Si le Népal compte plus d'une soixantaine d'aéroports, seuls trois ont un certain niveau. Et encore, car si on enlève ceux de Pokhara et Siddharthanagar au trafic limité, il n'y a juste que celui de Katmandou qui joue un certain rôle avec ses dessertes domestiques, vers le reste du continent asiatique et le Moyen‑Orient. Tout cela pour un trafic qui tourne autour de 9 millions de passagers annuels. Reste quand même aussi tout un tas d'autres villes disposant d'un petit aéroport ou d'un aérodrome prévu pour des liaisons intérieures, voire à la demande pour ce qui est des trekkeurs et alpinistes qui veulent se rendre dans certaines régions du pays. Comme les aéroports, les compagnies aériennes sont relativement nombreuses au Népal. Ne serait‑ce que parce que les reliefs y rendent traditionnellement les déplacements longs et difficiles par voie terrestre. De façon générale, ces compagnies ont pour point commun d'être toutes de tailles restreintes, composées de petites flottes d'appareils souvent de faibles capacités qui interviennent d'abord sur le réseau intérieur et le moyen‑courrier. Plus surtout de figurer pour l'ensemble sur la Liste Noire des compagnies interdites de vols par l'Union Européenne pour des questions de sécurité. Ce qui veut dire que, si elles sont interdites de ciel européen, elles sont de même interdites de vente par tous les voyagistes inscrits dans l'UE. Autant le savoir si on a décidé de les utiliser pour se déplacer dans le pays. Sur l'ensemble, trois sont un peu plus importantes que les autres avec d'abord la compagnie nationale Nepal Airlines pour sa quarantaine de dessertes dans le pays, sur le continent asiatique et le Moyen‑Orient, plus aussi Buddha Air et Himalaya Airlines aux réseaux néanmoins plus restreints. |