Trois semaines en Bolivie par Breizhdub
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EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
BR Breizhdub Regular ·
LE VOL Effectivement, je passe par les USA. Une recherche et réservation 2 mois en avance m'ont permis de trouver un billet a bon prix. J'avais, au départ, trouvé un AR a a peine 1000 EUR, mais je n'ai pas résussi a obtenir mes congés aux dates correspondantes, il a donc fallu décaler d'une semaine. Au final, je m'en tire avec un total de 1300 EUR AR avec la compagnie American Airlines.

Vol aller : Vendredi 18/08/17 / Paris > Miami (10h) / Escale a Miami (7h) / Miami > La Paz (6h30) Vol retour : Dimanche 10/09/17 / La Paz > Santa Cruz (1h30) / Santa Cruz > Miami (7h) / Miami > Londres (8h30) / Londres > Paris (1h30)

Pour l'aller, j'ai donc réussi a trouver 2 vols et une seule escale, alors que bien souvent il y en a au moins 2 si on part depuis la France.



LE BALUCHON En ce qui concerne la liste des choses a emporter, je n'ai rien pris qui sorte vraiment de l'ordinaire, mis a part une polaire, qui s'avérera surement utile, car en Aout en Bolivie, c'est l'hiver. Relativisons, l'hiver Bolivien n'est pas l'hiver sibérien. Dans la journée, le mercure affiche dans les 8 degrés, néanmoins la nuit on peut descendre au dessous de 0. En revanche, nous ne sommes pas dans la saison des pluies, donc peu de précipitations. Lors du voyage, la seule chose que j'aurai ommise sera la lampe frontale.

QUOI VOIR EN BOLIVIE? Pour préparer le voyage, je me suis procuré le Lonely Planet, ne serait-ce que pour avoir un apercu de la liste des choses a faire et a voir. C'est sans appel, il y a une multitude d'options et 3 semaines, c'est tres peu, il va surement falloir se cantonner a une ou deux régions. Coup d'oeil sur une douzaine des activités les plus prisées dans le pays:

le Salar d'Uyuni, tout simplement le plus vaste désert de sel au monde

la Cordillera Real, une région propice aux randonnées retracant les anciens sentiers Incas

les marchés de La Paz, colorés et odorants, dans lesquels on peut déambuler des apres-midis entiers avec délectation

Potosi, une ville coloniale remarquablement préservée

Samaipata, un village de montagne, proche des vestiges mystiques d'El Fuerte

la ville blanche de Sucre, avec ses édifices historiques et ses musées

l'Isla del Sol, posée sur le grand lac Titicaca, considérée comme le berceau de la civilisation andine

le Parc National de Uso Multiple Amboro, une des zones protégées les plus diversifiées du pays

le paysage de canyons des environs de Tupiza

Tiwanaku, un site archéologique pré-inca emblématique de la Bolivie

Tarija, une région accueillant les plus hauts vignobles du monde

le circuit des missions jésuites, avec ses villages ornés de reconstructions d'églises jésuites

Je me suis basé sur ces activités principales pour constituer un tracé. Pour ce qui est des différents aspects d'un voyage, il n'y a rien que je dédaigne, que ce soit l'aventure, la culture, la nature ou la gastronomie. Mais la encore, il y a un axe qui se dégage des autres, ce que je préfere quand meme le plus, ce sont les grands espaces et les paysages montagneux, autant pour les randonnées en solo que les excursions en voiture en groupe. Je me suis donc concentré sur cet aspect-la et me suis forcé a ne retenir qu'un seul endroit parmi ceux dont je disposais, et j'ai opté pour le Salar d'Uyuni, plus la région du Sud Lipez, tout autour, car elle me semble etre un must ne serait-ce qu'en termes de paysages. Cela va donc etre le gros jalon autour duquel je vais esquisser mon parcours. En terme de priorité, je place toujours ce que je désire faire le plus au début, afin de ne pas avoir de contrainte de temps et prendre le temps qu'il faut, puis les activités secondaires en fonction du nombre de jours qu'il me restent. Apres de nombreuses heures d'études, le tracé a enfin pris forme:

Sam 19 Aout : Arrivée La Paz Dim 20 : La Paz > Sucre Lun 21 : Arrivée Sucre Mer 23 : Sucre > Tupiza Jeu 24 : Rando a Tupiza Ven 25 : Excursion 5 jours Sud Lipez Mer 30 : Uyuni > Potosi Jeu 31 : Potosi > Oruro > Patacamaya > Sajama Ven 1 Sept : Rando a Sajama Dim 3 : Sajama > Patacamaya > La Paz Lun 4: Titicaca Mer 6 : Titicaca > La Paz Jeu 7 : Canon de Palca Ven 8 : Chacaltaya Sam 9 : Tiwanaku Dim 10 : Vol retour

Pour résumer, j'ai placé le Sud Lipez + Salar Uyuni vers le début du parcours, pour lesquels j'ai alloué 5 jours, c'est d'apres ce que j'ai pu lire le temps qu'il faut pour tout voir de la région via une excursion. Mais avant, j'ai placé Sucre car c'est apparemment une ville phare et qu'elle se trouve sutr le trajet La Paz > Tupiza, qui est mon point de départ pour l'excursion du Sud Lipez. J'ai aussi ajouté une journée a Tupiza car elle promet de belles randonnées dans ses environs. L'excursion Sud Lipez prendra fin a Uyuni, de laquelle je remonterais vers la ville miniere de Potosi. Puis direction le PN de Sajama pour y faire un peu de rando. Ensuite retour a La Paz, qui me servira de base pour le reste du séjour, pour aller voir si possible le lac Titicaca et l'Isla del Sol, le Canon de Palca, le Chacaltaya et Tiwanaku. Cela étant dit, ca ne reste qu'un parcours approximatif, sujet a évoluer au fil des jours, du a des facteurs pas toujours prévisibles comme par exemple la fatigue et les horaires des bus.
BR Breizhdub Regular ·
UN PEU D'HISTOIRE Dans l'avion, je ressors le LP pour voir les chapitres que je n'ai pas encore lus, j'entame celui de l'histoire de ce pays. Il est vrai que jusqu'ici, je ne sais presque rien la-dessus, a part qu'un jours les conquistadors espagnols l'ont colonisé, mais c'est tout. Autant dire un néophyte. Ce qui suit est un resumé de ce qui c'est passé depuis les origines du peuple bolivien jusqu'a aujourd'hui. Remontons donc dans le temps, période par période :

- Préhistoire: 20 000 av JC – 1400 av JC : Cela n'est qu'une estimation, mais on pense que la premiere phase de peuplement remonte a 20 000 av JC. Essentiellement des tribus nomades qui pratiquaient l'élevage, la chasse et la cueillette. Une théorie qui revient souvent, est que ces tribus auraient traversé le détroit de Béring pour coloniser progressivement toute l'Amérique. Certaines autres théories donnent une origine océanienne aux premiers habitants sud-américains. Parmi toutes ces tribus, on pourra noter la culture Chavin, dont la trace la plus visible encore aujourd'hui est le site archéologique de Chavin de Huantar, decouvert par l'archéologue péruvien Julio Tello. La civilisation Chavin a émergé vers 1000 av. JC, avec une apogée vers 800-200 av JC, puis une disparition vers 200 av. JC. Julio Tello l'a considéré comme culture mère de toutes les civilisations andines. C'était une société dirigée par une élite de prêtres, avec un culte voué aux animaux qui étaient déifiés, en particulier le jaguar, le puma, et le lama. On a la preuve que les Chavins maitrisaient des techniques et une culture avancés par rapport a l'époque : poterie, tissage, métallurgie, édification de temples, pyramides, sanctuaires, sculptures. Il y avait bien une hiérarchie dans la société Chavin, celle-ci étant organisée de facon pyramidale : au sommet, les pretres, puis les pelerins, les spécialistes (artisans, médecins, etc...), et en bas le reste (agriculteurs, ...). Le concept de la dualité était présent : homme/femme, bien/mal, jour/nuit, etc...

Les archéologues divisent souvent la période qui s'étend de 1400 av JC a 1531 en trois horizons : les horizons anciens, moyens et récents.

- Horizon ancien : 1400 av JC – 400 av JC : L'horizon ancien est marqué par l'apparition du peuple Aymara (aussi appelé Kolla) dans la région du lac Titicaca. La encore, l'origine de leur apparition reste vague et plusieurs théories circulent. La premiere voudrait que ce peuple se soit formé par la convergence de communautés des abords du lac en direction de l'altiplano. Une deuxieme estime qu'ils soient venus des Andes centrales du Pérou. Une troisieme pense qu'ils viennent de la cote Pacifique au Nord du Chili. Les Aymaras vont pouvoir prospérer et s'étendre grace a une économie basée sur l'agriculture, l'élevage, mais aussi le commerce avec les peuples avoisinants. Le peuple Aymara va développer une forte identité sous plusieurs aspects : culturels, religieux, artistiques, linguistiques, etc...D'un point de vue religieux, il existe une "cosmovision Aymara", qui divisent l'univers en trois espaces. L'Alax Pacha est le monde d'en-haut, ou vivent les dieux et les saints. L'Aka Pacha est le monde d'ici, ou vivent les hommes, les animaux et les plantes, ainsi que certains esprits dont la fameuse Pachamama, la Mere Terre. Le Manqha Pacha est le monde d'en-bas, ou se trouvent tous les esprits maléfiques tels que le Supaya (démon). De nombreux rites sont associés aux esprits et dieux de cet univers, en particulier l'Alax Pacha.

Tandis que l'horizon ancien voit naitre la civilisation Aymara, celle des Huarin va commencer a décliner, pour définitivement s'éteindre vers 200 av JC, sans qu'on en connaisse les raisons exactes.

- Horizon moyen : 500 – 900 : L'horizon moyen, lui, est marqué par l'émergence de Tiwanaku. Ce centre cérémoniel, proche du Lac Titicaca, va évoluer jusqu'a devenir la capitale religieuse et politique de l'Altiplano péruvien. Le site, préservé jusqu'a nos jours, témoigne lui aussi de techniques avancées : céramiques, sculpture, tissus, blocs de pierre à signes calendaires, mais aussi des édifices comme le temple de Kalassaya et la pyramide d'Akapana. Au niveau de l'agriculture, la culture en terrasse et les terre-pleins permettaient aux paysans de suivre leur récolte. Les rites religieux étaient surtout axés sur la vénération du dieu Viracocha, qui a tout créé (les Incas reprendront son culte plus tard). L'histoire de Tiwanaku se divise en trois périodes : villageoise, urbaine, et impériale. La période impériale peut etre assimilée a son apogée, durant laquelle son territoire dépasse meme celui de la Bolivie actuelle puisqu'il s'étend jusqu'au sud du Pérou et au nord du Chili, et sa population va avoisiner les 125 000 habitants. La encore, la disparition de cette civilisation n'est a ce jour pas completement connue, mais les théories les plus avancées sont une grosse baisse du niveau du Lac Titicaca et une grande sécheresse, qui engendreront de mauvaises récoltes.

En parallele, un autre empire se développe : l'empire Huari. Il nait au VIe siècle dans la région d’Ayacucho, dans les Andes du sud du Pérou actuel. A son apogée, le territoire qu'ils occupent est immense. Il inclut quasiment toute la cote du Pérou actuel, en allant dans les terres jusqu'a plusieurs centaines de kilometres. Les Huari parlaient Quechua et le centre de l'empire était la capitale éponyme, qui aurait compté jusqu'a 70 000 habitants a son apogée. Dans la cité de Huari, on peut s'apercevoir de leur ingéniosité: mausolées, temples, réseaux de canaux pour l’approvisionnement de l’eau...Comme pour Chavin ou Tiwanaku, le systeme de culture en terrasses est présent. On sait que les Huari ont entretenu des relations avec la civilisation de Tiwanaku, car, ne serait-ce qu'en termes artistiques et religieux, ils avaient beaucoup de points communs. Un exemple est la représentation du dieu Viracocha sur les céramiques retrouvées qui appartenaient aux Huari. Les spécialistes pensent aussi que des rivalités entre elles aient éclaté, ce qui expliquerait l'affaiblissement et par conséquence le déclin des Huaris vers le IXeme siecle.

- Horizon intermédiaire récent : 900 – 1475 : Horizon marqué par a la fois l'émergence et la déclin de civilisations.

La civilisation Aymara connait son apogée vers 900, mais un déclin s'ensuit, laissant place à plusieurs royaumes et chefferies, qui vont garder la langue et la culture aymara. Néanmoins, ceux-ci vont etre plus ou moins assimilés aux Incas dont l'empire s'étend, sans qu'on sache vraiment si cela c'est déroulé de maniere pacifique. Bien qu'il y ait assimilation, la langue et la culture Aymara subsistent.

Donc, en effet, cet horizon est marqué par l'émergence de l'empire Inca, qui nait au XIIeme siecle, et va s'étendre depuis la région de Cusco au Pérou, pour atteindre, a son apogée, des parties de la Colombie, l'Argentine, le Chili, l'Équateur, le Pérou et la Bolivie. Soit un territoire encore plus grand que celui des Huari, et surtout le plus vaste empire de l'Amérique précolombienne. Pour connaitre l'origine des Incas, la encore ce n'est pas tres clair, mais il existe deux légendes, celle de Manco Capac et Mama Ocllo, et celle des freres Ayar. La légende de Manco Capac et Mama Ocllo : ils sont a la fois freres et soeur, mariés, et enfants du dieu Inti. Nés depuis l'écume du lac Titicaca, ils ont pour mission d'apporter la civilisation aux hommes dans un lieu fertile. Celui-ci est Cusco, car c'est la que s'enfonce la crosse sacrée de Manco Cápac. Il va alors enseigner aux hommes l'agriculture et l'artisanat. Mama Ocllo, de son coté, enseigne aux femmes le tissage. Pour remercier le soleil, un temple est édifié et Manco Capac se proclame fils de Dieu et réunit autour de lui les tribus avoisinantes, desquelles la civilisation va voir le jour. La légende des freres Ayar : quatre frères, vivant dans la grotte de Pacaritambo, ainsi que leurs quatre épouses arrivent à Cuzco. L'un d'eux, Ayar Manco, y fonde la cité Inca, devenant le premier gouverneur de l'empire et prend le nom de Manco Cápac. Evidemment, il y a des controverses sur ces légendes. Au début, l'empire Inca est plutot une tribu, pas plus grosse que celles qui l'avoisinent. C'est en 1438 que l'empire va vraiment commencer a s'étendre, avec une bataille gagnée contre la tribu voisine des Chancas. Des lors, l'expansion sera extremement rapide. Ils vont développer un système administratif et politique sans équivalent parmi les sociétés amérindiennes. La langue Quechua est adoptée et propagée. Les routes incas reliaient les terres du royaume, avec un réseau de plus de 25 000 kilomètres de voies royales, permettant une communication rapide et sûre avec le centre de Cuzco. Cette infrastructure est étonnante car les incas ne connaissaient pas la roue. D'un point de vue architectural, nombreuses furent les réalisations : temples, palais, forteresses, canaux d'irrigations, aqueducs...

Au total, le regne Inca va voir une douzaine d'empereurs Incas se succéder.

- Horizon supérieur récent : 1475 - 1531 : Le déclin de l'empire Inca va commencer pendant le regne de Huayna Capac. La premiere incursion en territoire Inca par les conquistadors espagnols se produit en 1527, qui vont apporter des maladies mortelles, entre autres la variole. Huayna Capac en fait les frais, mais il meurt sans avoir désigné son successeur. Une dispute pour la succession se déclenche alors entre deux de ses fils, Huascar et Atahualpa. Il en résulte une division de l'empire en deux, le Nord pour Atahualpa, le Sud pour Huascar. Cependant une guerre civile persiste entre les deux clans, que Atahulpa remporte. Les conquistadors espagnols, qui étaient venus en 1527 mais n'étaient pas restés, reviennent en 1532, sous la houlette de Francisco Pizarro. Ils ne sont pas perçus comme une menace, d'ailleurs Pizarro est assimilé au dieu Viracocha qui devait revenir sur terre pour rétablir paix et prospérité dans l'empire. Une erreur, puisqu'ils vont capturer Atahualpa lors de la Bataille de Cajamarca, pour finalement l'éxécuter en 1533, signe de l'anéantissement de l'empire Inca. Les Espagnols lui désigne un un successeur, Manco Capac II, qu'ils comptent bien manipuler et en faire un empereur fantoche. Ceci dit, il va se rebeller et meme renverser pendant quelque temps les Espagnols, mais va finalement échouer et meurt assassiné par un conquistador. Les Espagnols prennent le controle total du territoire et c'est la fin de l'empire.

- Conquete espagnole : 1531 – 1809 : Les XVIeme, XVIIeme, et XVIIIeme siecle sont donc essentiellement marqués par la colonisation du territoire par les conquistadors espagnols. Pendant leur regne, les Espagnols vont exercer leur pouvoir sur les indigenes par la force, en imposant leurs propres lois, culture et religion. Ils s’approprient toutes les terres, utilisant les populations locales pour les faire travailler et ne leur laissent que le strict minimum pour assurer leur survie. Attirés par l'or et l'argent, les Espagnols vont rechercher des mines dans le pays. En 1545, un indien, Diego Huallpa, découvre sur la montagne du Cerro Rico d'énormes ressources en argent. La ville de Potosi va rapidement se former au pied de ce mont et les espagnols vont exploiter cette mine et en tirer une richesse considérable pendant tout leur regne. Peu apres, d'autres villes sont fondées, La Paz en 1548, puis Santa Cruz et La Plata (Sucre de nos jours) en 1561 , et Cochabamba en 1574. En parallele a l'exploitation des mines, on voit arriver des missionaires chrétiens, qui vont exercer leur emprise sur le peuple. Par exemple, les indiens seront obligé d'assister a la messe, et tout sera fait pour que le christianisme prenne le dessus sur la culture et les croyances initiales des Incas. Les premieres révoltes des indigenes, las des répressions imposées par les Espagnols, commencent en 1780.

- Indépendance bolivienne : 1809 - 1952 : Durant la période 1809-1825, toute l'Amérique du Sud va se battre pour obtenir l'indépendance. La révolte est menée par des Libertadors: Simón Bolívar, Antonio José de Sucre, José de San Martín, Bernardo O'Higgins et José Gervasio Artigas. Le 9 décembre 1824 se déroule la bataille d'Ayacucho, que les indépendantistes, dirigés par Sucre, vont remporter sur les loyalistes dirigés par José de la Serna, et proclament l'instauration d'un nouveau pays le 6 août 1825. Le 11 août 1825, une constitution est écrite par Bolivar, le nouveau pays reprend son nom, c'est la naissance de la Bolivie. Cependant, durant le siecle qui va suivre, le pays ne connaitra pas vraiment la stabilité : guerres civiles, anarchie politique, révolutions, coups d'état...Entres autres, on retiendra la Guerre du Pacifique de 1879 a 1884. Elle nait d'un conflit entre le Chili, le Pérou et la Bolivie, qui se disputent une région située au nord du Chili actuel, car elle est riche en salpetre et en nitrate. La Bolivie va perdre sa province du littoral et donc son unique access a la mer. Une autre guerre, la Guerre du Chaco (1932-1935) va marquer un tournant notable. Elle oppose la Bolivie au Paraguay, au sujet de la prospection de possibles nappes de pétrole. La Bolivie va subir d'énormes pertes humaines, mais aussi territoriales (plus de 200 000 km2).

- Conflits politiques et économiques : 1952 – 1990 : En 1952, le Mouvement Nationaliste Révoltionnaire, le plus important parti politique du pays, accede au pouvoir. Il instaure alors le suffrage universel, redistribue les terres du pays, améliore l'éducation de la population rurale, et nationalise les plus grandes compagnies minières du pays. Cependant, en 1964, une junte militaire renverse le gouvernement, à la suite d’une insurrection de mineurs. Le gouvernement militaire va instaurer une politique économique conservatrice et réprimer les mouvements de guérilla antigouvernementaux. Les années 70 sont marquées par plusieurs coups d'Etat. En 1985, Victor Paz Estenssoro vient au pouvoir, mais le niveau économique du pays est catastrophique. Il va réduire l'inflation en faisant appel à des investisseurs étrangers.

- Réformes économiques : 1990 – 2005 : En 1993, le MNR remporte les élections et Sánchez de Lozada devient président. Il va entreprendre plusieurs réformes économiques et sociales, entre autres la privatisation des entreprises. Il remporte a nouveau les élections de 2002. Quatre ans de récession économique, une mauvaise situation fiscale et des tensions ethniques de longue date font qu'en 2003, un soulèvement de la police et des travailleurs a presque renversé le gouvernement du président Gonzalo Sánchez de Lozada. Le gouvernement reste au pouvoir mais perd de sa popularité.

- L'ere Morales : 2005 – présent : En 2005, Evo Morales remporte les élections. D'origine indienne, il reçoit le soutien d'une grande partie de la population et forme un gouvernement d'inspiration socialiste et indigèniste, en rupture avec la politique intérieure favorable aux Etats-Unis.

UN PEU DE GEOGRAPHIE C'est l'un des deux seuls pays du continent sud-américain, avec le Paraguay, sans acces a la mer. Avec une superficie de 1 098 581 km2, elle fait presque deux fois la taille de la France. On peut diviser le territoire en trois grosses parties : les montagnes et l'Altiplano à l'Ouest, les Yungas et les vallées tempérées des pentes orientales et enfin les terres de basse altitude et les plaines tropicales à l'Est du pays. Les Andes se divisent en deux cordillères. La cordillère occidentale le long des frontières péruvienne et chilienne. La cordillère orientale qui va du Pérou à l'Argentine. C'est entre ces deux cordilleres que se situe l'Altiplano, un plateau élevé, et qui la deuxieme plus haute région habitée au monde après le plateau du Tibet. C'est dans l'Altiplano que se trouve le lac Titicaca, a 3810m de hauteur, qui en fait le lac commercialement navigable le plus élevé du monde et le plus grand d'Amérique du Sud. En allant plus au Sud de l'Altiplano on trouve plusieurs salars ou lacs de sels, les restes d'anciens lacs, dont le salar d'Uyuni avec une superficie dépassant les 9 000 km2. La cordillere occidentale est essentiellement une région volcanique, mais ce sont des volcans endormis. Son point culminant est aussi le plus haut sommet du pays, le Nevado Sajama avec ses 6542 m. La cordillère Orientale part du nord du lac Titicaca vers le sud-est, puis vers le Sud jusqu'a l'Argentine. Sa partie Nord est la Cordillere Royale, une chaine de montagnes enneigées avec des pics dépassant les 6000m, par exemple l'Illimani pres de La Paz. Le nord-est de la cordillère est la région des Yungas, avec des terres tres fertiles. Les basses-terres se situent au Nord, et représentent les deux-tiers du pays. Elles sont peu habitées. La partie septentrionale se compose de forêts tropicales humides et la partie centrale est plutot de la savane. En ce qui concerne le climat, il varie fortement d'une région a l'autre. Cela va d'un climat tropical dans les basses régions jusqu'a un climat polaire dans les hautes régions. Il y une saison des pluies pour la plupart d'entre elle, de Janvier a Mars.

Avec 66 des 112 écosystèmes mondiaux, la Bolivie se place parmi les huit pays possédant la plus grande biodiversité au monde.

LA SOCIETE BOLIVIENNE La société bolivienne reste marquée par 300 ans de colonisation espagnole. Le comportement des boliviens dépend étroitement du climat et de l'altitude. Les cambas, habitant des plaines, et les kollas, habitants des hauts plateaux, se différencient a de nombreux égards. Il se dit que les cambas soient chaleureux et ouverts, tandis que les cambas soient plus travailleurs mais moins ouverts. Evo Morales, depuis son élection, n'a cessé de souligner que l'identité bolivienne repose sur l'origine ethnique de chacun. La vie n'est pas facile en Bolivie, mais ses habitants ne se laissent pas abbatre et s'accrochent aux joies de la vie : matches de foot, fetes religieuses, coca...Une certaine partie de la population, a savoir dans la campagne, n'a pas encore acces a certaines ressources de base comme l'eau courante ou l'électricité. Le quotidien du bolivien est bien souvent de gagner assez pour pouvoir manger et offrir des études aux enfants, et si possible un peu de loisirs. En ce qui concerne la religion, 95% de la population est catholique, les conquistadors espagnols ayant imposé cette religion qui a subsisté apres l'indépendance. Ceci dit, les croyances ethniques et ancestrales sont loin d'avoir disparues. D'ailleurs, le catholicisme pratiqué est imprégné de croyances incas et aymaras. La Bolivie forme une société multiethnique. Au total, 36 groupes indigenes sont reconnus. On citera les Quechuas (30%) et les Aymaras (25%). Globalement, la confiance des boliviens envers les entités politiques n'est pas encore au mieux, le pays ayant traversé de nombreuses périodes de corruption et de

mauvaise gestion. On observe cependant une croissance économique sur les dernieres années.
BR Breizhdub Regular ·
ARRIVEE A LA PAZ Le vol Miami -> La Paz se fait sans histoires. Apres un rapide passage aux douanes je sors de l'aéroport, il est 6 heures du matin et fait encore nuit, et la température doit avoisiner les 0. Je ne me fais pas prier pour enfiler polaire, veste et bonnet. On peut se rendre a la ville soit en taxi, soit en micro-bus.

Afin d'économiser quelques dizaines de BOLs, je prends le microbus. Pour le prendre, il faut faire 100m vers la droite en sortant de l'aéroport. C'est le numéro 212, 8 BOLs pour aller dans le centre (photo ci-dessus). Il suffit d'indiquer au chauffeur le nom de la rue ou du quartier de votre hotel et il s'y arretera au plus proche. Environ 40 mins pour aller au centre. Il me faut tres peu de temps pour apprécier les boliviens. Dans le micro-bus, on s'arrete prendre d'autres passagers ici et la, et chacun d'entre eux de monter avec un "Buenos Dias" enthousiaste. Au fur et a mesure que l'on s'approche du centre on se rend compte a quel point le dénivelé sur lequel la ville est construite est impressionant. Les barrios construits sur les pentes abruptes avec en toile de fond les hautes montagnes font déja germer la vibe du voyageur. Le chauffeur me fait signe que je suis arrivé a destination et me montre meme la rue a prendre. Je prends congé et commence a monter la rue Yanacocha qui est, sans surprise, bien pentue, et j'imagine que c'est comme ca pour 99% des rues de La Paz. Seulement voila, apres 30 secondes de marche, j'ai déja un mal fou a trouver mon souffle. J'avais un peu oublié qu'ici on est a 4000m. Le manque d'oxygene se fait vraiment sentir. Je fais donc le kilometre a pas légers pour finalement atteindre l'Hospedaje Mileno, l'hotel que j'avais réservé. J'y suis accueilli par un hote affable qui me dit que malgré qu'il soit 8 heures, ma chambre est déja prete , le check-in est expéditif.





C'est un hotel un peu rustique avec une petite piece de vie, et la chambre est minuscule, pour autant c'est propre et décent vu le prix que j'ai payé (100 BOLs les 2 nuits). Je dépose mes affaires et me rends au premier boui-boui trouvé en face de l'hotel pour prendre un bon café et grignoter quelque chose, histoire de me remettre un peu du vol. Je déguste alors ma premiere spécialité bolivienne, la saltena.

C'est un chausson de pate feuilletée farci a la viande et aux légumes. La, c'est du poulet, buenissimo! Il est typiquement pris au petit-déjeuner, le desayuno. De retour a l'hotel, je vais donner mon passeport a l'hotel pour faire le check-in, et la, dans un espagnol tres clair, sans que je lui ai demandé quoi que ce soit, il m'expose dans les détails tout ce qu'il y a a voir et a faire dans La Paz. Sympa. Je le répete, les premiers contacts avec les boliviens sont ultra-enthousiasmants.

MI TELEFERICO & LE GRAND CIMETIERE

Apres une petite sieste, la visite de La Paz commence. Ne sachant trop par quoi débuter, je suis le conseil de mon hote qui m'a suggéré le téléphérique, plus précisément la ligne rouge. Je descends vers la place San Farancisco puis remonte l'avenue Perez Velasco vers l'Ouest pour arriver a la station, petite trotte de 20 mins. 3 BOLs pour l'aller simple, me voila dans la cabine, en peu de temps on a des vues imprenables sur la ville. Je ne m'arrete pas a la station intermédiaire et finit dans la station plus haut. En sortant de la station, je ne sais pas du tout ou je me trouve et le GPS ne m'aide guere. Une locale me dit que c'est le quartier "16 de Julio". Je me mets a flaner sans but la grande rue qui fait face a la station, ce m'a tout l'air d'etre un quartier populaire. Pas de touristes, il y a des vendeurs ambulants un peu partout, la un match de foot tres suivi par les locaux, je prends quelques clichés de la vie qui s'y mene.



A coté du match de foot, un jeune vendeur propose des boissons de toutes les couleurs. Intrigué, je lui demande ce qu'est cette mixture, il me répond timidement que c'est du chicle. J'en prends un pour 2.50 BOLs, il me remplit un gobelet avec 5% de sirop et 95% de glace. Ca a un gout de chewing-gum, mais ce n'est pas mauvais. En revenant le soir a l'hotel, je regarde sur le Net, effectivement le chicle est une gomme d'Amérique Centrale et du Sud utilisée dans le chewing-gum. On le récupere en faisant des entailles dans l'arbre puis on le bouillit jusqu'a atteindre une forme liquide. Je reviens sur mes pas et une autre vendeuse ambulante qui prend sa pause déjeuner, visiblement du poulet et du riz. Comme je suis sur ma faim, je lui demande:

"Es posible comer pollo con arroz?"

"Si, te lo hago para 10 BOLs."



Voila, un gros bout de poulet frit, du riz et une pomme de terre pour 10 BOLs, j'ai trouvé la formule pour manger pour rien, c'est dans la rue. Retour a la station pour redescendre, dans la cabine je shoote le panorama qui s'offre a moi.



En contrebas, le centre de La Paz et en toile de fond, l'Illimani, du haut de ses 6462 m, deuxieme plus haut sommet de la Bolivie. Je m'arrete a la station intermédiaire (Ajayani) car a cet endroit se trouve le grand cimetiere de La Paz. L'entrée est gratuite. Dans cet immense cimetiere, ne vous attendez pas a voir des tombes a meme le sol. Ce sont des murs de 4 metres de haut, contenant chacun des centaines de casiers vitrés, avec a l'intérieur des urnes des défunts et des offrandes de toute sorte, des fleurs, des plaques, et meme des bouteilles miniatures. En Bolivie, les défunts sont d'abord enterrés ou mis dans une crypte, puis environ 10 ans plus tard on les exhume et on les incinere. Les familles ensuite achetent ou louent un casier pour y déposer les cendres et placer les offrandes.





Je flane tranquillement au travers des arteres, c'est un vrai labyrinthe. J'accoste une famille en train de remettre a jour un casier de l'un de leur proche:

"Ces bouteilles miniatures que vous mettez, ca a une signification particuliere?"

"Non, cela fait juste partie de nos coutumes ancestrales."

Je m'en vais reprendre le téléphérique pour revenir a la station de départ. Le réseau téléphérique de La Paz a été baptisé "Mi Teleferico". Avec 10 kms de lignes, c'est le plus grand réseau de téléphériques au monde, et aussi le plus élevé. Il a été construit par une société autrichienne en 2014 et comporte 3 lignes, mais 5 lignes supplémentaires sont prévues. Le choix de construire un téléphérique a été pris suite a l'abandon de projet de métro surélevé qui n'aurait pas pu gravir les pentes de la ville. La cible premiere d'usagers sont les travailleurs qui peuvent maintenant atteindre le centre-ville en 10 mins depuis El Alto, gain de temps considérable.

MUSEO DE LA COCA & MERCADO DE HECHICERIA

Plus tard dans l'apres-midi, je me rends dans le centre a la Calle Jimenez pour visiter mon premier musée, le musée de la Coca, 10 BOLs.



Le musée est aussi petit de taille qu'il est riche en informations. Tout y est décortiqué sur la feuille sacrée, et ce sous tous les aspects: sociétal, historique, médicinal, etc... Les explications sont toutes en espagnol mais le guichetier sera heureux de vous remettre un gros cahier en francais qui traduit 100% des panneaux. Posez-lui une question, vous aurez plus le droit a un exposé qu'a une petite réponse. Il est impossible d'en sortir sans avoir appris quelque chose: les photos sont interdites mais il m'autorise a reprendre les informations écrites. Parmi celles que j'ai retenues, en voici une liste:

L'histoire de la coca remonte a entre 2500-1800 avant J-C, quand des restes de feuilles de coca datant de cette époque ont été découverts dans les tombes des ruines Huanco Prieto au nord du Pérou. Chez les Incas, la feuille de coca était au centre de la vie magico-religieuse. Il y avait un monopole pour controler sa culture mais tout le monde y avait acces. Son usage était populaire.

Pendant la conquete, l'usage de la coca se développa parmi les esclaves affamés. La coca devint une "potion secrete" pour supporter l'esclavage, conservant ainsi son sang de plante divine jusqu'a aujourd'hui.

Durant la République, la feuille de coca, avec ses propriétés stimulantes, devint universelle et conquit le monde au point de devenir le principal médicament de la pharmacopée moderne et de donner naissance au produit le plus vendu de l'histoire: le Coca Cola

La coca, plante "merveillleuse" au XIXeme siecle, est aujourd'hui considérée par les Nations Unies comme la cause de la pauvreté en Bolivie et au Pérou. C'est la base de la prohibition (Nations Unies 1950).

La mastication de la coca s'appelle l'acullico. Il se réalise 2 a 3 fois par jour, est toujours lié au travail et au rite et a lieu généralement apres les repas. Son usage est d'ailleurs tres semblable a celui du café de la société occidentale. Le jus ingéré de l'acullico produit des effets anésthésiants dans la bouche, une légere euphorie, une sensation d'élargissement de la conscience et une augmentation de l'énergie corporelle.

Pour la culture andine, la feuille de Coca, Mamacoca, est un bon divin, un médiateur avec Dieu et un lien avec nos semblables. La coca est offerte pour étendre et fortifier l'ame, elle est une marque de confiance, une carte de présentation et un symbole de bonnes intentions.

L'usage de la coca dans son sens magique sert a protéger des sorcelleries et du mal, a conjurer le mauvais sort et a dominer le futur.

La consommation traditionelle de coca, ou acullico :améliorela tolérance au travail / stimule les centres respiratoires / empeche l'agrégation des globules / régule le métabolisme de glucose / n'empeche pas la consommation normale d'aliments

Quand on consomme de la feuille de coca sous sa forme traditionelle, on absorbe bien de la cocaine, mais c'est infime.

Dans les Yungas, on pouvait dire que la coca est au centre de la vie du paysan. Le champ de coca acccompagne la famille tout au long de sa vie. Quand un couple s'unit, il doit faire deux choses : une maison et un champ de coca. La coca nait, croit, et prospere avec la famille. Quand les enfants deviennent adultes ils apportent la main d'oeuvre de leur conjointe, et de leur progéniture. Le champ de la coca et le foyer atteignent alors un haut niveau de production et de richesse. Plus tard, les enfants s'en vont et les parents restent seuls et vieux comme le champ de coca qui rend peu mais suffisament pour la famille réduite.

Carter et Mamani ont montré que dans les zones rurales de l'Altiplano Bolivien, 92% des hommes et 89% des femmes utilisent la coca, et que 82% et 68% respectivement, la mastiquent de maniere habituelle. Un mineur arrive a consommer 380 g de coca par semaine. Par d'autres sources, nous savons que le cout de la coca pour le mineur peut atteindre jusqu'a 12% de son salaire.

Peu apres etre sorti de la Guerre Froide, l'humanité s'est engagée dans une autre bataille, la guerre de la coca. La plante de coca est considérée comme une menace pour l'humanité depuis 1950 suite aux affirmations du banquier américain Howard Fonda qui déclara : "la mastication de coca est responsable du retard mental et de la pauvreté des pays andins". C'est sur cette base que les Nations Unies décident l'élimination de la coca lors de la convention de Geneve en 1961. Le fait de semer de la coca n'est autorisé qu'a des fins industrielles. La mastication est désormais interdite. La stratégie anti-drogue est ainsi centrée sur la production de coca.

L'application commerciale la plus reconnue dans le monde entier des feuilles de coca fut celle du vin Mariani. Il fut inventé par Angelo Marianio en France en 1863 et commercialisé dans le monde entier pendant plusieurs années. Des son introduction sur le marché, grace a ses effets stimulants, il connait un grand succes non seulement dans toute l'Europe, mais aussi aux US, apres avoir recu l'adhésion enthousiaste de rois, d'artistes, et de nombreuses personnalités du monde entier. En signe de reconnaissance pour les bienfaits recus grace a la consommation de ce vin, le pape Léon XIII lui attribua une décoration : la Médaille d'Or.

A la sortie du musée, j'en profite pour aller me balader au Mercado de Hechiceria, le Marché des Sorcieres, un site ultra-touristique.



On y trouve un peu de tout, mais ce marché est réputé pour proposer des ingrédients pour faire des offrandes divinatoires ou jeter un sort contre les esprits. Ces rites découlent de la culture et de la communauté Aymara, la plus nombreuse de Bolivie, qui ont su conserver, malgré avoir été convertis au catholicisme par les Espagnols, leurs croyances ancestrales et leur adoration pour de nombreuses divinités, dont la Pachamama, la déesse-Terre.



Parmi les objets rituels, le tres renommé foetus de lama séché. La tradition consiste a, lors de la construction d'une nouvelle maison, enterrer le foetus sous la premiere pierre en guise de cha'lla (offrande) a la Pachamama, ce qui apportera chance et bonheur. Pour les autres objets rituels, on a les becs de toucans séchés et les grenouilles séchées.
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MUSEO DE LOS INSTRUMENTOS MUSICOS Dimanche 20/08/17, 11h. J'ai passé une grosse nuit, j'en avais bien besoin apres plus de 30h sans vraiment dormir. Je commencerais bien la journée par quelques musées, mais nous sommes Dimanche et d'apres le guide, ils sont soit fermés, soit ouverts le matin seulement. Je tente quand meme un musée qui se trouve a quelques blocs de l'hotel, le Musée des Instruments de Musique, Calle Jaen. Par chance, la ravissante réceptionniste francophone, m'informe que celui-ci est ouvert toute la journée. Entrée 5 BOLs.



Le musée est construit sur une jolie batisse sur 2 étages et - ce fut le cas pour moi – vous aurez peut-etre le musée pour vous tout seul. Il est divisé en une dizaine de salles, certaines contenant largement plus de 100 instruments. Chaque salle a un theme:

Salles 11, 13, 16, 17, 18, 19 : fermées au moment de la visite.

Salle 2 : instruments pré-colombiens de Bolivie : on y trouve entre autres des bansas, arcs musicaux utilisés par les aborigenes des régions amazoniennes.

Salle 3 : instruments pré-hispaniques archéologiques et survivants

Salle 4 : cordofonos, ou instruments a corde : des dizaines d'instruments se rapprochant de la forme d'une guitare, harpes, charangos, mandolines, etc...

Salle 5 : idiophones et membranophones : principalement différentes formes de tambours

Salle 6 : aérophones : une multitude d'instruments a vent tels que les sicus (flutes de pans traditionelles), les bajones (larges tubes de bois coniques)...

Salle 7: instruments musicaux inventés/innovés par divers auteurs boliviens : on voit vite que les boliviens ne manquent pas d'imagination.

Salle 8 : instruments du monde: des pieces venant vraiment des 4 coins du globe, meme le cor de chasse francais y touve sa place.

Salle 9 : instruments musicaux européens d'usage dans le folklore bolivien : entre autres différentes sortes d'accordéons, des vinyles de musique bolivienne des années 20.

Salle 10 : miniatures : un peu a part, de spetites statuettes représentant le folklore bolivien: mariachis, danse de la kullawada...

Salle 12 : "Nous sommes de la meme corde" – cordophones latino-américains

Salle 15 : Folkloristes notables du 20eme siecle

Je n'ai pas compté, mais il doit y avoir un bon millier de pieces a découvrir. Mes coups de coeur :

Guitarra con caja de tortuga (Guitare avec caisse de tortue), Tomas Fernandez, La Paz, 1942

Guitarra de quiquincho (guitare de tatou des Andes), constructeur anonyme, La Paz

Chuspa musical (bourse musicale) : au mouvement des danseuses, les pieces de monnaies se percutent et produisent des sons. La Paz

Bajones (doucaines) : Fabriqué avec des feuilles d'un palmier appelé cusi. San Ignacio de Moxos, Beni

Saxos andinos (Saxophones andins) : Tenors et sopranos. Innovateurs : Rudy Fernandez, Nelson Gonzales. La Paz

Charango souvenir. Technique : Bois taillé en haut relief. Innovateur : Alejandro Aliendre, Oruro

Estrellita (petite étoile) : Charango avec cinq accordements différents. Inventeur : Ernesto Cavour A., La Paz

Koto, Japon. Donation : Jiro et Mariquita. Tokyo, 1980.

Arpa peruana (harpe péruvienne)

Swara, Inde

Conclusion : un musée tres intéressant qui ne coute rien, qui plus est pour les fans de musique

VALLE DE LA LUNA

Il est 14h et il ne reste de la place que pour une ou deux activités. Comme les musées sont fermés, j'opte pour un site situé a environ 10 kilometres a l'Est du centre, la Valle de la Luna. On peut y aller en taxi, par agence de tourisme mais quasi avec les transports publics. Je choisis le bus public, je me rends donc a l'Avenue Mariscal Santa Cruz, coté Eglise San Francisco, et attends jusqu'a voir un bus ou mini-bus ayant comme destination "Zoologico" ou "Mallasa". Apres 10 min d'attente, en voila un, je fais signe de la main et il s'arrete, j'entre en disant bien au chauffeur ma destination. Le trajet durera une demi-heure dans un bus un peu cahotant mais coutera 2 misérables BOLs. L'acces au site coute 15 BOLs et la ballade durera une petite heure sur un sentier balisé.

La Valle de la Luna et est un site du a l'érosion d'une montagne. Le sol argileux est fragile, s'est transformé au cours des siecles, il en résulte un paysage de sortes de stalagmites gigantesques arborés ca et la de cactus, formant a certains endroits de petites gorges et des canyons miniatures. Certains endroits ont une forme tellement particuliere qu'ils lui ont donné un nom.: on a par exemple la Mere Lune, le mirador du Diable.

PLAZA MURILLO Je reviens au centre toujours avec le bus public. Il fera nuit dans 2 heures, encore le temps d'aller voir quelque chose. Je décide d'aller faire un tour a la Plaza Murillo. Elle prend son nom de Don Pedro Domingo Murillo, le leader et martyr du soulevement du 16 Juillet 1809 contre la couronne espagnole. Autour de la place se trouve le palais présidentiel, l'édifice du congres, et la Cathédrale. Un fait particulier, l''horloge de la facade du parlement est inversée, a l'initiative meme du president, en signe d'émancipation du joug des Pays du Nord.



La Place Murillo est un lieu plein de vie qui semble etre autant prisée des boliviens que des touristes. Elle semble etre un lieu habituel de farniente et d'échanges pour les familles boliviennes. Les parents achetent des paquets de graines pour leurs enfants qui s'en vont nourrir les milliers de pigeons qui batifolent sur la place.
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PREPARATION POUR SUCRE

Lundi 21/08/17, 9h. J'ai encore eu du mal a me lever de bonne heure, l'hote m'informe que le check-out est a 10h30. Cela me laisse juste le temps d'aller réserver mon bus pour Sucre cette nuit, car les dires de mon hote confirment ce que j'avais lu sur la toile, il n'y a pas de bus de jour pour Sucre. A peine sorti de l'hotel, je parviens a arranguer un taxi qui m'emmene a la Estacion Central de Bus. Je m'apercois que j'aurais pu y aller a pied. Le chauffeur super cool accepte de m'attendre a la gare le temps que j'achete le billet. Réservation expéditive : compagnie Trans Copacabana, bus "cama", prix 100 BOLs, départ ce soir 19h30. De retour, a l'hotel, le chauffeur me demande 30 BOLs. Maintenant l'hotel, je vais sur Booking et réserve la chambre simple la moins chere a Sucre : hotel Casa de Huespedes Cadena, 2 nuits, 20 euros, petit-dejeuner compris. C'est l'heure du check-out...

MUSEE DE L'ETHNOGRAPHIE ET DU FOLKLORE

Apres le check-out, je dispose d'une grosse demi-journee avant de prendre le bus pour Sucre. Je prévois d'aller visiter plusieurs musées mais j'apprendrais que la plupart des musées sont aussi fermés le Lundi! Je vais quand meme vérifier pour celui qui m'interesse le plus, le Museo de Etnografia y Folklore. Heureusement, au moins celui-ci est ouvert. Entrée 20 BOLs plus 20 autres BOLs si on prend des photos. Tout comme le musée des instruments de musique, c'est un bel édifice architectural construit entre 1774 et 1790. La premiere salle est dédiée a des photographies de l'oeuvre de Damian Ayma Zepita, qui fut plus qu'un photographe. Introduction du MUSEF : "Machacahuyo, partialité Urinsaya, ayllu Kollana, canton de Santiago de Toledo, province Saucari, départment d'Oruro, est l'origine d'un des hommes les plus éclectiques qu'a donné la zone andine: photographe, agriculteur, documentaliste, ethnographe, portraitiste, chercheur, éleveur, dessinateur, assistant de perforateur; bien qu'inconnu et oublié. Il naquit le 27 Septembre 1921, et demeura presque 10 ans dans sa commune natale, ensuite il se convertit en itinérant, et acheva son existence vigoureuse dans la capitale de Santa Cruz a 77 ans. Il hérita de l'aptitude migratoire de ses ancetres andines, et utilisa cette capacité pour cohabiter dans les différentes zones, il s'appropria du quechua, de l'aymara et du castillan. Son ambition de connaitre plus de lieux l'emmena jusqu'en Argentine, ou il appliqua les connaissances de photographie qu'il acquit dans les mines. Sans aucun doute, il se fit plus habile dans le maniement de l'appareil photo, les lumieres et le développement, des aspects qui se refletent dans les plus de 18 000 photographies que préserve le MUSEF. Il eut 10 enfants, plusieurs d'entre eux se consacrerent a la photographie comme forme de subsistance, son influence alla jusqu'aux freres, neveux et petits-enfants. Ses aptitudes nous permettent de le définir comme ethnographe, puisqu'avec l'appareil photo il décrivit ses espaces de vie. Damian n'appartenait pas a eux tous, mais grace a sa condition andine il interagit avec divers niveaux écologiques, dans différents départements et localités (Oruro, La Paz, Cochabamba, Tarija et Santa Cruz). Son habileté comme ethnographe lui permit d'étendre ses actions et participer a l'unisson a l'observance des rites, la politique, la fete, le divertissement, le sport - principalement dans l'espace rural et les mines - et prendre possession de ces réalités quand il voulait. L'archive centrale du MUSEF présente cette exposition comme un premier échantillon de la collection photographique de Damian Ayma Zepita qui fut digitalisée et cataloguée durant deux ans, a travers des systemes et des programmes techniques adéquats. L'objectif central est de reconnaitres son apport aux sciences sociales et humaines de notre pays, étant donné que ses photographies sont de divers contextes et révelent son habileté artistique, sa passion, son professionalisme, et son accord avec son envirronement. Damian fut itinérant, cette caractéristique lui permit d'enregistrer diverses réalités générées par les collectivités sociales et citadines entre 1935 et 1985. Les photographies témoignent de festivités religieuses et populaires, de musiciens avec des instruments métalliques et autochtones, d'agriculteurs aux travaux quotidiens, d'acteurs sociaux exprimant la religiosité et son pouvoir organisationnel, et de mineurs combattant pour s'insérer dans la modernité et officiant avec leur famille et collegues. Il en va de meme pour les étudiants, dans des centres miniers et des communautés rurales, dans des activités sportives et récréatives, tout comme les villes et les villages avec leur édifications symboliques. L'appareil photo convertit les acteurs sociaux en objets (photographies encadrées), le MUSEF défie le visiteur a les reconvertir en sujets qui aident a reconstruire l'imaginaire collectif du pays."

Quelques pieces :

Damian Ayma Zepita Sans titre Approx. 1950 Lequepalca, province Tapacari, Cochabamba, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

Damian Ayma Zepita Titre : Socavon congreso Approx. 1938-1939 Oruro, province, Cercado, Oruro, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

Damian Ayma Zepita Sans titre 1952 Colloahuma, province Saucari, Oruro, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

Damian Ayma Zepita Sans titre 1958 Licoma, province Inquisivi, La Paz, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

Damian Ayma Zepita Sans titre 1961 Santiago de Huari, province Sebastian Pagador, Oruro, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir Damian Ayma Zepita Sans titre 1977 Santiago de Huari, province Sebastian Pagador, Oruro, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir Damian Ayma Zepita Titre : Ch'alla en el valle Approx. 1958 La Paz - Oruro, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

Damian Ayma Zepita Titre : Grupo de palliris Approx. 1958 La Paz, Bolivie Film de cellulose Négatif blanc et noir

La deuxieme salle est dédiée a l'exposition "La Rebelion de los Objetos" qui traite du textile dans le monde andin. Introduction du MUSEF : "L'exposition nommée La Rebelion de los Objetos, Enfoque Textil comprend de nombreuses pieces de la collection textile du MUSEF qui n'a pas été présentée jusqu'a présent. Ces pieces incluent des textiles et instruments textiles de périodes archéologiques (env. 600 a 1532 ap JC), historiques (1532 a 1900) et ethnographiques (1900 a aujourd'hui). Elle inclut des pieces provenant des hautes terres des Andes, de la cote et des basses terres. Pour donner un nouveau sens a l'exposition les pieces s'organisent selon la chaine de production textile et la chaine opérative de sa fabrication."

Quelques pieces :



Machine a filer Instrument : Bobineur Période : Republicano Tardio (1900-actuel)

Filiation culturelle : Aymara-Quechua Métier a tisser a chassis en A

Lliclla Période : Horizonte medio (600-900/1000 ap JC) Style et filiation culturelle : Wari Provenance : Sierra sud du Pérou

La troisieme salle est dédiée a l'exposition "Vistiendo la cabeza", traitent des différentes sortes de bonnets fabriqués dans le monde andin. Introduction du MUSEF : "L'exposition présente des bonnets et autres coiffes céphaliques correspondant aux périodes Archéologique, Histoir Coloniale et Contemporaine. L'échantillon a pour but d'analyser les bonnets comme objets qui communiquent des identités, dans les Andes l'action de s'habiller et distinguer la tete est étroitement en relation avec la pratique sociale du culte de la tete."

Distribution des bonnets ethnographiques, selon leur élaboration



Bonnet de cuir avec pompons Période de développements régionaux tardifs Style et filiation culturelles inconnus Provenance inconnue, possiblement des Andes du sud centrales

Bonnet hémisphérique avec plumes Période des développements régionaux tardifs (1100-1250 ap JC) Style et filiation culturelle inconnus
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La quatrieme salle, a ne pas manquer, est dédiée a l'exposition "Los diversos rostros del alma" qui traite des mascaras (masques) utilisés lors des danses traditionelles andines. On a droit a une cinquantaine de spécimens tous aussi authentiques les uns que les autres. Introduction du MUSEF : "L'usage du masque a été et est universel, depuis la préhistoire jusqu'a nos jours, avec différentes fonctions et dans des contextes distincts, comme les masques théatraux de Grece et de Chine, les mortuaires de l'Egypte antique, ainsi que les masques rituels et festifs associés a diverses expressions religieuses dans les villages et cultures distincts. Le masque rituel non seulement permet la transformation de l'individu en un personnage différent, mais aussi stimule et matérialise un monde de significations spirituelles et mythiques qui permettent la communion de l'homme avec ses dieux et les forces de la nature. Pour cette raison, ces masques sont liés aux nécessités vitales de l'homme et des communautés. En cette opportunité, le MUSEF présente cette thématique avec la sélection de cinquante neuf masques des Andes, Amazonie, Orient, et Chaco boliviens. Il existe une importante tradition dans l'usage du masque dont l'origine remonte a la période pré-hispanique, de laquelle nous présentons comme exemples un masque funéraire de la culture Nazca (100 av JC a 800 ap JC) et l'autre appartenant au développement régional de la province Florida du département de Santa Cruz. Les tradition pré-hispaniques se mélangent avec les "masques coloniaux" introduits pas l'Espagne, générant une diversité riche d'expressions artistiques avec des caratéristiques particulieres locales et régionales.

Dans les masques boliviens contemporains que nous présentons, persistent les profondes connotations rituelles en relation avec les ancetres (Auqui Auqui, Achachila, Anas), avec des dieux et etres mythiques (Diablos, Jukumaris, Danzantis, Japutuquis, Ana Anas, Kusillos) et avec des animaux (ours, tamacumiras, cerfs). Beaucoup de ces masques d'origine rurales sont passés a faire partie de danses urbaines contemporaines avec des caractéristiques rituelles et festives."

Quelques pieces: Danse : Les Anas Provenance : Santa Cruz Date : Début du XXIeme siecle Technique : Planche métallique, revetement de papier et tissu serti d'ailes

Danse : Morenada Provenance : La Paz Date : Premiere moitié du XXeme siecle Technique : Feutre modelé en platre, polychromé a l'huile et la fibre animale

Danse : Diablada Provenance : Oruro Date : Début du XXeme siecle Technique : Feutre modelé en platre, polychromé a l'huile et pierres précieuses de fantaisie Danse : Danzanti Provenance : Achacachi, La Paz Date : Milieu du XXeme siecle Technique : Feutre modelé en platre, polychromé a l'huile et verre

Danse : Danzanti Provenance : Achacachi, La Paz Date : Milieu du XXeme siecle Technique : Feutre modelé en platre, polychromé a l'huile et verre

La cinquieme salle est dédiée a l'exposition "Moldeando la vida" qui traite des céramiques. Introduction du MUSEF : "L'exposition présente des matériaux et des ustensiles correspondant aux différentes étapes de la chaîne opératoire, ainsi que des pièces correspondant aux périodes archéologiques (1500 av JC -1532), historiques (1532 -1900) et contemporaines (1900-présent). Elles soulignent des pièces archéologiques de techniques soignées comme celles de Tiwanaku dans le bassin Titicaca, Omerque et Mojocoya dans les vallées centrales, ou Huruquilla et Yura dans les vallées méridionales, ainsi que des pièces inkaicas. Aussi, elle présente la céramique coloniale qui se distingue par l'insertion de nouvelles techniques telles que le tour et les émaux, et de nouvelles formes comme les taureaux. Enfin, la partie ethnographique comprend des céramiques provenant de centres de production tels que Hayculí, Chagua ou Cotoca, et des céramiques de production domestique de diverses régions, de Aymara et Quechua dans l'altiplano et les vallées, jusqu'a la Araona, Tacana ou Weenhayek dans les basses terres."



Carafe en verre avec des applications zoomorphe Période : Historico Colonial (env. 1532-1825) Style : Mayolica Zone géographique : Vallées interandines et yungas

Provenance : inconnue



Verre ch'allador ou effigie félinique de Calcha Période : Contemporaine Style : Quechua de Chichas Zone géographique : Vallées interandines et yungas

Provenance : Calcha, Province Nor Chichas, Potosi

La sixieme salle est dédiée a l'exposition "El poder de las plumas" qui traite de l'art plumaire. Introduction du MUSEF : "Afin de comprendre le processus complexe d'élaboration de l'art des plumes, le MUSEF présente cette exposition, composée de 120 pièces de différentes régions, cette sélection démontre l'énorme variabilité interrégionale de l'art des plumes en Bolivie. L'échantillon commence par des pièces de la région périphérique du lac Titicaca, puis descend vers les vallées mésothermiques et se termine dans l'Amazonie bolivienne. Au travers de trois salles interactives, le visiteur pourra apprécier les relations qui ont établi les premières cultures avec l'avifaune de son environnement dans le haut plateau ou l'Amazonie; les techniques développées pour l'élaboration d'objets en plumes; en plus d'observer un groupe restreint de tenues et d'objets historiques et contemporains liés aux activités festives, religieuses et quotidiennes des cultures boliviennes."



Chapeau de Chatripuli Période : Contemporaine Filiation culturelle : Kallawaya Provenance : Charazani, province Bautista Saavedra, La Paz

Especes d'oiseaux identifiés : Héron Blanc et Aigrette Blanche



Chapeau de Qarwani Période : Contemporaine Filiation culturelle : Aymara Provenance : Compi, province Omasuyos, departamento La Paz Especes d'oiseaux identifiés : Flamant de James, Héron Blanc, Aigrette Blanche

Technique : Diademe de plumes, dont les calamos furent doublés sur une ficelle et fixées grace a un lien de type noeud double. Fleurs de plumes attachées entre elles.

Tocado, Chakana de Lichiwayus, Qhawa Période : Contemporaine Filiation culturelle : Aymara Provenance : Isla del Sol Especes d'oiseaux identifiés : Technique : Ara à front rouge, Ara à gorge bleue, Amazone poudrée, Calliste paradisique, Amazone à ailes orange, Cotinga de Cayenne Techniques : Collage de plumes, mosaique de plumes sur canahuecas unies horizontalement

La septieme salle est dédiée a l'exposition "Numismatica boliviana" et traite essentiellement de l'histoire de la monnaie bolivienne avec d'anciens billets et pieces.

Conclusion : musée a voir absolument, rien que pour la salle des mascaras.

En sortant du musée, je vois a plusieurs carrefours des dizaines de policiers qui barricadent certaines rues, ou des locaux font des sits-ins. J'entends, venant de la place San Francisco, ce qui ressemble quand meme a des coups de feu. Je m'arrete boire un café et essaie d'obtenir quelques infos du barman: "Oh ne t'inquiete pas pour ca, ce sont juste des manifestations de locaux qui habitent aux alentours de La Paz. Ils veulent la peau du président car il leur soutire de l'argent qui va directement dans ses poches". Le ton de son discours me fait comprendre que ces manifestations sont récurrentes. Je descends voir a la place San Francisco, elle est noire de, enfin colorée de monde.



CATHEDRALE PLAZA MURILLO Apres le musée, je retourne a la Plaza Murillo qui n'est qu'a quelques blocs, pour visiter l'intérieur de la cathédrale qui était fermée a mon premier passage. Elle fut édifiée en 1835.



Pas grand-chose a dire de plus que l'évidence, c'est une cathédrale, l'intérieur est aussi beau qu'immense, et on sent tout comme pour la Place Murillo, que c'est un lieu de recueillement prisé des locaux.
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MERCADO NEGRO & IGLESIA SAN FRANCISCO Il me reste un peu de temps a tuer avant le bus. Direction le Mercado Negro, un peu plus au Sud que le Marché des Sorcieres, rue Isaac Tamayo.



Celui-ci est un peu moins touristique et destiné aux locaux. On y trouve de tout: fruits et légumes, textiles, hi-fi, etc... En revenant vers l'hotel, je passe par l'Eglise San Francisco qui est ouverte. Photos interdites a l'interieur, mais tout comme la cathédrale, la visite vaut le détour, toutes les effigies de saint sont décorées de motifs d'or. Mention spéciale a celles qui se trouvent derriere l'autel.
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SCENES DE VIE DE LA PAZ Avant de partir pour Sucre, je vous propose quelques clichés de scenes de vie de La Paz. La capitale, et d'ailleurs ce sera le cas pour toutes les autres villes, est pleine de vie, il y a toujours une photo a prendre a chaque coin de rue, ou qu'on aille.





































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LA PAZ – SUCRE Ma montre affiche 18h. Je reprends un taxi pour aller a l'hotel récupérer le gros sac, et reprendre un taxi pour la gare de bus pour mon bus de 19h30, car je veux etre la-bas en avance. A l'entrée du terminal, des dizaines de rabatteurs helent des destinations dans tous les sens: "Cochabamba! Sucre! Oruro!...", pour arranguer le potentiel client et éviter qu'il aille voir la compagnie concurrente. Je retourne voir le guichet Trans Copacabana avec ma réservation, il enregistre mon bagage et m'envoie au bon carril (quai).





Le bus est déja la. La premiere impression est bonne, bus moderne a deux étages, et les sieges cama sont aussi larges que ceux d'un avion, bien inclinables. J'ai mis dans mon petit sac lampe de poche, bonnet, gants, écharpe, et veste extra, on ne sait jamais. Dernier doute, j'espere que ce n'est pas comme au Vietnam ou le chauffeur met la musique a fond pendant tout le trajet. Mais globalement je sens que ca va bien se passer et que je vais pouvoir dormir un peu. J'ai oublié de vous dire, juste avant de prendre le bus j'ai voulu aller retirer, mes ressources en BOLs commencant a s'estomper. Au premier guichet que je trouve, je mets la Mastercard, que nenni, il ne veut rien savoir, transaction refusée. J'essaie alors avec la Visa et la, bingo. C'est alors que je ne regrette pas d'avoir, 2 mois avant le voyage, ouvert un autre compte en France avec une carte Visa spécialement pour l'occasion. Donc juste un conseil, partez avec une Mastercard plus une Visa si vous le pouvez. La nuit dans le bus se passe bien, la premiere heure un film est projeté a haut volume, mais tout est éteint apres. Bref, j'arrive a bien dormir. Il faisait légerement froid mais mon passager de gauche me propose gentiment de partager sa grosse couverture. Réveil vers 7h, a peu pres au meme moment que le lever du soleil. Nous nous trouvons dans un paysage montagneux et semi-désertique, les collines sont jonchées de petits arbustes et de cactus. Arrivée a la gare de Sucre a 8h, soit 12h30 de trajet. Je me sens frais comme un gardon, et je ne mets pas longtemps a m'apercevoir qu'ici je respire beaucoup plus facilement, il faut dire qu'on est descendu de presque 1000m. Un petit cafecito con pancito – oui, il rajoute un ito a beaucoup de choses – histoire de se remettre du trajet. Je pourrais prendre un micro-bus mais j'ai le gros sac, je prends donc un taxi qui m'emmene dans le centre a la Casa Huespedes de Cadena, avenue Hernando Siles, pour 10 BOLs. Accueil par une aimable jeune fille, check-in rapide, elle me monte a ma chambre.



C'est vraiment une deluxe : un lit double, un lit simple, une TV, carrelage, vue sur l'avenue. En France j'en aurais eu pour au moins 100 EUR les 2 nuits.

PLAZA 25 DE MAYO

Un cafecito , et je me lance a l'assaut de la découverte de la ville. Direction la Plaza 25 de Mayo pour prendre la température. Elle a été nommée ainsi car le tout premier mouvement d'indépendance des pays sud-américains contre l'Espagne a commencé a Sucre le 25 Mai 1809 (révolution de Chuquisaca). Les édifices autour de la place, tout comme la place elle-meme, sont d'une beauté saisissante, et rien qu'avec cette place on comprend déja pourquoi Sucre a été classée a l'UNESCO en 1991. Parmi les édifices, on trouve la cathédrale, la préfecture du Chuquisaca et l'Université de Sucre.

Le palais national (préfecture de Chuiquisaca)



La cathédrale

Tout comme la Plaza Murillo de La Paz, c'est un endroit prisé des Boliviens qui viennent s'y relaxer. Il y a au centre du parc une statue du fameux libertador et premier président de Bolivie, Antonio José de Sucre. En flanant dans la place, on croise des vendeurs d'"Inti", un magazine écrit et illustré par certains des enfants les plus pauvres de la ville, des cireurs de chaussure, des collégiens, des mendiants, des vendeurs de jus d'orange, des familles locales...bref de tout.









Je demanderai un autre prix a la nation entiere et a ses administrateurs : celui de ne pas détruire l'oeuvre de ma création, de conserver parmi tous les dangers l'indépendance de la Bolivie." Sucre

IN Intothetrees Regular ·
Merci pour ce compte-rendu qui ravive bien des souvenirs, j'aime tout particulièrement les scènes de rue de La Paz !
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MUSEO DE SANTA CLARA L'apres-midi est programmé pour une série de musées. La plupart rouvrent a 14h30 sauf certains a 14h, dont le musée de Santa Clara. Je commence donc par le Museo de Santa Clara, direction Calle Calvo.

L'histoire de Santa Clara: Santa Clara (Asis, 1193 ou 1194, 1253). Fondatrice des religieuses franciscaines, appelées Clarisses. Son pere appartenait a une des familles de meilleure descendance de la ville, et sa mere était une dame de conscience profondément chrétienne. Quand elle eut 18 ans, subjuguée par l'ardeur évangélique de son compatriote Francisco, qui finissait de mettre en marche la nouvelle fraternité, elle fit confiance a sa direction. Elle abandonna sa maison, et dans la chapelle de la Porciuncula, ou vivait San Francisco, elle lui promit l'obéissance. Elle fut immédiatement confinée par Francisco au monastere bénédictin de San Pablo de las Abadesas. La-bas elle dut vaincre l'opposition farouche de ses parents. Francisco lui procura un asile plus sur dans le Couvent de Sant'Angelo a Panzo, dans les conteforts du mont Subasio. Ensuite, Francisco prévut pour Clara et ses imitatrices un logement, adapté a l'idéal de pauvreté et de simplicité a laquelle elle aspirait, pres de la petite église de San Damian. Et dans celle-ci s'installa le petit groupe des Damas Pobres, ensuite appelées Clarisses, maintenant intégrées avec trois autres camarades. La communauté féminine imitait autant que possible celle des freres franciscains. Durant 40 ans, Clara fut la supérieure du couvent des religieuses de San Damian. Sa vie était d'une grande austérité et tres riche en oeuvres de charité et pitié. Il se dit qu'elle chasssa avec ses prieres les sarrasins qui assiégeaient Asis. Elle rédigea une Forme de vie en laquelle elle insista sur la pauvreté comme base de la regle qu'elle meme rédigea en 1247-1252, adaptée pour les religieuses de la regle franciscaine. En 1253, une bulle pontificale approuva solennelement la regle qu'elle avait composée. Elle mourut en 1253 et fut canonisée en 1255. Ses restes reposent dans la crypte de l'église qui lui est dédiée a Asis. Sa fete se célebre le 12 Aout. Des 1626 il fut question de la fondation d'une maison de retraite pour les demoiselles dans la ville de La Plata. C'est la senora dona Maria Zeballos et Vera qui demanda a la Real Audiencia de Charcas a servir d'intermédiaire pour la permission respective a S.M. el Rey, et le 2 Janvier 1627 la demande fut faite a la Real Audiencia, document signé par les avocats Antonio Demontiel, Gabriel Gomes Sanabria et Francisco Sas. Carrasco. Ce couvent de Santa Clara fut fondé le 16 Janvier 1636 avec la licence du roi Don Felipe IV des rois d'Espagne. Douze demoiselles commencerent a vivre entre elles, ses nieces et amies et la fondatrice, Dona Maria Zaballos. Pour organiser la communauté, elle demande de l'aide aux soeurs clarisses de Cuzco (Pérou). Vinrent trois soeurs : Francisca de Hinojosa, comme Abbesse; Ines de Terrazas, comme Vicaire; Lucia Sosa, comme maitresse des novices pour guider, enseigner et faire connaitre la forme de vie des soeurs pauvres de Santa Clara vivant dans la priere, le silence, la pénitence et pratiquant jour apres jour la fraternité. Apres trois ans, en 1639, fut élue abbesse, la fondatrice, Dona Maria Zaballos y Vera, et ce jusqu'a son déces en 1654. Sa niece reprit son role par la suite. Le couvent parvint a acquérir une renommée, et a la période principale de son apogée, viverent plus de 300 soeurs. Au cours du temps le couvent vécut avec les dots et la production agricole de ses propriétés tant pour sa consommation que pour la vente quelquefois.

En l'an 1700, elles inventerent les "Empanadas de Santa Clara", qui, au cours du temps devinrent traditionnelles jusqu'a aujourd'hui, surtout a Sucre. Suite a la guerre d'Indépendance, la forme de subsistance des soeurs s'effondra, il en résulta une misere matérielle maximale. Mais déterminées en leur dévouement total, fortifié avec la parole de Dieu et convaincues d'embrasser le Christ pauvre comme des vierges pauvres, elles s'abandonnerent a la volonté de Dieu et a sa divine providence, ayant pour aliment les paroles du Seigneur Jesus-Christ: "Je vous protégerais toujours". Elles se maintenerent avec le travail de leurs mains qui se transmet de génération en génération jusqu'a aujourd'hui. Actuellement vivent 25 soeurs s'efforcant de

continuer a témoigner a Sucre, que le Seigneur est notre Dieu et qu'il est le sens et la source de notre plaisir.

Le design du monastere : Le design du monastere de Santa Clara a des antécédents de l'architecture Mudejar Sévillane, meme si actuellement l'église peine a conserver sa structure, elle présente un style completement distinct de celui qui lui fut donné au XVIIeme siecle, pour avoir été completement redécoré au XIXeme siecle, selon le gout néoclassique. Ses enceintes abritent des biens culturels qui montrent un panorama général des gouts et coutumes des habitants de la ville de "La Plata", exprimés en tableaux dont des peintures du maitre Bernardo Bitti, Gaspar Miguel de Berrios et de l'artiste Montufar; d'importantes sculptures anonymes, des meubles, des instruments musicaux, de la joaillerie, bijouterie, jolis meubles de l'époque, divers objets d'usage lithurgique et précieux exemplaires d'instruments musicaux baroques, dont lesquels se détache un orgue du XVIIeme siecle, restauré en 1998 et disponible pour des concerts de musique baroque.

Visite du musée : Au début, ca ne paie pas de mine, l'entrée est une porte quelconque, au final, ce sera mon coup de coeur de la journée. Accueil tres chaleureux, 15 BOLs, la guichetiere est aussi la guide, j'ai le musée pour moi tout seul, et sans que je lui demande quoi que ce soit, va me guider tout le long de la visite avec des explications ultra-détaillées dans un espagnol tres clair et pas trop rapide. Ca commence par une grande salle avec une vingtaine de toiles ayant pour theme la vierge et le Christ. Photos interdites dans cette partie. On a droit a de belles représentations telles que "La passion du Christ", "La Vierge Marie avec Saint-Joachim et Sainte-Anne", "L'adoration des pasteurs", "L'extase de Saint-Francois". Elle me guide ensuite vers le claustro (cloitre) qui signifie casa religiosa (maison religieuse).



L'édifice est magnifiquement préservé, c'est une architecture coloniale datant du XVIeme siecle. On marche le long des couloirs qui le contournent et elle me montre les superbes iconographies bibliques qui ornent les murs, telles que l'ascension du Christ.



L'ascension du Christ



Le cloitre est habité par 25 religieuses faisant partie de l'Ordre de Santa Clara de Asis. On passe ensuite dans une sorte de cage d'escalier ou on retrouve de toutes aussi belles iconographies découvertes il y a tout juste deux ans par accident. Si j'ai bien compris, une religieuse a enlevé de la chaux dans cette piece pour régler une porte et est tombée sur un bout de dessin. Ils vont alors gratter et s'apercevoir que la salle entiere est remplie d'iconographies.

Apres le cloitre, on descend dans une salle annexe avec d'autres tres belles toiles, puis on accede a l'intérieur de l'Eglise de Santa Clara. Elle m'autorise a prendre une unique photo.



La encore, comme toutes les églises visitées auparavant, c'est sompteux. Des motifs faits avec la technique laminas dorado a la hoja. L'autel est impressionant, avec des effigies en or de chacun des anges ayant accompagné le Christ depuis la descente de sa croix. On finit sur un orgue authentique de Bolivie qui fonctionne parfaitement et encore utilisé pour les événements spéciaux tels que les mariages. Fin de la visite. A voir sans modération.
BR Breizhdub Regular ·
MUSEO ALFREDO GUTIERREZ VALENZUELA J'enchaine sur le musée Alfredo Gutierrez Valenzuela, qui borde la Plaza 25 de Mayo. Rebelote, 15 BOLs, le musée pour moi tout seul, une jeune et charmante guide qui m'attend comme si elle savait que j'allais venir, et va me détailler chaque piece du musée. Elle parle un peu plus vite et j'aurais du mal a traduire, et a retenir la description des pieces présentées. Le musée Alfredo Gutierrez Valenzuela reflete le style de vie a Sucre vers la fin du XIXeme siecle et début du XXeme siecle. La collection qui est exposée dans les salles inclut de superbes lustres de crystal et de bronze, chandeliers, miroirs vénitiens, vases de porcelaines les plus fines d'Europe, sculptures en marbre d'albatre et bronze, miniatures et meubles du style LouixIV, Louis XV et Louis XVI...



Toutes les pieces furent colleccionées par le Docteur Alfredo Gutierrez V., qui fut diplomate en Europe, autorité de Sucre en plus d'avoir occupé distinctes charges importantes.

Apres sa mort, les descendants décident de donner la Collection Gutierrez a la Universidad Mayor Real y Pontificia de San Francisco Xavier de Chuquisaca sous la condition qu'elle porte pour toujours le nom de cet illustre chuisaqueno comme un digne hommage a celui qui collecciona ces véritables oeuvres d'art.



BR Breizhdub Regular ·
TEMPLO NUESTRA SENORA DE LA MERCED La suite, le Templo Nuestra Senora de la Merced (Notre Dame de la Merci). Entrée 10 BOLs.



Pas de guide cette fois-ci. En visitant l'extérieur et l'intérieur, je ne comprends pas pourquoi ils l'ont appelé "Temple", pour moi c'est une église.





La structure du "temple" me fait penser a celle de l'Eglise San Francisco a La Paz, avec un autel imposant, édifié avec la technique des laminas de oro (feuilles d'or), m'explique la guichetiere.





Fait non moins intéressant, on peut monter jusqu'en haut au niveau des cloches pour de beaux panoramas sur la ville. On ne sait pas tres bien quand il fut construit, si ce n'est aux alentours du XVIeme siecle par l'Ordre des Padres Mercedarios. A voir, surtout que c'est juste en face du Convento San Felipe Neri.
BR Breizhdub Regular ·
MUSEO ECCLESIASTICO Fermé temporairement jusqu'a Octobre 2017.
DI Diamina Globetrotter ·
Salut Marc,

Je viens de lire la partie qui concerne La Paz, dans ton carnet, et je me rends compte que j'ai passé vraiment trop peu de temps dans cette ville en 2012. Il y a plein de chose que j'ai ratées à commencer par le téléphérique qui n'existait pas encore!!!

Merci de cette découverte.

De plus, c'est très rare d'avoir quelqu'un qui prend le temps de raconter des visites de musées dans cette partie du monde. Merci.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
BR Breizhdub Regular ·
CONVENTO DE SAN FELIPE NERI Je termine la journée avec un site qui figure sur tous les guides, le couvent de San Felipe Neri.

Le couvent San Felipe Neri, construit au XVIIème siècle, autrefois monastère, est aujourd’hui une école.





C'est l'expression ostentatoire du pouvoir de l'Église catholique dans la société américaine florissante.

De ses terrasses, au milieu de ses toits en dôme avec des carreaux de style colonial et ses tours et cloches construites avec des ornements en argent des mines de Potosi, on peut apprécier le panorama imposant de la ville de nombreuses églises, construites dans presque chaque bloc pendant la colonie.



Le spectacle est renforcé par les toits des maisons coloniales, tous avec des carreaux de céramique rougeâtres et leurs balcons en bois sculptés d'où ils prennent des grappes de fleurs rouges sur les étroites ruelles pavées de la ville.
BR Breizhdub Regular ·
CASA DE LA LIBERTAD Mercredi 23/08/17, 8h30. Je me leve et vais prendre un rapide cafecito pour me rendre a la Casa de la Libertad qui jonche la Plaza 25 de Mayo. C'est plus qu'un musée, car c'est ici que la déclaration de l'indépendance bolivienne fut signée, le 6 Aout 1825.

L'ancien bâtiment universitaire des jésuites s'appelait «Casa de la Libertad», parce qu'étaient diplômés en tant que docteur des Charcas les principaux protagonistes des révolutions de 1809: le 25 mai à Chuquisaca, le 16 juillet à La Paz, le 10 août à Quito, ainsi que le 25 mai 1810 à Buenos Aires, et parce que dans son enceinte l'indépendance du Haut Pérou ou Charcas fut proclamée le 6 août 1825. Ce bel édifice appartient au quartier des Jésuites qui a débuté en 1592 pour le fonctionnement d'un collège, d'abord, et pour l'Université de San Francisco Xavier de Chuquisaca, fondé en 1624. Il comprend un grand cloître entouré de galeries d'un étage, sous des toits qui s'appuient sur des colonnes en pierre. Une grande grille de cèdre natif, cloutée de clous de bronze avec deux gros hachis, s'ouvre sur la Plaza Mayor. À l'arrière du cloître, devant le couloir voûté, se trouve ce qui était la Capilla Doméstica de l'Université. Celle-ci était destiné à la fonction de la Sala Mayor pour l'accomplissement des actes académiques les plus importants. Là ont exposé leurs thèses les aspirants au degré de Docteur de Charcas. Peu de temps après la fin de la guerre d'émancipation, dans cette Sala Mayor, à partir de juillet 1825, l'assemblée des députés des cinq provinces du Haut-Pérou convoquée par le maréchal Sucre, se réunit par décret du 9 février, pour délibérer sur le destin du pays. Assemblée qui a décidé de proclamer l'indépendance le 6 août de cette année et a fonder la République Bolivar. Depuis lors jusqu'a 1898, dans cette magnifique enceinte, le Congrès bolivien se réunit. Ici la première constitution bolivienne fut approuvée, rédigée par le Libérateur Bolivar, ainsi que les lois fondamentales du nouvel Etat, et le Maréchal Sucre y preta serment en tant que premier président de la République, ainsi que d'autres dirigeants jusqu'au jour d'aujourd'hui. Depuis qu'il a cessé d'être le siège de l'Assemblée législative, ce bâtiment tricentenaire est devenu un dépôt de reliques historiques, de portraits de personnages qui forgerent l'histoire de la Bolivie, de collections de documents non publiés, de collections de brochures et de milliers de cartes et de plans, certains avec plus

de quatre siècles d'ancienneté. Elle possède également une riche bibliothèque spécialisée dans l'histoire et la géographie. La plupart de ces biens appartiennent à la Société de géographie et d'histoire "Sucre", fondée en 1886, et pendant plusieurs décennies, elles ont été acquises et collectées. Cette société prestigieuse et méritoire a été confiée, par décret suprême de 1939, à la garde et à la conservation de la Casa de la Libertad jusqu'en 1974, lorsque, par décret suprême du 25 novembre, la Banque centrale de Bolivie fut chargée de la réparation, des soins et du maintien du personnel qui y assiste. En 1983 par décret suprême du 3 août, élevé au rang de loi le 5 février 1986, la Banque centrale de Bolivie fut chargée de son bureau et de son administration générale. Le bâtiment lui-même, avec son Salon de l'Indépendance, anciennement la Chapelle des Jésuites, est sans aucun doute le plus grand monument civique et religieux de la Nation. Il constitue un joyau architectural et, en même temps, la relique historique la plus importante car en son enceinte fut forgée l'indépendance nationale, naquit

et fut baptisée la République bolivienne maintenant convertie en État plurinational.



Comme pour les autres musées, c'est un bel édifice, un patio rectangulaire typiquement colonial. Je commence par la premiere salle sur la droite, le Salon de l'Honneur.



Il est destiné à recevoir la visite de hauts dignitaires d'Etat et d'illustres personnages étrangers. Mis en place avec un ensemble de meubles français de la fin du 19ème siècle, dont deux superbes consoles et une tapisserie flamande, cette pièce présente un excellent portrait de Bolivar peint à Lima (1826) par Drexel, un retraité autrichien, ainsi qu'un grand portrait du général colombien Léon Galindo, de l'armée libératrice, qui exerçait d'importantes fonctions militaires dans la République.



General Leon Galindo Velez (1795 – 1866) – Haut personnage de l'indépendance américaine – Héros de Ayacucho et Junin – Libertador – Préfet de Potosi et Cochabamba – Chef de l'état major général, de l'armée bolivienne – Peinture et décorations données par les héritiers de la famille de Carlos Blanco Galindo

Les deux côtés montrent les effigies des généraux José Ballivián et José de Velasco, qui ont gouverné le pays.



"La chute de l'empire Inca" – Jean-Francois Marmontel

J'enchaine sur la salle au fond a droite, la Sala Virrainal. La Sala Virrainal (salle de vice-royauté), à travers un échantillon d'objets uniques et de portraits anciens, expose un voyage fascinant réalisé à partir de la période précolombienne,

avec la dynastie Inca, en passant par la période coloniale jusqu'à atteindre le premier cri de la liberté à La Plata (aujourd'hui Sucre), le 25 mai 1809.



Elle est présidée par un portrait du roi d'Espagne Carlos III, monarque progressiste qui a supprimé les Corregidores, dont les abus avaient provoqué la grande insurrection indigenale de 1780 au Pérou et Charcas. Les Corregidores, qui ont acheté leur poste pendant sept ans, ont été remplacés par les intendants loués par la Couronne (équivalent aux préfets actuels). Carlos III a supprimé le monopole commercial du port espagnol de Cadix et a autorisé les autres de la péninsule à échanger avec les colonies américaines ouvertes à l'échange mercantile. Ce trafic a favorisé le développement rapide des colonies et en particulier de ses principaux ports, tels que Buenos Aires, Montevideo, Valparaíso, El Callao et autres. Carlos III a commis la plus grave erreur d'expulser les jésuites de leurs dominions, une mesure désastreuse pour le développement des études universitaires et des missions sur les plaines tropicales. Le portrait de Viceroy Toledo, appelé "Solon péruvien", est également exposé pour son excellent travail législatif. Il a visité le territoire de Charcas en 1572, où il est resté pendant environ trois ans, certains à Potosí et d'autres à La Plata (Sucre). De leur côté, les villas de Salta, Cochabamba et Tarija ont été fondées. Son excellent travail est terni par ses ordonnances sur le système de la "mita" dans les mines et par l'exécution de l'Inca Tupac Amaru, qui a résidé dans les montagnes de Villcabamba (Pérou). Cette exécution lui a coûté la répudiation du monarque à son retour en Espagne. Également présent, le portrait de Charcas Docteur José Miguel de Antequera, procureur, envoyé pour pacifier le Paraguay, où il est considéré comme le précurseur de son autonomie. Juan José de Ségovie, Oidor qui provenait de l'Audiencia de Charcas et le premier Recteur Créole de l'Université de San Francisco Xavier, est représenté avec sa femme Manuela del Risco et Agorreta, femme de grande fortune et vêtue d'une jupe plissée, que les femmes du village (cholas) ont pris pour modéliser leurs jupes. Avant elles portaient une robe simple et lisse. La grande carte des colonies espagnoles d'Amérique du Sud, publiée en Espagne en 1775, révèle la grande extension de l'Audiencia de Charcas, qui couvre les environs du

Cuzco, du Pérou, au sud de Buenos Aires, comprenant le Paraguay et presque toute l'Argentine, entre le Pacifique et l'Atlantique. Une cote de maille et des armes de la période de la conquête de l'Amérique sont présentées dans une vitrine.



Dans cette salle, il y a trois barguenos incrustés et élégants des missions jésuites de Chiquitos, ainsi qu'un clavecin magnifique et rare du XVIIe siècle, construit à La Plata (aujourd'hui Sucre).



"Charcas dentro del Inkario" : L'expansion des Incas a travers le territoire Charcas se réalisa durantr le XVeme siecle. L'Inca Viracocha, aux alentours de 1438, avanca a partir des bords du lac Titicaca par le haut plateau jusqu'au lac Poopo, dominant les Karanqa; par la chaine orientale, ils auraient aussi gardé l'annexion des Charcas du nord. Pachakuti Inka, entre 1438 et 1471, conquit les Charcas et poursuivit par le Sud en dominant les Chichas et les Diaguitas; ce qui conclut cette incursiuon en la cote Pacifique de Tarapaca. Finalement l'Inca Tupac Yupanqui poursuit la conquete, juqu'en 1493, au Chili et au Tucuman, en passant par la sierra chiriguana, ou il construit diverses forteresses frontalieres. L'"empire des Incas", ou Tawantinsuyo, resta tronqué dans son développement par l'invasion européenne quand, souns forme pacifique ou violente, il essaya d'adapter ses structures sociales, économiques et politiques aux territoires annexes.

Pres de l'entrée sur la gauche, j'entre dans l'Ancien Sénat. Je ne pourrais pas prendre de photos comme je le veux, la salle étant envahie d'écoliers.



La chambre occupée par la Chambre des Sénateurs au siècle dernier est maintenant consacrée à la galerie des présidents, depuis le premier, le maréchal Sucre, jusqu'à Evo Morales Ayma. Complétez cette galerie avec des vêtements personnels, des armes, des cannes et des uniformes des leaders.



Au devant de la salle se trouve un buste gigantesque du Libérateur gravé dans un seul morceau de caroubier par l'artiste Mauro Nunez, flanqué par les trois drapeaux boliviens, celui de 1825, celui de 1826 et le drapeau actuel. Un autre drapeau, le dernier qui a flotté à Antofagasta le 14 février 1879 et a été abaissé par la petite fille Genoveva Rios avant d'être indigné par les envahisseurs chiliens, est stocké et affiché dans une vitrine. Les décorations, les cannes et les objets personnels de certains dirigeants sont visibles aux visiteurs. Dans la chambre basse, des modèles en relief et à l'échelle du lac Titicaca et de la ville de La Paz et ses contours, en 1850, attirent l'attention.

Ensuite, la salle du maréchal Sucre, avec des peintures représentant différents événements de sa vie (a vérifier). Mise en œuvre en 1995, année du bicentenaire de la naissance à Cumaná, Venezuela, le 3 février 1795, du fondateur de Bolivie, Antonio Jose de Sucre. Elle est présidée par un petit portrait d'époque, peint par Saturnino Pórcel, où la médaille présidentielle bolivienne est arborée et dans sa main droite se tient son célèbre message à la Nation. Un autre portrait à l'huile de lui en plus de celui de sa femme Mariana Carcelén, est exposé sur un mur latéral. Deux plans de la célèbre bataille d'Ayacucho décrivent la position des armées belligérantes et leurs mouvements tactiques. Il y a aussi une belle copie a l'huile du tableau péruvien sur la

capitulation d'Ayacucho signée par le général Sucre et le général Canterac, le chef royaliste, flanqué par ses états-majors.



"Capitulation de Ayacucho" : Signée par les généraux Sucre et Canterac - Bien que Sucre fut vainqueur absolu a Ayacucho et que resterent en son puvoir le Virrey la Serna, les chefs et officiels vaincus, ainsi que des prisonniers de troupe, en un noble geste de magnanimité, il accorda aux vaincus une capitulation honorable. Il rendit la liberté aux chefs et officiels espagnols, avec le droit d'utiliser leur uniforme et épée et les autorisa a retourner dans leur pays avec un salaire moyen jusqu'a leur embarquement au port avec passagers déja payés. En alternative, ile leur proposa de les recevoir avec les memes grades dans l'Ejercito Unido. Ce fut une capitulation tres généreuse qui transcende grandement celui qui l'approuve : "le Général Sucre".

Un portrait du dernier vice-roi du Pérou, José de la Serna, vaincu, blessé et emprisonné à Ayacucho orne un autre mur de la pièce. Une lithographie originale de D'Orbigny montre la Plaza Mayor de Chuquisaca et l'ancien palais archevêché qui a été occupé comme siège présidentiel par Sucre et d'autres dirigeants jusqu'à la fin du XIXème siècle. Un tableau se souvient de l'émeute du quartier de San Francisco, le 18 avril 1828, dans laquelle Sucre a été blessé quand il a tenté de l'épuiser personnellement.



"Emeute dans le quartier de San Francisco": A l'aube du 18 Avril 1828 le maréchal Sucre fut réveillé avec un rapport duquel s'était soulevé la troupe du quartier, incitée par le sergent argentin Cainzo et un autre péruvien, Sucre monta a cheval et, épée a la main, tenta de renverser les émeutiers mais fut recu avec des tirs de fusils. Il resta blessé au bras droit et fut emmené a son lit au Palais pendant que la troupe s'appropriait de la situation. Des membres du clergé, des dames et des chevaliers vinrent pour protéger le maréchal de crainte qu'il fut assassiné par les insurgés. Trois jours apres arriva le préfet de Potosi, Cnl. Francisco Lopez de Quiroga, avec une centaine de soldats pour rétablir l'order et sauver le maréchal blessé. Ainsi il le fit apres un combat serré dans les rues avec les soldats rebelles, mais Sucre décida de laisser le commandement de la République et se retira a la Hacienda de Nujchu pour récupérer sa santé.

Certains biens personnels du maréchal et les lambeaux tachés de son sang quand il a été blessé dans cette mutinerie sont conservés dans une vitrine . Dans une autre vitrine ne s'affiche que pour l'anniversaire du grand maréchal, la bannière glorieuse de la «Légion péruvienne», qui a tremblé victorieusement à Junin et à Ayacucho.

La visite de cette salle se termine devant le tableau de style "naif" sur le meurtre de Sucre le 4 juin 1830 dans la vallée de Berruecos (Colombie).



"Le crime de Berruecos" : Sucre, qui s'était retiré a Quito pour la vie de famille et l'activité privée, fut nommé député de cette ville pour le Congres Constituant de la Grande Colombie, réuni a Bogota, qui l'élut son Président. Son labeur terminé, quand il rentra a Quito pour se réintégrer a sa famille, il fut assassiné sur un sombre sentier de la jungle de Berruecos, le 4 Juin 1830, par ceux qui voulaient éliminer le présumé successeur de Bolivar a la présidence de la Colombie, apres le renoncement du Libérateur.

Le sergent Caicedo, assistant du maréchal, l'enterra provisoirement dans le lieu du crime. Quelques jours apres, la veuve dona Mariana Carcelen, fit déplacer secretement son cadavre vers un autre lieu, de peur qu'il fusse profané par ceux qui tramerent le crime. A coté des restes du Maréchal furtent déposés ceux de sa petite fille Teresa, qui mourrut accidentellement, peu de temps apres, a l'age de trois ans.

Je me dirige vers la salle centrale pour le clou du spectacle, le Salon de l'Indépendance:

C'était à l'origine la Chapelle des Jésuites. Après leur expulsion, elle est devenue la Sala Mayor ou Aula Magna de l'Université de San Francisco Xavier. Dans cette salle, les principaux protagonistes des révolutions de Chuquisaca, de La Paz et de Quito en 1809 et de Buenos Aires en 1810 furent diplômés docteurs. La moitié des députés qui signerent l'acte d'indépendance des Provinces Unies du Rio de la Plata, à Tucumán en 1816, avait été diplômés dans ladite Sala Mayor, ainsi que plusieurs des signataires de l'Acte de l'Indépendance du Haut Pérou en 1825. Il suffirait d'appeler cette noble enceinte Salle de l'Indépendance, si elle n'avait pas été le siège de l'Assemblée délib��rative qui proclamait l'autonomie de Charcas et créait la République de Bolivie. Dès lors, jusqu'en 1898, dans cette salle, le Congrès bolivien s'est réuni. Ici, les lois fondamentales du pays ont été approuvées et le Mariscal Sucre a été assermenté en tant que président constitutionnel de la Bolivie, tout comme d'autres dirigeants du pays le furent.



Bolivar

Cette salle est présidée par un grand portrait de Bolivar, peint à Lima par Gil de Castro, flanqué à sa droite par la figure de Mariscal Sucre et à sa gauche par le général José Ballivián, vainqueur à Ingavi de l'armée péruvienne qui a envahi le territoire . A côté du portrait de Sucre se trouve dans une urne l'épée guerrière qu'il a tenu victorieusement à Ayacucho. Le portrait de Ballivian tient à sa droite l'épée d'Ingavi, également gardée dans une urne. Derrière la grande table de la tessière, couverte de tissu rouge, se dresse le trone qui occupait l'archevêque de La Plata dans les actes académiques de l'Université; Aujourd'hui, ceci est effectué par le Président de l'Assemblée plurinationale ou le Président de l'Etat. Le plafond mudéjar de l'ancienne chapelle des jésuites, rouge et vert, date du 17ème siècle, ainsi que la maçonnerie mitoyenne attachée aux parois latérales.



Dans cette

salle, le chœur est superbement sculpté et dorado a la hoja il y a presque quatre siècles.



Au pied des chaises attachées aux murs, se trouvent des sièges de l'Université des Jésuites, verts et en or, utilisés pour l'utilisation d'invités spéciaux aux cérémonies de cette enceinte. Sur une colonne de pierre est exposée dans une urne l'acte d'indépendance du haut du Pérou, document de très haute valeur, matrice de la création de la République.

Acte d'indépendance du Haut Pérou, maintenant Bolivie : "Déclaration: La représentation souveraine des provinces du Haut Pérou, profondément pénétrée par le grand et immense poids de sa responsabilité envers le ciel et la terre, en prononçant le destin futur de ses principes, se dépouillant pour le bien de la justice de tout esprit de partialité, d'intérêt et de vues privées; ayant imploré, avec soumission et ardeur respectueuse, l'assistance paternelle du Saint Créateur du monde, et tranquillement au fond de sa conscience par la bonne foi, l'arrestation, la modération, la justice et les profondes méditations qui président à cette résolution, déclare solennellement au nom et au pouvoir absolu de ses dignes représentants: Que le jour heureux est venu lorsque les vœux inaltérables et ardents du Haut Pérou, en s'émancipant du pouvoir injuste, oppressif et misérable du roi Fernando VII, mille fois corroboré par le sang de ses Fils, avec la solennité et l'authenticité du présent, et de cesser dans cette région privilégiée la condition dégradante de la colonie de l'Espagne, avec toute la dépendance, à la fois et de ses monarques actuels et postérieurs: qu'en conséquence, étant en même temps intéressant pour son bonheur, pour ne pas s'associer à aucune des républiques voisines, s'érige un état souverain et indépendant de toutes les nations, proteste à la face de la terre entière, que leur volonté irrévocable est de se gouverner pour soi-meme, et d'être régis par la constitution, les lois et les autorités qu'ils donnent eux-mêmes et croient être plus propices à leur bonheur futur dans la classe de la nation et le soutien inaltérable de sa sainte religion catholique et des sacro-droits de l'honneur, de la vie, de la liberté, de l'égalité, de la propriété et de la sécurité. Et pour l'invariabilité et la fermeté de cette résolution, ils sont liés, unissent et compromettent, au moyen de cette représentation souveraine, à la soutenir de manière si ferme et héroïque que, si nécessaire, ils sont consacrés avec plaisir à leur accomplissement, à leur défense et à leur inaltérabilité, à leur vie même avec les atouts, et tout ce qui est cher aux hommes. Veuillez contacter la personne appropriée pour publication et diffusion. Donné dans la salle des séances le 6 août 1825, signé par notre main, et approuvé par nos secrétaires adjoints. "

Conclusion : un must-see, qui permet de bien comprendre l'histoire du pays.
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MUSEO NACIONAL DE ETNOGRAFIA Y FOLKLORE Il est 10h30, le temps d'aller visiter un autre musée, et il en restait un que je tenais a voir, le musée National d'Ethnographie et de Folklore. Entrée 15 BOLs, photos interdites sauf dans le patio.



Comme d'habitude, c'est un bel édifice, constitué de deux patios adjacents. J'ai un peu peur de voir les memes choses qu'au musée Ethnographique de La Paz, il n'en sera rien. Les expositions sont totalement différentes. Il y a 4 salles:

Salle 1 : "Retablos et pierres saintes": La matérialité des Wak'as : des dizaines de retablos sont exposés, tels que "Retable de Saint-Antoine de Padoue", "Retable de Saint-Jean Baptiste" / des croix tres originales du Christ crucifié / des dizaines de pierre saintes, telles que "Piedra Santo con Virgen del Carmen", "Piedra Santo con Virgen de Guadalupe". Les pierres saintes sont un symbole de protection de la famille et ses biens.

Salle 2 : "Prendedores, topos, y mujeres" : des dizaines de topos / parle de l'évolution de la femme a travers l'histoire

Salle 3 : "Alasitas: donde crecen las illas". Divers petits objets comme l'Ekoko / objets de la vie moderne

Salle 4 : "La Chawa del Cielo : los animales celestiales y el ciclo anual altiplanico desde la biographia social de un objeto. Cette salle m'a paru etre en cours de construction car il n'y avait aucune piece.

Conclusion : le musée d'Ethnographie de Sucre est un bon complément a celui de La Paz. Si vous n'avez le temps d'en voir qu'un préférez celui de La Paz, beaucoup plus fourni.
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PREPARATION POUR TUPIZA Il est midi et les musées ferment, je décide d'aller a la gare de bus, en taxi, pour d'une part réserver le bus pour Tupiza, d'autre part résoudre une énigme que je n'ai pas résolue lors de la préparation du voyage, a savoir si il y a des bus qui font Sucre -> Tupiza sans connexion, car de ce que j'avais lu sur les forums, il n'y avait que des bus qui faisaient ce trajet en passant par Potosi. J'aimerais éviter la connexion. J'arrive a la gare, l'affaire sera pliée en 5 minutes. Je vais voir la dame du centre d'informations.

"Estoy buscando a un bus que se va de Sucre a Tupiza directamente, se puede?"

"Claro que si!"

Elle me donne la liste des compagnies, je lui demande la meilleure, elle me conseille Trans Real Audiencia, car ce sont des bus cama. Je vais au comptoir de ladite compagnie, la réservation est expéditive. Sucre -> Tupiza, bus cama, 100 BOLs, départ demain soir a 20h, etre présent a 19h30, arrivée a Tupiza 5h du matin, soit 9h de trajet. Retour dans le centre pour réserver l'hotel, sur Booking toujours, je prends la chambre simple la moins chere : Hotel Anexo Mitru, 2 nuits, 150 BOLs. A la station de bus, j'ai pris en photo le panneau des horaires de bus, si ca peut en aider certains, mais elle n'est pas exhaustive puisque déja il n'y a pas Tupiza:

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MUSEO UNIVERSITARIO CHARCAS Je vais manger un petit pollo con papas vite fait dans un petit restaurant du coin de la rue, puis direction Calle Bolivar, pour la visite du Museo Universitario Charcas. Entrée 20 BOLs.



C'est encore une fois un bel édifice du XVIIeme siecle pourvu d'une admirable cour du style colonial. Le musée se compose de 3 grandes salles :

La salle "époque coloniale" : fermée pour rénovation, le guichetier me dit qu'elle ré-ouvrira dans 1 a 3 mois

La salle "anthropologie" : Hyper grande salle, tres fournie. Le musée anthropologique a été créé en 1944. Il est chargé de rassembler et de préserver les données anthropologiques de la région et a des objets qui datent d'il y a 3 600 ans jusqu'au début de la colonisation espagnole dans la région. Les expositions du musée incluent des restes humains momifiés datant de 700-800 av JC (dont deux ont été donnés par Domingo Parada) et le travail de poterie très détaillé de la culture Yampara.

Quelques pieces :



Provenance : Rio Chico Sexe : Masculin Age : 30/40 Déformation : Oblique anulaire (Incluant l'os pariétal, l'os frontal et l'os occipital) Notes : La région du Rio Chico, durant la période pré-hispanique, est considérée comme un "point d'échange culturel", du a la variété de poteries trouvée dans la région liée aux vallées de Chuquisaca et le lac Poopo dans l'Altiplano.



Carte ethnique territoriale et archéologique de Bolivie – Région de La Paz. Cette carte démontre l'impressionante diversité ethnique de la Bolivie, ne serait-ce que pour la région de La Paz



Haches lithiques et métalliques : Corps semi-plat en forme de "T" avec pointe droite



Momie 1: Provenance : Meseta de Naunaca, province Zudanez, Mojocoya. Age: Entre 3 et 5 ans au moment de la mort Sexe : Féminin Notes : Les évidences physiques établissent qu'elle mourrut dans un état avancé de malnutrition, elle présente un niveau bas de calcification. L'ensemble des os est tres fragile. Les dents sont tachées et rayées par manque de calcium.

Momie 2 : Provenance : Meseta de Naunaca, province Zudanez, Mojocoya. Age : 25 ans Sexe : Féminin Notes : Il est possible que la mort soit accidentelle ou naturelle. Structure robuste.



Le Pujllay de Tarabuco Le Pujllay de Tarabuco se porte la seconde quinzaine du mois de Mars avec la participation de nombreuses communautés autour du village de Tarabuco, qui se trouve a 64 kms de la ville de Sucre. A cette fete se réalise la pukara (offrande aux défunts), qui consiste en un rectangle de canahueca couverte de fruits, fleurs, boissons alcooliques, etc...avec deux jarrres de chicha et une croix fleurie, appelée "Alma Cruz", qui remémore un proche décédé en forme tragique pour qui est l'offrande, en échange de recevoir une faveur ou un miracle. Autour de la pukara dansent les Pujllay, groupe intégré par des hommes danseurs richement vetus, desquels se démarquent le coloris de leur costume traditionnel de fete, et auxquels s'accompagnent une "Nusta", jeune demoiselle élue par la communauté.

Les Pujllay dansent une nuit et un jour, la fete se conclut quand est désigné le lieutenant, qui recoit la fete et porte a sa tete la pukara, signifiant que pour l'année suivante, celle-ci soit plus abondante et ait plus de succes.



Les travaux agricoles : paysans chuiquisacas



Manifestation folklorique : Diablada Provenance : Carnaval de Oruro Classification : Danse mixte Musique : Républicaine



La Diablada:

Danse d'origine hispanique qui se mélange avec la légende et la tradition, démontre etre une réminiscence du Ball Des Diablos et des Siete Pecados Capitales espagnol. La référence qui se tient est de 1789 comme l'initiation au culte de la Virgen des Socavon a Oruro, ou se présente la danse de la Diablada. Selon la légende "Supay", elle s'identifie comme le diable par les premiers évangélisateurs, et est un personnage pertinent dans la mythologie andine qui se confond avec les dieux et susceptible de concéder des faveurs, exactement égal au TIO, génie hybride, qui est des fois mal, et d'autres fois bien. Le mineur est un etre essentiellement superstitieux, c'est pourquoi il s'accroche a tout ce qui est source de protection trouvée sur leur passage. Le diable, personnage de la théologie chrétienne se mélange dans sa mentalité hybride, avec le Supay pré-hispanique. La danse dramatisée est représentée par des diables et l'archange Saint-Michel.

Les vetements se démarquent par leur coloris, l'ornementation et l'énorme masque avec cornes que portent ses personnages.

Masque : Danseur de Morenada, Oruro

La salle "art moderne" : Le musée d'art moderne de Sucre, la galerie d'art contemporain, expose des œuvres d'artistes locaux, dont beaucoup se concentrent sur les difficultés auxquelles sont confrontées les populations autochtones, en particulier celles qui travaillent dans les mines de Potosi. Il y a aussi des œuvres d'artistes abstraits comme Domingo Parada. Encore une fois, aucune photographie n'est autorisée dans la section de l'art contemporain. Quelques apercus des toiles pris dans le livre du musée:



La Source de la Sagesse Fin du XVIIeme siecle Peinture a l'huile sur toile

Ce travail tres complexe d'inspiration provient du livre de Qoelet (Ecclesiastes) des Saintes Ecritures. Il exprime un sentiment profondément religieux avec le dynamisme du baroque et la sobriété néoclassique. Minutieusement traité par l'auteur, la peinture distribue l'histoire mystique et la Hiérarchie de l'Eglise en partant du Dieu Pere et le Saint Esprit en relation directe avec Jesus Christ, la Sagesse incarnée a travers la Vierge Marie. Il était déja révélé dans l'Ancien Testament a Moise et Elias, comme eau de fontaine donneuse de vie et qui dans le Nouveau Testament coule des pieds du Christ pour etre transmise aux quatre évangélistes desquels les eaux, atteignant les docteurs Grecques et Romains, convergent en une seule source qui coule en une chute d'eau abondante vers les grands théologiens, et déposée, elle forme une inépuisable source que les precheurs et les missionaires alimentent, pour transmettre a l'église entiere Sa femme. Des références en Latin supplémentent ce travail.



Description de la riche montagne et la villa impériale de Potosi Gaspard Miguel BERRIO Potosi, 1758 Peinture a l'huile sur toile

Auteur artistiquement actif entre 1735-1762. Né a Puna, une ville proche de la villa impériale de Potosi, il est considéré comme étant le peintre le plus notable du XVIIIeme siecle de la peinture de Potosi. Il créa un des plus importants travaux des grandes villes alto-péruviennes quand il développa ce plan a vue aérienne qui montre clairement la caractéristique du passé de la plus importante ville de l'empire de Carlos V au XVIIeme et XVIIIeme siecles.

L'élément principal de ce travail est la majestueuse Riche Montagne entourée de collines et autres montagnes. A ses pieds se trouve la structure urbaine divisée en deux : le centre, avec des batiments rougeatres de qualité ou les Espagnols et lui mestizo habiterent; et les environs , avec des batiments précaires appelés "arrabales" ou la plupart des ouvriers natifs des mines demeuraient. La relative infertilité de la terre et la Riche Montagne rougeatre se démarquent aussi.



Le dernier sillon Luis Wallpher Bermeo 1956 Peinture a l'huile sur toile

Il étudia a la Escuela de Bellas Artes de Quito sous la direction de Victor Mideros Almeida. Il quitta son pays natif tres jeune et voyagea a travers le Pérou, la Bolivie, l'Argentine et le Brésil, capturant la beauté artistique et historique des cultures pré-colombiennes et coloniales évidentes dans leurs ruines, mines, monuments, rues et marchés. A Lima il était étudiant du peintre José Sabogal. Il continua avec son art expressioniste et suivit la peinture indigene de son professeur. En 1994 il fut nommé Directeur de l'Ecole des Bellas Artes "Zacarias Benavides" de Sucre. Il travailla jusqu'a 1957 et entraina de jeunes talents qui plus tard se firent remarquer dans les arts plastiques. Son travail figuratif, "Ultimo Surco" a une thématique indigene dont les éléments sont développés dans un beau rétro éclairage riche en textures d'épaisses reliures. Dessin minutieux et couleurs précises montrent le controle de Wallpher dans les Fundamentos del Arte qui ensemble avec sa puissance créative donna naissance plus tard a des compositions originales. Wallpher peigna des portraits du maréchal Sucre, Gualberto Villaroel et German Bush pour le Palais Gouvernemental de Bolivie.

Conclusion : a voir, bon je sais, je me répete, mais je crois qu'ils valent tous le coup....
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CATHEDRALE, IGLESIA SAN FRANCISCO, IGLESIA SANTA MONICA En revenant vers la Plaza 25 de Mayo, je repasse devant la Cathédrale, j'en profite pour prendre quelques clichés. Je n'ai pas pu visiter l'intérieur.

Elle date du XVIIeme siecle et conjugue architecture Renaissance et baroque. Elle possede une tour a trois corps. Sur les balcons figurent les statues des apotres et des évangélistes.

Je passe la Plaza 25 de Mayo pour aller a la Calle Ravelo, jeter un coup d'oeil a l'Eglise San Francisco. Elle fut érigée de 1577 à 1581 et abrite les restes de plusieurs conquistadors espagnols.



L'intérieur, ressemble encore aux églises visitées précédemment, mais on ne s'en lasse pas, rien que pour l'autel, encore gigantesque, fait d'or. Un plafond de style mudegar.

Je me rends ensuite a quelques blocs, Calle Arenales, pour une autre église, la Iglesia Santa Monica, dont l'extérieur est tout aussi joli. Je ne pourrais pas y entrer, on m'explique qu'elle est utilisée par l'école d'a coté , du moins c'est ce que j'ai compris.

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FIESTA PATRONAL SANTA ROSA Il est environ 18h et je n'ai plus le temps pour d'autres visites. Je rentre vers l'hotel et sur le chemin du retour, je passe devant une grande entrée d'ou provient de la musique et un va-et-vient continu de locaux. Je demande a la personne a l'entrée si je peux rentrer, elle acquiesce.

J'arrive dans une sorte de cour couverte, c'est plein de monde, il y a une fanfare, des étals, des jeunes en costume traditionnel: une célébration se tient.



Je retourne voir la jeune a l'entrée qui m'avait l'air affable pour en savoir plus, elle me donne un prospectus avec la couverture: "Fiesta Patronal Santa Rosa 2017, 24 de Agosto al 5 de Septiembre". Je lui demande : "Ah ok, c'est une fete, mais elle débute le 24 et on est le 22??". Elle m'explique qu'en fait, ce que je vois la n'est pas la fete elle-meme, mais une introduction a celle-ci que les habitants de Yotala, une petite ville a 15kms de Sucre, sont venus présenter a Sucre. Elle se tient tous les ans. Je garde le prospectus et retourne jeter un coup d'oeil :



a l'intérieur, la fanfare entame une chanson.



Je vais a un des étals boire un jus de tumbo, vraiment pas mauvais. Le tumbo, ou banane passiflore, fruit du curumba, est un cousin du fruit de la passion. Il pousse en altitude.

On m'explique que la cérémonie se termine, je rentre a l'hotel avec amertume, normalement mon tracé ne me donne pas le temps d'aller voir la fete.
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CASTILLO DE LA GLORIETA – YOTALA Jeudi 24/08/17, 10h. Je me suis levé de bonne heure, mais le temps d'écrire un peu a fait passer un bout de la matinée. J'ai établi un programme pour la journée : des derniers musées qu'il reste a visiter, il y a le musée des Arts Indigenes que je veux vraiment voir; et pour changer un peu des musées, le Parque Cretacico, tout simplement la plus importante collection d'empreintes de dinosaures au monde; mais aussi, j'ai gardé le prospectus de la "Fiesta Patronal de Santa Rosa". Officiellement, la fete commence aujourd'hui, seulement voila, la seule chose de la journée est "Limpieza general del pueblo" (Nettoyage général du village), du coup je ne m'attends pas voir autre chose que des membres de la fete balayer la rue. Mais je ne sais pas pourquoi, j'ai quand meme envie d'y aller. J'ai regardé dans le guide, il n'y a rien sur la fete, la ville de Yotala n'y est meme pas mentionnée. J'aime bien sortir des sentiers battus quelquefois, et jusqu'ici, je ne suis jamais sorti des villes. Je décide de commencer par ca, et demande a un vendeur de hamburgers comment on fait pour aller a Yotala. Il faut aller au Mercado Campesino, d'ou partent des bus pour cette ville. J'appelle un taxi, je vais tomber sur un jeune super sympa qui n'aura pas la langue dans sa poche. Il me demande pourquoi je veux aller au Mercado Campesino, et quand je lui donne la raison, il me dit qu'il n'y a surement pas de bus pour Yotala aujourd'hui, en me donnant des raisons que je ne vais pas bien comprnedre, mais je le crois sur parole. Il me propose alors de m'emmener directement la-bas pour 50 BOLs et que ca me fera gagner du temps, j'accepte. Sur la route, on discute de tout et de rien, jusqu'a ce qu'il me demande ce que j'ai vu jusqu'ici :

"T'as du voir la Casa de la Libertad?"

"Oui"

"Et je suppose que tu as vu le Castillo de la Glorieta?"

"Euh...non" D'ailleurs, ce n'est meme pas dans le guide.

Il a l'air tout étonné..."Et bien c'est sur la route, on va s'arreter". 5 minutes apres, on y est. Il se gare et me dit d'aller voir, il m'attendra. L'endroit est un petit bout de paradis. L'édifice est, a premiere vue, comment dire, un mix entre une église et un chateau comme ceux des contes de fées avec une grande tour en son centre. Vraiment atypique. L'histoire du chateau : Don Francisco Argandoña et son épouse, Doña Clotilde Argandoña, faisaient partie du cercle des riches industriels miniers qui avaient réalisé leur fortune à l'époque de l'apogée de l'argent. Ils voyagèrent en Europe et obtinrent du Pape Léon XIII le titre de Princes de la Glorieta aux environ de 1900. Ils vinrent a Sucre, et demanderent à l’architecte Antonio Camponovo d’élaborer les plans de la maison princière qui, une fois construite, reçu le nom de « La Glorieta ». Le Castillo de la Glorieta est l'un des édifices les plus curieux de la période républicaine. Il forme un ensemble hétéroclite et réunit différents styles influencés par les voyages européens des Princes de la Glorieta. Une tour octogonale de style roman, un portique arabe avec des arcs polylobés. Derrière, se trouve un haut minaret avec un dôme byzantin en oignon de style russe, un petit palais et une chapelle de style gothique. Après une succession de cinq façades hollandaises, l'ensemble s'achève par une longue galerie inspirée de la Renaissance française. La tâche de Camponovo exigeait un vrai tour de force puisqu'on lui demandait de réunir l'histoire de l'architecture en un seul palais. L'intérieur peut se visiter, entrée 20 BOLs plus 10 pour les photos.





De l'entrée du complexe, on peut voir cette tour et son design particulier. Cette tour fait partie de la chapelle du château, avec une hauteur de 25 mètres et est une petite réplique du célebre Big Ben de Londres.



La Tour de Prince : Cette tour a une forme byzantine, tandis que son dôme est de style russe. Ils ont une hauteur de 45 mètres et 108 marches en pierre. L'histoire raconte que le prince aimait y monter la nuit et apprécier les étoiles.



Le salon principal : Luxe et beauté combinés dans les styles rococo et florentin; un plafond completement décoré d'images fantastiques, se distingue aussi une belle cheminée tallée en marbre d'origine italienne.







Pour conclure, ce site est aussi intéressant que les autres et je ne vois pas pourquoi il n'est pas dans le guide.

On continue vers Yotala, la encore le paysage est semi-désertique et valloné de collines avec petits arbustes et cactus. Apres 10 minutes, on arrive au village, le centre n'est pas bien grand, et effectivement, il n'a l'air de rien s'y passer, les commercants dans la rue me confirment : les vrais festivités commencent ce week-end. Dommage. Cependant je demande au chauffeur – je n'ai pas eu la jugeote de lui demander son prénom – si c'est possible de dar un paseo (faire un petit tour). Pas de probleme, il m'attendra. Je vais parcourir la dizaine de rues pavées et les deux petites places qui forment le centre de Yotala, et je ne vais pas completement regretter d'etre venu. C'est un village paisible et authentique, avec un petit charme, ou les habitants menent une vie simple et tranquille. J'ai des réminiscences des villages du Sud de la France – je grossis le trait. Quelques photos :















Il est clair que la maniere de guérir la société de la violence et du manque d'amour est de substituer la pyramide de domination par le cercle de l'égalité et du respect. "Pour une vie sans violence envers les femmes"
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PARQUE CRETACICO Apres m'etre baladé dans Yotala pendant une demi-heure, je retourne voir le chauffeur, je lui demande si ce je n'ai pas été trop long, cela ne l'a pas dérangé le moins du monde. Comme le courant passe bien, je décide de continuer avec lui, et que je voudrais qu'il m'emmene au Parque Cretacico. Pas de soucis. On repasse par Sucre pour arriver a une grosse usine de ciment. Le parc est adjacent a l'usine. Comme je l'ai deja dit, c'est le site le plus important d'empreintes de dinosaures au monde. Rien que ca. Le parc peut se diviser en trois parties : le musée, les répliques de reptile, et surtout les empreintes elles-meme.

Ce gisement, le plus grand au monde se trouve a quelques minutes du centre-ville de Sucre. L'impressionante paroi de pierre calcaire ("Cal Orck'o"), mot Quechua qui signifie montagne de pierre calcaire) révele les secrets de diverses especes de dinosaures qui ont vécu pendant l'Ere Mésozoique et surtout la période Crétacé Supérieur (il y a 68 millions d'années) en Amérique du Sud. Il y a environ 12 092 traces appartenant a 8 groupes de dinosaures. Il est possible de voir 462 chemins individuels continus fossilisés sur différentes couches sédimentaires qui composent la paroi de 1500m de long et sur 110 m de haut. Le Parc Crétacique est considéré scientifiquement comme le meilleur et l'unique complexe thématique paléo-touristique en Amérique du Sud. Il se trouve environ a 300 metre de la paroi de Cal Orck'o et donne la possibilité d'imaginer l'habitat a cette époque-la de ces magnifiques animaux. Il témoigne également de trois faits importants en paléontologie chez les dinosaures : la migration de ces animaux, leur extinction massive et la limite entre l'Ere Mésozoique et la période tertiaire. Le Parc Crétacique nous montre des reconstitutions de la flore et de la faune de la derniere période des dinosaures qui évoluaient en Amérique du Sud. Les reconstitutions, a taille réelle, ont été réalisés par des sculpeurs experts sous la direction d'un paléontologue. Parmi les plus impressionants sculptures, on a celle du Titanosaure qui fait 36m de long et 18m de haut : elle est considérée comme la plus grande sculpture au monde. Il y a aussi la réplique d'un Ankylosaure cuirassé dont les premieres traces en Amérique du Sud ont été découvertes sur la paroi de Cal Orck'o. D'autres impressionantes répliques sont celles du T.Rex, du Carnotaure, du cératopsien ainsi que d'autres especes de reptiles carnivores, herbivores et amphibien de la période crétacée.

Je commence par les répliques de dinosaures. Il y plus de 24 répliques a taille réelle, ce qui inclut 12 especes de dinosaures, qui vivaient dans la période Crétacé. Quelques répliques :



Saltasaurus : Un dinosaure qui était caractérisé pour etre petit, n'excédant pas 12 metres de long; son dos était couvert de plaques osseuses et de boucliers, qui le protégeaient des grands prédateurs. Il avait dess dents petites et cylindriques, qui était seulement présentes dans la partie centrale de la bouche. Les hanches de ce sauropode étaient larges et puissantes ce qui rend possible qu'il se soit mis debout sur ses pattes arrieres pour attiendre des hauteurs de 5 metres. Ces titanosaures pondaient leurs oeufs dans des zones de nidification, les visitant régulierement. Les bébés, a la naissance, étaitent tres petits, n'excédant pas les 60 cm de longueur.



Carnotaurus : Ce carnotaurus (taureau carnivore) doit son nom aux grandes cornes qui ornaient sa tete. Il avait un museau court et rond et un cou tres épais et fort; sa colonne vertébrale était assez rigide a mi-longueur jusqu'a sa queue. Ses pattes avant étaient minuscules et ne servaient a rien, tandis que ses membres arrieres étaient longs et forts, donnant un curieux aspect a cet inhabituel théropode. C'est l'un des dinosaures les plus connus en Amérique du Sud puisque leurs restes ont été trouvés presque en totalité incluant des empreintes de peau.



Titanosaurus : C'est le plus large de ce groupe de dinosaures sauropodes a long cou qui viverent jusqu'a la fin de la période Crétacée, atteignant 36 metres de long. Il se déplacait en troupeaux, modifiant peut-etre légerement son environnement, se nourissant de la cime des arbres. On croit que les femelles adultes pondaient dans les forets alentours, ou elles placaient leurs oeufs dans des nids en forme de cratere. A la naissance ils ne mesuraient pas plus de 80 ou 90 centimetrees de long, ce qui faisaint d'eux des proies faciles pour les lézards, les crocodiles et autres prédateurs de petits animaux. Ils devaient se cacher dans les forets, utilisant leur couleur quelconque pour se fondre avec leur environnement.



Tyrannosaurus : Ce large théropode était le plus large prédateur de la période Crétacée. Il se caractérisait par une énorme tete avec des muscles surdéveloppés et des dents de la forme de boulons qui lui servaient a déchiqueter la chair et les os, en plus de la réduction significative de ses membres supérieurs auxquels il avait seulement deux doigts.

On croit que ce coelurosaure géant ait pu se nourrir de charogne et avec sa taille imposante il aurait appeuré ses concurrents. C'était un dinosaure typique de l'hémisphere nord qui pouvait seulement venir en Amérique du Sud via le pont terrestre qui se forma durant le temps de Cal Orck'o.

Apres la visites des reptiles, je me rends aupres d'un guide qui va nous emmener, un autre groupe de touristes et moi, au pied de la paroi de Cal'Orck'o, afin de visualiser les empreintes.



Avant d'approcher les empreintes, il nous explique un fait impressionant. L'immense paroi de plus de 100 metres de haut qui se tient devant nous était completement horizontal a l'époque des dinosaures. Le mouvement de tectonique des plates a engendré son élévation au cours du temps.



Il y a quatre types d'empreintes visibles : celles des téropodes, des sauropodes, des ornitopodes, et des ankylosaures. Ici les empreintes sont des ronds, c'est donc un sauropode.



Empreintes de téropodes
BR Breizhdub Regular ·
MUSEE DES ARTS INDIGENES Je redescends du Parque Cretacico reprendre le taxi. Le chauffeur m'a attendu 1h. Je lui demande de me redéposer dans le centre de Sucre, on passe devant le Estadio Olimpico, et il me demande si je vais voir le match. Encore faudrait-il que je sache qu'il y en avait un. Lui il y va, ce soir Sucre recoit Santa Cruz a 17h, c'est la Primera Division. J'en prends note, un match de foot bolivien ca doit etre sympa a voir, mais avant j'ai le musée des Arts Indigenes au programme. Il me dépose pas loin de l'hotel, en tout, je lui aurais pris 4h de son temps, il me demande 200 BOLs soit 25 EUR, le prix de 20 minutes de taxi a Paris. Je remonte une rue bien pentue et un peu excentrée du centre pour arriver au Museo de Artes Indigenes, Pasaje Iturricho. Entrée 22 BOLs. Pour une fois, ce n'est pas un édifice avec une cour intérieure, mais une jolie demeure aux murs de pierre. Photos interdites.

Le musée des Arts Indigenes, une des réalisations les plus importantes de la Fondation des Anthropologistes des Andes du Sud (ASUR), expose des exemples d'Art Indigenes qui, non seulement manifestent une qualité esthétique extraordinaire, mais dons les contenus sont aussi supportés par des études continues et sérieuses d'ethnographie comme montré dans les textes qui l'accompagnent, ce qui laisse une compréhension des contenus conceptuels et spirituels exprimés par les images. La vocation principale du Musée est l'Art Indigene qui provient actuellement des regions traditionnelles Jalq'a, Tarabuco et Tinguipaya, et les convertit en une puissante mémoire collective pour les communautés natives a qui le musée est dédié. De plus, les pieces de céramiques et de textiles de grande antiquité sont exposées, soulignant particulierement une collection unique a la Bolivie de la culture Tiwanaku (700 av JC).

Le musée est divisé en 9 salles :

Salle 1 : textiles tinkipayas : des aqsus, des pallays, entre autres

Salle 2 : Instruments de musique traditionnels, danse et musique : entre autres, le wajra et le pinkillo

Salle 3 : Textiles Jalq'a actuels : explications sur les Jalq'a et leurs méthodes de tissage.

Salle 4 : les relations entre rituels et textiles : tables rituelles, vierges de pierre, ukhu jawa

Salle 5 : textiles Tarabuco actuels : explcation sur le style yampara

Salle 6 : tapisseries actuelles produites par les homnmes : entre autres, tapis masculins de la région Yampara; techniques précolombiennes

Salle 7 : collection archéologique : objets rituels, manta, siku, etc...

Salle 8 et 9 : Collectoion d'offrandes funéraires de l'époque Tiwanaku : bonnet a 4 pointes, cranes de deux personnes. Culture Tiwanaku, unkus, etc....

Conclusion : Encore un musée a voir, surtout pour ceux qui s'intéressent au tissage mais pas que.

Je sors du musée et la montre affiche plus de 17h, le match est déja commencé. Je ne perds pas de temps et prends un taxi, direction le stade olympique.
BR Breizhdub Regular ·
MATCH DE FOOT : SUCRE vs SANTA CRUZ J'arrive au Estadio Olimipco vers 17h20, il y a pas mal de monde a s'affairer autour du stade, comme si le match n'était pas commencé. Je me renseigne aupres d'un des guichetiers, le chauffeur s'est trompé, le match est a 18h15 et pas 17h. Mais le stade est déja ouvert et je vais chercher mon ticket, 20 BOLs. C'est la Primera Division de Bolivia, l'Universitario de Sucre recoit le Blooming de Santa Cruz.



C'est un joli stade tout rond, il sera rempli au quart.



Les joueurs s'échauffent, la plupart des spectateurs ne sont pas encore rentrés, mais les ultras de chaque équipe, eux sont bien présents. 18H15, début du match, les joueurs de Santa Cruz rentrent sous une bronca, puis c'est au tour de Sucre, et la c'est une salve d'applaudissements.





L'arbitre donne le coup d'envoi, et c'est aux ultras de Santa Cruz de se faire entendre. Ceux de Sucre ne tardent pas a donner la réplique et ses 200 ultras font plus de bruit que les milliers du KOP du Stade Rennais.







Je me rapproche d'eux pour prendre quelques photos, chants, trompettes, banderoles, tout le monde y met du sien, les filles comme les gars. Une fois les photos prises, je regarde ma montre, il est déja 18h30, je dois filer si je ne veux pas louper le bus pour Tupiza. Je n'aurais absolument rien vu au niveau de jeu du foot bolivien, néanmoins j'aurai gouté a l'ambiance.
BR Breizhdub Regular ·
SCENES DE VIE DE SUCRE Avant de partir pour Tupiza, je vous propose quelques scenes de vie de la ville de Sucre. Cette ville laissera une empreinte indélébile dans ma mémoire. Car, outre l'architecture splendide, cette ville est pleine de vie. Ca grouille d'activité de partout. Ce que j'ai adoré aussi, tout comme pour La Paz, c'est qu'il y ait autant de monde dans les rues a 22h qu'a 14h et que tout soit ouvert a cette heure. Un plaisir. On voit bien que le bolivien, quand il a finit sa journée de travail, n'est pas du genre a s'asseoir sur son canapé a regarder Santa Barbara. Il sort, il vit, littéralement.































BR Breizhdub Regular ·






























BR Breizhdub Regular ·
SUCRE -> TUPIZA Un trajet sans histoire. Départ Sucre 20h. Il faisait pas trop froid dans le bus. Arrivée a Tupiza 4h du matin, soit 8h de trajet, 1h de moins que prévu. Arrivé a l'hotel Anexo Mitru, chambre correcte, je n'ai dormi que 3-4h dans le bus et je retourne me coucher pour me lever a midi. Je n'ai pas vraiment eu le temps de lire ce qu'il y a faire a Tupiza, j'y suis surtout venu car c'est le point de départ de mon excursion Sud Lipez + Salar d'Uyuni. Et je vais commencer par le commencement, a savoir aller voir les différentes agences qui proposent cette excursion. La plupart des touristes font le circuit 4 jours (le circuit classique) mais moi, je veux faire en plus l'ascension d'un 6000, soit l'Uturuncu, soit le Licancabur. Et la, je sais que mes chances sont maigres, car je veux partir au maximum dans 2 jours sinon la suite du programme n'est plus garantie; et surtout, il faut un groupe de 4 au minimum voulant faire le meme circuit. Mission compliquée, mais pas impossible, et la chance va me sourire. A la deuxieme agence que je vais voir, il y a deja 3 personnes en train de négocier un circuit, une autre agent m'invite a m'asseoir au bureau d'a coté pour savoir ce que je veux faire. Je lui explique, elle me dit que les trois personnes d'a coté recherchent la meme chose. C'est un couple de francais plus un autre francais, bref, ca fait 4. je ne vais pas trop rentrer dans les détails, on ne met pas grand temps a s'entendre, on va juste comparer les différentes prestations et prix proposés par les autres agences (car eux en ont vu d'autres avant), résultat, au bout d'une heure, la décision est prise : réservation avec l'agence La Torre, circuit de 5 jours avec l'ascension de l'Uturuncu, 1500 BOLs (soit 187EUR) tout compris (nourriture, hébergement, ....) par personne, départ Dimanche (on est Vendredi) a 7h30. Parfait. Une bonne chose de faite.
BR Breizhdub Regular ·
DANIEL Le temps d'aller retirer ce qu'il faut (la encore la Mastercard ne va pas passer, merci la Visa, j'apprendrais qu'en Bolivie la Mastercard ne passe qu'une fois sur 4), d'aller payer l'agence, il est déja 17h, pas le temps de commencer une quelconque activité. L'autre francais qui voyage en solo et avec qui je vais faire l'excursion me propose d'aller boire une biere dans le centre, ok pour moi. Il s'appelle Daniel et va me raconter un peu son histoire, je vais etre aussi jaloux qu'admiratif.

Originaire de Limoges en France, il vit maintenant en Guyane depuis 10 ans. Tout comme moi, sa tete est pleine de reves de voyages. Un jour, une premiere idée lui vient : faire le tour de l'Amérique latine en bus. Il va alors faire des recherches, pour finalement aterrir sur les vidéos d'Alex Chacon. https://www.youtube.com/watch?v=85VErvTqgWc&t= C'est un américain qui a vendu tous ses biens a la fin de ses études pour voyager autour du monde en moto, couvrant plus de 200 000 kms, plus de 50 kms, 80 frontieres et 5 continents, afin de travailler pour des causes charitables. Daniel tombe notamment sur cette vidéo, qui résume le voyage d'Alex Chacon d'Alaska a Ushaia. Pour lui, c'est un déclic, et la décision est prise. Des qu'il le pourra, il partira au Canada pour commencer un motorcycle trip a travers toute l'Amérique, en se projetant d'aller jusqu'a Ushuaia, comme Chacon l'a fait, puis remonter par le Brésil pour retourner chez lui en Guyane. Fin Septembre 2016, le voila qui part de Montreal, la-bas il arrive a trouver une bonne moto qui n'a que 5000 kms pour 3200 EUR, une affaire. Il va alors parcourir 35 000 kms, soit 130 kms par jour, et va donc passer par le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua le Costa Rica, le Panama, la Colombie, l'Equateur, le Pérou. Et le voila maintenant en Bolivie, 7 mois plus tard. Il lui reste encore a faire le Chili, l'Argentine, et le Brésil, avant de rentrer chez lui en Guyane, rien que ca. Je lui demande quels sont les pays qui l'ont le plus marqué. Ses pays préférés restent la Colombie, pour l'accueil des gens et les paysages divers et variés, et le Mexique, aussi pour les gens, plus l'histoire et la nourriture. Il a été un peu décu par le Pérou, les gens n'étant pas toujours agréables.

Son voyage est aussi plein d'anecdotes et de rencontres avec des personnages extravagants. Il a par exemple rencontré un chinois sourd-muet qui ne comprenait ni l'anglais, ni l'espagnol écrits et qui voyageait seul. On boit tranquillement nos bieres sur un banc de la place principale de Tupiza, en parlant de tout et de rien, de nos voyages, et de ce qui nous a inspiré a les faire, notamment des livres. Daniel va me donner quelques unes de ses références, que je m'empresserai de lire a mon retour:

Jonathan Salamon : Récit d'un joueur itinérant : Un jeune de 28 ans lache tout pour réaliser le tour du monde financé par le poker, il raconte son incroyable aventure.

Ludovic Hubler : Le monde en stop : L'histoire d'un jeune homme qui se lance dans un "tour des hommes", qu'il aime appeler son "doctorat de la route". Son aventure va durer cinq années, au cours desquelles il utilisera uniquement le stop sous toutes ses formes pour se déplacer.

Michel Collon - tous ses livres : c'est un journaliste et essayiste belge qui de bonnes connaissances en géopolitique notamment

Paulo Coelho - L'Alchimiste : Santiago, un jeune berger andalou, part à la recherche d'un trésor enfoui au pied des Pyramides. Lorsqu'il rencontre l'Alchimiste dans le désert, celui-ci lui apprend à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.

On finit nos bieres et la faim nous guette, on va prendre un pollo con papas dans le premier petit restaurant trouvé (comme a La Paz ou Sucre, il y en a un tous les 20 metres). On est sur le point de finir le repas, quand un bruit de fanfare se fait entendre dans la rue, on sort, effectivement une célébration s'y tient. Je vais demander a la tenante du restaurant le nom de cette fete, elle ne sait pas, mais la réponse sonne plus comme "je sais plus, de toute facon des trucs comme ca, il y en a tous les jours ici". Elle demande a des clients du restaurants, on apprendra que c'est la "fete de Saint-Barthelemy".



Je ne sais plus si je vous l'ai deja dit, mais en Bolivie, un peu a l'instar de l'Inde, ou que vous soyez, et a n'importe quelle heure, il se passe toujours un truc : un marché, une célébration, une manifestation, ...





Il se fait tard, je dis au revoir a Daniel, a Dimanche.
BR Breizhdub Regular ·
UN MATIN A TUPIZA Samedi 26 Aout, 10h30. J'ai mis le réveil a 6h30, mais je me suis rendormi. Le temps d'émerger un peu, boire un cafecito, je n'aurais qu'une grosse demi-journée a accorder a Tupiza. La ville : elle n'est pas tres grande, et point de vue architectural, c'est clair, ca ne vaut pas Sucre. Mais je m'y sens bien, je flane dans les rues, les locaux sont joviaux et ont la joie de vivre. A la premiere rue traversée, je tombe sur un petit marché, puis la rue d'apres, encore une célébration! J'essaie de m'informer aupres des locaux, je ne comprend pas tout, mais il s'agirait de la "Fete de la vierge de Copacabana".



La Vierge de Copacabana, Notre-Dame de Copacabana ou Vierge Candelaria de Copacabana, est une dévotion mariale vénérée à Copacabana, Département de La Paz, en Bolivie.



Sa fete est célébrée normalement le 5 août. Le 1 août 1925 elle fut couronnée et déclaré "Reine de la Nation".



Le culte de la Vierge de Copacabana a commencé en 1583 à l'époque vice-royale, dans la ville de Copacabana à plus de 3800 mètres d'altitude, et à 139 km de la ville de La Paz, et couché sur une colline, où la péninsule de Copacabana entre dans le lac Titicaca, un lieu qui correspond à la Bolivie, approchant les îles du Soleil et de la Lune, des anciens sites sacrés pour les Aymaras et les Incas.















Sa vénération s'étend de l'Europe à divers pays d'Amérique, comme l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie et le Pérou; et aussi à des pays d'Europe, comme l'Espagne. De même, plusieurs endroits sont nommés Copacabana en Argentine, au Brésil et en Colombie.
BR Breizhdub Regular ·
BALLADE A CHEVAL DANS LES ENVIRONS DE TUPIZA Je vais m'asseoir a un boui-boui pour prendre un juicio de manzana verde (jus de pomme verte), j'en profite pour lire le LP sur Tupiza. L'intéret de Tupiza n'est pas la ville elle-meme, mais ses environs, avec des paysages dignes du Far-West avec des canyons, des pentes parsemées de cactus, rochers de multiples couleurs, ... Un moyen tres prisé est de le découvrir a cheval, je ne gamberge pas, de toute facon il est midi et il faut se décider. Direction la premiere agence que je trouve, en deux temps trois mouvements c'est fait : agence Tupiza Tour, ballade a cheval de 3h, 180 BOLs, depart 14h.



Je me rends donc a l'agence a cette heure-la, d'ou l'agent va m'emmener a une sorte de petite ferme a 1km. C'est ici que le guide et le cheval m'attendent. Il s'appelle Brandon et est étudiant, travaille ici pendant ses vacances pour se faire un peu d'argent. C'est lui qui, du haut de ses 14 ans, va m'emmener a travers la campagne de Tupiza. J'appréhende souvent les chevaux, mais ils vont s'avérer etre dociles, et de plus, ils connaissent bien le chemin, il n'y aura donc pas trop besoin de les guider.



Au bout d'une heure, les paysages deviennent vraiment pittoresques. Montagnes rouge ocres jonchés de cactus.











Et le fait de se balader a cheval dans cet endroit, donne vraiment l'impression qu'on est dans un film western. Clint Eastwood ou Lee Van Cleef pourrait débouler du flanc d'une montagne que je ne serais pas surpris. Nous allons avoir l'occasion de visiter des sites bien connus de la région tels que la Puerta del Diablo et le Canon del Inca.



La Puerta del Diablo



Le Canon del Inca

Apres le Canon del Inca, nous retournons a la ferme, je dis au revoir a Brandon.
LA Ladrech Veteran ·
bonjour Breizhdub

Nous ne parlerons pas du carnet car nous ne l'avons pas lu, nous avons juste parcouru tes photos, ce qui nous gêne un peu ce sont les photos d'enfants ( celles qui ne sont pas dans des plans de foule), as-tu demandé la permission aux parents pour les prendre et les publier sur un forum ? ferais-tu cela en Europe, laisserais-tu tes enfants être pris en photo par des étrangers pour être publié ensuite dans le domaine public.? Cordialement
BR Breizhdub Regular ·
Bonjour Ladrech

Pour répondre a ta premiere question, des fois oui, des fois non. Pour ta deuxieme question, je n'ai pas d'enfants, mais je pense que ca me derangerait si on prendrait des photos pour des choses beaucoup plus publics genre des publicités, mais des carnets de voyage pas vraiment. Pour prendre un peu ma défense, je ne suis pas le seul a faire ca, il y a meme un post qui ne traite que de ca et biens d'autres posts: https://voyageforum.com/discussion/portraits-enfants-monde-d2057571/

Cdt
BR Breizhdub Regular ·
DEBUT EXCURSION SUD LIPEZ Dimanche 27 Aout, 7h. C'est le jour J, aujourd'hui commence notre excursion en jeep a travers le Sud Lipez. J'arrive a l'agence, la jeep est déja la. Mes compagnons aussi, a savoir Daniel, et aussi le couple de Francais. Je ne vous ai pas parlé du couple, ils s'appellent Thomas et Bérangere. Ils ont commencé un tour du monde en Février 2017, le but étant simplement de voyager et voir des choses. Ils ont commencé en Bolivie, seulement ici en Février, c'est la saison des pluies. Ils se sont donc retrouvés dans des endroits innondés d'une dizaine de centimetres d'eau. Désoeuvrés, ils décident alors de changer de pays. Ils s'ent vont au Cambodge, puis passent par le Laos, le Vietnam, la Birmanie, l'Indonésie, Singapour, le Japon, la Nouvelle-Zélande, et les voila de retour en Bolivie.

La logique voudrait plutot que j'écrive ce paragraphe a la fin de l'excursion, mais je le fait ici : cette excursion va etre splendide, une myriade d'endroits a couper le souffle, des paysages de cartes postales toutes les dix minutes. Elle restera a jamais gravée dans ma mémoire de voyageur.

Il faut aussi mentionner notre guide, Edwin, d'une gentillesse et d'un professionalisme au top, tout sera tres bien organisé du début a la fin, il nous donnera des explications précises dans un espagnol clair et pas trop rapide a chaque site visité. Et que dire de la cuisiniere, des plats variés et succulents. Vraiment merci.
BR Breizhdub Regular ·
EXCURSION SUD LIPEZ : JOUR 1

Programme : El Sillar / Aguana Pampa / village de Cienegra / village de Cerrillos / Ciudad del Encanto / village de Populos / village de San Pablo de Lipez / village de San Antonio de Lipez / Pueblo Fantasma (ruines de San Antonio de Lipez / Laguna Morejon

El Sillar (la selle), est un impressionnant belvédère. Les roches ont été découpées par des phénomènes climatiques, leur conférant l'aspect d'une forêt pétrifiée.



El Sillar

La route qui passe par El Sillar est une antique route marchande. De Mai a Juillet, des caravanes de lamas, alpagas et anes chargé de blocs de sel extraits du Salar d'Uyuni passent par ici pour aller jusqu'a Tarija.



El Sillar



El Sillar

L'Aguana Pampa est une grande plaine où l`on peut observer des centaines de lamas aves des pompons aux oreilles. Cela est fait pour reconnaitre plus facilement a qui appartient le lama.



Aguana Pampa

Aguana Pampa



Aguana Pampa

Il y a quatre especes de camélidés en Bolivie :

Le guanaco : Il est maintenant quasiment extinct de la Bolivie, a cause de la chasse. On peut toutefois le voir encore dans la Réserve Nationale de Eduardo Avaroa, sinon en Argentine et au Chili. Il a le pelage brun et peut vivre jusqu'a 4000 metres d'altitude.0

Le lama : Plus grand et plus robuste, il possede une laine un peu grossiere qui permet entre autres de faire des couvertures. Il s'adapte bien aux environnements hostiles tel que l'Altiplano.

La vigogne : Elle a été beaucoup chassée, au point de risquer l'extinction. Des programmes ont été mis en place pour limiter le braconnage, et en compte aujourd'hui plus de 60 000 en Bolivie. Elle est de couleur fauve et présente dans la majeure partie des Andes, surtout a des altitudes dépassant les 4000 metres.

L'alpaga : On ne le verra pas durant l'excursion car il est dans l'Altiplano. Cet animal domestique est surtout utilisé pour sa laine qui sert a faire des chales, des écharpes et des pulls. Il est plus petit que le lama et se rencontre a des altitudes plus basses.



Aguana Pampa



Le village de Cienega



Le village de Cerrillos



Le village de Cerrillos
BR Breizhdub Regular ·
La Ciudad del Encanto : Une immense formation qui a subi l'érosion, c'est en fait un ancien volcan. Cette érosion a pu donner des formes étonnantes, entre autres de gigantesques stalagmites.



Ciudad del Encanto



Ciudad del Encanto



Ciudad del Encanto



Ciudad del Encanto



Ciudad del Encanto

Ciudad del Encanto



On passe par le village de Polulos



On passe par le village de Polulos



Le village de San Pablo de Lipez



Le village de San Antonio de Lipez



La montagne de San Antonio de Lipez

Pueblo Fantasma : Un ancien village de mineurs, maintenant abandonné. Il a été construit par les espagnols au XVIIIeme siecle. Les mines étaient exploitées pour l'argent, l'or, le cuivre et le zinc.



Pueblo Fantasma



Pueblo Fantasma

Laguna Morejon : C'est un lac salé. En arriere-plan, le célebre Uturuncu.



Laguna Morejon

Laguna Morejon



Laguna Morejon

Le soir nous arrivons dans le village de Quetena Chico, ou nous passerons la nuit.
BR Breizhdub Regular ·
EXCURSION SUD LIPEZ : JOUR 1 : SUR LA ROUTE Je vous propose d'autres photos prises en dehors des sites, sur la route qui les reliait:







Vigognes















Vigognes
CH Chatounnette Regular ·
Bonjour Marc,

Nous sommes en train de préparer notre voyage pour la Bolivie et le Pérou (peut être en mars avril 2018, (fonction de la météo) et sommes arrivés à votre compte rendu par hasard. je tiens à vous féliciter pour celui ci qui est très précis tant au niveau du voyage que des visites dans les villes que vous avez traversées. Nous attendons la suite avec impatience. Lorsque votre carnet sera terminé, je me permettrai peut être de vous contacter avec quelques questions plus précises. Merci pour votre temps consacré à cette rédaction. josiane
chatounnette
BR Breizhdub Regular ·
Bonjour Josiane Merci Pas de problemes pour les questions Breizhdub
BR Breizhdub Regular ·
EXCURSION SUD LIPEZ : JOUR 2

Programme : village de Quetena Chico / ascension de l'Uturuncu / montagne Cerro Quetena / montagne Nueva Tierra



Aujourd'hui, la journée est exclusivement consacrée a l'ascension de l'Uturuncu. Réveil a 4h30 du matin, je vais réveiller Daniel qui roupille encore en face de moi. Thomas et Bérangere ne se sont pas levés mais ils sont réveillés. Bérangere me demande de venir la voir, elle m'explique qu'ils ont décidé de ne pas faire l'ascension. Elle a tres mal dormi, ne se sent pas en forme et redoute le mal des montagnes. Je lui demande si elle est sure, elle me dit que oui, je n'insiste pas. Nous ne serons donc que deux a faire l'ascension, Daniel et moi. Nous nous rendons dans la salle a manger de l'auberge, Edwin est déja présent et un petit-déjeuner copieux nous attend. Il nous informe que le guide local ne devrait pas tarder. En effet, la veille au soir, nous avons engagé un guide local du village pour nous accompagner durant l'ascension, en cas de pépin. Il est donc venu se présenter, tres sympa, seulement nous avons eu un moment de doute quand il nous a annoncé son age, 73 ans!! Un doute qui va vite s'estomper quand il nous dit que demain ce sera la 57eme fois de l'année qu'il fait l'Uturuncu. Un vieux de la vieille. Il nous conseille de bien diner et bien petit-déjeuner. Pendant que je prends le petit-déjeuner me vient une question : j'ai entendu hier Edwin dire que l'ascension plus la descente se faisait en trois grosses heures, pourquoi donc nous ont-ils fait lever de si bonne heure alors qu'on a tout notre temps? Je retourne le voir et lui pose la question. En fait, il vaut mieux le faire le plus tot possible, car plus la journée passe plus le risque de vents violents augmente.

Peu apres, le guide arrive, Edwin prépare la jeep et nous voila partis alors qu'il fait encore nuit.



Une heure de route nous amene au pied du monstre et le jour s'est levé. On est déja a 5780 metres, c'est donc une ascension de 250 metres qui nous attend, cela promet donc d'etre relativement facile. Nous ne serons pas les seuls, un autre groupe, des suisses, vont aussi faire l'ascension.



L'Uturuncu est un volcan assoupi avec des fumerolles actives, avec ses 6 008 metres c'est la plus haute montagne de la Réserve Eduardo Avaroa et de la zone Sud de Bolivie, et probablement l'unique sommet du monde qui puisse etre atteint en véhicule a une hauteur de 5 780 metres. Selon des études, chaque année la hauteur augmente de 1 a 2 centimetres, et nous pourrions assister au développement d'un nouveau super volcan, selon des études réalisées par des géologues de la Universidad Estatal de Oregon, qui effectuent des suivis sur l'Uturuncu depuis 2006.

Selon le quotidien The New York Times, l'éruption du volcan bolivien, qui tient une étendue de 69km de sol rocheux, pourrait expulser des cendres et des pierres ponces avec une force mille fois supérieure a l'éruption du Mont Saint-Hélene, dans l'état de Washington en 1980. Ce volcan présente donc des signes d'activité, de fréquents séismes ont été enregistrés. La dernière éruption remonterait à 271 000 ans. Le voila planté devant moi, cet Uturuncu. J'ai l'impression qu'il me parle, qu'il me nargue, genre "viens me voir si t'es un homme". J'ai aussi un flashback, il y a moins d'un mois, je faisais mon GR34 en Bretagne et me suis retrouvé devant le point culminant du parcours, le Mont Dol, 65 metres. La, je suis devant un monstre de 6 008 metres!!



Apres un quart d'heure, nous entamons alors l'ascension. Daniel part devant avec le guide, je les suis de peu. Au bout d'un quart d'heure, les premieres fumerolles font leur apparition.



Edwin et le guide nous ont donné chacun un pochon de feuilles de coca. Les feuilles de coca? Comment dire, c'est aussi utile que c'est dégueulasse. J'en ai expliqué les vertus au début de ce récit (cf. Le museo de la coca). Franchement, ce n'est vraiment pas bon, mais je vais m'efforcer d'en mastiquer tout le long de l'ascension pour accroitre ma résistance.





La premiere heure se fera sans soucis, et cela sera relativement simple. Nous entamons alors la deuxieme moitié, a savoir un versant beaucoup plus abrupt qui va jusqu'au sommet. Cette derniere heure va s'avérer etre difficile. Vous allez penser que la difficulté est peut-etre liée au dénivelé ou au mal des montagnes. Et bien non, a ces égards, cela va bien se passer. Mais nous allons quand meme avoir un ennemi : le vent. Un vent d'une force impétueuse, incroyable, glacial. Je vais vite comprendre pourquoi ils nous ont amené la de si bonne heure. Pendant cette derniere heure, le souffle du vent ne va jamais s'arreter, pas une seule seconde, et je vais devoir me battre contre lui jusqu'au dernier metre. Je vais carrement perdre l'équilibre plusieurs fois tellement il est fort, et sa froideur va transpercer mes gants, geler mes mains et les transformer en pierres.



Et donc apres deux heures, nous voila enfin au sommet. L'Uturuncu est vaincu, mais j'ai la meme sensation que lorsque j'avais fait de tels sommets au Népal, je ne suis qu'a moitié content. Le vent m'a littéralement tué. Je suis frigorifié et je n'ai qu'un envie, redescendre. Je ne sens plus mes mains et j'ai l'air d'un vrai rigolo avec mes petits gants en laine, completement inadaptés a la situation. Une suissesse de l'autre groupe a pitié de mois et me prete ses gants – des vrais, des bons – l'espace de cinq minutes, histoire que je récupere les mouvements de mes doigts. J'immortalise quand meme l'instant avec cette photo, ce n'est quand meme pas tous les jours que l'on fait un 6000, de plus j'ai battu mon record : le Kala Patthar au Népal avec 5 643 m est dépassé de plus de 300m : l'Uturuncu, 6 008 m.



Nous commencons la descente, j'essaie d'aller vite pour etre au plus tot en dehors de la partie ventée.





Une fois a l'abri du vent, je peux redescendre tranquillement, me laissant bercer par la beauté du panorama qui s'offre a moi.





De retour a la voiture, je demande a Edwin la bouteille d'oxygene, je ne me sens pas si mal, mais ce n'est pas le top non plus. L'oxygene n'est pas abondant la-haut.



Une petite demi-heure pour se remettre de nos avantures, et nous quittons le massif de l'Uturuncu pour retourner a Quetena Chico. Sur le chemin du retour, nous apercevrons quelques belles montagnes que nous n'avions pas pu voir a l'aller, dont le Cerro Quetena et Nueva Tierra.

Conclusion : Soyons honnetes, a peu pres n'importe qui est capable d'aller au sommet de l'Uturuncu. La voiture vous emmene a 5 750 m, il ne reste donc plus que 250 metres a gravir. On ne peut donc pas vraiment parler d'exploit. Ceci dit, je vous le dis quand meme, j'ai souffert, surtout la derniere heure!



Le Cerro Quetena est un volcan éteint. Il a une altitude de 5730 m et se trouve dans la réserve naturelle d'Eduardo Avaroa. La dernière éruption présumée du Cerro Quetena est datée de l'ère holocène. Au pied de la montagne se trouvent les localités de Quetena Grande et Quetena Chico sur la rive gauche de la rivière Quetena qui traverse le Río Grande de Lípez jusqu'au Salar d'Uyuni.



La montagne Nueva Tierra

Quetena Chico est une commune située dans la municipalité de San Pablo de Lípez. Elle est située près de la frontière de la Réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa, à une altitude de 4.191 mètres. La population est d'environ 800 habitants (2010).

Dans la commune les maisons sont de type rustique rural-paysan, dont le centre résidentiel est un patio. Les matériaux utilisés dans la construction sont l'adobe pour les murs, la tuile et la calamine pour les toits, les revêtements sont de l'argile et du plâtre pour l'intérieur et de la boue pour l'extérieur; les sols sont composés d'une partie en ciment et d'une autre en terre compacte. Les principales activités économiques sont l'élevage de camélidés et de moutons et le tourisme. L'agriculture est naissante en raison des conditions climatiques extrêmes de la région. Pour cette raison, une agriculture de subsistance a été développée dans des tentes solaires.



Village de Quetena Chico



Village de Quetena Chico : Bienvenue a Quetena Chico, "la sentinelle brune de Bolivie"



Village de Quetena Chico



Village de Quetena Chico : La terre a besoin de personnes qui travaillent plus et critiquent moins, qui construisent plus et détruisent moins.
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EXCURSION SUD LIPEZ : JOUR 3

Programme : Laguna Hedionda (Sud Lipez) / Laguna Kollpa / Salar de Chalviri / Desierto de Dali (anciennement appelé Pampa Jara) / Laguna Verde + Volcan Licancabur +

Volcan Sairecabur + volcan Juriques / Laguna Blanca / Aguas Termales de Polques + Laguna Salada / Geysers Sol de Manana / montagne Pavillon / Laguna Colorada / village de Wayllajara

Nous commencons la journée par la Laguna Hedionda (lagune puante). Il y a en fait 2 lagunes portant ce nom, celle-ci située au Sud Lipez, l'autre au Nord Lipez, que nous verrons demain. Elle s'éleve a 4532 m avec une superficie de 3.2 km2. Nous rencontrons nos premiers flamants.

Laguna Hedionda, Sud Lipez

Laguna Hedionda, Sud Lipez

Laguna Hedionda, Sud Lipez

Laguna Hedionda, Sud Lipez

La Laguna Kollpa, 90 hectares, presque circulaire, est un lac salé d'une profondeur moyenne de 1.5 metres, avec une altitude de 4 700 metres. Elle tient son nom de la kollpa, qui est la substance extraite de ce lac (on en voit quelques tas sur les photos), et ensuite exploitée pour faire de la lessive et du shampooing.



Laguna Kollpa

Laguna Kollpa

Laguna Kollpa

Laguna Kollpa



Le Salar de Chalviri (ou Ohalviri) est un salar situé a 4369 m d'atitude, proche du village d'Agua Brava. Il renferme la laguna Salada et est alimenté par une source d'eau chaude naturelle, que nous verrons plus tard.

Le Désert de Dali est un ensemble de roches volcaniques de formes surréalistes situées au milieu d'un désert connu sous le nom de Pampa Jara, a proximité du Salar de Chalviri. Il présente diverses couleurs et formes dans la cordillere qui l'entoure. Il se trouve a une altitude approximative de 4320m. De belles roches sur des déserts de sable et les montagnes colorées autour font de ce lieu un espace surréaliste qui attire l'attention de tout visiteur. Le paysage surréaliste qu'il présente

fait référence aux peintures de Salvador Dali, similitude pour laquelle ce désert dénommé Pampa jara est plus connu comme roches ou désert de Dali.



Désert de Dali

Désert de Dali

Désert de Dali

Dans les eaux salines de la Laguna Verde, il n'existe aucune vie, c'est pourquoi elle n'est pas propre a la consommation. Elle a une superficie approximative de 17 km2, et est adjacente a la Laguna Blanca a une altitude de 4350 m. En hiver, la température atteint en moyenne 30 degrés, elle présente une couleur émeraude qui résulte du contenu élevé de cuivre et d'arsenic que possedent les formations géologiques de la zone. Sur les rives de cette impressionante lagune se trouvent des pierres volcaniques noires de dimensions énormes et des roches salines qui émergent de l'intérieur de la terre. Le changement de couleur de la lagune peut s'observer de 11h a 15h. La lagune tient sa particularité et son attrait aux différentes époques de l'année pour le panorama qu'elle présente.

Le Licancabur, un stratovolcan andin, se trouve dans la partie Ouest de la Laguna Verde, avec une altitude de 5916m. Et c'est la frontiere naturelle entre la république de Bolivie et celle du Chili. Il possede une forme conique quasi-parfaite et est plus accessible a l'escalade du coté bolivien. Il faut environ 8 heures pour atteindre le sommet, et 2 pour redescendre. De nombreuses ruines incas sont présentes sur les pentes du volcan jusqu'à son sommet. En 2002, la NASA fit des études sur une petite lagune qui se trouve dans le cratere du volcan. Les études ont démontré l'existence de vie dans ces eaux.



Volcan Licancabur & Laguna Verde

Volcan Licancabur & Laguna Verde

Volcan Licancabur



Le Sairecabur est un complexe volcanique proche du Licancabur. Le sommet principal, le Cerro Sairecabur, marque l'extrémité nord d'une caldeira de 4,5 km de diamètre. Avant la formation de cette caldera, il se peut que le volcan ait été haut de 7000 metres et donc un des plus hauts volcans sur terre. On trouve non loin du sommet un observatoire radio-astronomique, le Receiver Lab Telescope, situé à l'altitude de 5 525 mètres.



Le stratovolcan Juriques, 5704 metres, possede un cratere de 1.5 km de diametre.



La Laguna Blanca est un lac salé de 10.9 km². La couleur blanche caractéristique de l'eau est due a la grande quantité de minéraux en suspension dans celle-ci. Elle est reliée a la Laguna Verde par un petit détroit.



Les eaux thermales de Polques se trouvent a l'ouest de la Laguna Salada a une altitude de 4300m. Dans la région de Polques, ce sont des eaux qui émergent du sous-sol rocheux et atteignent une température de 38 a 40 degrés, ou l'on peut prendre des bains qui produisent des effets relaxants. Ces eaux sont considérées médicinales car elles sont chaudes a cause des volcans qui existent autour, le temps maximum conseillé pour le bain est de 30 minutes.
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La Laguna Salada est elle aussi salée. Cette fois-ci les minéraux contenus dans l'eau donnent une couleur vert clair.



Laguna Salada

Laguna Salada

Laguna Salada

Les geysers Sol de Manana se trouvent a une altitude approximative de 4990m, ou se produit une activité volcanique constante. Dans une étendue approximative de 1km2, de la lave bouillante peut etre observée, ainsi que des fumerolles qui dégagent des gaz de soufre, mais aussi divers puits qui produisent continuellement des émissions de vapeur d'eau mélamgée avec d'autres composés, jusqu'a atteindre les 10 a 50 metres de hauteur. C'est le mélange de magma et de l'eau, a 500 m de profondeur, qui provoque la fumée. L'eau que l'on voit est a 200 degrés. L'heure la plus recommandée pour la visite est le coucher de soleil quand il fait le plus froid, qui montre toute la force tellurique des sources de l'eau comme recours énergétique.



Sol de Manana

Sol de Manana

Sol de Manana



Montagne Pavillon

Montagne Pavillon
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La Laguna Colorada est l'une des attractions les plus représentatives de la Réserve Nationale de Faune Andine Eduardo Avaroa. Sa superficie est de 60km2, c'est une lagune peu profonde de 45 cm de profondeur en moyenne et en hiver la température dépasse les 20 degrés. Elle présente des iles de glaces couvertes de borax dans les secteurs nord-ouest et sud-est, une couleur rouge brillante due aux pigments des algues microscopiques de l'espece Dunaliella Salina. Le ton de ses eaux change d'intensité au cours de la journée en conséquence du vent et de la radiation solaire. Cette lagune fut déclarée comme premier site RAMSAR de Bolivie, déposé le 27 Juin 1990, pour etre un des milieux humides les plus importants de la région, du pays, et du monde, qui héberge une avifaune andine variée, de laquelle ressortent les trois especes de flamants : chilien, andin et de James. C'est un centre de reproductkion unique en la région altoandine ou se reproduisent les trois especes de flamants sur les cinq qui sont répertoriées au monde.



Laguna Colorada



Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Il existe donc trois especes de flamants en Bolivie sur les cinq répertoriées au monde : le flamant chilien, le flamant andin et le flamant de James. Comment les distinguer? La facon la plus simple est de regarder leur queue : queue entierement rouge = flamant chilien, queue entierement noire = flamant andin, queue rouge et noir = flamant de James. Ici, nous avons donc un flamant de James.

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Laguna Colorada

Nous passerons la nuit dans le tout petit village de Huayajara, proche de la Laguna Colorada. Dans cet endroit désolé, il y a quand meme une bicoque qui fait office de bar, avec a l'intérieur baby-foot et billard, le gérant passe de la pop-rock anglaise. Il a l'air spécialement dédié aux touristes mais les locaux viennent se joindre. Il y a de l'ambiance.



Huayajara

Huayajara
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EXCURSION SUD LIPEZ : JOUR 4

Programme : Arbol de Piedra / Desierto de Siloli / Laguna Honda / Laguna Hedionda (Nord Lipez) / Lagune Canapa / volcan Ollague / Salar de Chiguana / village de San Juan



L'Arbol de Piedra est une formation éolienne qui se démarque d'un ensemble de roches volcaniques de différentes figures situées dans une large plaine connue sous le nom de Pampas de Siloli, désert qui se caractérise par sa beauté naturelle et qui est de plus la porte d'entrée a la Réserve Nationale de Faune Andine Eduardo Avaroa. Ce monument naturel en forme d'arbre a une hauteur approximative de 5 metres. La température en hiver atteint en moyenne 20 a 25 degrés en dessous de 0. Ce lieu est caractéristique pour des vents forts aux heures du soir.



Laguna Honda



Laguna Honda

La Laguna Hedionda est un lac salé d'une superficie de 3km2 et d'une altitude de 4121m.

Laguna Hedionda

Laguna Hedionda Laguna Hedionda Laguna Hedionda Laguna Hedionda Flamant andin Laguna Hedionda

La Laguna Canapa est en majeure partie recouverte d’une croûte saline. Elle est encerclée par trois cerros (collines) : Caquella, Tapaquillcha et Cañapa.



Laguna Canapa



Laguna Canapa Flamants chiliens

Laguna Canapa

Laguna Canapa
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Le volcan Ollague, 5865m, est en activité. Son activité volcanique est inconnue bien qu'une éruption soit soupçonnée de s'être produite le 8 décembre 1903.



Volcan Ollague



Volcan Ollague

Apres avoir passé ce volcan, nous allons traverser le Salar de Chiguana. Ce salar, avec ses 3000 km2, est un peu le petit frere du Salar d'Uyuni, et pourtant il est déja immense!



Salar de Chiguana



Salar de Chiguana

Salar de Chiguana

Un train transportant des minéraux passe quotidiennement sur cette ligne, ralliant Oruro au Chili.

Salar de Chiguana

Salar de Chiguana

Une fois le Salar de Chiguana traversé, nous arriverons au village de San Juan, ou nous serons hébergé dans un charmant hotel de sel. Cest un village de 1000 habitants, ou les gens vivent de la quinoa, une pseudo-céréale. La Bolivie est le premier exportateur du monde de quinoa.



Hotel de Sel



Hotel de Sel

Hotel de Sel

Hotel de Sel

Hotel de Sel
DI Diamina Globetrotter ·
Salut Marc,

Tu es entrain de semer le bazar dans mes certitudes!!!!! 😠 🤪 😮 J'ai prévu d'aller au Ladakh l'an prochain, et avec ton carnet tu fais ressurgir l'envie de retourner en Bolivie qui me titille depuis un moment!!!😮

Dans quels types d'hébergement as-tu logé au sud lipez? Lorsque nous avons fait notre tour en 2012, nous avons dormi en hotel, en plein hiver, mais nous n'avons pas pu faire tout ce qui était prévu, chacun de nous ayant été malade à rendre ses trippes à tour de rôle, du coup, j'avais raccourci les visites et je découvre ce que j'ai raté grâce à ton carnet. Merci.

Je découvre beaucoup de choses que j'ignorais grâce à tes infos, alors encore merci du temps consacré.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
BR Breizhdub Regular ·
Bonjour Diamina

Merci pour ton commentaire.

Dans quels types d'hébergement as-tu logé au sud lipez?

Le choix de l'hotel, nous ne l'avions pas. Le guide t'emmene a un hotel avec qui ils sont partenaires, sans te demander ton avis. De toute facon, cela ne change pas grand chose, vu la taille des villages ou on allait, des hotels, il n'y en a pas 50. Ces hotels sont plutot des auberges toujours plus ou moins de la meme structure : cuisine privée, grande salle a manger, chambres de type twin ou dortoir. J'ai dormi 2 nuits avec une seule autre personne, 2 autres avec 8. J'ai loué un sac de couchage a l'agence et je ne l'ai pas regretté. Bien entendu, aucun hotel n'est chauffé. J'espere que ca répond a ta question.

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