidentaux. Vous faîtes le tour du monde puis vous revenez chez vous plus fermés encore, définitivement persuadés que votre modèle de vie est le plus convenable et que le monde entier devrait prendre exemple sur vous. M. Hery, que pensez-vous des combattants qui ont tué et qui se sont fait tués pour récupérer les territoires français occupés par l'Allemagne nazie? Peut-on les qualifier de terroristes, pour avoir combattu dans l'espoir de récupérer leurs bien, préserver leur dignité et protéger leurs familles? Peut-on qualifier le processus de décolonisation, qui englobe toutes les luttes pour leur indépendance des peuples colonisés par l'Europe, de gigantesque mouvement terroriste à la sauce Al Qaïda??? c'est dramatique à quel point vos valeurs de justice et de liberté varient comme une girouette, en fonction de la variation des couleurs et des religions!!!
BE BenoitFleury ·
Ce qui me parait tres interessant dans cet echange c'est justement la passion que le theme du conflit israelo-arabe declanche. Sans compter que les arguments des uns et des autres ne sont pas denues d'interet et demontrent la complexite hallucinante de la situation politique de cette region du monde !
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BE BenoitFleury ·
Bonjour Opai, tout d'abord merci d'avoir partage ton amour du Moyen Orient avec nous. Ensuite je tiens a souligner combien la facon dont tu decris Alep et ses habitants chretiens et musulmans est touchante aujourd'hui, alors que la ville est en train d'etre rasee par une guerre sans merci et ses habitants martyrises.
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OP Opai Veteran ·
C'est très attristant, même décourageant de voir toutes ces boucheries. Mon coeur se brise quand je vois les images d'Alep en flamme.

Et aussi de voir qu'ils vont se faire tuer, juste pour se mettre sous un nouveau joug. Leur soif de liberté va bientôt être étanchée à coup de balles et de bâtons (en France, on a bien eu la terreur et Napoléon après les rois). Je ne vois aucun espoir. Disons, aucun espoir pour de nombreuses années à venir.

J'ai eu quelques nouvelles d'une personne dont je parle dans ce récit. Il va bien, il veut tuer tout les terroristes qui en veulent à Assad!

Ici, on diabolise (et c'est vrai que Assad est une ordure qu'il faut éliminer). Mais la rebellion aussi a de lourds crimes, injustifiables à son actif. Malheureusement, notre vision est trop manichéenne. On va vite déchanter... mais bon, pas autant que les syriens, les lybiens, les yéménites ou les égyptiens.
BE BenoitFleury ·
Pour illustrer la difficulte de ce forger une opinion sur les regimes politiques dans cette region en particulier, voici le recit de la rencontre vecue par un opposant au regime syrien avec le procureur de l'epoque, ecrit par lui-meme, et que j'ai publie sur mon blog !

En entrant dans la salle, je reconnus immédiatement, assis tout au bout d’une table aux dimensions imposantes, Adnan Addoum, le tristement célèbre Procureur General d’un régime dont la justice n’avait de cette Noble Institution que le nom ! A sa droite se tenait un personnage dont je supposais qu’il devait s’agir de Raymond Azar, haut responsable des services de renseignement et de sécurité du pays, bien que ne l’ayant jamais vu auparavant .Un militaire en uniforme se tenait debout et légèrement en retrait par rapport à ce dernier.

Je sentis alors mon sang se glacer dans mes veines, l’épouvante paralysa mes membres tandis que les battements de mon cœur s’affolèrent de façon vertigineuse. En une fraction de seconde je pris conscience de toute l’horreur de ma situation : j’étais tombé dans un traquenard dont nul Nostradamus n’aurait pu prédire l’issue. J’avais minutieusement préparé une série d’entretiens se voulant tout à la fois objectifs et constructifs et voila que je me trouvais subitement plongé au cœur d’un cauchemar judiciaire dont l’acteur principal, ma personne mise à part, n’était autre que le sinistre zigomar du pouvoir répressif en place, Adnan Addoum.

J’avais déjà eu l’occasion de croiser le procureur lors d’une visite de condoléances que je rendais alors à une ancienne connaissance, Walid Tabbara, afin de lui manifester mon amitié à la suite du décès de son père.

« Connais-tu le juge Addoum ? » me demanda alors Walid.

« Non. » répondis-je.

La plus élémentaire politesse aurait commandé que fut ajoutée la formule « Je n’en ai pas eu l’honneur.» Je n’en fis rien et mon « non » resta sec.

Walid poursuivit :

« Tu sais, mon père avait parrainé Adnan et son frère. Nous les avons éduqués, ils ont vécu dans cette maison ! »

Je ne pus m’empêcher de penser que c’était la une éducation à mille lieues de constituer un objet de fierté. Mais dans la mentalité levantine, pour Walid comme pour tout un chacun, l’accession à une haute magistrature de l’Etat constitue le signe visible d’une réussite dont l’éclat occulte aisément les méandres d’un chemin parfois sinueux, et mon ami pensait sincèrement pouvoir tirer quelque gloire du fait que son père ait pu avoir sa part d’influence, de par son parrainage, au hissage de ce pauvre hère jusqu’à l’une des fonctions les plus prestigieuses de la République. Comble de paradoxe, cela n’empêchait pas cet ami de porter sur le pouvoir en place un regard des plus critiques, ni de partager avec moi bon nombre d’idées et de valeurs politiques fondamentales ! Ce paradoxe est révélateur d’une façon de penser et d’agir non seulement propre au Liban mais encore à l’ensemble de la région : ni la conscience ni la logique ne se froissent d’être avec la chose et son contraire !

Si je n’avais rencontré Addoum en chair et en os qu’une seule fois, j’avais eu à maintes reprises, à l’instar de tous les libanais depuis six longues années déjà, l’occasion de voir s’agiter pour un oui et pour un non sur le petit écran ce ‘Joker’ du régime pro-syrien vomissant nuit et jour insultes et menaces à l’encontre du Peuple libanais en général et des Combattants de la Liberté en particulier ! Ses diatribes se caractérisant par une nette déficience de la syntaxe comme du vocabulaire, par la contradiction des arguments et par l’incohérence de l’ensemble, elles mettaient en relief un manque évident de culture et de logique. Boileau ne disait-il pas : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément. » ? C’était donc bien au niveau de la conception, c'est-à-dire du produit de la raison, que le premier juge du Liban faisait preuve d’une déficience absolue ! Un observateur attentif et doté d’une intelligence normale pouvait très facilement conclure face à ces gesticulations audiovisuelles que la raison du personnage se trouvait perturbée par l’impossibilité de justifier raisonnablement l’injustice, cette équation en forme de Nœud Gordien étant résolue par le système éminemment répressif en substituant à la raison la Terreur semée par ses sbires.

Ironie du sort, et contrairement à ce qui a été dit, c’est bien lui plus que moi qui est étranger à la « race » libanaise ! En effet Adnan Addoum est un naturalisé en provenance directe de cette Syrie voisine et sœur et n’a reçu la nationalité libanaise que depuis le mandat du président Camille Chamoun (1952/1958). Il est issu de ce que l’on appelle dans le jargon marxiste le lumpenprolétariat (composé de gueux, de contrebandiers, de filous, de proxénètes, de filles de plaisir…), c'est-à-dire la lie de la société, la ‘Cour des miracles’. Il est ensuite devenu un sous produit de la bourgeoisie mafieuse syrienne et finalement il est l’homme de son éminent représentant, tout puissant au Liban, le vice-roi Ghazi Kanaan.

De fait, ce triste sire présente curieusement toutes les caractéristiques du régime qu’il sert : Bête, laid et méchant, comme peut-être jamais aucun animal ne le fut !

Les membres excessivement étirés, la tête vissée par un cou trop long sur un buste trop court, la face longue et rectangulaire, le front large et épais rappelant celui d’un taureau, le crane énorme aplati à l’arrière évoquent davantage le « chainon manquant » de l’évolution si cher à Charles Darwin, plutôt que le beau et digne visage que les sages prêtaient dans l’Antiquité à la Justice !

Son teint d’un brun jaune olivâtre excessivement sombre, sa bouche immense dont les lèvres épaisses et ourlées barrent le bas de son visage dans toute sa largeur pour finir dans un pli vulgaire quand son rire gras et cynique ne découvre pas des dents chevalines et ses cheveux crépus noirs de geais dénoncent sans l’ombre d’un doute des origines négroïdes. Ses yeux dont la pupille et l’iris se confondent dans une même couleur terreuse sont cerclés d’un blanc jaunâtre, l’œil lui-même, entouré de cernes sombres et anormalement larges qui soulignent l’expression de méchanceté de son regard bestial et accentuent une animalité tout à la fois hagarde, effrayée et effrayante, expression que l’ imaginaire ne saurait nous faire entrevoir que dans le regard de ces êtres primaires qui peuplaient notre planète à l’aube de l’humanité.
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OP Opai Veteran ·
Bonjour,

Merci pour ce récit. Je crois qu'il s'agit plus d'un opposant libanais que d'un opposant au régime syrien.

Le dernier paragraphe est douteux : il associe ses "traits négroïdes" à sa bestialité et sa méchanceté d'être primaire! Le lyrique et la métaphore, c'est pas son truc!
BE BenoitFleury ·
Tu as raison, c'est le texte d'un opposant libanais au regime syrien qui a occupe le territoire libanais durant presque 20ans... quand a ton commentaire sur "les traits negroides" du procureur, il est juste aussi et nous rappelle que encore trop souvent le racisme est une realite tres courante dans ces contrees...
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