USA: de Miami à Saint Augustine, en longeant la côte Est de la Floride
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Un « Road trip » à la découverte de quelques aspects du rêve américain. Rêve de plages et de stations balnéaires de stars comme à Palm Beach, rêve et souvenirs de conquête spatiale à Cap Canaveral, puis visites de phares à l'image de celui de la pittoresque Sainte Augustine, la plus ancienne ville des États-Unis. Ce sont là quelques unes de nos étapes le long de cette côte de Floride, je les évoque ici (texte et photos) dans ce récit itinérant. Cela vous tente ? Alors montez à bord et maintenant, en route !

On the road … en direction du « North ». Nous venons juste de quitter Miami et ses inévitables embouteillages, mais dans nos têtes ce sont encore toutes les images de cette trépidante métropole qui se bousculent … comme South Beach avec son immense plage et ses célèbres postes de secours à la déco unique. On n'oublie pas non plus, le charmant quartier Art Déco et ses façades typiques ou encore le skyline de Downtown et ses buildings scintillants de mille lumières sur fond de soleil couchant …







Un dernier embranchement et le trafic se fait plus fluide et avouons-le moins stressant. Nous roulons maintenant tranquillement sur la route A1a qui longe au plus près le littoral. Après à peine quelques kilomètres de voies rapides ... embouteillées, voici que j'éprouve déjà l'envie d'une première pause.

-- L'appel de la plage se fait sentir. Faisons halte pour retrouver une atmosphère paisible sans voitures ni poids-lourds … pour oublier tous ces véhicules qui vous doublent, tantôt sur la gauche puis une autre fois, sur la droite ! C'est ainsi sur les voies rapides des States !

Haulover fait partie des plus belles plages du nord de Miami. Avec son immense ruban de sable clair au bord d'une eau cristalline, un tel décor a de quoi vous attirer. Le parking est lui aussi immense, mais heureusement vide à cette heure, comme également la plage, on ne s'en plaindra pas. Seuls les oiseaux marins sont en nombre, un côté nature qui est plus agréable à contempler qu'un banal alignement de parasols.





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Un périple itinérant le long d'une côte s'avère toujours une succession d'arrêts. A présent, c'est à Hollywood que nous arrivons, pas la cité du cinéma de la côte Ouest mais Hollywood in Florida, of course ! Une station balnéaire avec ses (hautes) résidences de tourisme et son front de mer très animé. Là, s'y promènent une foule de vacanciers : à vélo, en rollers ou tout simplement à pied, une glace ou un smartphone à la main. Ou bien même avec les deux objets aux mains ... dans ce cas, ils est recommandé de ne pas être trop distrait au risque de porter à la bouche le portable à la place de l'icecream. Ce serait dommage, car la saveur ne doit pas être la même !



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A près de 50 kilomètres au nord de Miami, notre route nous mène à Fort Lauderdale, la « Venise » américaine. Bon, la comparaison est un peu (beaucoup !) exagérée mais avec son dédale de canaux et de petits ponts, c'est vrai que l'ensemble de cette ville d'eau a un faux air de la Sérénissime … sans les palais ni les gondoles.



En empruntant les rues, ponts après ponts, on enjambe une longue série de canaux. La vision se répète à l'infinie : villas de luxe sagement alignées au bord de pontons privés où sont accostés des bateaux de plaisance, des jet ski ou des kayaks de mer. On dénombre tant d'embarcations de plaisance à Fort Lauderdale que la marina a du être agrandie … imaginez, il en faut de l'espace pour parquer plus de 40 000 bateaux ! Mais c'est sans aucun doute la vision aérienne des lieux qui traduit le mieux l'aspect de cet urbanisme mi-urbain, mi-aquatique. N'ayant pas survolé cette ville ni utilisé un quelconque drone pour immortaliser l'aspect graphique de ces quartiers, je ne résiste pas à compléter ma photo prise au ras des canaux par une vue empruntée à notre cher Google Earth. Voilà en effet ce que cela donne vu d'en-haut, entre quadrillage et courbes, digues et quais puis entre eau et bandes de terre ponctuées de toitures colorées.



Et le Fort ? me direz-vous (enfin peut-être !). Il fait partie de l'histoire locale. Il a été construit en 1838 sous les ordres d'un Major appelé William Lauderdale d'où le nom attribué à l'agglomération. --

Un saut de puce (géante!) nous conduit au nord de la ville, précisément à Pompano Beach. Ce n'est pas un hasard, car à l'extrémité de la baie a été érigé un phare. J'ai toujours bien aimé les phares, ils ont souvent fière allure avec leur colonne effilée. Et avec mon regard d'amateur de photos, j'apprécie ces paysages de bord de mer où un phare vient compléter la composition photographique.



Et puis de nuit, j'aime aussi admirer les faisceaux de ces lanternes qui balayent sur 360° la nuit sombre, sans oublier les éclats lumineux qui par intermittence semblent vous faire un clin d’œil. Colonne blanche et sommet noir, le phare de Pompano s'élève à 41 mètres de hauteur au dessus de la mer. Sa structure est originale avec ces armatures métalliques qui l'entourent non, ce ne sont pas des échafaudages, la construction est bien achevée et ce depuis l'année 1906. De Pompano Beach, je garde le souvenir de cette mer agitée par le vent du large et de ces vagues venant lécher le rivage de sable en se transformant en une tapis d'écume. Mais avec une température de l'eau d'environ 23/24°C, l'eau de baignade était « bonne » comme l'on dit. Un vrai jacuzzi naturel au parfum particulièrement iodé.



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Kilomètre 112. Palm Beach island se profile à l'horizon. Ici, on quitte les grands ensemble d'immeubles et le tourisme balnéaire de masse. Palm beach dont le nom sonne comme le titre d'une série télévisée américaine est un lieu pour privilégiés. D'ailleurs, beaucoup de grandes familles influentes et fortunées des Etats-Unis y possèdent de luxueuses villas. Citons, les Kennedy, Pullitzer, Rockfeller ou même un certain Donald Trump … L'actuel hôte de la Maison Blanche y passe paraît-il la plupart de ses week-ends sur ce point on peut être d'accord avec lui, les lieux et le climat ont certainement beaucoup plus de charme que ceux de Washinton ! Palm Beach island, c'est une île côtière toute en longueur elle s'étire sur une dizaine de kilomètres face à l'océan Atlantique et dans sa partie la plus large, elle ne mesure qu'environ un petit kilomètre. Il est agréable de la sillonner tout en admirant les somptueuses villas dont les styles architecturaux sont assez variés. On passe de demeures méditerranéennes, voire à la décoration orientale, aux belles habitations coloniales dans le style de celles des îles Caraïbes …



Suivons South Ocean Boulevard puis North Ocean Bd, le regard hésitant entre la contemplation de l'Atlantique et la vue de toutes ces résidences particulièrement cossues. Pour les villas n'ayant pas un accès direct à la plage, c'est à dire celles séparées de la plage par la route, leurs propriétaires ont trouvé la parade. Juste en face de leur demeure et donnant directement sur le sable, ils possèdent des terrains privés avec gazon, palmiers et abri, enfin de coquette maisonnette de plage … un vrai privilège !



En ce mois de mars, nous sommes hors saison de vacances et on ne peut pas dire qu'il y ait foule dans les rues de l'île de Palm Beach. On croise çà et là quelques cabriolets ou autres voitures de luxe mais en fait, ce sont bien plus les véhicules d'ouvriers d'entretien qui sont les plus nombreux : jardiniers, piscinistes. A Palm Beach, les résidents permanents sont plutôt discrets, on est ici entre-soi dans sa propriété … bien à l'abri des regards curieux.



Il ne faut que quelques minutes pour arriver à l'extrémité nord de l'île. Et là, comme à peu près partout dans cette localité, il n'y a pas de possibilité de parking, juste une place de retournement. Aussi, l'arrêt ne durera que le temps de la photo: un bras de mer qui sépare Palm Beach island de l'île Singer, on l'aperçoit en face.



Quant à la plage de Palm … beach, Il n'y a finalement que quelques accès publics, et puis, c'est peut être l'endroit le moins bien entretenu de l'île … enfin lors de notre passage. En effet, un inesthétique cordon d'algues jonchait le sable le long du rivage. Mais question beauté de l'eau et de l'horizon marin, rien à dire, le panorama est de rêve !

A Palm Beach, les tons verts font concurrence à la riche palette des bleus du ciel et de la mer. Le vert est celui de la végétation des jardins et surtout celui des gazons et des green de golf, très nombreux dans toute l'agglomération comme d'ailleurs dans toute la Floride. Nous n'avons pas vu le golf particulier du Président Trump mais plutôt celui du Breakers Golf Course.



Beau green, n'est-ce pas ? Joliment orné sur l'ensemble du parcours par d'élégants palmiers. Justement, à propos de palmiers et de cocotiers, la légende raconte que de nombreux palmiers ont poussé sur cette île suite au naufrage d'un navire espagnol chargé de noix de coco, c'était vers la fin du XIXe siècle. Ce serait ainsi la raison du nom attribué à ces lieux … Palm Beach.

A deux pas du terrain de golf du Breakers, plus précisément juste en face, se trouve le principal monument historique de Palm Beach. Il s'agit de la splendide demeure du milliardaire Henry Morrison Flagler (1830-1913). Il l'a fait construire en 1902 afin de l'offrir à son épouse. Joli, le « petit » cadeau !



Cette maison, enfin ce palace, possède un intérieur somptueusement décoré. Transformée en musée, l'ancienne demeure historique est ouverte à la visite. Mais au fait, qui était donc ce fameux Flaglerqui de toute évidence avait les moyens ... C'était un homme d'affaires ayant particulièrement réussi dans l'immobilier et les chemins de fer, on lui doit en grande partie le développement touristique de la riviera floridienne. Il est aussi à l'origine de la construction en 1880 du premier grand hôtel de ce qui devait devenir une des stations balnéaires des plus huppées des USA. Attenante à l'Hôtel Royal Palm Beach (500 chambres), Flagler avait souhaité édifié une chapelle, la Royal Poincina chapel (1897). La voici avec sa façade actuelle, toute coquette avec ses murs gris qui s'harmonisent de belle façon avec la teinte des bougainvillées de la haie encadrant son petit parvis.



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On the road again … ou plutôt sur la route qui passe un pont surplombant la lagune de l'Indian River. Nous sommes à Melbourne Beach, une station balnéaire paisible qui longe l'océan.



Mais ce nom de Melbourne a-t-il une relation avec celui de la ville australienne du même nom ? Renseignement pris ... la réponse est oui. En effet, ce nom vient d'un Anglais, un certain John Hector, qui a vécu une bonne partie de sa vie en Australie avant de s'établir dans ce coin de Floride.



Un coup d’œil et une photo (évidemment!) de la longue plage locale. Elle est bordée de petites dunes côtières recouvertes de végétation, elles s'étendent à perte de vue.



Et certain de longer cette côte, bandana aux couleurs du pays sur la tête, chevauchant avec plaisir une grosse cylindrée … une balade au grand air sur des kilomètres baignés d'air iodé soufflé par la brise océane. D'autres en profitent autrement, en survolant le littoral, à l'image de ces pélicans qui prennent la direction du nord.

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JE Jemaflor Veteran ·
Seconde partie : Floride Côte Est

Au kilomètre 330, à Cap Canaveral, ce ne sont plus les plages du littoral qui attirent les visiteurs mais les fusées. Au Kennedy Space Center, elles montrent le bout de leur nez et font rêver les visiteurs. Les états-uniens ne sont pas peu fiers de leurs exploits dans le domaine de l'exploration spatiale. Ici, tout est à la gloire de la réussite des pionniers de l'espace.



Le parcours de découverte du Centre des visiteurs vous fait d'abord passer par le Jardin des fusées. Tête en l'air, le regard dirigé vers le ciel (uniformément bleu ce jour-là, youpi !) on admire les lanceurs historiques des débuts de l'épopée spatiale. Après, on en prend plein les yeux devant les films en 3D en compagnie des astronautes gravitants autour de la terre à bord de la navette spatiale, quel spectacle !

Le plein de sensations physique est au rendez-vous en prenant place à bord du simulateur de vol : vibrations, tremblements et bruits assourdissants … Au moment de la simulation du décollage , on se sent littéralement collés au siège tout en étant également secoués en tout sens … j'avoue que ce n'est pas particulièrement agréable mais donne une (petite) idée de ce que vivent en ces instants les astronautes.



Quant au hall consacré à la présentation de l'immense Satune V et aux capsules Apollo ou autre module ou véhicule lunaires … leurs vues m'ont replongé dans mes souvenirs. Je me souviens très bien de plusieurs de ces missions Apollo que je suivais passionnément sur mon petit transistor avec des reportages en direct depuis Houston où était situé le centre de commandement des missions Apollo. Mais le plus fascinant souvenir est celui vécu une certaine nuit estivale de 1969. C'était précisément le 20 juillet, la date des premiers pas de Neil Armstrong sur la lune. Extraordinaire à suivre en direct à la télé avec des images certes floues, tremblotantes et des communications nasillardes, mais que l'exploit était enthousiasmant ! Je n'évoquerai pas plus longuement dans ce récit tout l'intérêt d'une visite du Centre Spatial de Cap Canaveral mais pour tous ceux qui s'intéressent à l'aventure de l'espace, j'y ai déjà consacré un long texte détaillé et beaucoup de photos dans un récit mis en ligne sur Voyage Forum * ……………………………………………………………..

Quelques mots cependant pour relater un autre grand moment d'une visite à Cap Canaveral. Les lieux ne sont pas qu'un site transformé en musée, à la Nasa on est encore en pleine activité et Il est possible d'assister depuis cette base à des lancements de fusée … à condition de s'y trouver le jour J et aussi et surtout que le tir ne soit pas reporté par un quelconque problème technique ou météo … Bon, cela fait beaucoup de conditions ! Mais quand la chance est avec vous, le spectacle s'avère grandiose et inoubliable, nous y avons assisté. Suivre le compte à rebours en espérant qu'il aille sans entrave jusqu'au « 0 », puis voir la fusée s'élancer lentement dans le ciel avec dans son sillage une traînée incandescente … jusqu' à ne voir plus qu'un point lumineux disparaissant dans le ciel, quel souvenir !



Ici, c'était une fusée Falcon 9 de la société Space X. Sa mission ? Elle consistait à placer en orbite un satellite de communication … Une mission totalement réussie avec en prime une innovation : il s'agissait d'utiliser un lanceur ayant déjà servi à un précédent lancement. Nous ne sommes donc plus à présent à l'époque des vols habités vers la lune mais à l'ère des fusées recyclables, encore un nouvel exploit technique particulièrement prometteur !

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Les environs de cette partie de la Floride autour de Cap Canaveral constituent aussi une Réserve Naturelle protégée. Il n'y a donc pas seulement des fusées qui prolifèrent dans les parages mais une riche faune. D'ailleurs nous avons pu voir au cours de la visite, entre deux sites techniques, le dos d'un alligator émergeant de l'eau saumâtre d'un fossé ou encore le bel envol d'un grand héron … c'était plus esthétique.





Il y a paraît-il de nombreux lamantins mais ils sont sans doute plus discrets, vous l'avez compris, nous n'en avons pas vu !

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Poursuivant l'idée d'en apercevoir un, nous nous sommes rendu quelques kilomètres plus loin. A Cocoabeach, côté lagon, un parc est justement appelé Manatee Park (manatee = lamantins). Là, on espérait bien en voir barboter dans les eaux lagunaires. Ce n'est pas faute d'avoir attendu jusqu'à la tombée de la nuit au bord de ce parc au demeurant paisible et arboré … mais aucun mouvement d'eau ou de tête de lamantin ne sont apparus. Pourtant ces gros animaux marins aux allures pataudes avec leur 3 ou 400 kilos ne doivent pas passer inaperçus … enfin, encore faut-il qu'ils veuillent bien se montrer ! Pour la photo, je me suis contenté de prendre ce très docile manatee … aucun problème pour le cadrer, il ne risquait pas de bouger !



Pour la petite histoire, en attendant l'hypothétique apparition d'un manatee … mon objectif photo a été attiré par les écureuils. Très présents ici, comme d'ailleurs dans la plupart des parcs d'Amérique, ils étaient particulièrement graciles et surtout beaucoup moins craintifs que nos écureuils sauvages d'Europe, cette photo en est une preuve.



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A Cocoabeach, le lieu le plus connu et donc très fréquenté est sans nulle doute la plage, surtout autour du vieux « Pier » de bois (Jetée). Un monument local que l'on doit à l'initiative d'un riche homme d'affaires. Construit en 1962, il s'avance dans la mer sur 800 pieds soit en mètres exactement : 243,84, j'ai fait la conversion. 270 piliers de bois soutiennent les planches de cette jetée ancienne. L'assaut des vagues et l'air salin nécessite régulièrement des travaux d'entretien, le bois c'est joli mais ce matériau résiste moins bien que le béton !

En fin d'après-midi, la foule se presse sur les planches et s’attable aux différents établissements de restauration. Pas étonnant que l'air iodé du large soit ainsi concurrencé par les effluves de bière, de friture et de burgers !

Je reconnais que j'ai beaucoup plus apprécié l'ambiance du lieu … au petit matin. Sur la plage, il n'y avait que quelques rares personnes : une joggeuse, un homme priant ou méditant bien assis sur le sable, un vacancier fumant face aux vagues sa première clope … et puis aussi un amateur de photo, comme moi.



Il faut dire que le spectacle était ce jour-là (comme beaucoup d'autres sans doute) au rendez-vous. Je n'avais plus qu'à déclencher pour saisir l'instant où le ciel se pare de teintes rougeoyantes juste avant le sunrise.



Le moment est éphémère et les teintes changeantes en permanence … voilà les premiers rayons qui passent au dessus de la ligne d'horizon et l'atmosphère devient dorée avec une mer toute embellie de reflets dansants au gré des vagues. Quelques minutes plus tard, la lumière soleil devient alors aveuglante … la séance photo est donc terminée. Il est un peu plus de sept heure du mat, le moment d'aller prendre un bon breakfast.

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Si je vous dis Daytona … je suis certain que plusieurs d'entre vous vont penser : circuit automobile ! Assurément, c'est le lieu le plus visité de cette grande ville balnéaire. Mais à Daytona Beach, il y a aussi un phare. Et un phare qui s'avère être le plus haut de toute la Floride, sa lanterne culmine en effet à 53 mètres au-dessus du sol. Si vous avez lu les paragraphes précédents de ce récit, vous savez déjà que j'ai une attirance pour ces colonnes qui illuminent les rivages à la nuit tombée. Aussi vous comprendrez que j'ai zappé le circuit auto (n'étant pas vraiment fan de ces courses en rond sur le bitume) pour prendre la direction du littoral. C'est précisément à l'anse Ponce de Leon qu'a été érigé en 1835 le phare local. Avec la belle lumière que nous offre le soleil et ce fond de ciel uniformément bleu, le phare a particulièrement belle allure avec sa colonne couleur brique.



Mais un phare ne s'admire pas seulement depuis le sol (de gazon, ici). Il faut grimper tout en haut pour pouvoir admirer le panorama alentour. Marche après marche, il y en a 203 en tout, on s'élève peu à peu. Cela laisse le temps de jeter un coup d’œil (vertigineux) sur le colimaçon.



Arrivé sur la plateforme est venu le moment d'embrasser la vue à 360 °. Mais où diriger le regard devant un panorama si spectaculaire ? Vers la marina au pied du phare et sur le bras de mer entre mangrove et bancs de sable en suivant des yeux la lente avancée de ce voilier …



De l'autre côté, le panorama n'est pas mal non plus : la vue s'étire sur tout le long du rivage de sable jusqu'à s'estomper parmi la brume, finalement au loin cela masque quelques peu les barres des résidences côtières, pas grave, elles ne sont pas vraiment esthétiques !



Une fois redescendu, il faut prendre un peu de temps pour visiter les bâtiments annexes dont on apercevait seulement les toits vu d'en-haut. Ainsi, on peut se retrouver à l'intérieur de ces maisons de briques au décor ancien (mais bien entretenu), c'était celui des familles des gardiens de ce phare.



Admirer l'étendue de la plage depuis le phare, c'est bien … mais fouler le sable ensuite est un bon complément de visite. Un sable particulièrement fin et d'une blancheur éblouissante. Par endroits, sous l'effet du vent quelques rides de grains de sable rosés donnent un joli effet de contraste à la surface de ces petites dunes.





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JE Jemaflor Veteran ·
Troisième partie : Floride côte est

Kilomètre 496 (depuis Miami) : Sainte Augustine, c'est LA cité historique de Floride puisqu'elle a été fondée par les conquérants espagnols en 1565, précisément le 28 Août, le jour où l'on fête la Saint Augustin. Et ici, on clame haut et fort et avec fierté que Sainte Augustine est même la plus ancienne ville des USA. Une cité pittoresque au charme rétro en Floride ? Effectivement, le fait est suffisamment rare dans cette région pour être signalé. Car le long du littoral floridien, on a plus l'habitude de voir des agglomérations à l'urbanisme galopant où poussent en nombre et comme des champignons, tours et immeubles ! Vous l'avez compris, Sainte Augustine, c'est une visite à ne pas rater.



Une ville à la longue histoire se doit d'être protégée des éventuels assaillants. C'est bien le cas ici. L'imposant Fort San Marcos avec ses épaisses murailles, pas moins de 6 mètres de large, a longtemps fait office de rempart. Avec de telles dimensions il y a de quoi être dissuadé.



Tiens ! j'aperçois, face à la cité et naviguant sur la rivière Matanzas, un navire de pirates … enfin des pirates d'un nouveau genre, style touristes en balade. En provenance du pont du bateau on entend des exclamations et des rires, probablement que les gens du bord ont écumés leurs munitions … constituées surtout de canettes de bière ou d'alcool ! D'ailleurs l'embarcation semble la bienvenue, voilà que les tabliers du pont levant s'ouvrent pour la laisser atteindre le port.



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Franchissons maintenant la porte d'entrée de la ville avant de s'engager dans le centre historique de la ville. La rue St George est très fréquentée, on y découvre de belles maisons anciennes mais aussi bon nombre de boutiques, de galeries d'art et d'établissements où y prendre un verre, une glace ou un repas.

Sur la droite, une construction d'époque toute en bois, des murs jusqu'au toit, est annoncée à grand renfort d'inscriptions : c'est la plus vielle école de la ville et de tout les États-Unis.



Cet édifice débute la longue liste des « oldest » de cette cité d'histoire. Ici, on aime les superlatifs et on en joue de ces « plus anciens »… Suivrons la vue de la plus ancienne maison de Sainte Augustine, Gonzalez-Alvarez House dont la construction a débuté au environs de 1650 puis celle du plus ancien drugstore (1886) … et il y en aurait bien d'autres à citer.





Bien entendu, tous ces oldest se visitent et c'est parfois surprenant … par exemple, la visite du plus vieux drugstore vous fait découvrir un petit musée de … cire ! Bien entendu, il est dit qu'il est le plus ancien musée de cire de tous les USA.

Sainte Augustine a été au fil des siècles, alternativement sous domination espagnole, anglaise et même française pour un temps. Aussi, il n'est pas étonnant de voir le long des rues des habitations ou monuments dont l'architecture est inspirée des styles européens. En flânant dans St Georges Street par exemple, on retrouve de nombreuses façades chargées d'enseignes et de drapeaux et également des balcons évoquant les rues d'Espagne.



Certaines maisons mêlent plusieurs influences comme la Pena-Peck House (1750). Un 1 er étage dans le style de la première période coloniale hispanique et un second ainsi qu'une aile dans une pure architecture anglaise.



Quant à la maison au n° 105, la Sanchez House (1809), elle a été bâtie par un propriétaire d'origine espagnole marié à une lady d'origine anglaise … et l'aménagement et la décoration de l'intérieur d'être typiquement dans le style colonial anglais !



Sur un point, toutes les constructions se rejoignent par les matériaux employés. Le bois d'une part et pour les pierres, de la coquina … What is it ? Ou ¿ Qué es eso ? la coquina ? Un agglomérat de pierre locale à base de calcaire, de coquillages et de coraux.

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Au bout de la rue St George se profile la haute stature du clocher de la Cathédrale. Église et clocher du 19e siècle (architecture coloniale espagnole 18e ) rénovés après un incendie. A t-on besoin de préciser que les brochures d'informations nous signalent que ce lieu de culte catholique était le siège de « la plus ancienne » paroisse d'Amérique .

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Toujours dans le style architectural Renaissance espagnole, deux monuments ne passent pas inaperçus sur la King Street, ils sont imposants et esthétiques avec leurs façades mêlant pierres et briques rouge et également avec leur original assortiment de tours. D'un côté le Lightner Museum (1887) qui s'est installé dans les bâtiments de l'ancien Grand Hotel Alcazar et en face, le monumental Flagler College qui n'est autre actuellement qu'une Université.





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Dans les environs de Sainte Augustine, près du rivage, il y a un autre « monument » que je tenais à ne pas rater … le phare ! Pour le rejoindre, il faut passer sur le pont qui traverse la rivière Matanzas afin d'arriver sur l'île côtière d'Anastasia. C'est là que trône le phare du littoral de Sainte Augustine.



En arrivant sur place, on aperçoit du parking sa lanterne à travers un maillage serré constitué par les ramifications des branches d'un parc de chênes. Un parc très arboré qui agrémente une belle demeure de style victorien.





50 mètres, c'est la hauteur de la tour actuelle construite en 1874 mais on remarque surtout la décoration de cette haute colonne, elle paraît enrubannée de noir … ou d'un ruban blanc sur fond noir, c'est selon l’œil de chacun ! Au pied du phare se trouve une maisonnette où était entreposée le combustible pour alimenter la lanterne, autrefois de la graisse de baleine puis du kérosène. Depuis 1955, la lanterne est automatisée et alimentée en électricité. Son faisceau porte jusqu'à 35 kilomètres en mer avec un éclat blanc toutes les 30 secondes.

La porte de la maisonnette passée, c'est l'ascension qui débute, 219 marches au programme.



Et pendant la montée on va croiser à deux reprises un homme qui ne manque pas de souffle, il gravit l'escalier au pas de course … et à dix reprises me dira-t-il lorsqu'on entamera la conversation une fois arrivés sur la plateforme extérieure. Ce running vertical (et épuisant ! ), c'est sa séance de sport hebdomadaire ajoute-t-il, histoire de lutter contre son embonpoint !

Le panorama, tout en haut, ravi les visiteurs. Au loin les toits, les tours et les clochers de la ville de Sainte Augustine avec leurs tons rouge surplombant un océan ... de verdure.



Ensuite, en me penchant au bord de la balustrade, je jette un coup d’œil en contrebas, une vision qui a l'effet de donner quelques sensations vertigineuses … Sur un tapis d'arbres se détache l'ombre de la silhouette du phare, une vue pour le moins originale. Habituellement, un phare n'est-il pas conçu pour donner de la lumière plutôt que de l'ombre ? En observant plus attentivement les arbres, on constate que beaucoup n'ont pas de feuillage … seraient-ils morts ? Je m'en informe auprès d'un gardien : « Cet aspect est la conséquence de la dernière tempête cyclonique … les arbres ont souffert ! mais la végétation va repartir », me dit-il avec un sourire de satisfaction, il y a déjà quelques bourgeons.



Un dernier souvenir de ce travelling sur 360°, la jolie vue sur plage qui s'étend le long du littoral. Une fois la visite du phare terminée, nous allons en choisir une, une plage au hasard, pour une halte bains, de soleil et d 'océan.

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JE Jemaflor Veteran ·
Crescent beach, toute proche, sera celle de notre dernière escale sur cette côte du nord est de la Floride. Avec un tel nom, on pourrait s'attendre à un tracé en forme de croissant … j'ai pourtant le souvenir d'un rivage plutôt rectiligne.



Accéder à la plage se fait ici soit à pied en empruntant ce passage de bois qui traverse les dunes soit en véhicule ... Mais pour s'y rendre directement avec sa voiture, après avoir contourné le petit parking, deux principales conditions sont requises : - « Only 4x4 » est bien indiqué à l'entrée de la beach, le panneau est bien en évidence juste avant de s'aventurer sur le sable. - avoir des notions de conduite sur sables mouvants ! Comme pour rouler dans la neige, il faut avoir le coup de mains et le bon coup de volant. Durant notre courte halte, deux véhicules se seront fait prendre dans des ornières de sable, un sable si brassé par endroits qu'il en était devenu instable ! Heureusement la dépanneuse n'est pas loin pour sauver les aventuriers amateurs… mais la plaisanterie doit avoir un coût, j'imagine.





Côté plage et bord d'océan, l'endroit a beaucoup de charme. Quand on voit ces villas juste à proximité du cordon dunaire, on se met à envier les heureux propriétaires. La vue est imprenable et totalement dégagée sur l'océan ... Voir le lever de soleil sur l'horizon marin depuis sa terrasse est une faveur dont bénéficie ces Américains du littoral atlantique de Floride, un privilège, parmi bien d'autres, qui a de quoi faire rêver.

Jean SM Floride-USA (avril 2017)

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* Visite du Kennedy Space Center : A voir, à lire et à vivre virtuellement en suivant ce lien : https://voyageforum.com/v.f?post=8127479;#8127479

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Une carte de Floride afin de visualiser les lieux évoqués dans le récit. Un peu plus de 500 kilomètres séparent Miami de Sainte Augustine (le kilométrage exact dépend de la route ou autoroute empruntée).

Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
DO Dolma Globetrotter ·
En te lisant je me suis souvenue... Alors merci pour ça et merci surtout pour cette promenade très agréable à vivre grâce à tes mots et tes images.

Dolma
un chemin et la caresse du vent, alors je pars en voyage...
EL Elyzabeth Regular ·
Bonsoir,

Super récit et super photos. Mon futur séjour là bas est en train de prendre forme...
JE Jemaflor Veteran ·
En te lisant je me suis souvenue... Alors merci pour ça et merci surtout pour cette promenade très agréable à vivre grâce à tes mots et tes images.

Dolma

Merci pour ce sympathique message, content de lire que le récit t'a remémoré quelques uns de tes souvenirs de voyage dans cette région.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Bonsoir,

Super récit et super photos. Mon futur séjour là bas est en train de prendre forme...

Bonjour Yza, Merci pour ce commentaire au sujet de mon récit qui n'est finalement qu'un très bref aperçu de ce que l'on peut découvrir dans cette région. Une région dont on a beaucoup parlé récemment avec le passage de l'ouragan Irma mais qui semble avoir plutôt épargné cette côte Est de la Floride.

Bon voyage en Floride.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
AL Ally310 Regular ·
Les photos du coucher de soleil sont magnifiques !! Y a t-il une suite ??😛
Ouest canadien 2008 - Guadeloupe 2012 - Norvège 2012 - Québec 2015 - Irlande 2016 - Floride 2018 - Slovénie 2019 - Angleterre 2021 et 2024 - Espagne 2025
ER Erjome Globetrotter ·
Bonsoir Jean,

Merci pour ce compte rendu qui m'a rappelé de beaux souvenirs. Tes photos mettent bien en valeurs les sites et ce fut un régal à parcourir. Je suis personnellement un peu plus sceptique sur Ste Augustine que j'ai trouvé trop touristique, commerciale, entretenue et presque fake (l'art et la manière de faire du vieux avec du rénové 😉 ) mais c'est très subjectif.
"Si partir vivre ses rêves remplit l'âme, les partager après les avoir réalisés la grandit" "Qui veut apprendre à se connaître commence par explorer le monde"
JE Jemaflor Veteran ·
Salut Eric, Merci pour ce petit commentaite bien sympathique. Bien sûr, la ville de Ste Augustine est très fréquentée et devient vite une sorte de musée à ciel ouvert ou un parc d'attraction à l'américaine ... mais cela ne doit pas dissuader les visiteurs. La visite reste intéressante ... Comme dans tous ces lieux on ne peut que recommander d'effectuer les visites en hors saisons touristiques ou aux heures creuses en matinée par exemple.
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
JE Jemaflor Veteran ·
Les photos du coucher de soleil sont magnifiques !! Y a t-il une suite ??😛

Merci Aurélie pour lavisite et ce petit mot. Concernant une éventuelle suite ... ce sera peut être un retour au début du récit avec quleques impressions (et photos) sur différents aspects de Miami. Mais il me reste à trier, structurer et rédiger mes souvenirs ... et j'ai d'autres sujets de voyage à présenter auparavant.

Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/
KE Keywest67 ·
Bonjour, j'ai fait le même road trip mais en partant de San Augustine jusqu'a keywest ce fut époustouflant, en juillet 2012 après avoir passé 7 jours à new yor, 15 jours en floride tes photos sont sympa je vais au usa tout les ans depuis 2009 au plaisir benoit
Benoit
JE Jemaflor Veteran ·
Merci pour ce commentaire et ton témoignage. Bien d'accord, la route des Keys puis Key West sont une belle et intéressante suite au parcours de la côte Est de Floride. J'avais auparavant partagé mes souvenirs des Keys dans ces deux autres récits mis en ligne sur VF :

https://voyageforum.com/v.f?post=5648471;#5648471

https://voyageforum.com/discussion/etats-unis-tout-sud-floride-escale-key-west-d5659443/
Jean http://perso.wanadoo.fr/groenland-disko/yukon-dempster/

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